455e exercice d’écriture créative créé par Pascal Perrat

Vous avez séjourné au Québec. Revenu en France, vous écrivez une lettre de remerciement aux amis qui vous ont reçu. Vous incorporez 5 expressions cocassement québécoises en signe de connivence.

  • c’est tiguidou
  • ça fite juste ben
  • partir sur la balonne
  • pas pantoute
  • ça fait une esquousse
  • une picouille
  • saute la clôture
  • grimper dans les rideaux
  • percer des dents
  • déguidiner

IMPORTANT ! Rédigez cette lettre sans chercher à trouver le sens de ces expressions populaires du Québec. Vous recevrez leurs définitions avec mes commentaires. Promis !

Merci, mon ami Daniel Mathieu, pour ces expressions cocassement québecquoises

Chaque proposition d’écriture créative est une bataille contre la routine et l’endormissement de l’imagination. Une émulation pour maintenir en éveil l’enthousiasme d’imaginer, d’inventer, de créer. Quand aucun défi n’est à relever, notre créativité somnole.

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22 réponses

  1. Anne Lonjaret dit :

    Mon Dieu ! que je n’aime pas faire une chose quand je ne la comprends pas. Et là c’est le cas : user d’expressions que je dois employer et ne pas faire de recherches dessus.
    Ma plume ne se sens pas libre.
    Excuses moi donc Pascal (et excusez moi vous autres lecteurs qui avez satisfaits à l’exercice), mais je n’irai pas plus loin pour cette semaine.

    Sans rancunes.

  2. Pissenlit dit :

    Très cher Jean-Pierre et Jocelyne,

    Ces quelques lignes pour vous remercier de votre accueil chaleureux dans votre belle Province.
    Il aura fallu cet arbre généalogique pour sauter la clôture et prendre contact avec vous, mes cousins d’outre atlantique. Votre gentillesse n’était pas pantoute et elle m’a décidé à déguidiner de mon chez moi pour prendre l’avion pour la première fois.
    A 71 ans !
    J’ai particulièrement apprécié la croisière sur le St Laurent surtout quand Jocelyne partait sur la balonne, tant elle mettait d’entousiasme à partager ses connaissances.
    J’ai en commun avec Jocelyne l’amour des oiseaux. C’est sans doute pour ça que nous nous sommes si bien entendues.
    Quant à toi Jean-Pierre, je peux te dire que ça fait une esquousse de voir combien tu ressembles à mon grand-père.
    Je compte sur vous cet été ! Vous verrez que mon Poitou natal est accueillant ! Je vous ferai goûter nos bons fromages.

    Encore merci et à très bientôt.

    Yvette.

  3. Clémence dit :

    Vous avez séjourné au Québec. Revenu en France, vous écrivez une lettre de remerciement aux amis qui vous ont reçu. Vous incorporez 5 expressions cocassement québécoises en signe de connivence.

    À : Labradorandco@montreal.com
    Objet : séjour au Québecq.

    Bien le bonjour !
    Arrivée à l’aéroport sans le moindre incident. Pour la suite du voyage, ce fut une autre histoire ! Il faut que je vous raconte !

    L’enregistrement de mes bagages : ils ont trouvé que je dépassais le poids autorisé. J’ai râlé un bon coup en disant que j’avais vérifié et que j’étais bien en dessous. L’employée a haussé les sourcils et puis elle m’a dit :
    – Ah oui vous avez raison.
    Sans plus. Si je n’avais rien dit, j’aurais encore été escroquée ! C’est incroyable !

    Quand je suis passée au contrôle, le bip s’est mis à hurler comme une sirène. J’ai dû me plier à la fouille alors que je savais que j’étais réglo. Ils n’ont rien trouvé, bien sûr. J’ai récupéré mes affaires sous les feux de regards noirs. Pas un mot d’excuse, c’est fou, non ?

    Direction : la salle d’embarquement. Trop petite ! Un comble !
    Et ce n’est pas tout : le départ a été retardé . Aucune raison invoquée. C’est dingue ce qui se passe maintenant ! On a des moyens de communications extraordinaires et on nage dans le flou !
    Je craignais une belle émeute, mais non, tous les passagers sont restés très calmes jusqu’à l’embarquement.

