Petit jeu d’écriture créative 65
Dans une trousse d'écolier, on discutait entre voisins.
- Moi j'écris silencieusement, chuchota le feutre, comme ça, je ne dérange personne.
- C'est parce que t'es timide, s'esclaffa le stylo à bille, moi je roule mes mots comme je l'entends, tant pis si ça froisse le papier.
Imaginez la suite
Quelles croyances devons-nous dépasser pour croire en notre talent ?
Nous recevons en moyenne 2 à 3 personnes par mois dans notre cabane à écrire.
Elles passent 2 jours seules, en tête-à-tête avec moi pour faire le point sur leur écriture.
Toutes aiment écrire et sont très motivées.
Toutes rêvent plus ou moins secrètement d'être publiées, mais la plupart pensent n'avoir aucune chance.
Pas plus tard qu'hier, par exemple, j'ai reçu un jeune homme très imaginatif qui écrit avec une facilité étonnante.
Je l'ai testé avec des exercices de plus en plus difficiles, ce qu'il réussissait à produire m'épatait à chaque fois.
Mais quand je lui en faisais part, il refusait de m'entendre. Ce jeune homme restait convaincu que ce qu'il écrit est nul, banal, à jeter !
J'insistais, tentais de lui faire prendre conscience de ses remarquables possibilités. De sa fertile créativité. Rien n'y faisait.
Il me rappelait une jeune femme surdouée, venue l'été dernier. Capable d'écrire une nouvelle captivante et originale en moins d'une heure.
L'idée, le style, le suspense, tout y était.
Elle aurait pu, sans problème, se lancer dans l'écriture d'un best seller capable de séduire plus d'un éditeur.
Mais j'attends toujours le plaisir de lire le premier chapitre...
Je vous parle de ces deux exemples, mais ce ne sont pas les seuls. Ce manque de confiance se retrouve chez de nombreuses personnes.
Ces observations m'ont amené à réfléchir.
Quelles croyances devons-nous dépasser pour réussir à croire en nous ?
Quand j'avais une vingtaine d'années, la croyance qui me limitait le plus était l'image de moi.
Dès que je me comparais aux autres, je me trouvais nul, insignifiant.
C'est en lisant des livres sur la connaissance de soi que j'ai pris conscience du potentiel qu'il y avait en moi et comment l'exprimer.
Une seconde croyance m'entravait.
Je pensais que je n'étais pas assez courageux pour mener un projet jusqu'à son terme.
Une force destructrice m'amenait à ne pas terminer ce que j’entreprenais. À détruire ce que j'avais commencé à écrire.
Comme si ça ne valait rien.
Mais évidemment, c'étaient la conjoncture ou les autres qui étaient responsables de cet état de fait, pas moi !
C'est lorsque j'ai accepté d'assumer la responsabilité de ce qui m'arrivait que j'ai trouvé la cause.
Comme pour beaucoup de personnes elle était simple : je recherchais l'amour et la reconnaissance de mes parents.
C'est à leurs yeux que je voulais briller, eux qui me trouvaient médiocre.
Dès que cette croyance négative m'est apparue au grand jour, elle s'est évaporée.
Une 3e croyance me desservait, moi l'autodidacte, le cancre, le dyslexique, le bon à rien.
Je m'imaginais quelconque, pas du tout à la hauteur de mes ambitions.
Un grand poète, Eugène Guillevic, en acceptant de préfacer mon premier livre, m'a libéré de cette croyance.
Il me restait encore une autre croyance à dépasser.
Je pensais que ceux qui réussissaient étaient des privilégiés, comme on dit aujourd'hui, ceux qui avaient des relations et donc un bon carnet d'adresses.
C'est en allant à la rencontre des autres : auteurs, artistes, éditeurs, etc., que je me suis libéré de cette croyance.
J'ai enfin réalisé que je pouvais avoir toutes les relations du monde si je le souhaitais vraiment.
Il me suffisait juste d'oser aller à la rencontre de celles et ceux qui m'attiraient, tout en sachant qu'ils ou qu'elles pouvaient refuser de m'ouvrir leur porte.
D'accepter que l'on puisse me dire non sans pour autant me sentir nul. Bon à rien.
Que faut-il en conclure ?
Quatre choses :
1 : Quel que soit votre physique ou votre QI, acceptez-le.
Mettez-vous dans la tête qu'il vous faudra faire avec toute votre vie.
Ce n'est pas le monde s'adaptera à vous mais le contraire.
2 : Oubliez définitivement les jugements portés sur vous par : vos parents, vos enseignants, vos employeurs.
