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Petit jeu d’écriture 53
Il faisait un temps super, ça m’a hyper motivé.
Je suis allé au super marché faire le plein de super carburant et…
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26 novembre 2011 - 06:50
Il faisait un temps super, ça m’a hyper motivé.
Je suis allé au super marché faire le plein de super carburant.
Cap vers l’imprévisible, le sensationnel ! Vers l’ouest, mais l’ouest prodigieux ! Comme les chercheurs d’or, ma voiture en guise de charriot fantastique, parer pour l’Ouest lointain, je suis John Wayne l’intrépide et je chevauche vers ma destinée fabuleuse.
Contact, quart de tour. Clignotant, engagement, accident… Merde !
Le fut un choc somme toute banal, mais la réaction de l’époustouflante demoiselle fut d’une rare extravagance. Pendant qu’elle maugréait, que je pensais à mille raisons de ne pas la laisser en plan et de repartir vers mon voyage qui s’annonçait pourtant étourdissant. Il en fut une qui m’occupa tout l’esprit, elle est canon, incroyablement canon.
«Mademoiselle ? Allons prendre un café.
Mais vous vous foutez de moi ?
Non du tout.
Bon allez je prends un constat, vous êtes un abruti ma parole !
Un abruti, mais un abruti exceptionnel, si rare et dantesque que de toute votre vie, vous n’auriez pas rencontré un homme tel que moi si je n’avais pas été inattentif une seconde.
Un putain d’abruti, oui en effet, épatant ! Inimaginable ! Vous vous croyez où ?
En face de vos merveilleux yeux.
Signez ce constat et faites vous examiner.
Je vous laisse mon numéro en cas de problème.
Avec plaisir, dit-elle avec un large sourire. Excellente journée Monsieur.
Très bonne journée à vous aussi Mademoiselle. (pétasse sans coeur)
Pardon ?
Désolé pour le pare-chocs.
Connard.
Vous de même connasse.»
Je l’avais bien cherché !
Aile avant gauche foutue, plus de phare et de clignotant. Joly Jumper, désolé mon brave destrier ! Tu ne feras pas partie de l’aventure. Je te laisse à la gare. Un billet pour Quimper, lire dans un train par un temps merveilleux, arriver à temps pour déjeuner une crêpe succulente et respirer l’étourdissante odeur de l’océan, tel est mon programme. Je verrai le sublime couché du soleil et les sables s’accommoder des changements de couleur. Les gens se promenant sur la plage, leurs bonheurs. Je m’imprégnerai de l’admirable joie qui accompagne une journée ensoleillée et la conserverai précieusement, sublime, phénoménale au creux de mes pensées.
Ça n’a rien d’extraordinaire, mais ça l’est, car d’ordinaire, je ne l’aurai pas fait.
ⓒ Hazem A.A.H. 2011
26 novembre 2011 - 10:05
Il faisait un temps super, ça m’a hyper motivé.
Je suis allé au super marché faire le plein de super carburant.
C’était un merveilleux jour d’ultra soldes qui allait me permettre de jouer bientôt à l’ Hypère Noël. J’avais repéré des megas jouets pour mon hyperactif de neveu. Afin de favoriser l’hypersensibilité ulta créatrice de ma nièce, j’avais pensé lui offrir un coffret tridimensionnel d’enfilage de perles multi colorés. Pour mon hypertendu de frère un plateau de petits fûts de bière spécial Noël, avec deux verres « collector », ça suffira! Quant à ma superconne de belle soeur j’allais lui offrir un truc colossal, le genre de gag excellent…..que la personne elle se doute surtout pas qu’on se fout de sa tronche. J’hésitais entre une mega planche à repasser hyper pliable pour désencombrer leur caravane ou la suprême des dernières machines à destroyer la poudre de café en jus de chausettes mirobolant.
Moi pour Noël, je ne veux rien, je suis bien au dessus de toutes ses niaiseries.
Toutes ces megas corvées, ça m’a bouffé l’excellente partie de tennis que j’avais promis à mon adorable secrétaire.
Je suis sorti hyper trop tard de ce super embouteillage commercial.
Le soleil était déjà bien bas sur l’horizon, complètement tarte…limite hypotrophié!
26 novembre 2011 - 11:37
Il faisait un temps super, ça m’a hyper motivé.
Dans l’euphorie, on ne se pose pas de questions. Pourquoi douter ? On est capable, sans faiblesse, assuré de réussite, en avant toute. Le corps fonctionne parfaitement, sans contrainte aucune, irrésistible. L’esprit ou l’âme… on s’en fout. Tout est évident. J’arrive donc à mon entrevue, ponctuel et rayonnant. Dans le salon d’attente, je ne vois que sourires et expressions de bienvenue. Comme prévu ! Tout est en place pour ma réussite. On m’introduit chez Monsieur le Directeur. Il me pose une question. Voilà, il va s’épater. Ce sera merveilleux. Je présente mon dossier. Il l’ouvre et commence à lire. La lumière se fera. Tout est là dans le meilleur des mondes.
