L’anecdote médicale

De petits faits inattendus aux conséquences malheureuses mais sans caractère irréparable

La série anecdotes devait prend fin, mais l’aventure se poursuit pour répondre aux souhaits de nombreuses personnes. Cela, tant que j’aurais des idées.

Ce mercredi, je vous invite à trouver des anecdotes concernant le milieu médical.
Que ce soit chez un généraliste ou un spécialiste, à l’hôpital, en clinique, aux urgences, dans un laboratoire, chez un dentiste, un kinésithérapeute, un ophtalmologiste, un psychiatre, dans un centre de radiologie, etc.
Racontez ces petits événements ou faits imprévus vécus ou observés par vous, vos parents ou vos amis dans ces lieux précis.
Mais il ne s’agit évidemment pas d’accuser, de critiquer, de reprocher ou d’imputer une faute. Sauf avec beaucoup d’humour à ne pas confondre avec l’ironie.

Procédez en 2 étapes :
1 – Pensez à vos visites ou à vos séjours en milieu médicinal. Ou à ceux de vos parents ou amis.
2 – Souvenez-vous de ce monde dont on ne saisit pas tout quand on s’y trouve.

Une anecdote

Quand mon grand-père avait chaussé ses pompes vernies, mis son costard de mariage et portait une cravate. Qu’il fermait son bistrot et partait avec une bouteille soigneusement enveloppée dans du papier de soie, on pouvait être sûr qu’il allait voir un « pote à l’hosto ». C’était toujours une bouteille de vieux Bordeaux. Pour lui, le bordeaux rouge, à condition d’avoir quelques années de tonneau, était le meilleur des remontants. Un vin guérissant tout, ou presque. Il en était convaincu.
Il en buvait d’ailleurs un peu trop avec ses clients.
Toujours est-il qu’il vécu longtemps et bien portant. Sans jamais faire de gym ou de régime et la cigarette au bec, toute sa vie.
Je n’ai jamais oublié « Léon Durant et son médicament ». Comme je demeure en Gironde, je taquine parfois nos copains vignerons. Je m’amuse à les provoquer en leur disant qu’il produisent un vin de malade, ça les fait bondir immanquablement.

Un vin de malade

Je suis dyslexique. De facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau. Mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Peut-être avez-vous remarqué une faute. Merci de me la signaler : blog.entre2lettres(at)gmail.com

34 réponses

  1. RENATA dit :

    Merci Pascal pour la continuité « anecdotes » .
    Votre grand-père me rappelle le mien qui tuait toujours un poulet ou un lapin avant d’aller chez le médecin

    – En ce qui me concerne je repense à ma fille . Elle avait alors 11 ans , crise d’appendicite aigüe , clinique , anesthésie , intervention immédiate .
    J’attends , angoissée , dans la cour de la clinique , tournant en rond car c’est sa première anesthésie . Soudain je me fige , j’entends des hurlements , des cris :  » connard , abruti , bande d’imbéciles , lâchez moi , vous faites chi…. » Et j’en passe et des meilleures . Interloquée par la la grossièreté des propos je me demande bien qui peut s’exprimer ainsi et surtout pourquoi . Je m’en étonne auprès des équipes soignantes .
    Quand ma fille revient de la salle de réveil , le médecin qui l’accompagne me rassure sur la qualité de l’intervention mais aussi sur la difficulté du réveil d’anesthésie particulièrement difficile avec agitation , vocabulaire « fleurit » ; il a fallut attacher ma fille sur le brancard car elle jouait des poings et voulait se sauver . Au fur et à mesure de ce que m’expliquait ce médecin je me décomposais à vue d’œil , alors qu’il n’y avait aucun reproches .
    Elle , elle n’en a conservé aucun souvenir , moi je l’entends encore et toujours dans ma mémoire , maintenant que je sais que c’était elle . Nous avons par la suite prévenu les médecins lors de ses différentes interventions . Ce comportement au réveil s’est reproduit quelques fois , mais plus aujourd’hui .

    – Un jour ma grand-mère de 80 ans ne voyant pas arriver l’infirmière pour sa piqûre d’insuline s’agite et s’inquiète , étant infirmière en milieu hospitalier , je lui propose de lui faire , et je l’entend me dire  » Non , toi tu ne peux pas tu n’es pas remboursée par la sécu !! »

    – J’ai tellement souffert des dents et du dentiste dans mon enfance que l’irrémédiable est arrivé , à l’âge de 20 ans alors que je lui faisait comprendre , tant bien que mal , qu’il me faisait mal , je l’ai mordu sévèrement . Il m’a jeté du cabinet dentaire sans finir les soins . Affirmant qu’il ne voulait plus me revoir , qu’il se rassure moi non plus . Heureusement j’en ai retrouvé un très compétent et sans douleurs .

