481e exercice d’écriture créative créé par Pascal Perrat

Mandarine, convaincue de ne pas être assez charnue, s’était faite repulper, puis elle avait changé de nom. Désormais, on devait l’appeler Clémentine.

Inventez la suite sans nécessairement vous cantonner dans le registre agrume


Ces exercices inédits d’écriture créative n’apprennent pas à écrire, ils enflamment l’imagination. Le but est de vous conduire vers les ressources imaginatives qui somnolent en vous. Après quoi, vous décidez de mener le projet d’écriture qui vous convient : nouvelles, roman, etc.

Abonnez-vous à Entre2lettres
Vous recevrez 1 article et 1 exercice d'écriture créative chaque semaine. Pas plus. Votre nom, prénom et adresse e-mail ne seront jamais communiqués.
Votre nom, prénom, adresse e-mail ne sont jamais communiqués à quiconque. Vos données sont sollicitées lorsque vous vous abonnez et vous les transmettez en parfaite connaissance de cause. Elles sont collectées par le biais du gestionnaire d’adresses de MailChimp, plate-forme de marketing automatique. Vous pouvez les modifier ou les supprimer en vous désabonnant.
   Envoyer l'article en PDF   

21 réponses

  1. stephane dit :

    mandarine convaincue de ne pas être assez charnue s’était faite « repulper », puis elle avait changer de nom. désormais, on devrait l’appeler clementine.
    que veut dire « repulper » se demanda Clémentine
    ah pour cela je vais te conter l’histoire du clémentinier

    l’histoire qui se transmet de générations en génération de clémentinier.
    un jour dans la nuit des temps, le mandarinier du verger en as eu assez des reproches des autres fruitiers. le poirier mon fruit n’a que des pépins au milieu le tiens en as a foison et ils sont éparpillés. et voilà que le pommier en ajouter une couche: tes pépins sont amers et en plus l’on doit t’éplucher. et l’oranger de continuer ta peau est difficile à enlever pour n’avoir que très peu de pulpe contrairement à moi. et voilà le citronnier qui rétorque ton goût est insipide rien à voir avec le mien. il n’y a que le citron vert très timide qui prends la défense de celui ci. n’étant pas mieux loti que lui.
    et sollicite ses meilleures graines pour corriger tous les défauts qu’on lui reproche. ils ont comme objectif de la rendre plus « pulpeuse », sans pépins amer, qui se dénude sans peine. et après une sélection sévère voila que donne naissance au fruit sans défaut que l’on nommât clémentine. tous ne voyaient que par le clémentinier, ont délaissé le mandarinier.
    les générations ont passé, et les conditions de vie se sont dégradé, cloné en quantité, aligné en rang d’oignon, traité de tous les parasites et maladies, désherbé, engraissé pour crouler sous le poids de la récolte, secoué.
    ah, tous nos fruits sont beaux, de la même taille, sans tache.
    mais la vie est morne et triste, plus aucun oiseau dans nos branches, plus d’herbes aux pieds pour nous réconforter, qu’une terre vierge et morte. je suis épuisé et je vais mourir dans la fleur de l’age tellement l’on m’a demandé de donner sans recevoir aucun soin.
    cette histoire je l’ai entendu lorsque j’avais ton age par celui que tu as remplacé. il n’était pas beaucoup plus vieux que moi, et j’ai la nostalgie en voyant ce très vieux mandarinier dans le verger au loin, et je me dit peut être que c’était lui qui a poussé sa colère. mais il a tellement de chance de pouvoir vivre sereinement tranquillement et épanoui en gardant ses vieux défauts.
    et voilà qu’un bruit de tronçonneuse se fait entendre et le jeune clémentinier épuisé se fait abattre pour y planter son clone plus jeune. ainsi va la vie. le tout jeune mandarinier qui vient juste d’entendre ce conte en tremble d’effroi connaissant son sort qui lui est réservé et voudrai bien redevenir mandarinier même avec tout ses défauts
    © stephane lorthioir

    pourquoi je suis une clémentine?
    ah, réponds la branche
    c’est parce qu’il y a eu un excès de fluide. nous les branches nous véhiculons le fluide pour vous faire grandir de ta naissance fleur à ta mort, clementine.
    il faut que je te raconte l’histoire de la source maintenant que tu deviens pulpeuse à souhait comme on aime. lorsque le monde dort tout l’hiver et que la source se repose, le bois récupère ce qui reste de fluide pour en faire siens. mais lorsque l’écorce se reveille pour faire fleurir le monde. elle s’aperçois qu’il n’y a plus assez de place pour faire passer le fluide de la source qui s’impatiente. l’écorce s’approche du bois mais le bois ne voulant pas se faire prendre recule. ce sont de grands amoureux qui se chamaille gentiment. cela s’appelle la danse du fluide. pendant cette danse interminable, le fluide monte entre eux et irrigue tout notre monde jusqu’a toi clémentine.
    – tu me nourris tout au long de ma vie, alors.
    ah non, tous mes ancêtres, te nourrissent, aussi. je ne suis qu’une petite brindille dans ce monde. la branche qui m’a fait naitre l’année dernière a elle aussi été une brindille mais elle a grossit avec l’age et ainsi de suite jusqu’au tronc. c’est lui qui a crée le monde où tu vis. il parait que c’est le plus heureux la danse du fluide à l’intérieur est bien plus puissante.
    mais d’où vient cette source?
    cette source c’est le monde des racines qui puisent ses richesses dans le monde du bas qui est indissociable de notre monde, mais je suis encore trop jeune pour bien comprendre ce monde que l’on appelle clémentinier.
    mais pourquoi m’appelle t’on clémentine? tu n’as pas répondu à ma question.
    j’y vient j’y vient. il faut que je te conte l’histoire de la dispute des mondes.

    il était une fois dans la nuit des temps, un verger qui abritait tous les mondes. il y avait le poirier, le cerisier, le pommier, l’oranger, le citronnier, le pécher et le mandarinier. autour de tout ces mondes, tournoyez oiseaux, lézard, papillons enfants et bien d’autres animaux. tout les mondes donnaient des fruits pour tous ces animaux. c’était une vie douce et calme et il restait suffisamment de fruits tombés au sol pour nourrir le monde d’en bas.
    le mandarinier était la risée de tous les mondes mes fruits ont tous les défauts. le poirier: mon fruit n’a que des pépins au milieu le tiens en as a foison et ils sont éparpillés. et voilà que le pommier d’ ajouter une couche: tes pépins sont amers et en plus l’on doit t’éplucher. et l’oranger de continuer ta peau est difficile à enlever pour n’avoir que très peu de pulpe contrairement à moi. et voilà le citronnier qui rétorque ton goût est insipide rien à voir avec le mien. il n’y a que le citron vert très timide qui prends la défense de celui ci. n’étant pas mieux loti que lui.

