Exercice inédit d’écriture créative 241

spermato-gabriel-sanihoLongtemps, j’ai habité un petit testicule sans prétention, rue Michel-Ange.
Il est vrai que j’avais la flagelle chétive,
un manque de vigueur.

Tandis que les autres crawlaient déjà,
je m’essayais à la brasse…
T’es un spermato sans avenir, qu’ils disaient
T’es pas prêt de rencontrer un ovule !
Ils se trompaient…

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28 réponses

  1. Colette dit :

    Spermato

    – Au secours ! Je me noie ! Hurla Spermato.

    – Chacun pour soi ! Dit en le bousculant Spermanaudo qui crawlait à la recherche d’Ovocity pour la gloire du trône.

    – Y a pas idée d’avoir de l’ambition pour un minus de ta sorte ! Tu n’as aucune chance ! Regarde mes prouesses !

    Petit Spermato regarda Spermanaudo avec envie, il manquait de muscles, mais, lui, avait l’âme romantique. Il rêvait déjà à l’élue de son cœur. Pour se faire, il s’y prendrait autrement, doucement, se laisserait glisser parmi les milliers de concurrents prétentieux. Il avait en plus cette tendresse caractéristique qu’aimaient tout particulièrement Fallopie et les ovules, très friands de la chose.

    C’est vrai que Spermato avait grandi en Gamète prometteuse, à puissants flagelles. Hélas ! Sa petite taille faisait tache parmi les costauds congénères qui à la course le dépassaient de plusieurs longueurs. Pauvre Spermato ! Il était à chaque fois la risée du troupeau. Mais, il n’avait pas dit son dernier mot pensant que l’agilité de sa petite taille lui servirait peu ou prou. Alors, il suivit tant bien que mal sa ligne de conduite en brasses régulières, efficaces.

    Pour l’instant, pas un ovule en vue. Il y en avait bien un, un énorme tombé directement avec fracas de Fallopie, (le genre à plaire à Spermanaudo) mais, il lui fit si peur qu’il but la tasse à gros bouillon.
    Il préférait la douceur du canal déférent (où il aimait se laisser porter sur son courant) aux vagues olympiques tapageuses de ses congénères. Lui, avait la sagesse des plus fragiles : «  Qui va piano va sano ».

    – Hé ! Spermato ! Lui cria un autre gros essoufflé, t’es pas prêt de gagner à cette allure !

    « On verra bien » ! Pensa –t-il au fond de lui. Il continua sa route en rêvant de se donner corps et flagelle, en entière osmose pour la postérité. Un parcours de combattant qu’il pensait assumer malgré ses mensurations.
    Les Vingt-trois chromosomes au complet, rien ne pourrait entraver la rencontre !

    – Allez ouste ! Microbe ! Barre-toi !!! lui hurla un autre.

    Spermato ne riposta pas, il était à présent dans la courbe de Fallopie qui l’accueilla avec envie.

    Mes amis ! Quels embouteillages à l’arrivée. Certains, trop empressés s’écrabouillèrent, occis, contre la paroi ovocytaire.

    Colette B_S

  2. MALLERET PEGGY dit :

    Longtemps, j’ai habité un petit testicule sans prétention, rue Michel-Ange. Il est vrai que j’avais la flagelle chétive,un manque de vigueur.
    Tandis que les autres crawlaient déjà, je m’essayais à la brasse…
    T’es un spermato sans avenir, qu’ils disaient
    T’es pas prêt de rencontrer un ovule !
Ils se trompaient…

    Ils se trompaient parce qu’en fait, ma voie n’était pas la même que celle de ce bataillon prêt à en découdre pour atteindre leur but. J’ai dit que j’ai habité un petit testicule sans prétention peut-être, et encore pourquoi ai-je dit cela ? Y-a-t-il des petits testicules prétentieux ?

    Parmi la nombreuse famille des frères-ennemis spermatozoïdes certains sont plus faibles que d’autres. Moi j’ai une inclination pour la nonchalance, et surtout pas la compétition. Considéré comme « un spermato sans avenir », j’ai sombré dans une spirale négative. Je n’avais pas envie de m’entrainer à crawler afin de fortifier mon extrémité caudale. Je ne ressentais pas cette hargne d’arriver vainqueur d’une longue et épuisante course de fond à grande vitesse. Me trouver au milieu d’une meute partant à l’assaut d’une ovule me faisait horreur.

    À ce moment là, je n’avais pas compris ma différence et en souffrais. J’étais à mon aise lorsque je me déplaçais comme un poisson qui se promène dans un aquarium.

    Est-ce de vivre rue Michel-Ange qui a conditionné ma vie de spermatozoïde-pas-comme-les-autres, dépourvu d’attrait pour les ovules ? Je ne sais pas.