Il posa une question après seulement quelques lignes. Et il se leva pour s’occuper d’autre chose.
Je suis allé faire le plein de super carburant… incorrigible, indomptable, j’irai à la recherche du paradis ailleurs, à vitesse ultra-sonique.
26 novembre 2011 - 14:16
Très positif au départ, mais ce n’est pas le cas à l’arrivée. Pas très esprit américain il me semble, du moins selon mes stéréotypes…
Merci George pour cette sympathique contribution.
26 novembre 2011 - 14:27
J’espère que votre belle soeur n’est pas abonnée à mon blog…
Cela dit, en lisant votre texte, j’ai super ri.
Méga applaudissements
26 novembre 2011 - 14:34
Peut-on vraiment parler de positif ou négatif ? Au départ il y a une situation qui se distingue par une vue irréelle des choses de ce monde. Puis, le coup arrive. Le cas type, c’est montrer que le renversement et l’écroulement ne tardent pas à faire partie de la scène. J’ai imaginé un autre dénouement : donner à l’espoir irréel une continuité vers la folie (ou presque).
26 novembre 2011 - 14:35
Bien sûr, votre histoire nous donne l’espoir que cela va finir par une idylle, même chaste. La crêpe succulente nous fait moins rêver.
Mais tout de même, au bord de la mer, ça fait envie.
26 novembre 2011 - 14:44
Ce n’est pas faux.
Au fait, je suis en train de lire un roman : La Grève , Atlas Shrugged, en Anglais, écrit par Ayn Rand.
J’imagine que vous l’avez lu.
Je trouve que cet extraordinaire roman des années 50, nous parle d’aujourd’hui…
Mais je n’en suis qu’à la 400e page
26 novembre 2011 - 17:54
Merci Pascal. Je connais, partiellement, l’oeuvre de Ayn Rand. Ce que je voulais dire avec « donner à l’espoir une continuité vers la folie (ou presque) » c’est que j’ai souvent observé que ceux qui subissent un revers… se redressent et retombent dans un autre cycle « super positif suivi de négatif — sans avoir mis en valeur l’expérience précedente. Est-ce naturel ? Est-ce une forme de folie ? Peut-être vaut-il mieux en rire…
27 novembre 2011 - 09:11
Il faisait un temps super, ça m’a hyper motivée. Je suis allée au supermarché faire le plein de super carburant. Ensuite je suis rentrée à SuperU que je préfère à ma supérette de quartier, et aux hypermarchés trop vastes pour moi
J’y ai rencontré une vielle amie, une super-copine devrais-je dire.
Nous avons commencé à papoter, elle de son fils, un enfant hyper actif. Cet après midi elle l’emmène voir une super production au cinéma en l’occurrence superman.
Moi, j’ai aussi parlé de mon fils, un enfant hyper motivé par les études mais qui tout à l’heure séchait sur un problème d’hyperboles.
Ensuite elle m’a raconté que son mari s’intéressait aux étoiles et autres supernovas ce qui leur avait occasionné des dépenses superflues.
Et moi de renchérir avec mes parents, entre mon père qui a de l’hypertension et ma mère des hyperacousies, j’en ai eu les larmes au yeux, elle m’a dit « en ce moment tu es vraiment hypersensible! »
Elle a donc enchaîné avec des blas blas plus superficiels, les deux pulls superposables qu’elle venait de s’acheter…le temps superbe qu’il avait fait ce dimanche…….
un avion supersonique est passé couvrant sa voix….
Madame Dupont nous a regardé d’un air supérieur….
Nous nous sommes séparées nous donnant rendez-vous vendredi 13, « tu n’es pas superstitieuse au moins ?» a-t-elle retorqué.
Geneviève Tavernier Articles récents..Piqûre de rappel!
27 novembre 2011 - 16:18
Et ma super 5 cala devant le Méga CGR. A la vue de l’affiche de leur héros, les enfants exaltaient « On va voir Super Man, c’est méga trop cool! » Je les invitais promptement à cheminer avec Super Mario sur leur Super Nintendo. J’étais hyper-tendue. L’hypertension me menaçait. Les hyper promotions de Hyper U me passaient sous le nez. Sans doute étaient-elle trop superficielles, me rassurais-je. Ma Super 5 excellait dans l’art d’anéantir une superbe journée que j’avais prévu de partager avec mes super copines. Les enfants aperçurent la pub extra large du palais de la bouffe hypercalorique : ils espéraient un menu Giant XXL ! A quelques mètres de là, l’extraordinaire emmerdeuse de belle-mère grimée en Super-Nanny s’obstinait à prouver aux gendarmes qu’elle avait bien son super-lourd. Elle espérait conduire le 3,5 t qu’elle avait chargé d’hormones destinées à diminuer son hyperthyroïdie. Son hypersensibilité s’hypertrophiait, laissant échapper des signes d’hyper-activité. Arriva, sa sérénissime pouffe d’amie, toujours hyper-branchée, qui réprimait, par superposition d’hyperboles, les gendarmes à la vitesse des ultra-sons. Une supercherie ? Moi, j’avais des extras à assurer le soir même. Je loua une mini, puis enfila ma mini-jupe…
28 novembre 2011 - 08:27
Merci Pascal, j’ai cru à une confusion, j’en suis confus. La crêpe et la mer m’ont ôté une grande partie du oute, mais il demeure. Personnelement, des moments d’observation de l’humanité et de sa joie, à défaut de la partager avec une femme culbuté au coin d’une rue (ce qui n’est pas forcément aisé), est un moment vraiment ressourçant. J’aurai bien fini par une idylle, mais impossible de trouver un dialogue réaliste y menant, question d’état d’esprit (des protogonistes ?