    le mandarinier rentre dans une colère monstre, la source bouillonne.
    qu’as-tu pour être si en colère ? s’étonna la source
    je ne veux plus être la honte des mondes je veux avoir un fruit parfait pour me faire accepter.
    il y a des avantages à avoir des défauts, mais si c’est ton désir je l’exauce. mais tu n’aura plus de pépin pour régénérer ton monde. tu seras exploité et dénaturé.
    j’accepte, mais « repulpe » mes fruits pour que ils soient les plus beau des mondes.

    la danse du fluide se fait plus présente et plus intense. ce qui a rendu euphorique et en extase tout le monde et dans une explosion de joie. les fruits ont grossit gonflé et ne ressemble plus à des mandarines. la naissance du clémentinier s’est produite dans une explosion de joie et c’est pour cela clémentine que tu es tant aimé.
    © stephane lorthioir

  2. Her dit :

    Pascal Perrat exercice 481.
    PAR PASCAL PERRAT · PUBLIÉ 14 FÉVRIER 2020 · MIS À JOUR 15 FÉVRIER 2020
    Mandarine, convaincue de ne pas être assez charnue, s’était faite repulper, puis elle avait changé de nom. Désormais, on devait l’appeler Clémentine.

    Depuis des années Mandarine se ravie lorsque vient la fête que tous attendent !
    Cette région propice à ses fruits si appréciés. Entre la fête du citron sur Menton ou encore les chars du carnaval de Nice aux superbes couleurs de ses agrumes si juteux…

    Mandarine se sent parfois fade. Entre les oranges tellement consommées grâce à leurs belles promesses d’apports en vitamines C; même si entre nous il faut des semaines avant de pouvoir constaté un effet.
    Oui jusqu’à aujourd’hui Mandarine plait tout de même. Elle le sait bien…

    Nous devons également dire que le citron avec toutes ces croyances détox, ses nombreux bienfaits… Son utilisation varié et ses effets antioxydants ou encore ne pas que ses salades,, avocats et fruits ne noircissent… Hummmm ses fraises sucre et citron…

    Orange, citron … Mandarine ? Kumquats, clémentine…
    Quelle période de l’année, qu’elle dessert veut elle accompagner?

    Mandarine est arrivée à maturation. Elle a flirtait avec tous agrumes lors de Fiesta salade de fruits très en vogue avec l’envie de manger sainement et si possible bio.

    Elle a également fricoter avec le chocolat, la coquine… Mandarine à bien profiter de sa ligne des beaux jours et ressent l’envie de prendre en chair. Voyagé en Corse, être sur les tables de Noël…
    Parcourir le littoral des Alpes maritimes en occitanie…

    Mandarine à décider de se faire une petite retraite est devenir Clémentine pour s’offrir une nouvelle jeunesse !

    Peut être elle partira dans des contrées lointaines est deviendra un jour un agrume plus exotique…

    Ne pressons pas le temps !

  3. Françoise - Gare du Nord dit :

    Mandarine, convaincue de ne pas être assez charnue, s’était fait repulper, puis elle avait changé de nom. Désormais, on devait l’appeler Clémentine.

    Mais elle ne garda pas longtemps ce nouveau prénom, car si elle était satisfaite du résultat, elle eut très vite envie d’une rhinoplastie pour supprimer cette bosse disgracieuse qui, si elle lui donnait un certain chien, lui avait valu nombreuses moqueries et autant de surnoms railleurs. Elle se rebaptisa Bergamote.

    Puis les interventions s’enchaînèrent et ce fut en même temps la valse des prénoms.

    Un peeling pour obtenir une peau de pêche lui valut le prénom de Nectarine tandis qu’une liposuccion pour éliminer la peau d’orange la vit se renommer Sanguine.

    Éternellement insatisfaite de ses seins qu’elle trouvait trop petits, elle se fit poser des prothèses mammaires qui la gratifièrent d’un 95C et du prénom de Pamplemousse

    Une épilation intégrale supprima les poils disgracieux sous les aisselles et à cet endroit que la décence m’interdit de nommer. Selon elle, Prune s’imposait tout comme Tangerine qu’elle choisit après une opération au laser pigmentaire pratiquée au Maroc pour éliminer les taches de vieillesse joliment surnommées les fleurs de cimetière.

    Enfin un lifting et l’injection de produit anti-rides lui firent perdre 20 ans et gagner le curieux et inadapté prénom de Mûre.
    Depuis, il ne lui reste plus assez de peau pour sourire et elle se promène désormais avec la physionomie de celle qui a l’air d’avoir mangé du citron

    Mandarine, Clémentine, Tangerine ou peu importe le prénom qu’elle s’est donné, tout le monde aura reconnu dans ce portrait chirurgical et fruitier, et ce malgré ces multiples transformations, la grande Catherine, la majestueuse Madame D., l’immense dame du cinéma français.

  4. françoise dit :

    481/Mandarine, convaincue de ne pas être assez charnue, s’était faite « repulper », puis elle avait changé de nom. Désormais, on devait l’appeler Clémentine.
    Orange en riait « mandarine » « clementine »quelle différence ! Nous faisons toutes partie de la famille des agrumes. Nos ancêtres étaient originaires d’Asie mais avec la mondialisation ils ont essaimé de par le monde . Toutes celles dans la coupe où nous nous trouvons viennent du pourtour de la mediterranée. Certaines finiront en jus de fruits, d’autres seront mangées à belles dents,d’autres seront transformées en zeste pour des petits plats succulents Que va-t-on faire de moi.Pas de doute mes jours sont comptés ; il ne faut pas que j’y pense.
    Soudain, on me fait tomber par terre et sans hésiter, je roule, je roule, une porte s’ouvre je dévale l’escalier, la pelouse, la barrière du jardin. Grisée, je me retrouve sur une autoroute à trois voies. S’ensuit un carambolage monstre mais il m’en faut plus pour m’arrêter. Un enfant m’attrape avec ses menottes.Il me tend à sa maman qui commence à m’éplucher Soudain je me sens nue, je frissonne Je me métamorphose en quartiers C’est la première fois que çà m’arrive .Je me laisse faire, que pourrais-je faire d’autre.
    ____________________

  5. Pompelair dit :

    Henriette et Emilienne étaient deux jeunes bretonnes venues chercher du travail dans le Paris de Toulouse-Lautrec. Avenantes, appétissantes avec leurs joues rosies du bon air de la mer, ce fut vite trouvé.