    J’avais fini pas me créer une ambiance confortable au cœur du petit testicule sans prétention rue Michel-Ange et surtout les : « T’es pas prêt de rencontrer une ovule ! » me laissaient insensible.

    Or un jour le testicule se vida si fort que je ne pus m’agripper à rien et fut éjecter avec un nouveau bataillon. Finie ma vie calme de petit poisson heureux. Comme les saumons sauvages je n’avais pas le choix, j’étais obligé de suivre le mouvement et remonter le courant.
    Au milieu de ce tourbillon qui m’emmenait malgré moi, j’optais pour la brasse qui me laissait loin derrière les autres afin d’être sûr de ne rencontrer personne.

    En essayant de freiner ma course, je me suis coincé dans un inattendu repli d’une trompe de Fallope. Avec la vitesse je percutais une ovule qui s’était cachée là effrayée par cette armée prête à se jeter sur elle.

    Nous fîmes connaissance tout en douceur. Sa candeur me charma et me toucha à mon grand étonnement.

    À ce moment précis je devins : Un spermato avec un bel avenir !

  3. Françoise Gare du Nord dit :

    Clémence
    bien vu. J’étais en train d’écrire la correction lorsque vous avez posté votre remarque. Belle journée à tous

  4. Françoise Gare du Nord dit :

    erratum
    A la place de  » « spermatogenèse » sont quant à eux du genre masculin ? » il fallait lire  » sont du genre féminin »

  5. Françoise Gare du Nord dit :

    Tandis que les autres crawlaient déjà, je m’essayais à la brasse… T’es un spermato sans avenir, qu’ils disaient. T’es pas prêt de rencontrer un ovule ! Ils se trompaient.

    Dans la course effrénée contre les millions de mes congénères, je suis arrivé premier. A l’orée de cet ovule-là, je sus que je n’allais pas tarder à regretter cette performance.

    – Bonjour Mad….
    – Salut mec !
    – Daignez accepter mes respectueux hommages et …
    – Ah ! Le cave ! C’est bien ma veine de tomber sur un tocard pareil
    – Vous qui semblez incarner la quintessence de la féminité, pouvez-vous m’expliquer pourquoi…
    – Arrête de m’asticoter la membrane avec ta jactance de rupin et crache le morcif
    – Pourquoi « ovule », « ovaire », heu … « va…gin », heu … « cli »… heu … « clitoris » sont des substantifs du genre masculin bien qu’ils soient l’apanage du beau sexe, en l’occurrence la gent féminine, tandis que les termes « verge », « prostate », « spermatogenèse » sont quant à eux du genre féminin ?
    – Dis tézigue t’as besoin qu’on t’affranchisse sur la différence entre les gars et les greluches et les deux–trois choses qui tournent autour.
    – C’est-à-dire qu’il règne céans une telle obscurité que je souhaiterais être éclairé sur les mystères de la vie
    – T’as dû drôlement t’astiquer la flagelle au lieu de la vivre ta vie
    – Mais heu non, point du tout, nullement, en aucune façon. Votre discernement me semble aboli et je crois que
    – Bah ! Cherche pas à m’embobiner.
    – Je crains, hélas, que nous ne soyons compatibles. Je n’ose imaginer ce que nous pourrions donner ensemble et je pense qu’il est temps pour moi de …
    – Grouille-toi de me filer ton X ou même ton Y. Mon chromosome est X mais j’suis bonne fille, pas bégueule pour deux sous
    – Souffrez qu’à mon grand regret, je vous quitte séance tenante
    – Tu veux décamper ?
    – Je trouve qu’ici règne une curieuse atmosphère.
    – C’est la première fois qu’on me traite d’atmosphère. Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?

    Cette rencontre donna lieu 9 mois plus tard à la naissance de Léonie Bathiat, plus connue par la postérité sous le nom d’Arletty

  6. MARBOT dit :

    En grandissant ça devient con !