    C’est alors que tout est parti en vrille. Rien ne concordait entre les places mentionnées sur les billets et les sièges ! Ça criait de partout, les hôtesses et les stewards ne savaient plus où donner de la tête. Puis tout à coup, comme par magie, chacun des passagers a trouvé sa place. Moi, j’étais super heureuse : je n’avais pas de voisin.
    Mais j’avais crié victoire trop tôt. Un dernier passager est monté à bord et est venu s’installer à côté de moi. Un vrai ours.

    Et puis tout s’est enchaîné : les consignes de sécurité, le mot du commandant de bord, le lent roulage sur la piste, le vrombissement des moteurs et zou…la montée. Une demi-heure de vol et les ennuis ont commencé.
    – des mômes criaient, pleuraient et courraient dans les couloirs,
    – des mémés aux doigts lourds de diamants réclamaient des couvertures car il faisait trop froid ;
    – un groupe d’ados excités hurlaient le dernier rap à la mode ;
    – des supporters de foot se prenaient la tête pour – je cite – « une connerie d’arbitrage » 
    – des nanas minaudaient en lançant des regards langoureux à tout mec qui passait à proximité ;
    Bref, un cauchemar. A vous dégoûter de voyager !
    Et puis, d’un coup, tout ce tohu-bohu est retombé, comme un soufflé. L’avion aussi est tombé ! Dans une zone de turbulences !

    Ça a fait une esquousse gigantesque ! Et elle m’a fait partir sur la balonne de mon voisin…qui en a profité pour me faire une picouille dans le cou…Vous imaginez, le culot du mec !

    J’étais sur le point de grimper aux rideaux, alors j’ai appelé l’hôtesse. Et vous savez quoi ? Elle avait oublié son sourire légendaire à l’aéroport ! A mon avis, elle devait percer des dents. Bon, il y avait de quoi, vu les comportements excessifs de certains passagers ! (Je ne vous les répète pas ; voir ci-dessus)

    Bon, elle a écouté mes doléances et puis, elle a demandé à mon voisin de s’expliquer et de s’excuser. Et une longue discussion a suivi.
    – Pas de quoi déguidiner, a-t-elle dit calmement en me regardant droit dans les yeux.
    Et puis, elle a regardé mon voisin, droit dans les yeux aussi et puis, elle lui a dit avec un sourire à vous couper le souffle :
    – Pas de quoi déguidiner !

    Ses paroles ont juste bien fité, car d’un seul coup, ma colère est retombée et mon voisin s’est transformé en gentleman !

    Il s’est passé alors un truc dingue, un truc de fou ! Mon voisin a appelé le steward et, avec un sourire de connivence, il a commandé : « Deux coupes de champagne, s’il vous plaît ! »
    J’ai accepté en faisant un peu ma mijaurée. Mais bon, après tout nous étions dans un avion, pas de quoi grimper dans les rideaux ou sauter la clôture !

    Deux autres coupes, et puis encore deux… nous étions un peu pompette et nous nous sommes endormis. J’ai plané durant quelques bonnes heures. Jusqu’à ce qu’une lumière tamisée puis une voix douce nous informe que nous survolions Paris et que nous serions bientôt à Nice….

    Et voilà ! Incroyable ! Avec le lever du soleil, notre histoire d’amour commençait…J’en suis encore toute chose. Et vous êtes les premiers à être informés !

    Mais oh, je cause, je cause, je vous soûle avec mes péripéties et tout le saint-frusquin ! J’oublie l’essentiel de mon message et je manque à tous mes devoirs. Au temps pour moi! At the time for me…

    Cher amis, votre accueil était parfaitement tiguidou à l’instar de mon séjour chez vous  ! 