    Henriette devint bonne d’enfant chez un notaire d’Auteuil, Emilienne femme de chambre chez un Baron, avenue Bosquet. Naturellement, comme il était de mise par les temps qui courraient si on était attirante, elles durent leur embauche à leur bon vouloir à se laisser déniaiser l’une et l’autre par le maître des lieux.

    Pas Bécassines pour un sou et pour avoir été à bonne école dès leur arrivée, elles comprirent vite par quels moyens elles pourraient améliorer les modestes gages qu’on leur octroyait comme une charité.

    Elles prirent l’habitude de passer ensemble leur jour de congé et s’encouragèrent mutuellement à monter chacune son petit commerce. D’abord, abandonner ces prénoms ridicules,campagnards et peu excitants qui leur oteraient tout prestige. C’est ainsi qu’Henriette devint Mandarine et Emilienne, Clémentine. C’était original, de bons hameçons, qui en effet, se révèlèrent très efficaces.

    Fraîches et pétillantes comme Orangina, elles arpentaient chaque dimanche le Boulevard des Italiens, celui des Capucines, rôdaient autour de l’Opéra où il se révéla facile d’accrocher les chauds chalands en habit du dimanche, venus grapiller les jeunes pensionnaires en tutus.

    Elles ne mirent guère de temps à trouver chacune un protecteur, rendre leur tablier et devenir des demi-mondaines installées. Toutes deux fort occupée de son côté, elles se virent moins souvent mais prêtaient oreille à ce qui se disait de la réussite ou de la renommée de l’une et l’autre.

    Voilà qu’un jour elles tombèrent nez à nez, l’une entrant, l’autre sortant du salon de thé Angélina sous les arcades de la rue de Rivoli. Ravies de se revoir, du moins au prime abord.

    Chacune releva sa voilette pour poser un bisou sur la joue de sa chère cousine.
    C’est ainsi que ….. Clémentine découvrit avec horreur au cou charmant de Mandarine, un médaillon orné d’un camée, le même que celui que son précieux vicomte , le vieil Arsène du Pin Parasol, venait de lui offrir pour son anniversaire et qu’elle arborait agrafé à la dentelle de son collet.

    Elles comprirent en un éclair et si évidemment qu’il n’y eut besoin ni d’explication ni de menterie, mais de la bagarre, ça oui, et une sacrée, sanglante, à coups d’épingles à chapeau. L’usurpatrice Mandarine s’en sortit avec un œil crevé, Clémentine avec une balafre lui partageant le visage.

    Leurs appas foutus, plus aucun riche, élégant cochon moustachu ne voudrait de l’une ou de l’autre. La dernière fois qu’on les vit, ce fut au guichet de la gare Montparnasse où, ensemble, elles prirent un aller simple pour Quimper.

  6. oholibama dit :

    Mandarine, convaincue de ne pas être assez charnue, s’était faite « repulper » puis elle avait changé de nom. Désormais, on devait l’appeler Clémentine.Non mais, vous avez vu cette pimbêche? Elle s’imagine quoi en fait? Elle part trois semaine à Rome-nous revient changer est ce mieux? J’en doute vraiment. qui! Moi? Oh! Désolée ma famille m’a toujours appeler Manga.
    Je ne me prends pas pour ce que je ne suis pas. Alors que cette peste se croit tous permis depuis son retour. Elle se pavane, minaudant, roule , se presse contre les autres comme un citron pour, bien montrer toute sa « rondité ». Même les William, les Ananas, les Oranges et j’en passe, ne savent plus comment se comporter fasse à ce changement radical.

    La mettre ou? Avec qui? Plus aucuns agrumes de bon renom ne veulent être accoquinés avec cette chose complètement hors norme. Elle ne ressemble plus à rien. Les mains palpent mais rejettent. Elle reste encore et encore au fond du cageot. Elle a beau gémir, se lamenter personne ne veut se charger d’elle.

    Aujourd’hui, c’est le dernier jour, nous faisons luire notre peau. Les fous sont lâchés, les bruits, les cris, les mains avident nous peluchent, nous écrasent, nous roulent pour savoir si on a encore du jus sous notre peau légèrement flétrie. Puis, ils nous relancent au fond du cageot, nous laissant plus blessés encore.Ben comment veulent ‘ils qu’on soient super canon après ce tripatouillage hein! J’aimerai bien les voir moi tien!

    Invendus, voila ce que nous sommes, des invendus et des non réclamés faute de connaissance sur objet. Comment osent ‘ils dirent cela? On est ce qu’on est et avant eux, on étaient bien plus frais, plus brillant, plus fringant pas de cette région certes mais…on a pas demander à venir ici nous.

    Dans mon village avec mes compatriotes on vivaient bien au chaud. Ici! Il fait froid, on nous pulvérise plusieurs fois par jour une brume désagréable qui nous fait nous flétrir bien trop vite…Et l’autre là qui ajoute son grain de sel avec son changement de forme et puis quoi encore! elle pouvait pas se tenir comme tout un chacun?

    Bon je lui jette pas la pierre, elle est belle,plus coloré qu’avant et si ronde. Son odeur est presque pétillante mais… a t’elle toujours aussi bon goût? Les invendus , les non réclamés finissent tous en jus ou en compote,ou encore en petits morceaux genre salade de fruits. Lavés  » encore » épluchés, coupés,pour le citron c’est pas la joie…il est pressé jusqu’à être sec, son jus sera mélanger avec notre propre jus et morceaux, ainsi on restera bien colorés.

    Manqueraient plus qu’on noircisse,les clients nous rejetteraient illico-presto. Ah voila le tour de Clémentine, la vaniteuse. Sa belle peau tombe, son voile blanc est enlevé, elle frisonne sous sa robe orangé. Elle est belle ça faut le dire… on lui écarte la peau fine faisant jaillir sa renaissance puis, sa peau disparaît ne reste que sa chair…tendre, juteuse,en petits morceaux on la jette sans vergogne avec nous.