  7. MARBOT dit :

    Plus c’est petit…

  8. AB dit :

    Ils se trompaient…
    Parce que j’avais peur, peur de n’être pas à la hauteur, peur du risque car il était si grand et moi du haut de mon petit bout de rien du tout je n’osais m’exhiber, pire, je n’osais exister et surtout j’étais si bien dans ce petit endroit douillet où nul à part mes congénères ne venait me taquiner. Mon propriétaire me louant cet espace rond depuis toujours, je n’avais d’ambition à vouloir déménager pour d’autres horizons, les miens subissant les marasmes du temps me suffisant mais voilà que, soudain, ce dernier, mon propriétaire, comme beaucoup d’humains sur le retour, pris dans la mouvance d’un jeunisme éternel décide par l’intermédiaire de cachets bleus à ravaler ses intérieurs. Mes voisins les reins me l’ont fait savoir dès qu’ils ont dû purger la solution de ses potions. Pas étonnant que depuis ces travaux, jugés par son médecin, nécessaires, mes confrères spermatozoïdes se sont retrouvés tout remués et depuis, c’est à celui qui veut dépasser l’autre, ils se trémoussent, se faufilent, se bousculent à qui sera le premier, les progrès scientifiques promettent de belles échappées comme au temps où le bâtiment était tout neuf et les habitants bien vigoureux et je peux comprendre que « Monsieur» ait voulu revivre ce temps en effectuant un ravalement de premier ordre, ils voudraient tous rester jeunes, mais il y a un temps à tout et moi, je crois que je suis si bien dans mon petit coin de paradis, vieux mais si chaud, d’ailleurs je suis tellement bien que je l’ai baptisé rue Michel-Ange. Si je pouvais le faire savoir à mon logeur, lui dire qu’une rencontre avec un petit ovule serait pour moi une aventure bien compliquée, une mutation dont je ne veux pas et lui faire comprendre que pour lui évidemment la responsabilité bien plus grande encore !!! Mais pendant que je philosophe à cet état de choses je vois passer mes compatriotes, tous, si vite alors que je m’étire très fort et presque paresseusement que s’en y prendre garde une vigoureuse flagelle me happe.
    -Non, je veux rester ici, je suis faible et je ne veux pas donner la vie, laissez- moi mourir dans ma maison……. Hélas, intégré dans cette violente vague par ce frère d’arme je n’ai d’autres solution que l’accompagner et me mêler aux autres, eux sont fiers et valeureux, heureux de trouver l’âme sœur, moi, je sais qu’à cette seconde j’entre en guerre, un chaos dont je ne veux pas…. Trop tard; adieu mon paradis ! C’est une expulsion manu-militari, j’étais si bien dans cet avenir qui était bien plus sécurisant que le hasard de rencontrer un ovule qui me transformera dans neuf mois en une petite personne.

    AB

  9. NADINE de BERNARDY dit :

    Pour commencer je voudrais mettre les choses au point.
    Un petit testicule certes,mais pas n’importe lequel.Excusez du peu, mais mon frère jumeau et moi faisons partie intégrante de la virilité d’un académicien connu de l’intelligentsia du 6è arrondissement, mais que doivent sûrement ignorer les gros bras qui crawlent vers la rue Ramponneau et autres venelles mal famées du 20è !
    Ceci dit,j’ai la flagelle chétive certes, mais chétive ne veut point dire inefficace ou indifférente.
    De toute façon, que vouliez-vous que je fisse avec ce physique à la Woody Allen plutôt qu’à la Stalone ?
    Par correction, je ne choisi pas mes comparaisons parmi nos compatriotes.
    Si je brasse, c’est pour économiser mon peu de vigueur, afin d’être performant le moment voulu,intellectuellement et humainement parlant, afin que la matrice qui me fera l’honneur de m’accueillir,plutôt que ces matamores à tête chercheuse, mais vide, n’ai pas à le regretter.
    Ils disent que je ne suis pas prêt,c’est juste,j’attends dans l’ombre que mon logeur trouve la bonne partenaire. Malgré un âge avancé,le bougre est encore vert,il a tendance à papillonner dans le « paraître » : mannequins,actrices, une ou deux journalistes sensibles au prestige de son uniforme.
    Non, ce qu’il lui faut ,c’est une femme qui lui ressemble : intelligente,cultivée, qui le désirera pour ce qu’il est,lui vouera un amour sincère. Elle aura envie de porter son enfant,qu’elle chérira,en fera un esthète, un être hors du commun,un demi dieu….
    Houla, voilà que je m’emporte ,que je m’échauffe.Attention,gardons la tête froide.
    Apparemment il va passer à l’action,ça me fait le même effet à chaque fois,je dois rester vigilant et savoir si celle-là convient.
    Est ce que je dois mettre ma flagelle en action pour coiffer au poteau la concurrence, ou rester tapi jusqu’à la prochaine incartade ?
    Ah,je vous le dis, il n’est pas de tout repos le métier de spermatozoïde !

  10. MARBOT dit :

    Longtemps, j’ai habité un petit testicule sans prétention, rue Michel-Ange.
    Il est vrai que j’avais la flagelle chétive,
    un manque de vigueur.
    Tandis que les autres crawlaient déjà,
    je m’essayais à la brasse…
    T’es un spermato sans avenir, qu’ils disaient
    T’es pas prêt de rencontrer un ovule !
    Ils se trompaient…

    J’allumais une dernière cigarette pour me donner du courage. L’environnement humait le spermicide.
    Progressant à taton dans l’obscurité qui s’étendait à l’horizon, j’entrevis une halte. Arrêt d’urgence, mon flagelle avait été vérolé. Changement de registre à la lumière d’un néon.
    Elle apparut, mince, fragile. Mirage, la fatigue sans doute.La route était encore longue.

    Non sans regret, je rejoignis l’autoroute et passait la seconde. Dernier regard en arrière, elle restait pétrifiée.

