L’anecdote animalière

De petits faits inattendus aux conséquences malheureuses mais sans caractère irréparable

Racontez une anecdote dans laquelle entre en jeu une bête, quelle qu’elle soit. Animaux domestique ou sauvages, insectes, poissons, oiseaux, reptiles, etc.

Qui n’a pas vécu quelques imprévus lors de ses rencontres avec la faune ? Des surprises ou des peurs auxquelles on ne s’attendait pas du tout. Nous avons tous ce genre d’anecdotes à raconter. Il suffit de chercher dans notre mémoire pour les remonter à la surface.
C’est ce que je vous propose ce mercredi

Aujourd’hui, 39e jour de confinement, je vous invite à passer un bon moment dans vos souvenirs.
Procédez en 2 étapes :
1 – Repensez à vos rencontres avec la faune en général. Vous vous souvenez certainement de quelques anecdotes plus ou moins drôles.
2 – Racontez l’une de ces anecdotes par écrit en soulignant l’inattendu ou le surprenant. Sans vous interdire de la romancer.

Une anecdote animalière parmi d’autres

J’ai 8 ans, ce sont les grandes vacances. Nous voyageons dans une « traction avant, » une Citroën 11 légère, la voiture préférée des gangsters.
Dans le coffre, patiente Bouboule, notre chien. Il nous accompagne partout. Quand on lui ouvre le coffre pour un « arrêt pipi » il bondit joyeusement et court éperdument, droit devant lui. 

Ce jour-là,  nous nous arrêtons à Nantes. Mon père gare la voiture le long des remparts du château des ducs de Bretagne. Oubliant que nous sommes en ville, papa ouvre aussitôt le coffre pour que Bouboule se dégourdisse les pattes. Notre chien jaillit du coffre. Un parapet lui barre la route,, il saute par-dessus et…  chute dans les douves asséchées du château. 10 ou 12 mètres plus bas…

Nous n’osons pas regarder. Le pauvre doit s’être  fracassé. Ma mère hurle, horrifiée, je sanglote tout bas. 

Mon père se penche sur le vide. 
Bouboule, indemne, court après les biches qui paissent au fond des douves.
C’est l’heure du déjeuner, le gardien s’en est allé, la grille est fermée, personne alentour.
Comment récupérer Bouboule ?
Le téléphone portable n’existe pas encore.
Papa trouve une corde dans sa voiture, il la déroule dans le vide. Elle est assez longue mais pas assez solide pour supporter le poids d’un adulte. 

Il n’y a que moi d’assez léger pour aller chercher Bouboule. Ma mère me l’interdit ! On passe outre et je descends au fond des douves en fermant les yeux… 

Quand je touche le sol, Bouboule me fait la fête, j’attache le bout de la corde à son collier et papa le hisse précautionneusement.
La corde tient bon, le collier aussi.
Vient mon tour. Mon père tire tout doucement en s’arrangeant pour que je frôle le mur, je l’aide en prenant appui sur des aspérités. Ma mère tremble.
Ouf ! on s’en bien sorti, le chien ne boîte même pas. On file sans avoir visité le château.

Je suis dyslexique. De facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau. Mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Peut-être avez-vous remarqué une faute. Merci de me la signaler : blog.entre2lettres(at)gmail.com

75 réponses

  1. Anne Lonjaret dit :

    Je me souviens il y a 7 ans. C’était dans les Pyrénées, Nous descendions en vélo la longue file de lacets d’un col. Les premiers kms étaient en zone de pâturage. Du haut, nous surplombions les virages de la route. Les cloches se faisaient entendre ainsi que des aboiements de patous. Une voix roque raisonnait également. Nous nous rapprochions de cette vie de montagne. A quelques dizaines de mètres apparu un troupeau dense de moutons prenant toute la largeur de la route. Nous avons nécessairement ralenti notre allure. Arrivés vers les premiers moutons, nous nous apprêtions à poser pied à terre, mais ces derniers s’écartèrent puis se remettaient dernière nous. Nous avancions telle une bulle. C’était parfaitement insolite et nous prenions le temps d’apprécier. Puis nous avons discuté avec le berger. ce dernier voyant un camping car arrivé eut un rictus. Eh eh, les moutons ne se poussaient pas ;-). Le chauffeur en descendit pour faire s’écarter les bêtes, mais sans succès. Puis le berger intervint.
    C’est là un fait réel et je reconnais, que cyclotouriste, c’est souvent que je rencontre ce genre de situations privilégiée avec la faune locale.

    • Pascal Perrat dit :

      Belle leçon de vie à la campagne. Dommage, les troupeaux et leurs bergers sont de plus en plus rares.

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Un texte bucolique plein de charme. Et une scène – les routes de campagne embouteillées par des troupeaux d’ovins ou de bovins – souvent utilisée au cinéma lorsque les méchants échappent aux policiers bloqués par le troupeau. Et puis les Pyrénées à pied ou à vélo, quel plaisir

      • Anne Lonjaret dit :

        Merci de vos retours Pascal et Françoise. Dans les Pyrénées il y a encore de nombreux troupeaux avec bergers, sans oublier leur célèbre patou

  2. françoise dit :

    490/ Qui n’a pas vécu quelques imprévus lors de ses rencontres avec la faune ? Des surprises ou des peurs auxquelles on ne s’attendait pas du tout. Nous avons tous ce genre d’anecdotes à raconter. Il suffit de chercher dans notre mémoire pour les remonter à la surface.