  2. Anne Lonjaret dit :

    Je faisais du ski alpin avec une amie. La pente était aisée et nous avions décidé de descendre chacune à notre rythme et de nous retrouver en bas. Pas de soucis, je faisais ma vie sans me retourner. Arrivée en bas, j’attends, 5 puis 10 minutes. Ne la voyant pas, je déchausse et me mets à remonter la pente le long de la piste à pied avec tout de même mes bâtons. 100m plus loi, un skieur me dit « ca va, elle arrive. » Bon ok, alors je me pause me disant que Mme profite du paysage. Puis un autre s’arrête à mon niveau et dit à son tour  » ne vous inquiétez pas, elle bouge ». Ma tête de secouriste bénévole se met en branle. Comment vous dire….. Voilà maintenant 15 minutes et elle se mettrait seulement à bouger ???? Non, mais en fait ça ne va pas du tout là !!!!! En plus elle serait seule !!!! J’ai rarement marché aussi vite avec des chaussures de ski. C’est 500m plus haut que je l’aperçois assise sur le côté de la piste. Il y a qq tassements dans la belle poudreuse et 1 poteau de piste couché à terre. Mais oui, en effet elle va bien. J’obtiens tout de même que l’on aille faire un tour au poste de secours pour qu’elle se fasse évaluer. Plus de peur que de mal. En tous cas, pour ma part l’une des trouilles de ma vie, grâce à ce skieur voulant me rassurer et qui n’était visiblement pas du domaine médical.

  3. Françoise - Gare du Nord dit :

    J’étais hospitalisée pour une suite de soins dans un hôpital lorsqu’un jour, lors d’une visite quotidienne, un médecin évoque mon cancer de l’estomac. Très étonnée, je lui rétorque que je n’ai pas le cancer de l’estomac. Je la sens mal à l’aise quand soudain son téléphone portable sonne. Elle décroche et quitte aussitôt ma chambre. Elle revient un instant plus tard et s’excuse, me disant qu’elle s’était trompée de dossier. J’ai trouvé cet appel téléphonique providentiel et suspect. Je me suis demandé si les médecins n’avaient pas de petits subterfuges pour se sortir d’embarras, comme par exemple un appel sur son portable

  4. Françoise - Gare du Nord dit :

    Bonjour pascal. Ton grand-père me fait penser à Churchill qui disait « «Cigars, whisky and… no sport» pour justifier sa bonne santé. D’autre part, j’ai remarqué le pouvoir revigorant, au moins sur le mental, du jaja (qu’il soit d’origine bordelaise, bourguignonne ou beaujolaise) sur les hospitalisés

  5. 🐭 Souris verte dit :

    C’est dimanche on m’emmène ‘ visiter ‘ Paulette, notre femme de ménage, qui vient d’avoir un bébé.
     » tu ne feras pas de bruit et sois convenable s’il te plaît. Tu verras comme c’est beau un bébé. »
    Dument châpitrée, nous entrons à pas de loup dans la chambre où notre Paulette câlinait son petit qui braillait à faire damner tous les saints du paradis.
    Elle nous sourit et fièrement me demande
    – Alors ? Comment le trouves-tu ?
    Moi qui m’attendais à voir un bébé brillant et souriant comme mon poupon en celluloïd vous dire si j’étais déçue de ce truc rouge et hurleur.
    -Alors ?
    Je me suis mise à pleurer et c’est sorti tout seul : il est rien moche !