sûrement ! J’irai bien manger un crêpe aujourd’hui !
Bonne journée.
Georges
30 novembre 2011 - 23:50
Il faisait un temps super, ça m’a hyper motivé.
Je suis allé au super marché faire le plein de super carburant, je suis entré dans le centre commercial, et c’est là que je l’ai vu, entre les Duralex et les slips kangourou. Il portait un costume bleu électrique de deux tailles en dessous. Les manches lui arrivaient péniblement au-dessus des poignets. A tout instant, on eût dit que ses énormes cuisses boudinées allaient faire exploser les coutures de son pantalon. Il avait pris du ventre. Une bedaine de buveur de bière qui débordait de sa chemise mal fermée. Il ne savait toujours pas faire les nœuds de cravate. Autrefois il portait des tee-shirts. Moulants. C’était le bon temps.
Il était plus bouffi aussi. La bière encore. Son visage s’était épaissi et semblait vouloir engloutir ses beaux yeux bleus. Il n’avait pas dû faire couper ses cheveux récemment. La mèche en bataille jouait les rebelles sur son front malgré la brillantine. Ou à cause de.
Ça faisait combien ? 10 ? 15 ans ? Peut-être plus. La dernière fois qu’on s’était croisés c’est quand il avait décidé de raccrocher. « Je ne peux plus vivre à 100 à l’heure. J’ai besoin de choses simples. J’ai envie de devenir super normal, » il disait.
En tête de gondole, il vantait les mérites d’antivols invulnérables. Un texte appris par cœur prononcé sans passion : « Mesdames et messieurs, dormez sur vos deux oreilles. Plus sûr qu’un molosse, plus fiable qu’un colosse, notre antivol Krypton sera le gardien de vos nuits. »
Les super-héros ne sont plus ce qu’ils étaient.
Je suis sorti en courant du magasin et je me suis jeté dans la première cabine téléphonique pour pleurer.
3 décembre 2011 - 08:45
Il faisait un temps super, ça m’a hyper motivée. Je suis allée au super marché faire le plein de super carburant, m’acheter un sandwich xxl et une bouteille d’aquavit. Direction Super Besse dans ma super 5 supersonique .. J’rigole, elle est archi pourrie ! mais elle marche super bien et j’la trouve méga kitch, toute rouge avec son Superman collée sur son flan ! cadeau des parents pour ma licence sup de co ! Super cool, non ? Survoltée à l’idée des descentes tout schüss qui m’attendent. J’ai une pêche d’enfer, moi ce matin ! Super Nanny, fois dix ! J’vais les mater les pistes noires. Allez je file, Supertramp à fond les manettes !
© Gwenaëlle Joly
28 mars 2012 - 17:03
Il faisait un temps super, ça m’a hyper motivé.
Je suis allé au super marché faire le plein de super carburant et j’étais mega contente parce que j’allais en profiter pour faire des giga courses pour tout le mois. Surtout que le super marché se trouve dans une super galerie hyper bien
achalandée avec des boutiques ultra mode. Cela tombe hyper bien, je vais pouvoir me faire méga plaisir en m’achetant des super fringues, super sympas et hypra tendance. Je vais commencer par des chaussures super confortables parce que j’ai hyper mal aux pieds. Puis j’ai aussi envie d’un sac à main ultra léger parce qu’à force de le remplir, c’est toujours hyper lourd. Je vais finalement essayer le super jean super bien coupé que j’ai remarqué l’autre jour, surtout qu’ils font de super promotions dans ce magasin en ce moment, ce qui est giga top. J’ai ultra envie, pour finir, de cette super jolie petite chemise blanche qui irait hyper méga bien avec mon nouveau jean. Et puis je file super vite, avant de craquer ultra facilmement pour une autre bricole. Faut dire que ces centres commerciaux sont méga bien étudiés pour super tenter le chaland dès qu’il y pose le pied. Heureusement que je ne viens pas hyper souvent dans ce coin, sinon mon banquier serait ultra furieux.
Halima BELGHITI