Comment j’en suis venu à animer des ateliers d’écriture?

C’est un concours de circonstances qui m’amena à enhardir les autres à écrire.
Après avoir obtenu un prix à l’Académie Française pour « Un regard peut-être », un recueil de poésies, j’ai été interviewé par une radio locale. Suite à cette interview, le responsable d’un centre culturel m’invita à parler d’écriture et de poésie devant les adhérents de la bibliothèque.
Des enseignants se trouvaient dans le public, une institutrice me proposa de rencontrer ses élèves.
Séduit par l’idée de « parler poésie » avec des enfants, j’acceptais.
Mais, tandis que je préparais mon intervention, je me suis souvenu des textes soporifiques qu’il fallait ânonner sur les bancs de l’école. Je n’allais tout même pas, à mon tour, dégoûter les enfants de la poésie avec des textes se trouvant peut-être à mille lieues de leur sensibilité et de leur époque.
J’ai donc décidé d’employer l’heure et demie qui m’était offerte, à leur donner l’envie de créer et d’illustrer leurs propres textes par le biais d’exercices d’écriture simples et ludiques tels que :
Si j’étais un lapin qu’est-ce que je dirais à une carotte avant de la manger ?
Si je « parlais caillou », qu’est-ce que je dirais aux gens qui me marchent dessus ? Aux lance-pierres qui me forcent à tuer les oiseaux ? Au vent qui me caresse ? À la mousse qui me pousse sur le dos ?
L’ensemble de la classe s’enthousiasma pour ces jeux d’écriture. Je dois dire que l’ouverture d’esprit de l’institutrice me facilita les choses.
Ce premier atelier d’éveil poétique fut suivi de nombreux autres.
Plus j’avançais dans mon expérience avec les enfants, des garçons et des filles de 7 à 10 ans, plus ils m’étonnaient.
Leurs créations étaient si vives, si riches et spontanées, qu’après chaque atelier je m’interrogeais. Pourquoi les adultes ont-ils généralement perdu cette spontanéité, cet élan créateur qui jaillit naturellement chez les enfants ?
Pourquoi n’ont-ils plus l’étonnant pouvoir de détourner les choses, d’inventer des situations, d’humaniser les objets, comme bon leur semble ?
J’avais beau tourner et retourner ces questions dans ma tête, aucune réponse ne me satisfaisait.

Retrouver son enfance pour enfanter des idées.
À cette époque, certains de mes poèmes étaient publiés par la revue « ARTÈRE » qui associait la poésie à la peinture.
Ce qui me donnait l’occasion de rencontrer de nombreux créateurs : peintres, musiciens, écrivains, illustrateurs, etc.
C’est en les observant vivre et créer que je remarquais un point commun entre ces artistes. Une particularité qui allait orienter toute ma démarche et le concept Éveilleur d’idées ® Tous, même les plus âgés, n’étaient pas vraiment matures, du moins en ce qui concernait leurs comportements. Une naturelle enfance tenait encore la main de l’adulte qu’ils étaient devenus !
Un enfant ludique s’exprimait encore en eux et leur permettait de s’enthousiasmer, s’étonner, s’émerveiller et surtout de voir les choses comme on ne sait plus les voir, une fois adulte.
Partant de ce constat, je me suis dit que cet enfant créateur ne survivait peut-être pas seulement chez les artistes. Que ce don n’était peut-être pas réservé à quelques personnes. Qu’il devait peut-être sommeiller quelque part en chacun de nous et qu’il était possible de le sortir de sa torpeur.
C’est dans cet esprit que j’ai commencé à animer des ateliers d’écriture créative destinés aux adultes. Je voulais qu’ils retrouvent leur enfance pour enfanter des idées. Qu’ils réaniment leur vitalité créative en renouant avec l’enfant rebelle, sans règles à respecter, sans opinions, habitudes, valeurs, etc. J’ai réussi.
J’ai choisi le mot atelier, parce que le lieu où je recevais les participants, était un ancien atelier et les exercices que je créais, étaient des outils imaginatifs.
Ils étaient tous bâtis sur le même principe, éveiller la créativité assoupie chez la plupart d’entre nous.
30 ans plus tard, c’est toujours le cas. J’en ai même fait mon métier : Éveilleur d’idées ® un enchaînement naturel avec les ateliers d’éveils poétiques que j’animais, à mes débuts, dans les écoles.
C’est toujours dans le même esprit que j’ai créé des stages qui révolutionnèrent la formation à l’écriture au CFPJ, la grande École de Journalisme à Paris. Toutes les écoles s’en inspirèrent.

2 réponses

  1. Anne Lonjaret dit :

    « sans regles à respecter… » Votre concept d’éveilleur d’idées est très séduisant. Pourrais je créer une page FB dédiée à ce type d’éveil et que j’alimenterai chaque semaine ?

    • Pascal Perrat dit :

      Bonjour, Anne, il existe déjà https://www.facebook.com/eveilleur.didees/
      Vous pouvez l’alimenter. Amicalement Pascal
      IMPORTANT : Éveilleur d’idées ® est une marque déposée.
      Seule les personnes certifiées Animateur Éveilleur d’idées ® par Pascal Perrat sont autorisées et habilitées.
      Une certification Animateur Éveilleur d’idées ® n’est accordée qu’après un entretien avec Pascal pour déterminer si votre profil convient, puis d’une formation intensive de 2 jours 1/2

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