L’anecdote  » Est-ce un bien ou est-ce un mal ? »

De petits faits inattenduss aux conséquences malheureuses mais sans caractère irréparable

Il est fréquent de découvrir, beaucoup plus tard, qu’une situation, un événement ou un fait très désagréable et négatif au moment où il s’est produit, était en fin de compte une bonne chose pour nous ou notre entourage.
Cherchez bien dans vos souvenirs de vie, je suis sûr que vous allez trouver une belle anecdote à nous raconter.

Notez qu’il ne s’agit pas d’un exercice d’imagination comme proposé chaque samedi. Vous pouvez enjoliver un peu votre anecdote mais ce doit pas être une fiction, une construction imaginaire.

Anecdote récente de « Est-ce un bien ou un mal« 

Mon épouse attendait son tour chez une Kiné. Une affichette était épinglée dans l’entrée du cabinet. Elle la lut et tressaillit. Quelqu’un s’était permis de corriger les fautes en rouge. Un ou une c… avait osé mépriser une inconnue cherchant du travail !


Quand un imprévu survient, posez-vous toujours cette question :  » Est-ce un bien ou est-ce un mal ? «  elle permet de relativiser les conséquences.
Ce qui est très désagréable et négatif à l’instant peut être vu plus tard comme bénéfique et positif.


Écoutez l’enregistrement ci-dessous, découvrez comment ce qui était un mal est devenu un bien.

Une triste anecdote qui se termine bien

Je suis dyslexique. De facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau. Mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Peut-être avez-vous remarqué une faute. Merci de me la signaler : blog.entre2lettres(at)gmail.com

7 réponses

  1. Pakita dit :

    Comme j’avais les crocs, un fait divers de plumes qui tombe au poil!

    Un hôte inattendu s’est invité au jardin depuis quelques jour, pour mon plus grand plaisir, un ravissant pinson, petite boule de plumes frémissante et tendre, à la gorge ardente.

    Il est étonnant et bien peu farouche, m’ accompagnant dans mes taches journalières. J’arrose, il en profite pour prendre une petite douche. Je désherbe, retourne la terre, il se croit au self , picorant hardiment à mes côtés et, pendant que je repique mes plans de salade, il vient tout près de moi comme s’il voulait me faire la causette.

    Ce nouveau compagnon me semble fort sociable pour un volatile, un peu trop confiant même, insoucieux, sans doute un peu naïf. Si j’osais, je dirai « un perdreau de l’année ». Sa témérité est proche de l’inconscience, je pourrai presque le caresser du bout des doigts , peut être même le prendre dans ma main tant il est proche .

    Je me suis habituée à sa présence. Enfin, je devrais plutôt dire je m’étais habituée à sa présence car il a fini ce matin dans la gueule de notre félin, gros matou pourtant grassement nourri.
    Comment résister à son instinct?

    J’ai hurlé, menacé, vitupéré mais c’était trop tard, le mal était fait…
    Remarquez, c’est un mal pour un bien finalement car, de vous à moi, franchement, autant de simplicité, de joie de vivre, de confiance et d’insouciance dans le monde où nous vivons….c’est impensable, n’est ce pas ? Ce volatile était totalement inadapté, peut être même handicapé pour avoir pareille naïveté. Valait donc mieux le supprimer!

    • Pascal Perrat dit :

      « franchement, autant de simplicité, de joie de vivre, de confiance et d’insouciance dans le monde où nous vivons…….c’est impensable, n’est ce pas ? » À méditer, mais pas bon pour le moral.

       

       

  2. Pompelair dit :

    Le mal : appartement noyé du sol au plafond, deux vagues de boue successives arrivées à la façon d’un double tsunami et bien plus vite qu’un cheval au galop. Mon chat … jamais revu, le chagrin persiste quant à sa mort atroce.
    Nuit blanche d’angoisse dans un gymnase avec toutes les 10mn une nouvelle arrivée de malchanceux déposés par les rondes de pompiers alors qu’il continue de pleuvoir. Constat du désastre le lendemain matin après être parvenu à l’appartement peinant dans la boue polluée, puante de remontées d’égouts et de mazout déversé par les cuves noyées. La ville est un cauchemar de regards effarés. Une décharge géante.
    Boue des pieds aux épaules et plus rien à se mettre sur le dos. Plus rien, rien de rien. Il a fallu quémander le prêt d’un sous-vêtement pour se changer un minimum.
    Reconnaissance infinie aux pompiers brisant à la hache le reste des baies vitrées explosées par la violence des flots pour que soit permise l’entrée dans les appartement et contempler le désastre. Aussi aux jeunes militaires : deux semaines à patauger pour pelleter la boue contractant des infections et eczéma aux pieds marinant dans leurs rangers emplis. Trois morts dans la copropriété. Rues sens dessus dessous, pyramides de voitures empilées les une sur les autres. Dans l’appartement : TOUT foutu, tout. Etc …