    C’est à notre tour de nous coller à elle…mais bien vite, son amertume nous rebute. » Bon à rien ». Ces mots tombent tel le couperet de la mort. Trop de chimique, quelque chose à gâté le tout. Analysons le bol. Clémentine n’en mène pas large. Elle se crispe, avoue que celui qui la repulpée ,lui a injecter un produit illégal . Elle pensait qu’on la garderait tel un bijou précieux au fond d’un coffre réfrigéré, qu’elle servirait d’exemple et tel le modèle parfait se ferait photographié par les plus grand, qu’on la respecterait.

    Ben la descente allait enfin lui clouait le bec. Le bol fut renversé dans la poubelle verte, on finira à la décharge et peut être que les rats et les oiseaux se régaleraient en nous mangeant! Même les fruits on une courte vie. Un bon mélange fera salivé petits et grands…un mélange douteux fera perdre du temps et de l’argent.

    Goûtons avant de faire des mélanges, les meilleurs salades sont celles qui sont faites avec le coeur. Quand c’est nouveau…c’est pas pour autant tous bon! Ben oui quoi! Bon ce n’est que mon opinion, une mangue sèche contre une clémentine nouvelle version…ou est ma chance? y.l.

    sur une idée de Pascal Perrat.

  7. Grumpy dit :

    APPEL À TÉMOINS

    Les dépouilles de deux agrumes ont été découvertes à l’aube rue du Pas-de-Bol.
    Les victimes ont vraisemblablement été assassinées par arme blanche au sortir de la discothèque « le Presse-Citron »

    L’une d’elle ( tatouée Mandarine sur le sein droit ) a été épépinée.
    La seconde ( tatouée Clémentine sur le sein gauche) a été épluchée.

    Signalements : Il s’agit de 2 sœurs jumelles, cheveux roux, teint coloré, peau légèrement grêlėe, vêtues de peau d’orange.

    Quiconque pensant être en mesure de les identifier est prié de contacter d’urgence la Gendarmerie de Pomelo.

    TEL : 95.55.90

  8. Jean-Pierre dit :

    Mandarine, convaincue de ne pas être assez charnue, s’était faite « repulper ».

    Le jour de ses 18 ans, elle avait annoncé à sa mère :
    — Maintenant, je suis majeure. Alors je pars en Suisse pendant quinze jours.
    — Avec José ?
    — Non. J’ai décidé de faire remodeler ma silhouette. J’en ai marre que les garçons se moquent de moi parce que je suis trop maigre. Je vais faire la surprise à José.
    — Tu es stupide et tu le regretteras ! La chirurgie esthétique n’est pas remboursée par la sécu et la moindre négligence du praticien risque de t’attirer des tas de pépins pour la vie entière !

    C’en était trop pour la jeune fille.
    — Des pépins, des pépins, tu m’emm… avec ça depuis mon enfance, à commencer par ce prénom ridicule, hurla Mandarine à sa mère. Désormais, je veux qu’on m’appelle Clémentine.
    Et elle sortit en claquant la porte.

    Sa mère soupira, car elle ne pouvait rien faire contre la décision de sa fille qui était déjà dans le bus de l’aéroport.
    « Après tout, pensait-elle, c’est son problème. Elle a préféré rester avec José, un beau mec sans un rond, plutôt que de chercher à épouser le fils Pépin, dont le père a fait fortune en vendant des parapluies. Et maintenant elle va se faire regonfler pour plaire à ce va-nu-pieds ! Quelle idiote ! Elle me fait honte ! »

    Au retour de sa chérie, José a modérément apprécié sa transformation.
    — C’est pas mal, fit-il en la détaillant du haut en bas, mais j’aurais préféré que tu m’en parles avant de te faire charcuter. Moi, je t’aurais conseillé la charcuterie plutôt que la chirurgie. C’est encore plus efficace pour reprendre du poids et des rondeurs. Graisses superflues peut-être, mais ça au moins c’est naturel ! Tu aurais évité le scalpel, l’anesthésie et les saloperies chimiques, tu te serais fait plaisir, et j’en aurais profité moi aussi. Aaah ! Une bonne choucroute arrosée au Gewurtztraminer !!!
    — Tu m’en veux ?
    — Je me demande si c’est vraiment pour moi que tu as fait ça. Ça ne serait pas plutôt pour exciter le fils Pépin et profiter de son fric ?
    — Ah ! Non ! Cet abruti me dégoûte. N’oublie pas que je m’appelle Mandarine. et que je ne veux surtout pas porter des petits Pépin dans mon ventre !
    — Alors, change de prénom et viens avec moi au kébab du coin. Ils font le meilleur couscous de la région.

  9. Clémence dit :

    Mandarine, convaincue de ne pas être assez charnue, s’était faite repulper, puis elle avait changé de nom. Désormais, on devait l’appeler Clémentine.

    Louise soupira d’aise, sa place de parking, à l’arrière de l’immeuble, n’avait pas été prise. Le sourire aux lèvres, elle se dit que c’était l’été et la fin de journée serait encore belle.
    Elle se réjouissait d’avance des instants délicieux qu’elle allait s’offrir, comme chaque jour de la semaine, après son retour du travail.

    En glissant les clés de la voiture dans son sac, elle se voyait pousser la porte de son appartement, quitter ses escarpins aux talons vertigineux, savourer la douceur du parquet sous ses pieds puis s’émerveiller, une fois encore, de la vue magnifique qui s’offrait à elle. Puis, d’une démarche féline, elle se dirigerait vers le sofa de cuir blanc et s’y installerait avec volupté. D’un geste savamment calculé, elle étirerait ses longues jambes et poserait ses talons sur la table basse en verre.
    Viendrait alors l’instant fatidique : l’observation de ses ongles. Pas seulement ceux de ses mains, mais aussi ceux de ses pieds. Elle était intransigeante et ne pouvait accepter la moindre imperfection.
    Une fois ce contrôle effectué, elle accepterait la coupe de champagne que lui tendrait son mari…

    Non, Louise, ta vie, ta vraie vie, ce n’est pas cela du tout ! Aujourd’hui, comme tous les autres jours, tu rentres chez toi, dans un appartement sympathique, pareil à des centaines d’autres. La vue est ordinaire. D’un côté, la rue et ses maisons sagement alignées, de l’autre, un pan de ciel bleu où se découpe la silhouette de quelques feuillus rescapés d’une tornade.
    Ta vraie vie, Louise, c’est rentrer chez toi, avec un panier à provision et entendre tes enfants et un homme t’accueillir avec un « Qu’est-ce qu’on mange ?».
    Ta vraie vie, c’est quelques instants de répit avant de recommencer ta deuxième vie après le boulot.
    Mais ta vie implique que tu dois être impeccable, jusqu’au bout des ongles.
    Et la vie de ton homme, c’est travailler dans l’ombre. Dans l’ombre de la beauté absolue.
    Voilà ta vie, Louise.