    J’ai vécu une partie de mon enfance à la campagne, près d’une ferme de 100 hectares et des bêtes il y en avait. Toutes me faiaient peur mais elles étaient dans des enclos et je me sentais malgré tout en sécurité.J’allais même parfois assister à la traite à la main des vaches (il n’y avait pas de machine à cette époque).
    Les coqs m’zffrayeient un peu avec leurs cocoricos qui souvent nous réveillaienbt tôt le matin.ainsi que leurs compagnes les poules, .mais une seule bête me remplissait de frayeur, c’était un héron cendré qui avait élu domicile chez nous. Dès qu’il m’apercevait il me courait après. Vite j’allais me réfugier sur la lucarne d’un bâtiment (toujours la même). Il s’arrêtait et attendait sans doute que je redescende ; mais j’avais trop peur..Au bout d’un temps plus ou moins long.quelqu’un , en se moquant, venait me délivrer.C’est pour moi un souvenir très vivace.
    Des bêtes je n’en vois plus guère à part des chiens et des chats. Mais actuellement, en période de confinement, sans circulation de voitures,, sans piétons ou presque je vois parfois des mouettes marcher seules au milieu de la rue, sans crainte, calmement et çà m’amuse.
    Nous qui envahissons habituellement les plages (leur domaine en quelque sorte)elles viennent envahir le nôtre. Même pas peur doivent-elles se dire dans leur petite cervelle d’oiseau ……

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Il est vrai Françoise que la faune de nos campagnes peut s’avérer aussi terrifiante que la faune mexico-guatemaltèque décrite par Pakita. J’imagine sans peine que le héron cendré doit être impressionnant pour une petite fille.

      Votre anecdote me rappelle que lorsque j’étais enfant, ma mère achetait parfois une poule vivante au marché. Nous la gardions quelque temps avant de la tuer. Mais c’était mon frère et moi qui devions le faire, toujours un jeudi, en fin d’après-midi. Et lorsque le matin, ma mère nous disait : « aujourd’hui on tue la poule », ma journée était gâchée. Mon frère donnait le coup de couteau fatal et moi je tenais les pattes de la pauvre bête qui se débattait, ses pattes qui me griffaient et mon frère me hurlait dessus car parfois elles m’échappaient. Un mauvais souvenir

      • Pompelair dit :

        Souvenir douloureux pour moi aussi, l’horrible odeur des plumes de la poule trempant dans la bassine d’eau chaude pendant qu’on la plumait et surtout l’assassinat du lapin et son écorchement. On ne devrait pas faire ça devant les enfants. Nous sommes la preuve que ça les marque pour la vie mais aussi que ça en rend certains cruels.

        • Françoise - Gare du Nord dit :

          Vous avez raison Pompelair, l’odeur de l’eau bouillante dans laquelle on faisait tremper la volaille pour mieux la plumer me revient. Ainsi que l’image du lapin que mon père tuait d’un coup derrière la tête et que ma mère dépeçait. Elle en recueillait le sang quelle faisait cuire à la poêle avec un peu d’ail, on appelait cette préparation « la sanguette »

      • Pascal Perrat dit :

        Si on devait tuer l’animal qu’on mange dans son assiette les végétariens seraient innombrables

      • françoise dit :

        Que ces moments devaient être affreux. Par contre – c’est là que je me trouve incohérente – une ou deux fois par an il y avait la saint cochon : on tuait le cochon, après on le découpait et le moment qui me plaisait beaucoup, c’était quand on faisait du boudin. Je n’aime plus tellement manger du porc mais j’aime toujours le boudin noir….

    • Perrat Pascal dit :

      Vous avez raison, Françoise, la ville s’ouvre aux animaux. Si le confinement durait davantage, les plantes s’installeraient aussi. Et nous alors dans tout ça, la peur, peut-être

  3. Françoise - Gare du Nord dit :

    Après cette longue anecdote peuplée de vers, mygales, singes hurleurs, geckos, requins sans compter le serpent, migrant clandestin, certains ont pu rêver d’une semaine all include en hôtel club à Djerba

  4. pakita POM dit :

    El Paraiso

    Cette année là, j’avais choisi de rouler ma bosse à travers le Mexique et le Guatemala et, pendant deux mois, j’allais à la découverte de ces pays fabuleux où tout n’est que musique, couleurs et traditions, où les gens, avec cette simplicité généreuse qui les caractérise, vous ouvre leur porte et vous invite à partager leur repas.

    Si j’appreciais les tamales, j’eus une petite réticence en goûtant du bout des dents les nopal ( feuilles du figuier de barbarie couramment consommées par ici …)et hop un petit coup de tequila ou de mescal goût gros ver blanc pour faire passer tout ça.
    Le ver blanc il faut le croquer… vous êtes vraiment sûr ?
    Les traditions culinaires vous réservent parfois de bien étranges surprises !

    A Teotihuacán , je me suis émerveillée devant l’architecture précolombienne et on m’a expliqué qu’autrefois, à son apogée, la belle était colorée .. Imaginez toutes ses vieilles pierres éclaboussées de couleurs ! On m’a raconté que la couleur rouge par exemple, était tirée de la cochenille qui se trouve à l’intérieur des feuilles plates des cactus et là, mon plat de nopals, que j’avais avalé tant bien que mal en me disant que cela se rapprochait des haricots verts, s’est mis à jouer au yo-yo dans mon pauvre estomac.

    Allez, tout ceci n’etait qu’une mise en bouche pour vous inviter au dépaysement! Le Mexique est fabuleux et le Guatemala, plus petit et ? a mon avis plus authentique, l’est encore plus .Je garde de ce premier voyage un bouquet de souvenirs d’émotions colorées comme cette grosse mygale velue qui croisa mon chemin dans la foret de Tikal alors que les singes hurleurs dans la canopée, se bidonnaient de ma peur . Que dire de ce serpent noir et jaune, la nature a parfois de ces fantaisies…qui s’invita lors que notre ascension du volcan El Fuego . Imperturbable il s’est faufilé entre le guide et moi, soudain pétrifiée. Le guide, en souriant, m’a rassurée : «  Inutile d’avoir peur, sa morsure est sans appel et vous seriez morte avant que d’avoir été secourue… bon , on continue… ? »

    J’ai eu la grande chance de faire des balades botaniques avec des hommes médecine et d’avoir une approche des rites animistes encore pratiqués dans les petits villages isolés. Et j’étais heureuse de voir que, pour certains, les petites lueurs vacillantes des bougies, symbole de vie, brillaient plus que tous les ors dont dégoulinent les autels des églises construites par les conquistadors. Mais je m’égare mais c’est sans doute parce que ce voyage qui ne dura que 60 jours, est pourtant demeuré dans ma mémoire, malgré le temps, tellement vivant.

