entre2lettres – Le blog de Pascal Perrat

4avr/121

Dépoussiérer son style ®

Chaque samedi, quand le ciel le permettait, mon père nettoyait sa voiture au bord de la Marne.
Il passait une grande partie de l'après-midi à lessiver son auto avec "Omo micro-lo touti rikiki maousse costo"
S'appliquant à bien décrasser les roues et leurs écrous.
Puis, il la rinçait à grands seaux d'eau puisée dans la rivière...

Après quoi, il essuyait la carrosserie "à la peau de chamois" pour la sécher.
Il ne lui restait plus alors qu'à faire briller les chromes des pare-chocs et des poignées de portes avec une pâte spéciale.
Pendant ce temps, ma mère, assise à l'écart, sur un fauteuil pliant, tricotait...

Jamais je n'aurais soupçonné que, bien des années plus tard, j'allais, à mon tour,
passer des jours à dépoussiérer toutes sortes d'écrits : articles de presse, plaquettes, sites web, blogs, manuscrits, etc.
Les nettoyer de tout ce qui nuit à leur intérêt et lisibilité. Débarrasser leur syntaxe de ce qui l’affadit et peut la ternir. Polir certains passages, décaper les gros clichés.

À tel point que j'ai même créé un stage "Dépoussiérer son style ®"
Un concept pédagogique qui a tout de suite ravi les "écrivants" professionnels et privés.

L'atavisme a parfois du bon.

Comment j'ai créé Dépoussiérer son style ® 

22août/111

« Que l’art français de la promo qu’il est beau »

C'est un portrait très élogieux dans le Monde des livres, du vendredi 19 août.  D'Alexis Jenni, un prof de biologie qui  "réinvente le roman d'aventure", rien que ça...

Ce livre, toujours d'après Le monde des livres,  est selon une formule bien connue des services marketing "Le phénomène de la rentrée".

Dans ce portrait, on apprend, aidé par quelques clichés, que l'auteur "un homme solaire  et sympathique, d'une euphorie tranquille face à la reconnaissance qui s'annonce, vient de passer, comme tout le monde, deux semaines à la plage."  Qu'il "arbore une panoplie de baroudeur" et qu'il est "prêt à se fondre dans la jungle urbaine où il écrit tapi dans les cafés lyonnais"

On a même droit à un extrait débutant avec un phrase boiteuse... " Ce fut un beau massacre que celui que nous perpétrâmes en mai 1945."

L'art français de la guerre, Alexis Jenni, Gallimard

 

19août/111

Interview d’un passéiste

Interviewé par Europe 1, Jean-Marc Roberts, dirigeant des éditions Stock, souhaite que la vente des livres en papier soit exclusivement réservée aux libraires et interdite sur Internet.

Bref, créer une sorte de monopole.

Comme pour le prix de vente unique, il pense qu'il faut un lieu de vente unique en France : la librairie.

Peut-être que cet amoureux des livres ignore que tout le monde ne demeure pas près d'une librairie ? Que le livre est déjà un « produit » vendu dans les grandes surfaces ?

Comme disait mon grand père : « C’était mieux avant ! »

Il est vrai qu’il est plus facile d'interdire la concurrence d'Internet que d'innover...

 http://www.lexpress.fr/culture/livre/jean-marc-roberts

21juin/112

Appartenez-vous à la génération 3 000 signes ?

Appartenez-vous à la génération qui ne lit un article de presse que s'il n'est pas trop long ? Une page, au maximum. Encore faut-il que le sujet vous concerne au premier chef. Un livre que s'il n'est pas "trop gros" ? 150 à 200 pages, pas plus...  Sauf si c'est le best seller dont tout le monde parle.
Comme vous êtes abonné à ce blog, je ne le pense pas. Toujours est-il que la presse raccourcit de plus en plus ses articles et que les "pavés" de 600 pages rebutent la plupart des personnes. C'est la génération Internet avancent les "experts", "Sujets courts, idées courtes", disent les plus ronchons.