Petit jeu d’écriture 62
Il (elle) visitait le musée de l’homme, quand un squelette attira son attention.
Sa posture, sa taille, sa denture, tout lui faisait penser à...
Inventez la suite
Apple révolutionne l’auto-édition !
Depuis hier, je découvre iBooks Author, la nouvelle application d'Apple.
Ce logiciel de création d'ebooks va plaire, sa simplicité d'utilisation séduira tout le monde de l'écrit.
Apple met l'auto-édition à la portée de tous. C'est une révolution !
Hier encore, concevoir un ebook nécessitait de bonnes compétences en langages web ou de savoir utiliser la PAO.
Avec cette nouvelle application ce n'est plus nécessaire.
On écrit son livre puis on le publie en direction de millions de lecteurs potentiels.
Une traduction en anglais sera souhaitable...
iBooks Author s'adresse d'abord aux enseignants et à leurs élèves. Mais sa simplicité va vite conquérir le grand public,
à commencer par les créatifs qui devraient bientôt créer des contenus originaux.
Une nouvelle menace pour les éditeurs traditionnels.
Petit jeu d’écriture 61
D'abord je me suis dit : "Mais c'est qui ce bâtard ?"
Imaginez la suite
On ne sait plus s’ennuyer
Quand un vin mis en fût repose pour vieillir en cave, "quand il s'ennuie" comme disent joliment les vignerons, la part de l'ange s'envole.
Une partie de son alcool s'évapore au fil du temps. On dit que le vin rêve. De devenir un grand cru peut-être ?
Nous, contrairement au vin "on ne sait plus s'ennuyer".
Dernièrement, tandis que j'attendais mon tour dans la salle d'attente d'un docteur, j'observais les patients.
Six personnes étaient là, avant moi.
L'une somnolait en feuilletant Gala, les cinq autres jouaient avec leur téléphone portable.
Elles tuaient le temps avec une béquille électronique.
On ne sait plus laisser notre esprit se perdre dans nos pensées.
Il faut trouver de quoi remplir son "vide mental", sinon on risque de s'ennuyer.
Pas question de "faire cerveau-libre", défense de "rêver à sa faim" il faut s'occuper.
Comme on occupe les enfants, le mercredi ou pendant les vacances, avec des occupations sportives ou culturelles.
Il ne faut surtout pas qu'ils s'ennuient ces petits !
L'être humain a la fabuleuse capacité de rêver. Même éveillé. D'atteindre les étoiles sans bouger de sa chaise. Même dans une salle d'attente...
Méfions-nous de cette société où l'Homme tue le temps avec des hochets de peur de s'ennuyer.
Pour ne jamais s'ennuyer c'est facile. Il suffit de mettre son cerveau en état d'alerte permanente, de façon à ne jamais laisser passer
la moindre petite idée exploitable par écrit.
Et de noter tout ça sur un carnet ou sur son smartphone...
Relisez vos écrits d’enfance
Qui ne s'est pas, un jour, replongé dans le vieil album de famille et, tel Narcisse, chercher les photos sur lesquelles se trouvait sa propre image ?
Pour constater, en fin de compte, que contrairement à ce qu'il ou elle pensait pendant son adolescence, cette jeune fille ou ce jeune homme, n'était pas si moche. Même plutôt beau.
Et pouvait donc séduire...
De même, si vous ou vos parents avez conservé des textes écrits pendant votre adolescence, relisez-les.
Il se peut que vous trouviez quelques fossiles séduisants une fois dégagés de leur gangue.
C'est la raison pour laquelle, périodiquement, tel un archéologue, je recherche et étudie les traces écrites que j'ai laissées dans ma préhistoire d'écrivain.
Mes fouilles me permettent parfois de mettre à jour des vestiges d'idées exploitables.
C'est ainsi, en fourgonnant dans mes livres de jeunnesse,
que j'ai retrouvé un recueil écrit par l'un des maîtres de la nouvelle : John Cheever * 1930, 1940...
Voyez comment, en quelques phrases bien ajustées, il esquisse l'enfance et l'avenir de son héros :
" Je suis né à Boston en 1869. Ma famille habitait cette ville et ses membres y étaient maîtres d'école ou maîtres de pont depuis aussi longtemps que remontaient nos souvenirs.