    J’étais donc partie de Mexico et, au gré des rencontres, avais traversé le pays avec une incursion au Guatemala où faute de place un soir de grande fete au village, je dormis dans un hôtel de passe où pendant que je m’interrogeais sur la cartographie douteuse des taches sur les draps, un gecko hilare s’accrochait au plafond pour ne pas s’écrouler de rire . Le voyage tirait à sa fin puisque je devais repartir de Cancun . J’avais choisi de passer les derniers jours de ce périple riche en aventures de toutes sortes sur une plage, à l ‘époque quasi déserte : « playa del paraiso » – le temps et les promoteurs en ont fait , j’ai pu le constater lors de mon dernier voyage, une monstruosité pour gens friqués !- Imaginez à l’époque, quelques paillotes où l’on accrochait son hamac et,devant vous, à l’infini, la mer des caraïbes…

    Le sable le plus fin qu’on ait pu rêvé, une eau si claire que vous y voyiez des poissons multicolores vous filer entre les jambes. « Attention tout de même , m’avait prévenu le logeur , ne pas passer de l’autre coté de la barrière de corail car les requins veillent …. » A l époque, on ne se préoccupait pas encore de la survie des coraux mais je choisis ce jour là d’en être un précurseur. Je m’installais donc tranquillement , profitais de ma journée pour flâner, mon regard caressant l’horizon barré par les vestiges de Tulum et,là bas, au loin, très loin , Cancun. Le soir venu, j’optais pour un repas de langouste fraîchement pêchée. Mais, pour cela, je devais retraverser la route que bordait la mangrove et rejoindre un petit bar fabriqué de bric et de broc d’où s’échappaient des rythmes entraînants.. Une belle soirée, bien arrosée d’un florilège de margaritas et autre tequila sun rise .
    Le soleil, lui, était depuis longtemps couché et , ayant bêtement oublié ma lampe torche c’est à borgnon que je rejoignais ma paillotte, traversant l’asphalte, qui, ce soir là, curieusement, -sûrement les effets de l’alcool- me semblait mouvant, un rien chaotique, craquant même… La lune, dans son infinie bonté, ne tarda pas à me renseigner : des crabes, en quantité ! Eux aussi rentraient de leur soirée et recouvraient la chaussée.. Je vous laisse imaginer. Le retour fut épique et je me jetais dans mon hamac, suspendue entre terre et ciel , à l’abri de tout ce qui pouvait courir ou ramper sur le sol. un sommeil de plomb, quelle belle expression !

    Le soleil me narguait depuis longtemps à travers l’ouverture généreuse qui servait de fenêtre mais la tête un peu en vrac et les mouettes criant encore assez fort dans le donjon, je m’accordais un peu de farniente. Les paupières mi closes, je contemplais la charpente de mon logis quand je la vis bouger… » stop c’est bon, j’avais cuvé alors quoi , on se calme ! » La poutre maîtresse semblait bouger, elle gonflait et dégonflait comme si elle respirait … là j’en suis sûre, elle a encore bougé,
    lentement peut etre, mais elle a bougé ! Fascinée , pétrifiée, je ne la quittais pas des yeux et c’est à ce moment là que son regard croisa le mien . Des yeux en fente étroite et une drôle de lumiere verte qui y brillait ..Un énorme serpent partageait ma paillotte., douillettement lové sur la poutre maitresse du toit Ensuite j’avoue , j’ai un blanc. Tout ce don t je me souviens , c’est plus tard, mon logeur qui, d’une palme nonchalante, chassait l’importun en m’assurant qu’il n’était pas dangereux et que sans aucun doute, ce reptile avait du trouvé ma compagnie agréable ….

    Quelques jours plus tard sur le tarmac de l’aéroport de Cancun où de grosses américaines gonflées au mac-do jouaient aux bimbos, je regrettais presque mes étonnants compagnons de voyage. Bien à l’abri dans l’avion, ceinturée , calée deja envolée, qui aurait pu penser qu’un serpent, échappé d’une bouteille de tequila dans l’espace bagages au dessus de nos tetes cassée, aurait pu,dégoulinant de tequila, glisser jusque devant mon nez… morte de rire !

    Quel joli point d’orgue pour ce voyage mouvementé

  5. Christine Macé dit :

    Je devais avoir une dizaine d’années. Nous étions rentrés de vacances et venions de récupérer Oscar, notre poisson rouge, confié pour l’occasion à de vieux cousins qui habitaient dans le xve arrondissement de Paris.
    L’aquarium avait été placé aux pieds de ma mère, à l’avant. Nous roulions sur l’autoroute de l’ouest, direction Marly. Soudain, mon père donna un brusque coup de frein et le bocal se renversa. Panique et gros chagrin : mon Oscar allait mourir ! J’étais inconsolable.
    Mon père eut alors une idée de génie. Au risque d’une intervention de la maréchaussée, il se gara sur la bande d’arrêt d’urgence et sortit rapidement de la voiture, emportant mon petit cyprin qui tentait de survivre dans le peu d’eau qui’il lui restait. Plaquant maladroitement le bocal sur le pare-brise, il cria à ma mère d’activer le lave-glace. Fort heureusement, à cette époque bénie, on n’utilisait pas de produit nettoyant sophistiqué… juste de l’eau ! Après quelques pompages laborieux, le niveau fut considéré suffisant pour ramener mon Oscar jusqu’à la maison. Nous roulâmes doucement pour ne pas risquer un nouvel accident et je séchais mes larmes.
    J’avais oublié ce sauvetage périlleux : merci Pascal de l’avoir fait retrouver. (Oscar vécut longtemps après cet événement).

