Êtes-vous concerné par le syndrome du Concorde ?

Au début des années soixante, de brillants ingénieurs de l’aéronautique eurent l’idée de construire un avion supersonique. Le général De Gaulle, alors Président de la République, accepta de soutenir le projet et décida qu’il s’appellerait : Concorde.
Le premier vol d’essai qui eut lieu six ans plus tard à Toulouse. Il dura une petite demi-heure. C’était l’avion civil le plus révolutionnaire de tous les temps. Il volait plus haut et plus vite que tous les autres, sa technicité avait 20 ans d’avance. Les Américains le jalousaient.
Mais ses concepteurs avaient oublié une chose : s’intéresser aux compagnies susceptibles de l’acheter. Ils avaient réalisé un bel engin sans se préoccuper de sa rentabilité. Ce fut un fiasco, un gouffre financier.

Dans une moindre mesure, on peut rapprocher le destin malheureux du Concorde avec celui des personnes qui décident d’écrire un livre sans trop se poser de questions.
Estimant qu’elles ont une bonne idée d’intrigue, cela leur paraît suffisant.
Autrement dit, elles ont une manière de penser qu’on pourrait qualifier de syndrome du Concorde.

Écrire un livre est encore considéré en France comme une vocation, un acte désintéressé dont on tirera peut-être profit. Avec un peu de chance…

Aux États-Unis, cette candeur n’existe pas. Un auteur, même débutant, a un réflexe marketing. Il s’attache à écrire un livre en pensant d’abord à ses éventuels lecteurs et aux moyens de diffusions. Il sait quels sont les genres littéraires qui font actuellement un tabac. Chez quels éditeurs et dans quelles collections son ouvrage pourrait trouver sa place.
Il a déjà une bonne idée de titre et d’une 4e de couverture. Il a aussi réfléchi à une version papier ou numérique.
Bref, il ne se voit pas comme un artiste, mais comme une bonne plume. 

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Je suis dyslexique. De facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau. Mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Peut-être avez-vous remarqué une faute. Merci de me la signaler : blog.entre2lettres(at)gmail.com

 

 

 

 

 

 

 

3 réponses

  1. malinconia dit :

    Vu le vide sidéral du contenu des romans français du moment, (prisés des gogos ou des bobos), ce n’est pas demain qu’ils voleront à Mach2, vitesse de croisière des écrivains américains et scandinaves, voire japonais, depuis belle lurette.
    Il leur faudrait « voler » un minimum d’idées nouvelles & d’imagination avant de seulement faire mine de s’inscrire dans leur sillage.
    Enfin, ce n’est que mon avis.

  2. Françoise - Gare du Nord dit :

    Bien vu  même si le mercantiliste américain peut paraître choquant et la naïveté française un petit côté charmant

    Le syndrome du Concorde me fait penser au syndrome du Tupolev : il a été dit, à une certaine époque, que certains plans du premier avaient été dérobés au profit du second même si celui-ci n’était pas une copie de l’avion franco-britannique. Ceci dit, pour vous prévenir du risque du plagiat dont sont parfois victimes les écrivains débutants

    Pour faire suite à ce qu’écrit Souris verte : j’ai appris que le choix du titre d’un livre n’appartient pas toujours à l’auteur mais plus fréquemment à l’éditeur

  3. Souris verte dit :

    🐀 LE CONCORDE.. UN LIVRE
    Ce magnifique oiseau de tôle avec son nez pointu… Cette perfection d’aérodynamisme, lorsque j’ai appris qu’il ne volerait plus m’avait profondément émue. Que de temps,que de recherche pour une technologie de pointe et…d’argent bien entendu… décevant.
    Écrire un livre… Du temps du remue-méninges… Peut-on se comparer à des chercheurs ?D’idées et de mots probablement ! Ceux-la exactement qui sont les uniques adéquats à la description d’une situation, comme les couvercles vont sur les bonnes casseroles… On en rit mais est-ce si simple ? Les ans passés, c’est fou comme ces mots s’envolent… Reviendront-Ils ? Et au prix de quel effort ? Eux se sont envolés pas comme l’oiseau de fer qui reste au sol.
    Curieusement, le titre, qui est ce qu’on lit en premier, il me semble qu’au contraire, dans la tête de l’homme de plume, il arrive en dernier. En fait, il est une conclusion qui serait en évidence sur la couverture et qui signerait l’idée tout en donnant l’envie de le lire. Une sorte de coup de chapeau, un salut d’arrivée pour le lecteur ou de départ pour l’écrivain.
    Le parallèle avec ce merveilleux engin:la fierté peut-être d’être aller jusqu’au bout d’une recherche. C’est tout car ce n’est pas avec  » l’euro  » symbolique que l’on perçoit par livre vendu qu’on sera soumis à l’impôt sur la fortune!!
    Cela doit-il être rassurant ? Je n’en suis pas si sûr !!! 🐀

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