Ne croyez qu'en une seule chose : EN VOUS !
3 : Soyez ambitieux
Comme Julien Sorel dans le Rouge et le noir de Stendhal soyez « ivre d'ambition et non pas de vanité ».
Ayez toujours des projets ambitieux, voire chimériques, "ouvrez grand" vos envies, ne voyez pas petit.
Savez-vous combien de personnes faut-il pour réaliser un court-métrage, ne parlons pas d'un long métrage ? 25 à 30 personnes.
Alors qu'il ne faut que vous et vous seul pour écrire un roman, voire une saga !
4 : Provoquez la chance
Allez à la rencontre des autres, c'est là que se trouve votre chance d'occasions et de circonstances favorables.
Jamais la chance ne viendra frapper à votre porte, elle vous attend là où vous ne l'attendez pas : salon du livre, de la BD, rencontres littéraires, clubs de lecture, forums, ateliers d'écriture, stages, et bien sûr..., dans notre cabane à écrire.
« Si vous n'avez pas confiance,
vous trouverez toujours un moyen
de ne pas gagner »
Carl Lewis.
Petit jeu d’écriture créative 64
Le directeur du cirque Zoolino n’est pas content.
Le laboratoire Noé + lui a bien envoyé la poudre d’éléphant lyophilisé commandée sur Internet,
mais le pachyderme obtenu n'est qu’à moitié constitué.
Il adresse aussitôt une lettre de réclamation.
À vous de la rédiger
Petit jeu d’écriture créative 63
Il (elle) était bien là, présent parmi eux, mais invisible.
Son ... était là, à défaut de son corps...
Imaginez la suite
Petit jeu d’écriture 62
Il (elle) visitait le musée de l’homme, quand un squelette attira son attention.
Sa posture, sa taille, sa denture, tout lui faisait penser à...
Inventez la suite
Petit jeu d’écriture 61
D'abord je me suis dit : "Mais c'est qui ce bâtard ?"
Imaginez la suite
Petit jeu d’écriture 58
Moi, j’ai mis un terme à un roman de plusieurs centaines de pages ! plastronnait le point.
Moi j’accompagnais le mot de Cambronne à Waterloo ! s’exclama le point d’exclamation.
Poursuivez en imaginant que des signes de ponctuation et des accents fanfaronnent entre-eux.
Vos textes sont souvent lus et appréciés
Savez-vous que les textes que vous publiez sur ce blog sont très lus
et souvent très appréciés ?
Par moi, bien sûr, mais aussi parmi le millier d'abonnés à Entre2lettres.
Les courriels que je reçois quotidiennement à ce sujet le confirment.
De nombreuses personnes redirigent parfois vos écrits vers Facebook et Twitter.
Pensez à les signer de façon à préserver leur paternité.
Cet engouement est une arme à double tranchant, car l'originalité de vos textes freine beaucoup les personnes qui ont envie d'écrire à partir de mes petits jeux d'écriture hebdomadaires.
Croyant qu'elles ne sont pas à la hauteur, elles n'osent pas poster leurs créations sur le blog. Si c'est le cas parmi vos amis, pensez à les encourager.
En général, nous avons plutôt tendance à sous-estimer nos capacités. Pourquoi sommes-nous prêts à croire n'importe quoi et pas en nous-mêmes ? C'est étrange, non ?
Méditez cela : “Suivant les principes d'aérodynamique et comme le prouvent les expériences menées en soufflerie le bourdon est incapable de voler. Les dimensions, le poids et la forme de son corps par rapport à l'envergure totale, rendent tout vol impossible. Et pourtant, le bourdon ignorant ces vérités scientifiques, vole !”
Idem, pour l'écriture, n’écoutez pas votre critique intérieur, accordez-vous le droit d’écrire comme bon vous semble.
Qu’importe si la syntaxe d’un texte n’est pas parfaite ou si quelques fautes d’orthographe ou de grammaire s’y trouvent, l’essentiel n’est pas là. L’essentiel c’est que votre créativité s’exprime et se développe.
Oser prendre des risques est un acte créatif.
JOYEUX NOEL ! cliquez ici pour un bel enchantement musical
Petit jeu d’écriture 56
Une éolienne avait peur du vent,
elle en était toute pâle,
mais elle n’en soufflait mot.
De quoi aurait-elle l’air ?
Imaginez une suite
Petit jeu d’écriture 54
Il était né dans l'ombre, pas un rayon de lumière n'avait éclairé sa venue au monde.
Aux yeux de ses parents il fut inapparent, il n'existait pas.
Sa vie devint crépusculaire.
Inventez la suite