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Bonjour Christine. il m’est arrivé la même mésaventure lorsque j’étais adolescente. La scène se passait dans un camion de déménagement dont le conducteur a fait une embardée. le poisson rouge est tombé sur le sol et nous avons, ma soeur et moi, eu un peu de peine à récupérer Anatole car il était gluant et gigotait frénétiquement
      Merci de m’avoir fait découvrir le mot « cyprin »

    • Pascal Perrat dit :

      Superbe anecdote. L’amour donne parfois des éclairs de génie. Peut-être avons nous été voisins avec vos vieux cousins. Quand nous étions encore à Paris nous habitions rue d’Alleray. Métro Vaugirard

  6. Grumpy dit :

    C’était lors de mes années dans l’océan Indien. Les animaux originaux aussi bien qu’endėmiques ne manquaient pas.
    Parmi eux les grasses, grandes et belles araignées noires aux longues pattes orange vif, rapides comme l’éclair mais souvent paisibles et dormantes dans les propres hamacs de leur toile.
    Les sachant non vénéneuses, elles ne me dėrangeaient pas. Il leur arrivait quelquefois de s’inviter dans ma case où je les laissais vivre leur vie.
    Jusqu’au soir où l’une, aventureuse, me rejoignit dans mon lit pour me chatouiller la figure.
    Moi qui ne faisais jamais mal même aux moustiques, j’eus la détente rapide et l’ėcrasai bien à plat d’un bon coup de tong.

    Et là je vis avec stupeur que j’avais tué une maman : une bonne centaine de ses filles minuscules et encore incolores filèrent à toutes pattes s’éparpiller dans toute la maison.

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Une histoire à ne pas faire lire à un arachnophobe. Il semblerait d’après votre récit qu’une mère ne donne naissance qu’à des filles. Je l’ignorais. Une question Grumpy : que sont devenues ses filles?

      • Grumpy dit :

        Les filles : araignée n’a qu’un féminin, comment faire pour les mâles ? Etant nées prématurées, elles n’ont pas dû survivre à moins que le margouillat n’ait daigné décoller ses ventouses du plafond pour descendre en faire son quatre heures.

    • Mais dites donc, vous n’auriez pas aussi croisé la mère de Bambi, par hasard ? 🙂 Une histoire pour Disney, histoire de réconcilier les arachnophobes comme moi !

      • Grumpy dit :

        Si, si, la mère de Bambi je l’ai croisée, mais c’était une autre fois, en forêt de Haute-Provence cette fois, je baladais avec la petite chienne de chasse Dolly, elle est partie comme une fusée après la biche, rien pu faire, elle est rentrée à la maison des heures plus tard, mais n’a pas jamais voulu me dire comment ça s’était terminé.

  7. RENATA dit :

    J’adore les chats . Depuis ma naissance ils font partie de ma vie . Alors , mariée , 2 enfants , il est temps d’adopter un chat .
    Il a 3 mois , roux , croisé angora . Les enfants le baptise Jupiter .
    Sa première mission fut de laver minutieusement notre beauceron de 45 kg qui ne trouva rien à redire .
    Jupiter amenait régulièrement les chats voisins à partager ses croquettes , il pêchait aussi dans notre étang , à grands coups de patte : le poisson éjecté c’est le beauceron qui l’attrapait au vol.
    Mais l’anecdote fut ce fameux jour où :
    je suis à l’étage et j’entends mon Jupi miauler étrangement . Alarmée voire inquiète , je me précipite , ouvre la porte et vois au pied de l’escalier mon chat , assis , avec une énorme couleuvre qui essaye de se sauver , mais il veille et la ramène d’une patte leste . Je hurle ! mon mari accourt, attrape la couleuvre et lui rend la liberté au bout de notre terrain .
    Un quart d’heure passe , re-miaulement à l’identique , re-porte ouverte , re-hurlement . Jupi était retourné chercher sa couleuvre pour me la ramener . Cette fois , mon mari l’a mise dans un sac , est parti en voiture la relâcher en forêt .
    Toute la soirée notre chat n’a cessé de nous miauler des reproches .
    J’ai toujours des chats , mais quand je reconnais le fameux miaulement , j’ouvre la porte avec d’infinies précautions .

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Quand un chat attrape une proie souris ou autre – une couleuvre dans votre cas, il vous l’apporte comme un cadeau q’il vous ferait. Je crois comprendre les miaulements de reproches du Jupi : vous aviez négligé son cadeau

    • Antonio dit :

      J’ai dû chercher Beauceron dans le dico pour savoir si c’était votre ado ou un autre animal. Il en a pensé quoi de la mésaventure de son compagnon de pêche ?

      • RENATA dit :

        Il n’a pas trop aimé le poisson rouge cru et l’a recraché illico , entrainant un fou rire familial , sauf pour mon mari !!!

        • Antonio dit :

          Mouais, cette histoire de Jupiter qui essayerait de nous faire avaler des couleuvres, en miaulant toutes les semaines un report de confinement, ce ne serait pas une métaphore plutôt ? Attention, Renata, aux textes trop engagés ! 🙂

    • RENATA dit :

      Cher Antonio , c’est une histoire vraie !!mais j’adore vos jeux de mots , je n’en parlerais ni à Jupi ni au beauceron Onyx , ils ne sont plus de ce monde , mais connaissant leur humour ils doivent bien rire du vôtre , merci .