    Amicalement vôtre

    Clémence

  4. Laurence Noyer dit :

    Allons, voyons, les filles, farmez vos fergannes (bouches), ouvrez vos oreilles et écoutez moué ben, j’va vous dire les Grâces, car c’est eune pitié ! les quéniaux (enfants) d’anuit, ça ne connait ren. Dans nout’temps, j’étions ben pu déri (déluré), j’connaissions tout ce fait là su l’bout des dés ; mais à c’t’heure les quéniaux c’est point surieux, ça n’a l’idée qu’à junquer (jouer).
    Et pis faudra ben vâr, quand le joueux de violon partira, d’aller ben serriment devant la mariée, de ne point la regarder dans le pique de l’œil, pour ne point avoir l’air dérigandées, de ne point vous travouiller le croupion en chantant et de brailler ben haut pour que toute la compagnie vous entende, tant pis si ça vous érusse le chassiflau (ça vous empêche de parler) ! mais j’cré ben qu’vous allez côre avoir l’air de bobannes ; vous boueillerez la goule si vous voyez la mariée oualer (pleurer) ; ça vous bourdera et vous en ferez tout autant que lé.
    Pis après, si vous dansez, faisez ben attention de ne point trop berdancer vos cotillons de manière à ne point faire auvrir vos migaillères . Seigneur, mon Dieu ! c’en est d’un chantier de faire aller les fumelles ben dret et de les bourder de faire des bêtises ; mais, que voul’vous, ça n’sert de ren de moréginer, c’est comme si on n’disait ren.
    Ben, vous n’avez qu’faire de cusser (ronchonner) comme ça ! vous créyez qu’j’entends haut, mais j’vous entends ben, et c’est la vérité que j’vous dis là.

    Texte en patois angevin

  5. françoise dit :

    Très chers amis,
    Bien que j’aie passé la nuit sur la corde à linge ,je tenais à vous remercier sans tarder de l’accueil que vous m’avez réservé à Montréal avec laquelle immédiatement je suis tombée en amour.

    Heureusement que j’avais suivi vos conseils et avait mis un parapluie dans mes bagages car il pleuvait à boire debout quand je suis descendue de l’avion. Pendant le vol, à côté de moi était assis un jeune homme énervé, surexcité à qui j’ai eu maintes fois envie de lui dire « calme toi le pompon « mais me suis abstenue..
    Je l’ai entendu au téléphone dire à un ami « Comment peux-tu critiquer les compétences de Mario alors que tu ne l’as jamais rencontré? Arrête de parler à travers ton chapeau! » et plus énervé que jamais il a ajouté « niaise pas avec la puck et dis moi quelque chose « .j’étais très fière de moi de comprendre un peu de votre jargon montréalais s’il m’est permis de m’exprimer ainsi.
    J’allais oublier de te dire que je me suis fait passer un sapin alors que j’étais dans une file d’attente à l’aéroport par un de te coreligionnaires , je n’ai pas bien saisi pourquoi mais j’ai préféré en sourire.
    Je vous attends à Paris les bras ouverts
    Samantha

  6. Ophélie E. dit :

    Coucou, vous deux !

    Ce petit mail pour vous dire que nous sommes bien rentrés en France après que l’avion nous a fait une de ces esquousses. Nous avons cru sauter la clôture, c’était pas pantoute du tout !

    Notre séjour chez vous était bien tiguidou et nous nous sommes bien déguidiner avec vous. Merci beaucoup et nous attendons votre visite l’année prochaine.

    Bons baisers de France.

    Ophélie
    (qui a joué le jeu et attend la traduction de son texte. Merci, Pascal !)

  7. Odile Zeller dit :

    Hello bonjour,

    A cte heure, me voilà de retour chez moi dans la vieille province. C’est déjà la fin de semaine et une séance de magasinage s’impose pour survivre dans les jours prochains. Je veux éviter le dépanneur à la française, coûteux et désagréable, on dit l’arabe du coin même si maintenant il est plutôt asiatique. Il faut que je me calme le pompon, ce retour m’achale pas mal. Je crois bien-être tombe en amour de la belle Province et de ses habitantes. Tu m’as fait une si belle visite de Québec et Montréal que j’en suis tout tiguidou. Je vais pas lâcher la patate si vite parce que mes différentes guenilles doivent passer à la laveuse.
    Un gros bec et à bientôt
    Antoine ton chum de France

  8. iris79 dit :

    Chère Marie, cher Pierre

    Ce matin, j’ai retrouvé le chemin du travail. En voyant mon boss percer des dents et grimper dans les rideaux, j’ai eu très envie de déguidiner dans l’instant. Malheureusement je ne le pouvais pas alors je me suis isolée, j’ai fermé les yeux et tout à coup, j’étais avec vous, c’était tiguidou ! Tout m’est revenu, ça fitait juste ben. Les odeurs, les saveurs, tous nos moments partagés ! Et la fameuse soirée avant mon départ où on est partis sur la balonne !
    Que de souvenirs ! Que je n’ai qu’une hâte de retrouver ! J’ai le bourdon, je n’ai pas envie que ça fasse une escousse avant de vous retrouver. Alors je n’ai pas le choix, je vais essayer de retrouver la motivation de me mettre au boulot pour refaire mes économies et revenir vous voir très bientôt je l’espère !
    Grosses bises

    Jeanne

  9. Kyoto dit :

    2 septembre 2019 – 9h00
    Rentrée scolaire.
    Les profs sont bronzés.
    Les élèves excités.
    Stress. Angoisse.