    En cette fin de journée, les enfants faisaient leurs devoirs dans leur chambre et toi, Louise, tu étais assise à la table de la cuisine, tu buvais un café avec ton homme.
    En silence.

    Louise observa ses ongles avec attention et d’une voix neutre, elle dit :
    – Mandarine, ça va pas.
    – Mandarine, ça va pas, répéta son homme.
    – Non, vraiment, ça ne va pas.
    Et ce fut tout.

    Le lendemain, à la même heure, le même scénario se reproduisit. Louise répéta, comme pour elle-même :
    – Mandarine, ça va vraiment pas.
    – Vraiment pas, répéta son homme.

    Les jours suivants, le bref dialogue changeait à peine.
    – Mandarine, ça va de mal en pis, répéta Louise.
    – Mais encore ? s’inquiéta son homme,
    – Elle s’affaiblit, s’étiole, elle manque vraiment de …
    – Je vois.

    Et le mari de Louise lui promit de porter toute son attention sur cet état et de faire tout son possible.

    Un mois plus tard, toujours assis à la table de la cuisine, après la journée de travail :
    – Mandarine, elle semble aller un peu mieux, mais ce n’est pas ça, soupira Louise.
    – Je vois. J’en conclus qu’elle manque de tonus, de bluffant…
    – Oui, on peut le voir comme ça. Du pep, du glamour, du galbe, de l’éblouissement…

    L’hiver s’était invité avec ses coups de froids qui rosissaient les joues.
    Chez Louise, la vie semblait immuable. Et pourtant, ce soir là, le rituel serait bousculé.

    Louise rentra, comme chaque jour.
    Les enfants l’accueillirent avec un « Qu’est-ce qu’on mange ? » alors que son mari brandissait une bouteille de champagne.
    – J’ai quelque chose pour toi, lui murmura-t-il en lui tendant un minuscule paquet. Cette fois, j’en suis certain, tu seras comblée….Ce sera monts et merveilles, enfin…

    Louise ouvrit le paquet. Un bristol avec un seul mot : « Clémentine »
    Elle ouvrit la petite boîte et en extirpa un flacon de vernis à ongles.
    – Cette fois, il a tout ! Brillance, profondeur, rondeur…comme une mandarine trop peu charnue, qui se serait fait repulper….

    © Clémence.

  10. Avoires dit :

    Mandarine, convaincue de ne pas être assez charnue, s’était faite repulper, puis elle avait changé de nom. Désormais, on devait l’appeler Clémentine.

    Obsédée par sa ligne, son teint et surtout son âge, Mandarine s’en fut un beau matin consulter frère Clément.
    Ce religieux discret était très versé dans les métamorphoses.
    Elle fit donc le chemin jusqu’à son monastère. Epuisée elle frappa à la porte et se jeta dans les bras du saint homme.
    Il tata Mandarine et la trouva en effet flasque et molle.
    « Que diable ! s’exclama-t-il , tu es inconsommable.
    « Oui, plus personne ne m’aime répondit la pauvrette d’une voix chevrotante. Je suis ridée, mes pores sont apparents, ma peau est devenue sèche »Elle se mit à sangloter.
    Frère Clément, ému, la caressa et lui sourit.
    « Ne pleure plus Mandarine, je vais m’occuper de toi. »
    Ensuite, Mandarine ne se souvint plus de ce qui se passa.
    Quand elle reprit conscience, elle eut l’impression d’être devenue quelqu’un d’autre. Elle se regarda dans un miroir et ne se reconnut pas ! Etait-il possible que Frère Clément eut accompli un tel changement ? Non seulement elle avait une allure différente, mais son teint était délicat, sa peau souple et fine son parfum, son suc, étaient eux aussi modifiés.
    Elle se plut, sortit, rencontra son amie Myrtille. En se dirigeant vers un glacier pour déguster un sorbet au pamplemousse, cette dernière lui demanda :
    « Et ta cousine Tangerine, comment vas-t-elle ?
    «  Oh ! elle , elle ne veut plus venir chez nous et reste définitivement au Maroc. »

  11. FOURET dit :

    Mandarine, convaincue de ne pas être assez charnue, s’était faite repulper, puis elle avait changé de nom. Désormais, on devait l’appeler Clémentine
    Et Clémentine, désormais avait des atouts indéniables et comptait bien les utiliser pour arriver à ses fins…Elle se mit à mouler sa poitrine généreuse dans un chemisier moulant et légèrement transparent… elle mit ses fesses en valeur dans un pantalon très très près du corps… Elle était prête
    Les lèvres peintes d’un rouge vif, les yeux cernés de khôl… Clémentine fit son entrée dans le monde. Dans ce même monde ou quelques mois avant, elle n’y avait pas sa place : trop menue, trop t timide… personne ne la regardait et surtout pas ce bellâtre de Michel qui n’avait d’yeux que pour celles qui se déhanchaient sur la piste de danse… la poitrine débordante… le sourire enjôleur… les hanches aguichantes… mais qui regardait la pauvre Mandarine ? Hooo on l’appréciait… mais rien à voir avec les regards lancés à Clémentine qui venait de faire son entrée sur la piste… Fière et portée par sa nouvelle silhouette, elle avait totalement oublié Mandarine et se délectait d’avance de voir Michel qui fondait sur elle tel un guerrier vers sa proie. Mais qui est la proie aujourd’hui ?