  8. Françoise - Gare du Nord dit :

    Une anecdote qui ne remonte qu’à octobre 2018 où je constate la disparition de Lily ma chatte de 9 ans. Je précise que j’habite le premier étage d’un appartement qui donne sur un jardin. Je panique et la cherche durant des jours, affichant sa photo dans le quartier et publiant une annonce sur le site « Chatperdu.org ».

    Je commençais à perdre espoir lorsqu’au bout du 11e jour, je reçois un appel de la gardienne de mon immeuble qui m’informe qu’elle a retrouvé Lily sous l’escalier qui mène au parking, un endroit où j’étais passée. Elle était coincée sous la dernière marche et il m’a fallu des efforts pour l’extraire. Le soir, j’ai eu droit à un concert de ron-ron et des demandes répétées de caresses.

    Elle avait perdu 1 kg dans sa mésaventure. une question me hante : comment a-t-elle fait en sachant qu’il y avait pour elle de multiples obstacles à franchir : deux escaliers, plusieurs portes, un jardin et un parking à traverser. Le grand mystère. Il paraît qu’il existe des appareils permettant de tracer le déplacement des chats

    Pascal, pas d’anecdote avec Sym’pa?

    • RENATA dit :

      Les chats sont surprenants , j’adore!
      Ma fille avait perdu le sien en se rendant chez le véto à 5 km , il est rentré 15 jours plus tard sans blessures mais très maigre nous l’avons rebaptisé boussole .

    • Antonio dit :

      A un arrondissement près, cela me rappelle le film de Klapisch « chacun cherche son chat ». Une belle intrigue pour ce scénariste 😉

    • Pascal Perrat dit :

      Oui, Françoise, ils existent des « trakeurs » GPS qui s’accrochent au collier de l’animal, au guidon du vélo, au sac de madame… Un peu comme ceux qui nous attendent lors du dé-confinement.

    • durand JEAN MARC dit :

      Ah oui, Françoise, j’ai eu quasiment la même aventure, en retrouvant mon matou 48heures après, m’attendant sur l’un des pneus avant de ma voiture au milieu d’un parking plein ??

  9. Françoise - Gare du Nord dit :

    Nadine,je veux bien vous croire, je pense qu’un cheval vu de près, surtout dans les circonstances exceptionnelles que vous décrivez, doit être impressionnant, sans compter les risques de coups de sabot. Votre bébé s’est-il remis de vos émotions?

  10. Pompelair dit :

    C’était un âne. Celui dont l’homme, lui intelligent entre tous et tout, avait volé le nom pour l’utiliser tant et plus en qualificatif négatif envers l’inférieur, le bête, l’idiot, l’andouille, le couillon, le sot, l’abruti, le gâteux, le demeuré … Tous ceux-là étaient des « ânes»

    Et pourtant, celui-ci, un bel âne gris des Alpes, le dos strié d’une fine croix noire, certifiant sa race, il en avait sous le sabot et dans la tête.

    Il appartenait au boulanger qui pétrissait le pain pour son village près d’Aix-en-Provence, et pour un deuxième à quelques km de là. Et ces fournées, il fallait les livrer. C’était la tâche du petit âne gris.

    Chaque matin que Dieu faisait, la hotte chargée de miches fraîches, l’âne se mettait en route. Tout seul. Il connaissait l’itinéraire par coeur, car du coeur il lui en fallait beaucoup parfois pour effectuer cette marche par tous les temps de Mistral ou de canicule.

    Il arrivait au dépôt de pain où on le déchargeait de son fardeau et lui donnait à boire.

    Là on retournait l’âne dans la direction d’où il était venu, un bisou sur le museau, une petite tape sur la croupe, alors, tranquillement, doux, obéissant, têtu juste quand il fallait, il retournait direct à son village pour revenir chaque lendemain matin.

    N’est pas âne qui veut.

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Oui l’âne traîne une réputation injustifiée, il est très intelligent, certains prétendent même qu’il l’est plus que le cheval. Votre histoire me rappelle la chanson d’Hugues Auffray « Le petit âne gris » qui continue de me bouleverser

    • durand JEAN MARC dit :

      J’aime les ânes….depuis longtemps, les normands, les corses, les vendéens….en France, et ceux d’ailleurs. Porteurs des bagages humains, souvent trop lourds, ils ont bien raison de ruer, par moments, car, quand même, il ne faut pas charrier. Ils ont le poil, le cri et l’appétit rustique. Quand je bossais, j’emmenais des gosses pour les brosser chez un ami, agriculteur à la retraite…du travail, pas de l’affection. Je repense aussi à l’âne de la fable des animaux, malades de la peste, de Jeannot de la Source, à relire en ces temps de pandémie. et bien évidemment Balthazar, l’âne superbe du film de Robert Bresson! Soyons ânes!

      • Pompelair dit :

        Merci à Françoise et J. Marc. Cette histoire date des grands parents mais elle est authentique.
        Moi ce sont les ânes écrasés sous de terribles fardeaux de peaux de moutons, pelés, maigres et si tristes qui se faufilaient péniblement dans l’étroite Medina de Fez pour livrer les peaux aux tanneurs, menés à coups de bâton qui m’ont tiré des larmes de pitié impuissante.

  11. durand JEAN MARC dit :

    Nouvelle année! En bon sauvage, j’avais choisi… pas de fête, pas de pétards, pas de beuveries! Je m’étais isolé dans un appartement à Hardelot, balcon plein ouest, sur la mer. Nuit tombante et dans un sillon de lumière un OFNI. Je me saisis de mes jumelles….une silhouette d’oiseau…quel oiseau donc ?? Sur ce sable de la côte d’opale…en ce soir inédit de tranquillité ??

    Je descend et m’approche. La marée montante m’apporte bien un oiseau, un oiseau de mer, un grand oiseau, un qu’on voit parfois surfer sur les vagues et sous les eaux…à la télévision.