    Soudain pris d’une langueur, je fus saisis par l’Automne. Le flux s’amenuisait et les cellules utérines déhissaient.

    Mon horloge biologique s’affolait. Inspiration, expiration, le temps retrouvé.

    Conscient en cet instant de la vanité de ma course contre la montre, je pris la première sortie qui s’offrait à moi et ses chemins de traverses.

    Connecté au dernier satellite tumoral béninois, je me retrouvis au milieu d’une forêt tapissée de carmin.

    Sortant de mon véhicule, je foulais ce sol inconnu avec l’angoisse de celui qui va bientôt mourir, face à lui-même.

    Un chuintement, une plainte, d’abord lointaine et glissant jusqu’à moi.

    Attendant peut-être, je ne sais, quelque chose, quelqu’un bondit sur moi. Ventre à terre, je sentis son emprise et la chaleur de son poids.
    Je me dégageais, je la vis rouler, se relever et se dresser à mon bord.

    Le vent se remit à souffler.
    Panique ! Il me sembla que le monde s’écroulait.

    Elle piaffa.
    L’oiseau de mauvais augure s’envola.

    Qui es-tu ?

    Je ne sais

    Où vas-tu ?

    Je ne sais pas

    Où vas-tu ?

    Avec toi…

  11. Henriette Delascazes dit :

    Corriger :… qui m’engloutit, et là le pied (supprimer bizarre)
    puis :j’appréciais d’hiberner