    PS/ expliquez- moi pourquoi on flanque une taloche à un gosse quand il dit la vérité ?🐭

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Peut-être parce qu’ils ont le courage de dire une vérité que tout le monde pense, à honte de penser et n’a pas le cran de dire. Une claque pour une leçon de franchise et de courage

    • RENATA dit :

      Un ami de mon fils à l’âge de 5 ans , voyant revenir sa mère de la maternité avec un petit frère lui a dit :
      « Maman jette le il est trop moche et puis je préfère une petite sœur c’est plus jolie les filles

  6. Fanny Dumond dit :

    Voici une vingtaine d’années, je subissais une petite intervention chirurgicale qui de nous jours se pratiquerait en ambulatoire. On me remonte dans une chambre où se trouve une femme âgée d’une soixantaine d’années. Et d’emblée ne voilà-t-il pas qu’elle me questionne sur mon problème de santé, alors que je suis encore dans le pâté et que j’aimerais bien qu’on me fiche la paix. Puis, la voilà partie dans des blablas interminables sur sa biographie. J’apprends, entre autres, qu’elle n’a jamais eu d’enfant, car elle ne les supporte pas et qu’en outre ça n’a jamais été le grand amour avec son mari. Ouf ! Durant l’après-midi elle pique un gros roupillon qui me laisse un peu de répit. Puis ses monologues repartent de plus belle, jusqu’à l’heure de l’extinction des feux. Quelles trois nuits je vais passer en sa compagnie ! La madame, qui se porte comme un charme durant la journée, se plaint qu’elle a atrocement mal, geint à fendre l’âme, appuie sur la sonnette d’alarme sans trop de résultats, pour mon plus grand désespoir. Les infirmières, qui doivent connaître le phénomène, tardent à venir et lorsqu’elles finissent par débarquer, comme par miracle, les douleurs ont disparu. Et dès qu’elles s’en retournent, c’est reparti pour un tour !

    Après avoir passé trois nuits blanches et subi trois jours de confidences, quel soulagement de retrouver, enfin, mon lit !

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Et encore Fanny vous n’avez pas parlé de ses ronflements, de ses visiteurs bruyants et importuns, de son bruit de mastication, de ses flatulences nocturnes et involontaires, de son programme TV… Qu’elle est longue la liste des nuisances que nous imposent les chambres partagées

      • Fanny Dumond dit :

        Bonsoir Françoise. Oui, j’ai fait court parce qu’effectivement on aurait matière à écrire tout un roman sur nos séjours à l’hosto avec nos voisines de chambrée et les visiteurs ! En 1977, pour la naissance de mon fils aîné, nous étions une bonne dizaine de jeunes mamans dans une grande salle. Bonjour l’intimité surtout quand on se lavait toutes dans la grande salle d’eau, devant les lavabos comme dans un pensionnat. Pourtant, c’était à Lyon et pas au fin fond de la brousse. En outre, cette maternité était dirigé par des bonnes sœurs à cornette, bien revêches. A cette époque on restait une bonne semaine à la maternité. Quel soulagement de pouvoir rentrer à la maison et de faire comme je l’entendais pour allaiter mon poupon qui dormait quand il était l’heure de la tétée et qui braillait ensuite parce qu’il avait faim. Souvenirs, souvenirs !

  7. pakitapom dit :

    Merci Pascal de continuer a titiller nos mémoires !

  8. pakitapom dit :

    Pardonnez moi mais je ne parlerai pas ici de dentiste car ce seul mot me donne le frisson , me rappelant quelques dents de sagesse sur lesquelles un arracheur novice se fit la main pour mon plus grand supplice . Mais, quand touts les dents sont arrachées, restent … les dentiers

    « Œil pour œil, dent pour dent ! » vraiment ?
    Ou quand une petite fille découvre, étonnée,
    que, même pour les dents, y a pas d’égalité

    Pourquoi a-t-il fallu que ma mère, encore jeunette, aille s’amouracher d’un roturier et ,en plus, se faire épouser. La pilule fut dure à avaler dans le quartier chic où mes grands parents maternels habitaient, le sixième, tout à côté du parc de la Tête d’or ….Imaginez.. un garçon qui habiterait du coté de la Bourse du Travail , tout de même…

    De fait, je n’ai que de très vagues souvenirs de mes rares visites, petite fille, chez mon grand père Prosper – cela ne s’invente pas, un tel prénom, surtout quand on appartient à une longue lignée de commerçants aisés. Je me rappelle que mon père nous déposait en bas mais jamais ne montait . Toturier peut etre mais on n’en a pas moins sa fierté ! Un vaste appartement, surchargé de meubles pansus et de bibelots fragiles Lalique ou Gallé, auxquels il ne fallait, bien sûr, pas toucher. Un homme fort, imposant, à la chevelure d’un blanc étonnant , portant un gilet barré d’une grosse chaine dorée pour sa montre à gousset ;