    Mais jamais là, si près des hommes. Avec ma petite expérience d’ornithoguetteur, j’analyse. Un oiseau dans cette situation est un oiseau malade.
    Je rentre jusqu’à à mi-cuisses dans l’eau glacée et m’apprête à le saisir. Mais si, comme l’un de ses vagues cousins, ses ailes l’empêchent de voler, rien ne s’oppose à l’utilisation de son bec.

    Et en vous signifiant clairement qu’il s’agissait d’un fou de Bassan, vous qui avez les pieds non palmés, et sur terre, vous vous dites…gaffe…gamin…gaffe!

    Effectivement, le Sula bassana (en latin dans le texte) me colla un coup de bec au dessus du sourcil…cette zone à peine située au dessus de l’œil dont je ne possède que deux exemplaires et aucun de rechange.

    Je remontais m’éponger et me plonger dans mes documentations. Il me fallait un grand carton et un bel élastique. En moins d’une demi heure je récupérais le tout et avec la mer étale le moins fou que moi n’avait quasiment pas bougé.

    Retour à la case plage….savant mouvement de bras pour bien placer le caoutchouc autour du sabre naturel. Carton.

    Et j’ai passé une grand partie de cette nuit à enquiquiner des vétérinaires qui ne voulaient pas nous accueillir. On me signala l’adresse d’une dame, à Wissant, s’occupant de soigner des oiseaux malades ou plombés. A minuit j’ y étais!

    Je ne développerai pas plus loin car les pages pourraient s’accumuler. Mais ce fût la définitive rencontre avec un oiseau, après quelques hirondelles, des merles et des mésanges, tous plus ou moins bien secourus qui me fixa à jamais dans ma passion pour ces êtres volants, chantants, migrants, cet arc en ciel permanent dans ma tête, après de bien mauvaises pluies.

    • Antonio dit :

      Y a un petit côté Peter May, dans le genre l’île du « sauveur » d’oiseaux, à l’opposé de Fanny. Je suis sûr que des pages pourraient s’accumuler comme une bonne nouvelle 😉

    • Pascal Perrat dit :

      J’ai enfin compris pourquoi t’es un drôle d’oiseau. Clin d’oeil amical.

      • durand JEAN MARC dit :

        Cher Pascal! Je fais partie de cette drôle de famille des gens aimant les chats (lire plus haut) et les oiseaux. Ce qui est parfois difficilement conciliable. J’achète des croquettes articulées en forme d’oiseaux pour mes chats, cela semble leur convenir et des petites côtes de maille (mais non, pas la moutarde!) pour les mésanges logeant trop près. Les oiseaux d’ailleurs piquent des poils aux chats pour confectionner leurs nids. Tu remarqueras que je te réponds gentiment même si tu traites mes amis poilus d’assassins. Enfin, c’est normal, j’avais bien signalé (également plus haut) que j’aimais bien les ânes. Retour de clin d’œil. Prend soin de toi, de tes proches et de ton sympa de chien!

  12. Fanny Dumond dit :

    Tous les dimanches après-midi nous faisons une grande balade à pied. Trotte-menu, main dans la main avec Papa et Maman, je marche d’un bon pas. Lorsque je suis un petit peu fatiguée, je me retrouve à dada sur les épaules de mon Papa qui s’en donne à cœur joie à faire des cabrioles qui me font hurler de rire.

    Nous arrivons sur la grande place des Terreaux à Lyon où de nombreux passants déambulent en papotant. Mais… il y a autre chose à cet endroit : des centaines de pigeons qui picorent le vieux pain que les badauds, assis sur des bancs, leur balancent à la volée. Ces horribles oiseaux ne sont pas farouches, loin s’en faut ! Je me retrouve vite entourée de ces volatiles qui se posent sans vergogne sur ma tête, sur mes épaules, qui battent des ailes dans un fracas infernal. Je suis terrifiée, je n’arrive pas à me dépêtrer de ces affreuses bestioles et je hurle. Enfin, mes parents prennent conscience de ma frayeur et me sauvent de cet enfer.

    Allez donc savoir pourquoi je suis ornithophobe !

  13. Antonio dit :

    Sym’pa a dû être ému quand tu lui as raconté l’histoire de Bouboule, Pascal ! 😉

  14. Antonio dit :

    Aux yeux de mes maîtresses successives ou des amis de mes parents, j’étais le plus sage des enfants, poli, studieux et d’une gentillesse remarquable et remarquée.

    « Il ne ferait pas de mal à une mouche ! » C’était mal me connaître. J’étais un véritable serial killer.

    Surtout au Portugal, pendant les vacances d’été. J’attrapais les mouches avec une facilité déconcertante pour les exécuter froidement dans l’eau du « tank » de ma grand-mère. Le « tank », c’était un grand bassin en pierre, haut d’un petit mètre, long d’un mètre cinquante et large de soixante centimètres environ, à l’extérieur de la maison, et qui servait essentiellement de lavoir.

    À l’échelle d’une mouche, cela devait ressembler à un loch sombre dans les gorges des Highlands. Du haut de mes 1m20, il me glaçait déjà le sang, et la main, quand je la plongeais dedans avec ma proie qui me chatouillait la paume en cherchant vigoureusement la sortie. Je regardais alors ma victime remonter à la surface, nageant jusqu’au rebord pour ramper et sécher ses ailes au soleil, quand elles les avait encore. Avant de la remettre au bain forcé jusqu’à ce qu’elle ne m’amuse plus, inerte.

    C’était cruel, vous pensez. Je sais. Mais un serial killer ne s’attaque généralement qu’à des proies faciles avec lesquelles il peut s’amuser. Pas comme l’araignée qui habitait sournoisement le local des WC, derrière sa vieille porte en bois, logé dans une mini grotte en pierre sombre. Un vrai calvaire qui me terrifiait à chaque commission… de véritables missions, devrais-je dire! de courage que je n’avais pas, pour affronter le monstre qui attendait que je sois bien installé pour surgir d’un coin obscur, parmi ses nombreuses toiles.