    3 septembre 2019 – 10h00
    Entée du prof principal.
    Monsieur Guy Doux.
    Rondouillard et petit.
    Vite surnommé Tiguidou.
    Trop cool.

    3 septembre 2019 – 14h00
    Une ! Deux ! Une ! Deux !
    Le prof sportif.
    Le moment de déguidiner.
    Allez hop ! On saute la clôture.
    Allez hop ! On grimpe dans les rideaux.
    Ça fite juste ben.

    5 septembre 2019 – 9h00
    Ligne droite. Pas d’angle arrondi.
    La prof de maths.
    Pas pantoute du tout
    Une vraie picouille.
    Ça fout la trouille.
    Au secours.

    6 septembre 2019 – 10h00
    La prof de français.
    Bonjour ; prenez vos cahiers.
    Premier devoir :
    « Vous avez séjourné au Québec.
    Revenu en France, vous écrivez une lettre de remerciements
    Aux amis qui vous ont reçus.
    Vous… »
    Eh ! M’dame le Québec, on y’a jamais été.
    Eh ! M’dame le Québec, on sait même pas où c’est.
    Eh ! M’dame, la France, on n’en est jamais sorti.
    Et pis, on a jamais allé à Marseille, la capitale.
    Eh ! M’dame, des amis, on en a plein. On leur écrit pas, car eh, ils sont tous là.
    Chahut.
    Gosses en train de percer des dents.
    Prof en train de pousser des cris.
    Bienvenue Madame Munch.

    La semaine scolaire est finie
    Les profs sont fatigués.
    Les élèves hilares.
    N’ont pas fait d’esquousses !

    Week-end !
    Partir sur la balonne.
    Elle n’est pas belle, la vie ?

    Eh ! Beh ! Quoi ?

  10. RENATA dit :

    Coucou mes amis
    Me voilà de retour dans mes montagnes qui ne sont pas pantoutes comme les vôtres c’est sûr .
    Merci encore pour ce superbe séjour qui m’a fait grimper dans les rideaux . Grâce à vous j’ai ramené d’incroyables souvenirs , et je revis nos aventures tous les soirs avec tendresse .
    Moi ,j’ai une préférence pour le dernier jour , quand nous avons surpris cet ours à la pêche . Je nous revois nous déguibiner devant lui , ça m’a fait une telle esquousse que ma petite culotte s’en souvient encore . Il s’en est fallut d’une picouille pour que je ne revoie plus la France .
    Merci à toi Mich , si tu ne m’avais pas crié : « saute la clôture » ce serait tiguidou pour moi . Mais qu’est-ce qu’on a rit , une fois à l’abri . J’en ai encore des crampes .
    Un seul désir , vous revoir vite .
    Je vous embrasse à la montagnarde ! (vous vous souvenez…… très drôle aussi)
    A très vite .
    Votre Amie

  11. Ophélie E. dit :

    Hello, nos chers amis,

    Cette petite bafouille pour vous dire que nous sommes bien rentrés de notre voyage dont nous garderons toujours un merveilleux souvenir. Nous avons bien trippé avec vous deux à découvrir votre si beau pays et à papoter à n’en plus finir. Nous étions si bien avec vous et nous regrettons amèrement d’être de retour dans notre train-train quotidien.

    Figurez-vous que dès que nous sommes descendus de notre char notre voisin, vous savez le crosseur, celui qui bitche sans cesse, nous a informés que pendant notre absence notre fils avait couru la galipote avec sa fille. Vous devinez la suite ! Nous avons pété un coche car il n’a que 17 ans. Affaire à suivre, car nous soupçonnons ce gratte cenne de vouloir nous escroquer.

    Je vous raconte la suite en fin de soirée car là je suis loadée. Je dois mettre en route ma laverie et comme Jean aime bien se bourrer la fraise comme vous avez pu vous en rendre compte, je vais courir chez le dépanneur.

    À tout à l’heure !

    Bons becs de France à vous deux.