    En revanche je me souviens très bien du tout petit appartement , deux pièces seulement, de mes grands parents paternels. Mon pépé Louis, poils gris et bleu de chauffe, qui travaillait à l’usine et ma grand mère qui était lingère chez les soyeux. J’y allais souvent pour les petites vacances et je retrouvais toujours avec délectation la boite à chaussures, remplie de petits riens, ficelles, bouchons, osselets ou capsules que ma grand mère gardait pour nous amuser. J’adorais l’accompagner à son travail même si les filles des patrons ne manquaient jamais, quand nous jouions ensemble, de me donner le rôle de la bonniche de service … Dans ce monde là, voyez vous, les mauvaises habitudes s’attrapent très tôt .

    J’en reviens donc à une de ces exceptionnelles et courtes visites chez mon grand père Prosper. J’étais petite alors, étant la plus jeune de tous les petits enfants et lui, déjà bien vieux, mais je me souviens être restée ébahie en découvrant , dans la cuisine, un dentier en train de tremper dans un verre ballon rempli de vin rosé …C’était une grande première pour moi : le dentier d’une part et d’autre part ce mode de conservation qui était tout à coup la source de toutes mes interrogations . Il faut dire que ,chez mon pépé Louis, il n’y en avait pas, soit qu’ils n‘avaient pas les moyens de jouer les becs sucrés et de s’offrir des caries, soit, plus sûrement, qu’ils ne pouvaient pas se payer le luxe d’un dentier…et encore moins de le laisser tremper dans du vin, parce que chez eux c’était château la pompe tous les jours et parfois, le dimanche, une petite goulée de piquette , juste pour pas en oublier le goût …

    Quel raffinement, tout de même, ces bourgeois : tremper leur dentier dans de l’alcool, sans doute pour lui donner bon goût , pensais je alors. Dentier arôme Saint Joseph pour Monsieur ? Non Firmin, aujourd’hui mon palais s’offrirait bien volontiers un petit Vosne Romanée !

    J’ai longtemps gardé pour moi mes interrogations sur le sujet puisque, de toutes les manières, chez mon grand père Prosper, les enfants n’avaient le droit de parler que lorsqu’on les y autorisait..Je crois que mes grand parents maternels ne connaissaient pratiquement pas le son de ma voix . Le grand père Prosper avait rendu son dentier au seigneur depuis longtemps quand, sans doute pour faire mon intéressante, j’ai sorti ma découverte, lors d’un repas de famille….J’ai vu soudain ma mère pâlir, rougir, se décomposer et tout nier en bloc. Tout de même, je savais bien ce que j’avais vu ! Je n’avais rien inventé. Promis juré ! C’est là que j’ai appris, encore novice en la matière, que l’on doit nettoyer les sourires de porcelaine figés pour garder la santé et que, bien évidemment, il ne s’agissait pas de vin mais d’une solution pharmaceutique visant à tuer d’éventuels microbes qui auraient pu s’y nicher …Quelle déception !

    Et comme la vie est cocasse parfois, les années ayant passé, nous revoilà bien plus tard, chez moi. Comme je travaille, Maman est gentiment venue garder les enfants pendant les vacances scolaires.
    Je suis donc absente, Marguerite, la femme de ménage est occupée a l’étage quand ma mère découvre à la cuisine, dans un verre à eau , un dentier … en train de tremper

    -« Julien, viens ici tout de suite ! Si tu crois que tu vas m’avoir avec ton faux dentier, tu te trompes ! Descend immédiatement m’enlever cette saleté de là! »

    Julien, mon fils, était à l’age bête où l’on s’amuse de blagues de potache qui vont de l’étron bien moulé au dentier factices en passant pas le mégot encore grésillant pour nous faire rager …et connaissant l’anecdote précédente, il était bien capable d’avoir mis en scène ce tour pendable …

    – « Mais enfin Mamoun, c’est pas à moi ! Mon dentier pour rigoler , je l’ai échangé avec Clément contre des pétards ! Là, dans le verre, c’est le dentier de Marguerite ! Elle a l’habitude, quand elle est toute seule, de le laisser tremper pendant qu’elle fait le ménage…. elle a du oublier qu’on était en vacances ! »

    • Grumpy dit :

      Excellent et qui me rappelle le dentier de ma tante, elle vivait à la montagne, avait la peau dure au point de ne pas chauffer sa chambre en hiver, il lui est arrivé de retrouver son dentier figé dans le verre d’eau gelée posé sur sa table de nuit.