    Excusez-moi d’avoir mal relu
    Hneriette

  12. Henriette Delascazes dit :

    Longtemps, j’ai habité un petit testicule sans prétention, rue Michel-Ange.
    Il est vrai que j’avais la flagelle chétive, un manque de vigueur.
    Tandis que les autres crawlaient déjà,
    je m’essayais à la brasse…
    T’es un spermato sans avenir, qu’ils disaient :
    « T’es pas prêt de rencontrer un ovule ! Ils se trompaient…
    On se moquait, on m’appelait Sperlambin ! C’est vrai, je suis un peu lent, non pas vraiment, çà c’est ce qu’ils disent, moi je suis prudent. Pourquoi se décarcasser pour arriver le premier, alors qu’en prenant mon temps, j’arrive tout autant ! J’étais d’ailleurs en congé sabbatique et j’hibernais tranquillement. Souvent, je me cachais je l’avoue, dans les tréfonds des bourses où l’on m’oubliait totalement ;
    Pourtant un beau jour, il m’arriva une superbe aventure. Je m’en vais vous la conter !
    « Ouah…Houhou ! Que se passe-t-il ? Je me crus sur les montagnes russes, le manège tourna, s’envola, s’agita. Me voici pris de nausée, bousculé… et j’en passe. J’avais été repéré et il fallait bien que je sorte de mon trou. Je m’étais sans le savoir engagé dans une curieuse affaire. Tout ça dans un moment d’inattention.
    J’étais perdu, entassé au milieu d’une foule, je plongeais vers un grand néant, dont il me faudrait bien sortir, car tous ensemble, çà n’ira pas. C’est la cohue, ce doit être le premier jour des soldes. J’étais pourtant bien planqué au coin d’un testicule qui sans prétention aucune nous fichait foutrement la paix.
    Je me demandais encore ce qu’il arrivait, car les bourses qui nous abritaient gentiment, et m’avaient épargné jusqu’à ce jour (j’étais peut-être le chouchou) se mirent soudain en émoi, et une agitation soudaine s’empara des testicules de Pascal. Nous voilà soudain mis en concurrence. Les participants s’agitèrent en tous sens, chacun voulant se distinguer, briller, gagner le pompon, enfin quoi, ce fut une grande bousculade. Qu’avaient-ils à gagner ? Je me le demandais. Élégant, je tentais de les laisser passer, pour quoi se précipiter, je ne comprenais même pas l’enjeu de la fugue. Nous nous vîmes un milliard au départ, mais un seul arriverait au but, c’est ce que me cria Spertux en m’écrasant le pif.
    Non, mais pour qui se prenaient-ils tous ceux-là ? Je ne sais pas où ils vont, je ne sais pas où je dois aller, mais je suis certain d’une chose c’est que je dois m’en sortir et vite. J’étouffe dans la foule, moi, pourquoi ne m’ont-ils pas laissé en paix bien au chaud, dans un repli de peau. Une mêlée s’ensuivit, une bataille à coup de flagelles s’engagea, ils s’étaient tous empêtrés au milieu de cette agitation affolante. Les secousses me donnèrent encore une fois des nausées, je risquais d’être blessé si je ne prenais pas mes précautions. Bref, j’allais les laisser se battre, puisqu’ils avaient l’air d’apprécier. La foire d’empoigne très peu pour moi.
    Je n’étais sans doute pas le plus fort, mais pour m’en sortir et ne pas mourir écrasé, il me fallait être le plus malin.
    Je m’éloignais de la castagne, et contournais la bagarre. Je me faufilais vers la sortie, et là me trouvais en terre inconnue. Je paniquais un peu lorsque je rattrapais Textus qui détalait derrière Spertux. Malin je m’accrochais délicatement à la flagelle de Spertus et me laissais glisser vers cet inconnu qui les attiraient tous au risque de se castagner dans une agitation extravagante.
    Agacé, Spertux se secoua, et me fit dégager, il avait bien compris. Bon cette fois je pris une décision et j’allais leur démontrer que je pouvais être le plus rapide. Je distancerais ces milliards de vers microscopiques qui me poursuivaient.
    Je ne sais pas qui je suis ? Suis-je quelqu’un ? Non peut-être pas encore, mais j’ai un fort pressentiment que si j’arrive à nager le plus vite je deviendrai quelqu’un. Et les voilà qui se bagarre, qui se font des coups en douce, ils glissent, tombent, se relèvent, et repartent essoufflés, alors que moi tranquillement, ne me mêlant pas à leurs querelles je nage en plein rêve, mais oui, encore un effort, je les distance tous. Que vais-je gagner, je ne le sais pas encore, mais ce doit être merveilleux pour qu’une telle concurrence se présente.
    Voilà, je commence à les distancer, nous ne sommes plus que quelques-uns dans la course, la plupart se sont effondrés dès le départ, les malins ! …Mais il faut vraiment que j’arrive le premier, je ne sais pas encore où, mais je veux gagner cette course infernale pour arriver à m’affirmer. J’ai un honneur à sauver Moi Sperlambin. Mais on se croirait sur les montagnes russes. Le couloir est fort agité.
    Boum ! Ouh là là, que se passe-t-il, dans un dernier sursaut, je me sens projeté dans une sorte de planète bizarre qui m’engloutit, et là , le pied, le bonheur je suis seul, et enfin je vais pouvoir savourer ce moment de calme bien au chaud. Ovu se présenta bien vite à nous deux nous allions réaliser de belles choses ! (ça c’est elle qui le dit !). Elle est belle et douce Ovu, et semble ravie de notre rencontre. Pourtant j’ai l’impression que nous serons deux ex aequo, car une sœur d’Ovu s’était présentée, elle aussi, alors que ce n’était pas son tour, et Spertus s’en contenta. On nous dit plus tard que Ova attendait son tour depuis quelque temps et qu’elle aurait dû avoir la priorité, mais elle était timide.
    Nous n’allions pas nous lancer de des querelles stériles, ce serait inconvenant.
    Comme je n’étais pas très informé sur le sujet, Ovu fit mon éducation :
    Elle me donna un nom ! je suis Sperm, et je viens de rencontrer OVU. Elle m’attendait. Nous sommes totalement dissemblables, et me dit-elle, désormais nous n’allons faire qu’un, car nous allons nous transformer, nous mêler pour fabriquer un être vivant. Ovu, elle a l’air de tout savoir, moi qui croyais être le plus fort, elle a l’air d’en savoir plus que moi !
    Et voilà pendant très longtemps, nous nous sommes tellement métamorphosés qu’il ne reste plus rien de ce que nous étions au départ. Nous sommes un fœtus.
    Maintenant nous allons bientôt devoir changer de nom. Dans notre piscine bien douce et bien chaude, on entend des bruits, des voix douces, d’autres plus graves. On entend parler de BEBE. On se plaint d’ailleurs aussi, car on parle même de deux bébés. Eh oui ! Spertus et Ova ne voulant pas être en reste firent comme nous. Peu à peu, nous devenions deux bébés. Beaux, je ne sais pas !
    Qu’est-ce qu’un BÉBÉ ? C’est peut-être ce que l’on est devenu !
    On commence à manquer de place. Je dis toujours ON, car je n’arrive pas encore à m’habituer. J’ai l’impression qu’à nous deux on est devenu des géants. Un bébé c’est peut-être un géant ! Alors deux bébés, imaginez la place.
    Voilà c’est décidé je suis bien trop à l’étroit, et je commence vraiment à m’ennuyer. Je me sens vraiment seul dans un aussi petit espace. Nous ne pouvons même pas communiquer, car les autres ne sont pas dans la même bulle que la nôtre. Mais comment fait-on pour en sortir ?
    À nouveau, je me demande ce qu’il peut y avoir ailleurs, de l’autre côté… si je n’arrive pas à me tirer de là je vais me mettre à bouger dans tous les sens, à taper des pieds, peut-être que l’on m’ouvrira une porte.
    Ce n’est pas facile de passer ce tunnel étroit, j’ai peur, j’ai mal, et en plus j’entends crier dehors. Voilà des mains solides m’attrapent, j’ai une frousse bleue, et je me mets à crier. Tout le monde à l’air content. J’ai dû faire ce qu’il fallait. On me trouve beau. C’est un garçon annonça-t-on, puis un instant plus tard, un nouveau cri : C’est aussi un garçon !
    Consternation des parents qui n’ont pas choisi des prénoms de garçons. Le père trancha bien vite « On ne va pas passer le réveillon là-dessus. On habite rue Michel Ange, il y aura Michel et Ange ; et c’est ainsi qu’après avoir subi tous ces outrages je me trouvais transformé en BÉBÉ prénommé ANGE ? L’autre, mon jumeau nous dit-on s’appela Michel.
    Pas trop d’imagination cette famille. Je ne sais pas ce qui nous attends, mais je me demande si je n’aurais pas du continuer à lambiner tranquillement au fond de ma bourse accueillante. Après tout mon congé sabbatique n’était pas terminé, et j’appréciais d’hibernais tranquillement, moi le lambin !
    Mais quelle idée, il a eu ce Pascal, les vacances le mettent en joie !
    Bonne vacances, profitez-bien et faites quelques bébés !
    Henriette