  12. iris79 dit :

    Mandarine, convaincue de ne pas être assez charnue, s’était faite repulper, puis elle avait changé de nom. Désormais, on devait l’appeler Clémentine. Sauf qu’elle n’en possédait pas tous les attributs. Elle passait une énergie folle à passer pour ce qu’elle n’était pas et ne faisait guère illusion auprès de la grande famille des agrumes. Tout le monde était au jus de cette supercherie. Les autres clémentines, authentiques, elles, étaient sidérées par l’aplomb de cette rombière au culot incommensurable. Ses apparats étaient grossiers, tout y était « trop », trop sucrée, trop épaisse, trop de pépins à son actif…On la repérait illico la mandarine grimée en clémentine. C’était assez pathétique en somme. On lui conseilla de se retirer un moment pour retrouver son esprit, son identité, un vrai sens à sa vie, sans pression. Elle partit donc faire un long voyage, elle alla fouler les terres de ses cousins les orangers et citronniers et trouva un sens profond à sa vie à l’ombre des pamplemoussiers où elle resta presqu’une année.
    Elle revint ragaillardie, pleine de force et d’entrain. Ses yeux pétillants mêlaient un zest de joie, un soupçon de sagesse, plus une once d’amertume ne l’habitait.
    Elle reprit ses esprits, sa place, avec sérénité parmi ses congénères qu’elle ne reniait plus. Emues même par son chemin de vie, elles la nommèrent symboliquement reine de leur contrée et elle parvint même à gagner le respect de tous. Elle trouva l’âme sœur, fit de beaux enfants dont la saveur subtilement mélangée à des arômes inédits trouva sa place sur les plus grandes tables des restaurateurs les plus émérites.

  13. Maguelonne dit :

    Mandarine,convaincue de ne pas être assez charnue,s’était faite repulper puis avait changé de nom. Désormais on devait l’appeler Clémentine. Moi je connais Marcel. Dernier rejeton d’une famille paysanne de la région stéphanoise, il était arrivé sans crier gare. À quarante cinq ans, trois enfants, la mère pensait être à l’abri des surprises mais en 1950, Marcel pointe le bout de son nez. C’était une famille pauvre (mais on avait ce qu’il fallait), laborieuse et surtout aimante. Dans ce village isolé, les enfants donnaient un coup de main puis pouvaient jouer librement. Bref Marcel eut une enfance heureuse
    Les choses se gâtèrent lorsqu’il se retrouva pensionnaire à Lyon pour poursuivre ses études. Les lyonnais détestaient les stéphanois qui le leur rendaient bien. Marcel fut ciblé comme bouc émissaire. On lui reprocha tout et surtout son accent stéphanois. Il devint le plouc, le péquenaud, le pedzouille…Marcel, humilié, doute de lui, de sa famille. Mais c’est un battant. Il travaille d’arrache pieds. Il est brillant dans ses études ce qui exacerbe les moqueries. Il se met au sport pour changer son corps. Il fait des petits boulots pour pouvoir changer sa garde robe et surtout il s’évertue à gommer ce foutu accent
    Ensuite il part à Paris la rage au ventre. « Paris je t’aurai ». Il commence par effacer Marcel et prend son deuxième prénom moins connoté paysan. Il efface sa famille : il sera orphelin. Il met tout en œuvre pour réussir à pénétrer ce milieu de la haute bourgeoisie qui le fait rêver. Il devient PDG d’une entreprise florissante, fréquente le haut du gratin…pourtant il n’est jamais satisfait et court après..? Il ne sait pas lui même.
    Un jour il reçoit un message : son père va très mal. Là il prend un grand coup de poing dans le ventre et lui revient brutalement le souvenir des siens qu’il n’a plus vu depuis quelques années. Quelques rares appels téléphoniques suffisaient à calmer sa conscience. Il se sent très mal, et part vers cette famille qu’il ne connaît plus
    Il est très mal à l’aise lorsqu’il arrive à la ferme. Le lendemain matin, il se résout à rejoindre ses frères qui terminent le travail qui a terrassé leur père. Il décide de traverser le champ de blé coupé, à pied. Il ne voit pas le râteau posé à même le sol, dents regardant le ciel. Un vrai paysan sait qu’on ne pose jamais son râteau ainsi : trop dangereux. Perdu dans ses pensées il met le pied sur les dents du râteau dont le manche se soulève brutalement et rencontre violemment son front
    « Vingt dieux de nom de dieu de foutu râteau »
    « Salut petit frère » dit son aîné dans un grand éclat de rire « te revoilà parmi nous. J’en suis très heureux, tu nous a beaucoup manqué »
    Marcel est sonné. Sa sœur lui apporte vite un pain de glace pour limiter les dégâts. Régis-Marcel ou Marcel- Régis réalise qu’il respire,il respire à plein poumons, il respire comme il ne l’a plus fait depuis quinze ans. Son corps s’est détendu, envolés les raideurs et les tensions qui étaient son pain quotidien. Marcel a retrouvé ses racines, enfin il se sent bien et peut être même heureux
    Le père se remet. Marcel prend toutes les mesures pour que le retour au foyer se fasse dans les meilleures conditions. Il repart à paris, redeviendra Régis mais un Régis différent,souriant, empathique. « Le patron est amoureux ? » Pas pour l’instant mais il est en capacité de l’être car il a fait la paix avec lui même et avec sa famille

  14. 🐀 Souris verte dit :

    La Mandarine savait qu’en son ventre les pépins gonflaient la rendant hideuse, elle devint amère.
    On lui fit des injections de sanguine sa peau d’orange disparu comme par miracle. Refaite, elle était magnifique. Hélas, en même temps que sa peau retendue elle s’était gonflée d’importance elle visa gros ! Trop gros. Fricotant avec un arrogant Pomelos arriva ce qui devait arriver. Elle enfla… Et explosa
    Sa cousine Clementine rameuta le ban et l’arrière toutes et tous furent présents : les oranges mécaniques roulaient des écorces. Les enfants dansaient sur le ballet de l’amour des Trois oranges. Ce fut une belle cérémonie. Mandarine mise en terre dans une jolie cagette de ‘ l’orange du marchand’ sur un tertre au soleil, attendit deux ans puis le miracle de produisit. Une tige poussa et enfin des fleurs dont le cœur pleurait des gouttes de fruits : les Mandalos. Mais on ne pouvait les toucher, aussitôt ils se rétractaient et devenaient urticants. Juste on les admirait pour leur beauté et la puissance de leur odeur : ils embaumaient. Ce tertre-paradis devint un lieu divin. On dit que les grosses qui voulaient maigrir, les trop minces qui voulaient épaissir, les petits qui souhaitaient grandir, tous venaient dans l’espoir que leurs vœux soient exaucés.
    Le jour de la Saint Agrume il paraît qu’il y en eut…

  15. durand JEAN MARC dit :

    Mandarine, convaincue de ne pas être assez charnue s’était fait « repulser », puis elle avait changé de nom. Désormais, on devait l’appeler Clémentine.

    Après avoir soufflé toute une nuit et la moitié d’une journée, elle avait décorné plus d’un couple. Elle avait raboté la plupart des incohérences et aplani leurs échos. Les humains allaient plier sous le rappel affuté des agrumes. C’était en train de s’écrire.