    Un serial killer n’est rien d’autre qu’un pleutre et je n’échappais pas à la règle. Mais à qui la faute ? Une religion catho qui mettait l’homme au centre de tout et la faune et la flore à sa merci ? Un pays où les puissants exploitaient les plus faibles, sans nous apprendre à voir plus loin que notre nombril ? J’avais la vocation d’un dictateur, sans savoir que, quelques mois auparavant, un 25 avril, le dernier venait de rendre les armes, comme une mouche prise dans le canon d’un fusil, bouché par un oeillet rouge.

    Aujourd’hui, j’ai un rapport bien différent avec les mouches, bien des générations après.

    Les mouches françaises ont toujours été plus subtiles, très difficiles à attraper quand j’étais enfant. Maintenant je prends plaisir à les voir paisibles sur un mur et on s’observe, sans bouger, comme dans une longue intro d’un film de Sergio Leone. Sans doute elles savent l’enfant que j’ai été. La nature communique au delà des frontières. Elles n’ont pas peur, elles me plaignent, certainement. Et moi, je ne prend pas la mouche, je les laisse dire et voler de leurs propres ailes dans l’appartement.

    Tiens, en voici une qui vient de se poser justement, elle sait que je parle d’elle. Chez moi, les murs ont des oreilles et une langue bien pendante.

    • Fanny Dumond dit :

      Une anecdote qui se transforme en une petite nouvelle autobiographique très bien écrite. J’ai beaucoup aimé vous lire. Et méfions-nous de l’eau qui dort !

    • durand JEAN MARC dit :

      Oui, on sent que tu possèdes bien ton sujet. Evidemment la mouche commune n’est pas trop difficile à estourbir. C’est du sérial killer à la petite semaine. J’aurai voulu te voir face à une énorme mouche bleue à la vision stéréoquadroscopique, une énorme bouseuse aux pattes velues comme une catcheuse brésilienne. Ou encore pire, un taon, cette saloperie vicieuse, camouflée couleur couilles de taureau, ayant la sale habitude de me confondre avec une tendre vache, alors que je cheminais sur les chemins décompostellés de mes pacifiques montagnes à bovins. Un taonrorriste à l’attaque précise et douloureuse! Saloperie!

      • Pascal Perrat dit :

        Je ne suis pas d’accord. La mouche commune est difficile à estourbir. Surtout pour qui ignore qu’une mouche ne décolle pas comme un oiseau ou un avion. Pour tromper son agresseur, elle fait d’abord un petit bon fulgurant en arrière puis repart en avant. C’est pour cette raison qu’on la rate souvent.

        • Pompelair dit :

          Donc bien regarder le moment où la mouche recule pour prendre son élan et claquer la tapette en avant pour l’ensuquer à coup sûr. J’essaie tout de suite.

        • durand JEAN MARC dit :

          A ce sujet merci de consulter la vidéo de Mr Obama claquant une mouche, comme quoi, nos dirigeants savent y faire!

        • durand JEAN MARC dit :

          Notre ami Pascal a oublié de préciser que la mouche commune qu’il cite ne vit que dans son canton et que seul l’abus de produits locaux explique sa démarche titubante. Par ailleurs, cela nous informe sur les tactiques guerrières de notre mentor.

          Il peut aussi rajouter un chapitre à son dernier bouquin: En finir avec la page blanche en tuant des mouches! Reclin d’œil amical !

    • Françoise -Gare du Nord dit :

      Antonio, comme Fanny j’ai pris du plaisir à lire vos souvenirs d’un serial killer, assassin par plaisir de mouches lusitaniennes. Vous auriez dû préciser au début de votre texte qu’il s’agissait de maîtresses d’école car j’étais partie sur un récit plus intime
      C’est certain que ces jeux étaient sadiques mais votre lucidité et vos scrupules vous honorent
      Dans le Sud-ouest de mon enfance, le « tank » s’appelait le bassin

    • Antonio dit :

      Je ne sais quel type de mouche vous a piqué, Jean-Marc et Pascal, pour savoir qui va moucher l’autre, mais sachez qu’au Portugal, la mouche ne faisait aucun bond stratégique de défense, pas plus que je l’estourbissais bêtement comme un âne, non elle se laissait prendre au jeu du chat et de la couleuvre qu’on avait mis en place pour tuer l’ennui et plus si affinités… avant de retrouver ma maîtresse d’école dans l’intimité de la rentrée. Merci pour le plaisir de vous lire 😉

      • Pompelair dit :

        « bêtement comme un âne » infamante et injuste injure faite à cet animal bien trop pacifique pour estourbir qui que ce soit. Des ânes bêtes ? jamais vu. Mais des sur 2 pattes à foison. Ceci n’est pas une attaque personnelle, juste un constat d’usage inapproprié d’expressions toutes faites visant trop souvent les animaux. Je vais me faire allumer, m’en fous, j’aurai défendu mon âne et mon âme bâtée.

        • Antonio dit :

          Sans vouloir vous offusquer plus encore, il y avait là un second degré pour renforcer votre propos. Moi non plus, je ne partage pas cette expression, tout comme je n’aime pas celle « con comme la lune »… Je suis sûr qu’un âne en aurait souri. Désolé.

  15. MALLERET dit :

    « Si tu vas au parc surtout arrête-toi à la volière de Maggie. Glisse une pièce sous le grillage et attends ».