  13. Françoise dit :

    Longtemps, j’ai habité un petit testicule sans prétention, rue Michel-Ange.
    Il est vrai que j’avais la flagelle chétive,
    un manque de vigueur.
    Tandis que les autres crawlaient déjà,
    je m’essayais à la brasse…
    T’es un spermato sans avenir, qu’ils disaient
    T’es pas prêt de rencontrer un ovule !
    Ils se trompaient…
    contrairement à beaucoup fonçant droit devant
    je vis le panneau « direction voies de faloppe »
    i y en avait donc deux
    je choisis celle de gauche
    pourquoi la gauche ?
    je ne saurais vous dire
    sans doute influencé par les opinions politiques
    prévalant rue Michel Ange
    et là je rencontrai un ovule qui m’absorba avec avidité
    c’était chaud, c’était bien
    je me lovai
    je perdis tout contact avec la réalité
    cela s’appelle la fécondation
    qu’importe !
    je n’aurais jamais cru qu’un spermato pouvait avoir un avenir !

    je ne puis en dire plus

  14. Brigitte Dalla Torre dit :

    Longtemps, j’ai habité un petit testicule sans prétention, rue Michel-Ange. Il est vrai que j’avais la flagelle chétive, un manque de vigueur. Tandis que les autres crawlaient déjà, je m’essayais à la brasse…
    T’es un spermato sans avenir, qu’ils disaient.
    T’es pas prêt de rencontrer un ovule:
    Ils se trompaient.
    oui ils se trompaient même si je n’aurai jamais rendez_vous avec cette salope euh Fallope de trompe pour ma lune de miel avec ma dulcinée.
    non j’étais voué à un autre destin.
    Sidonie la biologiste avait flashé sur moi alors qu’elle triait les spermatozoïdes en vue d’une prochaine FIV.
    Contre toute attente, je fus choisi alors que mes copains agitaient frénétiquement leur vigoureuse flagelle. on allait procéder à la rencontre mythique voire mystique des gamètes par injection intra-cytoplasmique. En clair, on m’inspira dans une pipette pour me faire traverser la paroi de l’ovule.
    Avec ma flagelle chétive, peu de risque que je me carapate.
    du grand art aurait dit Michel Ange

  15. Ils se trompaient:
    L’ovule évolue,
    et moi
    j’ai changé ma technique.
    Adieu la natation,
    je me suis mis au saut gymnique
    (Le super saut nique)
    Et chaque jour je m’entraine dans le bouillon
    du bassin olympique.
    Je veux être le premier de la bande.
    Je prépare mon impulsion
    et mon sperm’ atonique.
    Je cherche dans le plongeon
    La trajectoire parabolique,
    le jaillissement volcanique

    Demain,
    je saute dans le grand bain
    à moi la danse synchronique,
    les circonvolutions pyrotechniques.
    Je vous laisse à vos amours platoniques

  16. Kacyne B. dit :

    « – Bonjour, toi ! Oh ! Excuse ! Je te réveille !

    – Pas grave ! Je voyage ! Mais ça m’épuise, dit le spermatozoïde en bâillant.

    – J’ai vu passer tous tes copains, le feu au flagelle. Ils filaient au festival de Cannes.

    – Evidemment ! Les étoiles montantes, ils adorent.

    – Et si nous allions faire un tour sur le lac, suggère l’ovule. Je possède une barque, regarde là-bas, la bleue.

    – Une barque ? Trop drôle! Même pas une barquette ! Une coque de noisette…

    – Qu’importe ! C’est bien assez grand, nous sommes si minuscules.

    – Bon, d’accord. Mais je rame. C’est moi l’Homme ! «

    Et les voilà partis…à l’Aventure.

    Une heure plus tard,un parfum d’amour immobilise l’embarcation.