    Banane, convaincu de ne pas être assez sexy s’était fait retendre la peau, puis il avait changé de nom. Maintenant, on devrait l’appeler Concombre.

    Après avoir massacré une forêt de parasols, il allait déraciner les pins. Ca allait vaciller dur, pleine sève. Il allait leur monter à ses petits cons qui était le grand Bûcheron.

    Et s’ils ne comprenaient toujours pas, on allait leur expédier Ananas, la bombe malfaisante aux écailles acérées. Elle, n’avait besoin d’aucune manipulation. Pulpeuse, sucrée et parfumée, elle allait nettoyer vite fait le terrain. Les humains allaient s’en prendre plein la tranche.

    Epuisé par la tempête sous son crâne, à deux heures du matin, le 16/02/2020, l’écrivain du dimanche alla se recoucher.

  16. Patrick LABROSSE dit :

    Il était une fois, gisant dans les douves d’un vieux château, une bête tellement hideuse que sa renommée suffisait à éloigner le plus vaillant chevalier. Les nuits de pleine lune, lorsque retentissait les douze coups fatidiques, on pouvait entendre les gémissements de la bête. Un hurlement profond, lancinant et effrayant. Chacun dans sa chaumière s’enfermait à double tour.
    Dans le petit village de Figaretto, Clémentine fut la seule conteuse de tous les temps à avoir rencontré la bête. Pour preuve, Elle camouflait au fond de son cabas, des poils de la bête.
    Lors du solstice d’été, lorsque la bête se réveille, tous les enfants sont conviés à écouter la terrible histoire de la bête et du mandarinier.
    – bonsoir les enfants geint la vieille Clémentine d’une voix ensorcelée.
    Aucun des enfants n’ose répondre. Son œil vairon vous scrute de la tête aux pieds. Une pupille cerclée de blanc qui paraît-il est advenu suite à sa rencontre avec la bête.
    – êtes-vous prêt à entendre l’histoire de la bête et du mandarinier gémit la vieille.
    Tous les enfants inclinent la tête en signe de consentement. D’aucun n’ouvre la bouche. La peur les terrasse. Le silence est monacal.
    – Bien, très bien articule péniblement la conteuse. Si vous souhaitez entendre ma terrible histoire, Il me faut des clémentines, grogne la sorcière.
    Les enfants tirent expressément de leur poche une clémentine bien charnue et la dépose dans un petit panier prévu à cet effet.
    – bien, très bien articule la vieille. Ouvrez vos oreilles jeunes gens et n’oubliez pas que si j’entends le moindre chuchotement, il se pourrait que la bête arrive.
    Les enfants se tiennent aux aguets, évitant le moindre geste, de peur de se voir jeter un sort par la terrible Clémentine ou de voir apparaitre sur le champ la terrible bête.
    – bien, très bien, ainsi voici mon histoire. Il y a très longtemps, un soir de pleine lune alors que j’étais une très jeune fille, toute guillerette. Malgré les avertissements de ma pauvre mère, Il me vint l’idée de me promener au clair de lune dans les champs de mandariniers. L’air était chaud, le parfum des mandariniers entêtant, presque enivrant. Insouciante je me mis à chanter : « clémentine c’est ma cousine, bécassine c’est ma voisine ».
    Sourire dans l’assemblée. Malgré la trouille qu’ont les enfants et la difficulté à imaginer la conteuse en jeune fille, certains esquissent tout de même un petit sourire. (Elle est marrante cette sorcière murmurent en catimini certains d’entre eux).
    – mais alors que je m’apprêtais à cueillir une mandarine, je fus surpris d’entendre une voix terrifiante ! Au bout de l’allée de mandariniers, deux yeux orange m’observaient avec curiosité.
    La conteuse fait silence : les enfants sont tout ouïs : que va-t-il se passer ? La bête va-t-elle bondir ? Subitement avec une voie de petite fille la sorcière reprend son récit :
    – j’étais tétanisée par la peur, je ne pouvais pas bouger. La bête s’approcha tout doucement de moi comme un félin, sur la pointe des pieds. J’entendais son souffle, son grognement de bête.
    Groah… cria la bête. (Les enfants bondissent de frayeur)
    – soudain, ne sachant que faire je jetais la mandarine au pied de la bête. Celle-ci la dévora sans attendre. Une fois la mandarine avalée, elle cracha les pépins un par un. Puis, Elle s’approcha de moi encore un petit peu. je fermais les yeux, j’avais peur qu’elle ne me mange.
    Soudain, elle mit sa pate velue sur mon bras et me murmura à l’oreille.
    – il n’est point prudent de se promener toute seule la nuit jeune fille, il se pourrait qu’un homme te fasse du mal. Heureusement pour toi je ne suis qu’une pauvre bête et je ne te veux point de mal. Aucune bête ne mange les enfants par méchanceté, seul les hommes en sont capable dit la bête. Je vais te raccompagner chez toi dit la bête
    – sans rien dire je suivis la bête jusqu’à ma maison et pour la remercier de ne pas m’avoir mangé, je lui fis un gros câlin dans sa belle fourrure rousse. (Les enfants sont stupéfaits : elle est très courageuse cette sorcière)
    Plusieurs mois après, lors de la récolte des mandarines, mon père rapporta à la maisonnée qu’il avait découvert une nouvelle variété de mandarinier. Un fruit qui n’avait point de pépin, c’était miraculeux ! il allait faire fortune avec ce nouveau fruit.
    Lorsque je lui demandais où il avait trouvé cette espèce, il me montra l’endroit exact. C’était l’emplacement précis ou la bête avait craché les pépins.
    Je n’osais rien dire de l’histoire de la bête à mon père car les grandes personnes ne croient pas aux contes fées. Mon père qui m’aimait plus que tout baptisa ce nouveau fruit de mon propre prénom : Clémentine.
    Pour se moquer, il me murmura à l’oreille que je deviendrais comme ce fruit : une demoiselle très pulpeuse qui ferait tourner la tête des garçons …