Nous étions pauvres et ma mère était veuve. Elle tenait une pension de famille.
Mon frère et ma sœur travaillaient déjà et je me préparais à entrer dans la vie active dès la fin de l'école primaire.
Je choisis la chaussure et voulais devenir voyageur de commerce.
Je décidai de devenir voyageur de commerce comme d'autres décident d'être médecin, général ou président.
À l'âge de douze ans je quittai l'école et trouvai un petit boulot de garçon de bureau dans une grosse usine de bottes et de chaussures. La première année je gagnai cent dollars. Puis je fus promu clerc et l'année suivante je gagnai deux cents dollars. Les boulots n'étaient pas faciles à trouver à l'époque et je devais travailler dur pour garder le mien. Quand je partais au travail les rues étaient vides et quand je rentrais le soir elles étaient vides et sombres. Puis j'eus la chance d'apprendre à fabriquer des chaussures dans une usine de Lynn. Je déménageai là-bas où j'habitais une pension de famille bon marché et j'appris à confectionner des chaussures. Je sais toujours..."
N'est-ce pas un bon modèle pour attaquer un prochain texte ou chapitre ?
* Autobiographie d'un commis voyageur
26 ans et 2 millions de dollars de droits d’auteur par an
Amanda Hocking blogueuse de 26 ans perçoit deux millions de dollars par an en vendant ses nouvelles sur le "Kindle,
la nouvelle liseuse d'Amazon.
Aucun éditeur traditionnel ne voulait l'éditer…
Ce n'est pas un cas unique. Les oeuvres vendues sous forme d'ebooks gagnent du terrain sur les livres papier.
Cette progression devrait se confirmer en 2012. Les liseuses et les tablettes comme l’Ipad d’Apple gagnent sans cesse des parts de marché.
Jeff Bezos, le fondateur milliardaire et PDG d'Amazon.com. a déclaré qu'il vend actuellement huit ebooks quand il vend un livre en papier !
Est-ce déjà la mort de nos chers livres en papier ? La disparition des libraires et des éditeurs ?
Pas encore, il faudra encore quelques années.
Comme il a fallu du temps pour que les appareils photos numériques entrent dans chaque maison
et que périclitent la photo argentique, son développement et son tirage papier dans les laboratoires des photographes de quartier.
Rien n'est figé pour l'éternité, tout est impermanence, pour le bonheur des uns et le malheur des autres...
Ceux et celles qui portent un livre en eux n'auront bientôt plus à se battre pour être édités et trouver un public.
Cela ne peut que réjouir toutes celles et ceux qui écrivent.
Elles et ils sont des millions.
Petit jeu d’écriture 59
Dans la famille on a toujours été marteau.
Imaginez un texte en partant de cette phrase.
Méfiez-vous !
Ne vous contentez pas de la première idée qui vous viendra à l'esprit.
Je viens de lire un livre qui m’a beaucoup agacé
Je viens de lire un livre* qui m'a beaucoup agacé
Non par son contenu mais par ses nombreuses notes en bas de page.
Vous savez, ces informations écrites en très petits caractères...
Ces rajouts qui stoppent notre lecture parce qu'on ne peut pas s'empêcher d'y aller voir.
Sais-ton jamais ! Dès fois qu'on manquerait quelque chose d'important.
Ce qui est rarement le cas.
Chaque fois que j'ai quitté le fil de la narration pour jeter un œil sur les notes, c'était pour rien, ou presque.
Évitez ce genre de notes énervantes pour le lecteur.
Ces notes en bas de page font perdre le fil et cassent le rythme de la lecture.
Quand on a quelque chose de plus à dire, autant incorporer cela dans le corps du texte.
C'est une question de bon sens.
* Livre dont je ne donnerai pas le titre pour ne pas être désagréable.
Comment ça se passe dans un comité de lecture ?
1. Si les comités de lecture existent vraiment chez les éditeurs
2. Comment se déroule un comité de lecture
3. Est-ce qu'un manuscrit envoyé par la Poste est présenté au comité de lecture
Voici un lien où vous trouverez des réponses à ces question récurrentes.
Bonne lecture