    Ophélie

  12. Grumpy dit :

    Mon doux Ronald,

    Bien rentrée, mais vois-tu, je me sens toute maganée. J’sais ben, ça a pas d’allure, mais à st’heure, chriss, j’arrête pas de brailler : j’cré ben que j’chuis tombée en amour et que j’chuis pognée avec toué après qu’à Dorval tu m’as donné ce tendre bec d’adieu.

    On a juste passé un Noël ensemble, mais comment oublier cette fin de semaine quand tu as chauffé le char jusqu’à ton camp des Laurentides. La poudrerie tombait en maudit mais on n’a pas niaisé pantoute.

    Câline de bine, qu’il faisait frette quand on zizaguait en skidoo sur le lac et à travers les épinettes. Pour sûr, c’était point l’époque des maringouins, des ouaouarons ou des siffleux … Malgré la tuque et les mitaines on avait dû rajouter des couvertes. J’ai ben ri quand après que soit passée la souffleuse, on est rentrés au camp : ma canadienne a tenu debout une heure devant le foyer tant elle était prise de gel. On avait même la guédille au nez.

    Et puis tu as joué des airs pas pires avec ta musique à bouche, je semblais tellement quétaine en t’écoutant en mâchant ma gomme balloon que tu m’as garroché une pantoufle. C’est vrai, j’étais platte mais toi plutôt toffe. Allez, je joke !

    Ton pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver, mais j’cré ben que je penserai encore à toué quand ton printemps s’en viendra en Mai, les bibittes avec, tu reverras fondre la neige remplissant tes bottes de sloche quand tu iras magasiner des bébelles sur la Catherine.

    J’arrête de t’achaler avec mes placottages, dehors il mouille à boire debout et moué je chiale tellement en terminant ma lettre, j’m’en va essuyer ma face d’un coup de barbouillette.

    On ne se reverra sans doute jamais mais tu resteras toujours mon chum et moué, une parmi tes blondes.

    Bonjour et à la revoyure, envoie-moi un courriel si ça te prend un jour de passer par Draguignan !

    P.S. Pardonne-moi de te tanner avec ça mais j’ai oublié de ramener les bouteilles consignées au dépanneur, il te rendra une piastre.

    (Sorry, mais après mes 5 ans au Québec je n’ai pu utiliser que mon joual à moi)

  13. Avoires dit :

    Chers Marie et Paul,

    C’est avec une grosse picouille au coeur que je vous adresse cette lettre.
    Votre accueil, sans déguidiner , a été merveilleux, vous nous avez reçus avec tant de gentillesse que nous en sommes encore tous bouleversés, comme si nous étions partis sur la balone, c’est pour vous dire !
    Les visites, les excursions, les restaurants, les spectacles, tout nous a plu, y compris grimper dans les rideaux, mais ça vous l’aviez compris.
    A présent, il ne nous reste plus qu’à reprendre nos habitudes franco-françaises en attendant de vous recevoir à notre tour, pas pantoute tout de même.
    A très bientôt chers amis, dans un courriel, moyen plus moderne de communication, moins ringard qu’une lettre mais tout de même moins romantique. Vive le Québec libre !

    Edgar et Maryse

  14. Françoise - Gare du Nord dit :

    Mes chers amis,

    Me voici de retour à Paris et je garde un souvenir sudorifique heu pardon magnifique de mon séjour au Québec. Je tenais à vous remercier pour votre accueil empli de chaleurs heu pardon de chaleur et de vaillance heu pardon de bienveillance.

    Chez vous, les cousins de la Belle Province, tout est tellement tiguidou : les orgies, heu pardon les sorties, les tirées heu pardon les virées, les parties fines heu pardon les repas fins, c’est pas pantoute comme ici.
    Du sexuel heu pardon du spirituel au charnel heu pardon à l’Eternel, tout ce que vous m’avez fait découvrir, ça fite juste ben.

    Mais ce que j’ai préféré c’est le saute la clôture et je peux vous dire que ça fait une sacrée esquousse de revenir en France où je n’ai pas tous les jours l’occasion de grimper dans les rideaux.

    Ça m’a vraiment déguidiné le cœur de partir sur la balonne, pire que de se faire percer des dents.