  17. Blackrain dit :

    Clémentine avait perdu sa peau d’orange et gagné un abonnement à SFR. Elle changeait de peau et d’adresse téléphonique pour son nouveau départ. C’était un jour qui ferait datte. Pour le moment, elle se tenait dans un coing, pliée en deux, n’osant faire aucun mouvement rotatif. On lui avait sucé quelques litres de fluides et ça la faisait énormément souffrir. Ça lui avait pourtant couté des nèfles, une grosse somme qui avait mis son budget à l’amande. Faut dire qu’elle avait demandé la totale. Elle avait désormais des seins qui hésitaient entre melons et ananas, en tous cas un dessert qu’elle voulait depuis longtemps pour son amoureux. Elle s’était même fait refaire l’abricot, plus pulpeux, sans faux plis. Elle en attendait des envies de repassage chez son amoureux. Elle voulait qu’il ait de l’appétit et qu’il remette le couvert. Elle était passiflore bleue que ça Clémentine. Elle aimait bien que l’on couche ses fefesses dans la papaye. A Cassis, elle avait même dû prendre un avocat, accusée d’impudeur par une aubergine qui s’apprêtait à lui mettre une prune, et qui l’avait surprise nue à l’arrière de son véhicule, en train caresser son amant. Elle avait même ramené sa fraise jusqu’à coller un marron à la contractuelle. Telle une grenade dégoupillée, elle avait été jusqu’à pousser l’importune dans la canneberge, dans une eau emplie de canard.

    • Pompelair dit :

      « ses cocofesses » dans la papaye, ça aurait été pas mal non plus, visiblement Clémentine est stimulée par la fibre optique de son nouvel abonnement.

  18. Nadine de Bernardy dit :

    La Mandarine,convaincue de ne être assez charnue s’était fait repulper.désormais on l’appellerait Clémentine.
    En tant que femme du Mandarin, Hi Fun avait un rang à tenir et devait surveiller sa silhouette qui se ramollissait légèrement depuis un an environ.Elle vérifiait cela très soigneusement dans son miroir tous les matins,
    Un affaissement au niveau du cou,des bras,sans parler de ventre! Elle pensa à juste titre que ses muscles s’amollissaient perfidement.Hi Fun vit venir un maitre en la matière.Il lui promit la lune,elle l’obtint.Elle retrouvât une silhouette galbée,ferme,appétissante,au delà de toute espérance
    La Mandarine ne rentrait plus dans ses vêtements et dû refaire toute sa garde robe.
    Son époux qui ne la regardait plus depuis un certain nombre d’années,lui fit remarquer cependant qu’elle s’empâtait et continuât à lui préférer ses concubines.
    Ils furent invités un soir à un dîner de gala donné en l’honneur d’un dignitaire français.Hi fun se retrouvât assise à côté de l’invité d’honneur.
    Homme cultivé,il lui dit en cantonnais:
    – Chère Madame,honorable voisine,vous êtes ravissante,avec tout le respect que je dois à votre digne époux.Je vous trouve aussi appétissante qu’une clémentine de mon pays.Vous êtes à croquer.
    Toute rougissante la Mandarine dégustât,sous le charme du Français énamouré,son canard laqué avec encore plus de raffinement qu’à l’habitude.
    S’en suivit une idylle passionnée et secrète.
    Hélas, le dignitaire devait repartir en France.Il n’eût aucune peine à convaincre son amante de le suivre.
    – Ma Clémentine chérie,je ne souffrirai point de vivre sans toi,viens avec moi,nous coulerons des jours heureux dans mon domaine,loin de l’apparat et du protocole.
    Ils se marièrent au consulat et prirent l’avion à Pékin sous les menaces du Mandarin fou de rage face à sa femme qui lui avait fait perdre la face au vu de tous.
    Désormais,on peut croiser dans les rues d’un petit village de Bourgogne, une ravissante femme au charme exotique que tout le monde salue d’un familier:
    – Bien le bonjour madame Clémentine.

  19. Fanny Dumond dit :

    Mandarine, convaincue de ne pas être assez charnue, s’était faite « repulper », puis elle avait changé de nom. Désormais, on devait l’appeler Clémentine.

    L’avantage de sa mutation était que son amoureux pouvait la déshabiller plus rapidement quand il avait la fringale ; mais lorsqu’il la portait en bouche, il faisait la grimace. Et elle de lui dire :

    – Que se passe-t-il ? Je ne te plais plus ?

    Et il répondait :

    – Ben c’est pas ça, mais comment dire ? Avant tu étais plus sucrée et maintenant tu as un goût acide, j’ai l’impression de lutiner mon ex.

    – Ah ! La Citrus, ne me parle plus de celle-ci. Je me souviens trop de notre crêpage de chignon quand tu l’as larguée pour moi.

    – Elle avait quand même deux jolis tétons.

    – Quel goujat ! Je voulais te faire la surprise, mais tant pis. J’ai pris rendez-vous avec un manipulateur-généticien et tu verras.

    – Il n’y a pas que ça. Comment dire ? Avant j’aimais bien t’éplucher lentement pour faire durer ma dégustation.

    – Ah ! Faudrait savoir. Tu ne te rappelles pas que tu étais obligé de stopper nos élans pour cracher mes pépins.

  20. Anne Lonjaret dit :

    Ce thème me rappelle une comptine que j’apprenais aux enfants en colonie de vacances il y a plus de 20 ans…..

    Connaissez-vous l’histoire

    De la p’tite mandarine

    Qui s’en allait un soir

    Au bal de sa copine

    En chemin elle rencontre

    Un jeune garçon citron

    Qui lui dit vient chez moi

    On va danser le rock n’roll

    Et pendant qu’ils dansaient

    Pendant qu’ils s’enlaçaient

    Le jeune garçon citron

    A eu un zeste déplacé

    Trois mois plus tard

    La petite mandarine

    A dit à sa maman

    Maman j’ai eu un gros pépin

    Six mois plus tard

    La petite mandarine

    A eu une petite fille

    Qu’elle appela la clémentine

    Qu’elle appela la clémentine

    Connaissez-vous l’histoire

    De la p’tite mandarine

    Qui s’en allait un soir

    Au bal de sa copine

    En chemin elle rencontre

    Un jeune garçon citron

    Qui lui dit vient chez moi

    On va danser le rock n’roll

    Et pendant qu’ils dansaient

    Pendant qu’ils s’enlaçaient

    Le jeune garçon citron

    A eu un zeste déplacé

    Et la petite mandarine

    Rentra à la maison

    Et dit à sa maman

    Je crois que j’ai un gros pépin

    Et puis neuf mois plus tard

    A la maternité

    Un pamplemousse est né…

    Et l’histoire peut recommencer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Répondez à ce calcul pour prouver que vous n'êtes pas un robot * Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

diam vulputate, libero tristique Nullam Aliquam dapibus eget