    Maggie est une pie commune avec une jolie robe de plumes noires et blanches bien brillantes. Sur les ailes des reflets bleu-métallisé se déclinent en différents violets le long du corps et de la tête. Quant à la longue queue elle s’irise de vert. « Bavarde comme une pie » lui sied parfaitement « Tchak tchack, tchak tchack », elle ne cesse de parler.
    L’oiseau évolue dans une cage très spacieuse au milieu d’une végétation tropicale. Un arbre sec aux branches noueuses lui sert de perchoir et des bougainvilliers multicolores lui donnent une impression de liberté. Elle ne semble pas malheureuse.

    Je glisse donc une pièce en souriant de mon infantilisme.

    Une pie étant curieuse de nature, elle regarde, hoche la tête dit « Tchack tchack, tchack tchack », hoche la tête à nouveau, puis saute de son perchoir, s’approche de la grille, fait une pose pour s’assurer qu’il n’y a pas de danger, attrape la pièce avec son bec et va la cacher sous le sable. Je suis ébahie!
    Tout à fait incrédule, je lui demande « Maggie, rends-moi mon shilling ». Rien ne se passe évidemment. La pièce reste enfouie dans le sable bien gardée par Maggie. C’était adorable, mes amis avaient raison.

    Je quitte l’oiseau et me dirige vers une tortue centenaire qui a bien du mal à trainer sa carapace. Mais on dirait que Maggie m’appelle « Tchak tchak! » « Tu veux me rendre ma pièce? » « Tchak tchak » comme si elle me demandait de rester, mais qu’elle n’était pas décidée à s’exécuter. Je tente malgré tout de la solliciter encore bien que je sois très sceptique. « Maggie rends-moi mon shilling » « Tchak tchak »

    Si quelqu’un me regarde, je dois avoir l’air complètement débile! il faut que je parte.Pourtant je n’y arrive pas. J’ai vraiment l’impression qu’elle communique avec ses Tchak tchak. J’essaie à nouveau. Après plusieurs douces injonctions, elle ressort la pièce et l’approche du grillage, mais assez loin pour que ne puisse pas l’atteindre. Elle me nargue « Tchak tchak ». Puis finalement la reprend dans son bec et la dépose au ras du grillage. Je l’enfouis à mon tour sous le sable au ras du grillage et attends « Tchak tchak, tchak ».

    Je joue, je joue vraiment et toutes les deux comme deux complices nous nous passons et repassons la pièce.
    Maggie est très espiègle car je ne réussis pas souvent à avoir le shilling!

    J’ai bien dû rester une bonne demi-heure, puis je me suis assise abasourdie d’avoir pu jouer si longtemps et si sincèrement avec un…oiseau.

    Malindi (Kenya)

    • Pascal Perrat dit :

      Incroyable histoire ! Trop belle belle pour y croire. Mais je connais l’auteure. Elle dit vraie. Même si c’est si trop beau pour l’être. On rêve de vivre pareille aventure

    • Antonio dit :

      Merveilleuse histoire effectivement qui me surprend moins que j’ai vu récemment un doc Arte sur l’intelligence des corvidés (corbeau, pies et corneilles) et leur ingéniosité à résoudre des problèmes complexes. D’ailleurs, depuis je les regarde autrement depuis mon toit versaillais. Merci pour cette belle anecdote 😉

    • Fanny Dumond dit :

      Merci beaucoup de cette belle histoire qui me rappelle que l’un de mes oncles se baladait toujours avec sa pie Margot perchée sur son épaule. Pourtant ces volatiles ont la réputation d’être difficiles à approcher ; comme quoi méfions-nous des préjugés.

    • durand JEAN MARC dit :

      Merci, très joli! Me remontent des souvenirs d’une collègue vivant avec une pie sauvée, des belles pies bleu en Espagne et de la lecture de la triste histoire de la pie Margot de Louis Pergaud et de la connerie des hommes!

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Histoire incroyable en effet Malindi, à laquelle je crois. J’ai un peu peur des pies et des corbeaux depuis que j’ai vu, dans ma jeunesse, le film d’Hitchcock « Les oiseaux » qui m’avait terrifiée. Or, ces oiseaux sont fréquents dans mon quartier (parc de la Villette Paris XIXI)

    • RENATA dit :

      Mon père avait soigné une pie blessé , elle est toujours restée libre et s’est installée dans notre jardin . Merci pour votre anecdote qui réveille mes souvenirs

  16. Nadine de Bernardy dit :

    Cloc cloc,cloc cloc,j’entends un bruit de sabots qui se rapproche,assise dans le salon,seule ,je lève la tête et vois celle d’Epidaure,notre cheval,qui s’encadre par la fenêtre ouverte.
    Il se morfondait dans son box.Très intelligent ,il a ouvert avec sa bouche le verrou de la porte du bas pour venir dire un petit bonjour.
    Je ne suis pas à l’aise avec les chevaux pour ne pas dire autre chose.N’écoutant que mon courage ,je vais chercher une carotte dans la cuisine pour le ramener ‘ chez lui « .Il me suit docilement.
    Seulement arrivée devant l’entrée,j’y pénètre la première, si bien que me voilà coincée au fond du box avec un Epidaure qui commence à réclamer sa friandise à petits coups de tête
    Affolée je jette la carotte par terre et me faufile entre le mur et l’animal,refermant les deux battants.
    Il a fallu attendre le retour de son maître le soir,pour que la pauvre bête retrouve un peu d’espace.
    Ah!oui au fait,j’étais en congé de maternité.

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Nadine,je veux bien vous croire, je pense qu’un cheval vu de près, surtout dans les circonstances exceptionnelles que vous décrivez, doit être impressionnant, sans compter les risques de coups de sabot. Votre bébé s’est-il remis de vos émotions?

    • Pascal Perrat dit :

      Quand j’étais môme, mon oncle m’emmenait parfois porter du blé à moudre chez un meunier distant d’une dizaine de km. Nous nous y rendions avec son cheval attelé à une remorque. Au retour, tonton faisait une petit sieste blotti sous une bâche, le cheval nous ramenait tranquillement à la ferme.

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