    Je vous envoie mille picouilles

    Votre cousine du Vieux continent alias la vieille incontinente

  15. Nadine de Bernardy dit :

    Chers cousins de la belle province

    merci de tout coeur de m’avoir reçue si chaleureusement pour me faire déguidiner des coins et des gens très sympathiques.
    Quand nous sommes partis sur la baloune, je ne me sentais pas très à l’aise dans ce courant au milieu des rochers mais vous m’avez bien rassurée.
    Et le fameux soir où nous sommes allés écouter ce chanteur qui nous a offert un répertoire de Félix Leclerc;j’ai bien cru que j’allais grimper dans les rideaux.Une picouille de bière par là dessus et c’était le paradis.
    De retour vers Montréal, ça filait juste bien sur la route des Rois, mais j’avais le coeur serré de vous quitter ainsi que ce beau pays si attachant.
    J’ai retrouvé la France sans accent savoureux,je vous y attend bientôt.
    Kenavo
    Votre fidèle Morgane

  16. durand JEAN MARC dit :

    Cher Félix!

    Ca y est, l’avion a bien atterri sur la terre de mes ancêtres. J’étais un peu tanné du voyage mais mon séjour était un si bon trip que je pète encore le feu. Présentement, j’ai la chienne de retrouver ma banlieue. Comme par hasard, il pleut des clous sur le parking. Mais je sais maintenant qu’il ne sert à rein d’avoir les baguettes en l’air ou de babouner. Après une si belle rencontre, je me dois de demeurer fou comme un balai. J’aurai l’air smatte de m’ostiner à chialer sur mon retour. Rien que de penser à votre broue, j’ai la gueule qui se fend jusqu’aux oreilles. Ton pays, ce n’est pas un pays, c’est la joie du joual. Même si tu m’as souvent tiré la pipe, même cassé, je reviendrai chez toi. On jasera char, on chantera la pomme et pis je m’installerai certainement, là où il fera bon partir comme un petit poulet!

    Bec à toi, vieux maringouin!

    Jean Marc

  17. Camomille dit :

    Mon très cher Antoine,
    Me voilà de retour la tête et le cœur attachés à toi.
    J’ai déjà le blues de toi.
    Et quand je pense à ce séjour québécois, j’ai une picouille qui me monte aux yeux.
    Ca faisait une esquousse que je voulais faire ce voyage et je me réjouie d’avoir enfin sauté la clôture.
    Je ne savais pas que j’allais rencontrer une révélation, un éblouissement.
    Je ne savais pas que j’allais vers toi et te déguinider dans ce merveilleux Québec.
    Antoine… Viendras-tu me voir à Draguignan un jour ?
    Je te promets de te faire découvrir cigales et lavandes et surtout le petit rosé de Provence qui va nous faire tourner la tête et grimper dans les rideaux !!!
    Mon très cher Antoine, prends bien soin de toi et n’oublie pas la petite provençale qui avait si froid et que tu as si bien réchauffée.
    Je t’embrasse tendrement, passionnément,
    Fanny
    PS : j’ai mis le rosé au frais

  18. Blackrain dit :

    Madame et monsieur Roy,

    Cette petite missive pour vous remercier. Pas le moindre écueil dans votre accueil. Vous nous avez ouvert vos bras sur le quai, bec chaleureux comme si nous étions de la famille. Dans nos souvenirs, c’est tiguidou dans le cou comme dans nos cœurs. Ca fite juste ben au moral. Dans votre char, on est parti sur la balonne à toute berzingue. Ca faisait une esquousse à nos bas reins même si nous débarquions du Havre. C’est un véritable havre de paix qui nous attendait et un retour amusant vers le vieux Français. Le soir, nous nous sommes attablés en tenues d’époque. Ce déguidiner nous a fort amusés. Votre cuisine était tellement savoureuse que ça nous faisait percer des dents. En plus elle avait de salutaires effets. Heureusement que les chambres étaient bien insonorisées car cet excès de gingembre nous incita à sauter la clôture pour grimper dans les rideaux. Chantal a du quitter ses bas pour monter dans les hauts. Cette seconde lune de miel était une savoureuse picouille à notre libido déclinante. Même si depuis, ce n’est pas pantoute chaque jour entre nous, vos bons soins et votre exemple complice nous ont donné l’envie de laisser l’animosité sur le quai d’éviter les prises de bec. Je vous avoue que j’attends votre venue dans le vieux continent avec impatience. Encore merci à vous.

    Chantal et Alain

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