    le bien : Après un an de patience dans un logement de fortune passé à faire des démarches à n’en plus finir, livraison de l’appartement rénové du sol au plafond, murs récurés jusqu’à l’os, isolation, électricité, carrelage, peinture … tout est remplacé, tout est neuf, moi non. L’assurance n’est chère qu’avant la catastrophe. L’achat d’un nouveau mobilier permet de créer un nouveau décor, qui aide à oublier. Reste le souvenir des photos de famille irremplaçables et la peur revenant crisper l’estomac à chaque orage violent.

  3. Urso dit :

    L’autre jour, lors de mon évaluation annuelle, mon chef m’a dit qu’au niveau de mes fiches et mails, c’était souvent assez long, avec des redites.
    Au fond de moi-même je n’ai pas été trop content, moi qui m’efforce de «tenter de bien écrire » même si ma formation initiale – je ne la dirai pas ici, elle n’est aucunement littéraire.

    Mais on a forcément tous des lourdeurs même dans ses écrits (et certainement cette petite histoire ou anecdote, présente cette caractéristique. Je me rattrape en disant que je l’écris alors qu’il fait assez chaud dans ma pièce et pendant « mes heures de travail »).

    Pour en revenir à mon histoire, j’ai ensuite dit à mon chef, du tac au tac : Envoyez-moi en stage. Et là il m’a inscrit pour une formation à la rédaction administrative de 3 journées, que je dois faire prochainement (j’aime bien être en formation et j’aime aussi écrire, donc cette formation me convient tout à fait, même si le chef m’a aussi dit, peut-être qu’elle n’est pas de votre niveau : car elle est généralement proposée à des personnes qui débutent ou qui arrivent dans le service).

    Bon, tout cela n’est pas méchant et voilà que depuis une semaine dans mes mails et fiches qu’il me demande, je vais à l’essentiel, en écrivant sous forme télégraphique. Je dois préciser que ces mails et fiches sont destinés et lus à l’intérieur de ma « boîte » et que pour d’autres correspondances que nous faisons à des destinataires – cette fois-ci externes à « la boîte » – , je n’ai pas eu de remarque de sa part (correspondances pour lesquelles – comme toutes les lettres et courriers « qui se respectent », le style télégraphique ne peut aucunement être utilisé). Mais peut-être qu’il le pensait aussi (phrases longues de ma part, également pour les courriers …)

    Et ce matin, après l’envoi par mail d’une fiche que j’ai faite assez rapidement, donc sans phrase et sous forme télégraphique (des fois – cela est passé avec d’autres chefs mais à condition de ne pas le faire continuellement) « mon chef » m’a écrit textuellement
    « S …, (c’est mon prénom)
    Pouvez-vous reprendre ce document et le présenter dans un style moins télégraphique.
    Merci ».

    Et voilà que cet après-midi, je me suis remis à faire des phrases, pour un compte rendu d’une réunion que nous avons eue hier après-midi, mais en essayant malgré tout de les réduire au maximum, pas toujours facile.

    Tout cela pour dire que la forme télégraphique, que je vais certainement utiliser dorénavant un peu plus dans mes écrits (fiches et mails) me donnent l’impression – en restant modeste – d’être un parolier, un scénariste. C’est comme si on faisait des dialogues et je me suis dit que c’est un bon moyen pour faire des sortes de gammes (je ne suis pas non plus musicien mais l’image me semble être celle-ci). Bref pour s’entrainer à écrire une histoire, avec un message plus clair, qu’on veut transmettre et faire passer auprès d’une lectrice ou d’un lecteur potentiel. Un peu comme pour  » les exercices  » du samedi matin.