    Avec tendresse,le spermatozoïde s’approche de l’ovule, qui, un frisson dans la voix, lui murmure :

    « Oh ! Toi ! Je sens que tu as très envie…de…zygoter ! »

  17. Clémence dit :

    Longtemps, j’ai habité un petit testicule sans prétention, rue Michel-Ange. Il est vrai que j’avais la flagelle chétive, un manque de vigueur. Tandis que les autres crawlaient déjà, je m’essayais à la brasse…
    T’es un spermato sans avenir, qu’ils disaient
    T’es pas prêt de rencontrer un ovule !
    Ils se trompaient…

    Pardon, pardon, Monsieur Perrat ! Vous vous avancez lorsque vous dites : « Longtemps ». C’est vite dit ! Permettez que je corrige. J’aurais une nette préférence pour la formule suivante : « Il y a longtemps…presque 60 ans… ».
    Par conséquent, j’avoue que je suis sexagénaire. Je n’ai pas honte à le dire car je n’ai pas pris une ride !

    Le nom de la rue où était implanté mon domicile a été certes de bon augure ! Sur ce point, vous n’avez pas tort de souligner ce détail ! En effet, ma créativité est devenue ma compétence essentielle ! Je me suis toujours empressé de l’ exercer de telle sorte qu’elle soit toujours à mon avantage, quitte à déplaire à mes collègues. Mais, point m’en chaut ! J’ai une carapace anti-tout !

    J’ai toujours aimé être de mauvaise foi et le montrer. Ainsi donc, lorsque vous déclarez que j’ai la flagelle chétive, je me vexe. Je préférerais que l’on dise que mon flagelle est sinusoïdal. Cela fait plus noble !

    En revanche, Monsieur Perrat, vous n’avez pas tort lorsque vous mentionnez mes faibles capacités natatoires par rapport à mes collègues et concurrents. De plus, je revendique haut et fort un certain manque de vigueur et plus encore, un manque certain de vigueur !

    Vous avez aussi raison de vous opposer aux déclarations des personnes malveillantes à mon égard ! Oser dire que je suis sans avenir, que je ne suis pas prêt de rencontre l’œuf sœur ! Ce sont des insultes qui fêlent éhontément mon égo !

    Mais, comme vous le soulignez si bien, « Ils » se trompaient ! Mon succès mondial en serait la preuve irréfutable. Une chose à la fois… de l’œuf ou de la poule, revenons à ma personne !

    Mon père s’appelait André. Il avait une bonne tête, rieur à souhait ! Ma mère ? Il ne m’en a jamais parlé, je n’ai jamais cherché à la retrouver, trop fatiguant ! Parfois, je questionnais mon père, mais il s’arrangeait pour éluder la question.
    Quand et comment avait-il rencontré ma mère ? Était-elle jolie ? Avait-elle des cheveux blonds ou noirs ? Des yeux bleus ou noisette ?Travaillait-elle avec lui ? Était-elle sa muse, son égérie ?

    Face à tant d’inconnues biologiques, je n’ai jamais su de qui je tenais mes caractères dominants ou récessifs! Soit, cela ne m’a pas empêché de….Revenons à l’essentiel….

    Un soir enfin, bien que doté de peu de vigueur et de forme sinusoïdale, j’ai été éjecté illico presto. La face contre une bulle, de couleur blanc nacré. J’en ai eu le tournis. Heureusement, le choc ne fut pas trop dur, que du contraire. Peu de résistance. Un bon point, vu ma constitution.

    J’ai assimilé le mode d’emploi à mon rythme.
    Par un beau matin, mon créateur me découvrit. Je le regardais ébahi : il avait le sourire figé, les yeux ronds et le crayon fiché derrière l’oreille.
    – Mais quel est donc ce fichu avorton qui débarque ainsi, sans crier gare ! s’est écrié mon paternel ! Et la mère qui se taille ! J’en fais quoi de ce môme ?

    Il n’a pas été ingrat, mon père. Il m’a habillé, nourrit, hébergé et il ne m’a jamais forcé à travailler. C’est lui qui se donnait toute cette peine,au point de se tuer à la tâche !
    Tandis que moi, l’éternel ado, je flânais de bureau en bureau, l’œil torve, la bouche en coin, en pull trop court, en jeans et espadrilles.

    Je teins à souligner triplement un point positif et constructif ! Mon caractère s’est affermi au fil du temps. De prendre du temps à chercher comment ne pas travailler, j’ai pris du temps à trouver comment être astucieux, à inventer des machines complexes….

    Aaaaaaaaah, la gaffe, je viens d’écrire mon auto- biographie, et j’ai oublié de mentionner mon nom !

    Gaston, Gaston Lagaffe….

  18. Antonio dit :

    Ils se trompaient.

    J’avais étudié tous les manuels en phase séminale à l’université de Pénix.