  4. Fanny Dumond dit :

    La retraite a sonné et nous cherchons une petite villégiature où nous pourrions passer les beaux jours. Après moult recherches nous en trouvons une pour laquelle nous avons un vrai coup de cœur, malgré le terrain bien pentu. Le vendeur bien évidemment vante le calme, le bon air, les beaux souvenirs qu’il a des réunions de famille passées ici dans la joie et la bonne humeur, la fraîcheur en été dans cette forêt de pins, etc. Le jour de la signature de la promesse de vente nous sommes étonnés de ne pas le voir. Le notaire nous explique que le type vient juste de le prévenir qu’il a un empêchement de dernière minute. D’emblée le tabellion nous dit qu’il n’est pas d’accord pour acter cette vente, car la propriété appartient encore au père du vendeur atteint de la maladie d’Alzheimer, qu’il n’est pas sous tutelle et que lui et nous risquons la prison. Nous sommes sidérés et nous nous demandons pourquoi il nous a fait déplacer si loin pour rien. Nous n’avons pas le temps de lui poser la question, car il s’empare d’un plan et nous montre que cette propriété est totalement enclavée dans un grand terrain appartenant au cousin du vendeur et que nous n’aurions aucun accès, malgré les dires du bonhomme qui affirmait qu’il existait un droit de passage. Il avait simplement une entente cordiale avec ce membre de sa famille. Les inconvénients n’en finissent plus de tomber les uns à la suite des autres : il nous faudrait ouvrir une entrée au-dessus via un minuscule chemin de terre, nous devrions garer notre véhicule sur la place du village, il nous faudrait également un compteur d’eau individuel, et que sais-je encore. Outrés nous rentrons chez nous et huit jours plus tard nous trouvons notre charmante petite campagne sur un terrain plat. Lorsque ma tendre moitié se fatigue à tondre l’herbe, nous nous disons que nous l’avons échappé belle. Attention aux coups de cœur !

  5. Antonio dit :

    Cette histoire m’en rappelle une semblable mais dont je ne sais si l’issue est heureuse aujourd’hui ou pas.

    Il y avait une femme de ménage dans mon immeuble, assez jeune. Elle remplaçait son père qui était là au tout début (quand moi j’étais jeune) et qui a dû prendre sa retraite. Ils étaient d’origine portugaise, mais lui, plus taciturne que moi, ne parlait quasi jamais, juste un semblant de bonjour qu’il marmonnait avec presque le même accent que mon père. Inutile de vous préciser (si quand même) l’empathie que j’avais pour cet homme qui exerçait le même métier que ma mère.

    Il est donc parti sans prévenir quand sa fille a pris la relève avec le sourire.

    Consciencieuse, énergique et enthousiaste, j’admirais son abnégation tant, à l’intérieur comme à l’extérieur, certaines personnes « dégueulassaient » les lieux sans scrupules. Les années passèrent, jusqu’à ce jour où un mot était affiché dans la cage de l’ascenseur, signé de son prénom, on dira Alicia. Elle l’avait saisi à l’ordinateur, mis en page avec la même application qu’elle rangeait nos poubelles, passait l’aspirateur aux cinq étages, lustrait le sol du rez-de-chaussée, balayait au petit matin les immondices des petits jeunes fumant du chit le soir et que les copropriétaires ne sauraient voir.

    Je lus la lettre, le temps de monter mes cinq étages (oui, parce que je les descends toujours à pied). Elle disait en substances que le local à poubelles était un dépotoir, depuis des mois, où des personnes malveillantes y laissaient sournoisement des produits liquides dégoulinants des sacs, qu’elle devait à chaque fois ouvrir et changer, après avoir nettoyé le local.

    Ce qui me frappa d’abord, ce fut ces corrections en rouge, avec parfois un commentaire, tel un instituteur sur la copie d’un élève de CM2 (je n’ai plus en mémoire les mots, cela date maintenant). Comment pouvait-on souligner la forme quand le fond était une accumulation de fautes à son égard ? Des gens dans l’immeuble ne respectaient pas son travail. J’étais outré, comme si on venait d’insulter ma mère. Je croisai la femme plusieurs fois après, sans jamais oser parler du mot, mais en continuant à la saluer comme d’habitude, avec nos sourires respectifs. Je ne savais comment dire ce que j’en pensais sans donner l’impression d’avoir quelque chose à me reprocher. Plus tard, me disais-je… Et puis quelques mois passèrent, le mot avait été enlevé, tout semblait rentrer à nouveau dans l’ordre, chacun à sa place. Quand le jour de l’aspirateur (mercredi), un jeune homme noir, avec un aussi beau sourire, me salua. Une fois, deux fois, il avait pris sa place. Je croisai alors la jeune fille, mère déjà d’une petite fille et qui présentait un joli ventre rond, bien tendu. Je pensai alors qu’elle était juste en congés maternité et qu’elle reviendrait après. Mais ce ne fut pas le cas. Sa vie avait changé, je n’en connaissais pas la raison. Quand je la croise aujourd’hui, parfois, elle arbore toujours ce même sourire respectueux et une joie dans les yeux qui me laissent croire qu’elle a trouvé une nouvelle v(o)ie heureuse.

    Et dans quelle mesure cette lettre corrigée aura eu son effet, je ne saurais vous le dire, mais sans doute, elle a eu sa part.

  6. Pompelair dit :

    La personne ‘correctrice’ aurait dû elle-même revoir sa grammaire : on ne met pas de pluriel à une abréviation (KmS)

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