    Parce que la première année de phase hormonale, je reconnais avoir glandé, comme beaucoup. Mais il avait été déjà assez difficile à mes parents de m’obtenir une bourse pour que je gâche mes études.

    « Tu va devenir quelqu’un ! » m’ont toujours encouragé mes génitaux.

    Pourtant je m’auto-flagellais. Je n’étais pas fait pour exister en dehors de ce testicule, aussi grand qu’un placard.

    Bien plus jeune que mes collègues, je n’avais pas de queue assez robuste pour défier les plus forts dans les épreuves sportives, à fort coefficient. Mais j’étais une tête comme on dit.

    « C’est avec une tête bien faite que l’on devient un homme ! » m’avait assuré mon prof de reproduction.

    J’en doutais. J’avais beau être sorti le premier de ma promotion à l’éjaculation du premier cycle (précoce que j’étais), et avec les honneurs, mes concurrents étaient déjà loin devant quand je décidais d’abandonner de pédaler dans la semoule pour me laisser aspirer par le flot du peloton de tête.

    Mais soudain, que font-ils, ces abrutis ?

    On était à toujours dans l’urètre qu’ils se croyaient déjà arrivés ?

    « Urètre ou ne pas être », telle n’était pas la question. « Avancez ou vous allez rater l’ovulation ! »

    Quelque chose les retenait, une force incommensurable qui les freina brutalement dans le canal et qui me propulsa, je ne sais comment, vers l’avant après un tête à queue incontrôlé.

    Je me retrouvais, tête première donc, dans la montée du fameux col de l’utérus que je n’avais vu que dans mes livres. C’était fabuleux !

    On était quelques milliers de spermatos sans avenir à se tirer la bourre dans une échappée improbable quand d’autres attendaient un signal pour remonter en selle déroutés au pied du mont de Vénus.

    « Va comprendre, Charles ! »

    De mes nouveaux concurrents, la moitié s’égara dans un cul de sac quand, toujours en tête, je menais la course avec les autres vers la trompe de l’arrivée. J’avais étudié le parcours.

    Tous me suivaient avant le sprint final à la vue d’un ovule. Que je croyais !

    Tête première, je m’écrasais contre une porte de placard qui ressemblait étrangement à celui que j’avais quitté quelques minutes plus tôt. C’était un ovaire !

    J’avais à nouveau les glandes. Elle m’avait trompé la Fallope !

  19. ourcqs dit :

    Longtemps, j’ai habité un petit testicule sans prétention, rue Michel-Ange.
    Il est vrai que j’avais la flagelle chétive,
    un manque de vigueur.
    Tandis que les autres crawlaient déjà,
    je m’essayais à la brasse…
    T’es un spermato sans avenir, qu’ils disaient
    T’es pas prêt de rencontrer un ovule !
Ils se trompaient…

    Séduction, sexe, stimulation

    Parcours initiatique

    Épreuve, efficacité

    Rêve, rapidité

    Mobilité, agilité, turbulences

    Accélération, arrivée

    Triomphe, trophée

    Ouf !!! Ovule

    OEUF ……

  20. Tissier mireille dit :

    Longtemps, j’ai habité un petit testicule sans prétention, rue Michel-Ange. Il est vrai que j’avais la flagelle chétive, un manque de vigueur. Tandis que les autres crawlaient déjà, je m’essayais à la brasse…
    T’es un spermato sans avenir, qu’ils disaient.
    T’es pas prêt de rencontrer un ovule:
    Ils se trompaient.

    J’allais certes moins vite qu’eux, j’avais bien conscience que c’était une futur vie qui était en jeu, mais j’étais lent et alors ?
    Malgré le découragement qui commençait à me gager j’avançais centimètre par centimètre lorsque, j’aperçu à mon grand étonnement un ovule venir au-devant de moi.
    Surpris par ce geste de compassion, je m’arrêta net. L’ovule, lui accéléra. Les autres spermatozoïdes aussi stupéfait que moi en furent verts de jalousie. Les ovules qu’ils convoitaient étaient encore bien loin. Le mien, arriva doucement vers moi et c’est à partir de ce beau moment que pouvait commencer la conception de la futur vie dont nous en serions les premiers témoins.

    En conclusion, la morale de ce texte est :
    Comme avait si bien dit Monsieur de la Fontaine:
    Rien ne sert de courir (ou de nager pour moi), il faut partir à point

    Mireille

    • Charles dit :

      … et tout à coup, cet ovule merveilleux fit une dernière embardé, te contournant par la droite pour se diriger vers moi. Je faisais la planche.
      Moralité : c’est pas toi qui va m’apprendre à draguer !
      🙂

      • Tissier mireille dit :

        On peut dire cela LOL. Et si on veut on peut finir par toutes les figures de la nage et finir en beauté en synchronisation.

        Bonne journée à vous.

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