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Le dentier de ses grands-parents trempant dans un verre : un souvenir d’enfance fréquent chez plusieurs d’entre nous. Ceci dit, Pakitapom, j’imagine le grand écart que fut votre enfance entre cette double parenté si extrapolée. Peut-être une richesse?

  9. 🐀 Souris verte dit :

    🐀 SANTÉ !

    Gamine, (il y a 65 ans de ça !)j’avais souvent mal à la gorge. Ils décident donc de m’enlever les amygdale. Pas d’anesthésie dit le chirurgien  » y a qu’a l’hypnotiser ». Une bonne sœur se met au pied de mon lit  » regarde-moi bien dans les yeux et, me dit-elle, tu n’as qu’à compter les moutons.
    Et nous voilà entrain de compter le cheptel. Arrivés à la centaine, j’étais toujours aussi ‘ rigoustingue ‘ mais la sœur commençait à bailler, se passer la main sur le front et plouf… Elle s’est effondrée au sol, endormie.!
    Le chirurgien m’a regardée de travers et sentencieux a dit à l’assistante  » bon ! réveillez-moi ça et elle, on va la chloroformer. »
    On m’a mis le masque et zou ! J’ai plané dans le film où j’entendais tout ce qui se disait, j’ai super bien aimé !

    Une autre fois, une dizaine d’années plus tard, ma voisine de classe m’explique que son absence était due à une opération de l’appendicite.
    – Ça a du te faire mal ?
     » pas du tout ! Et puis les infirmières sont super gentilles »

    Mon livret scolaire était moyen et je sentais le vent du boulet ainsi que les devoirs de rattrapage qui allaient me gâcher mes vacances !
    Une heure après, j’ai été prise de violents maux de ventre qui m’ont expédiée à l’infirmerie. J’en suis ressortie avec un mot  » votre fille fait une crise d’appendicite »
    Ni une ni deux, dès l’après-midi visite chez le chirurgien. Il m’appuyait sur le ventre à droite comme à gauche, comme je n’avais aucune idée de l’endroit où c’était ce truc-là je poussais des cris d’orfraie dès qu’il me touchait. Ma mère adoptive étant présente je ne pouvais lui expliquer la supercherie.
     » il faut intervenir le plus tôt possible !  » le couperet est tombé en même temps qu’on a enlevé cet appendice qui allait me sauver d’une râclée et d’une inéluctable punition.
    Sauf que le lendemain quand le chirurgien est passé, il m’a dit  » on était à deux doigts de la péritonite ! L’infection commençait. C’est un miracle ! » »
    Il ne pouvait si bien dire !
    Hélas, deux jours après, au moment où je commençais à reprendre des couleurs,  » ils  » sont arrivés en brandissant le livret
     » on a reçu le carnet, il est plutôt meilleur que d’habitude ! »

    No comment ! 🐀

    • Grumpy dit :

      Joli texte. Bizarre, on n’entend plus que très rarement parler de crise d’appendicite. Dans les années 60 la plupart de mes amies de classe en ont été opérées pour un non plutôt que pour un oui et s’en suivait pas moins d’un mois de convalescence ! Même chose pour les amygdales…

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Histoire étrange Souris verte. Cette crise d’appendicite qui arrive comme sur commande

  10. Grumpy dit :

    J’avais dû être bien vilaine (comme on me le disait souvent quand j’étais petite) pour avoir été privée de sortie pendant deux mois et demi.
    Du coup, j’étais drôlement en retard dans mes rendez-vous médicaux, le temps était venu de la révision générale à liquider pour avoir l’esprit tranquille pendant les grandes vacances.
    J’ai tout noté très serré sur une semaine pour en terminer vite et bien une fois pour toutes.
    Je ne croyais pas si bien dire…

    Premier RV : le pédicure. En sortant de chez lui, je boîte un peu du côté gauche. En enfilant mes pantoufles, je m’aperçois qu’il me manque deux orteils.

    Après lui : le généraliste. Il est à la bourre, il m’installe le tensiomètre autour du cou, ça donne 28 de tension. Je me dis qu’il a dû étrenner un nouvel appareil.

    De là je file au cabinet de radiologie pour une mammo de contrôle. J’en ressors avec une échographie des genoux. C’est mieux que rien, la machine était certainement déréglée.

    J’ai espoir envers le rhumato, mon arthrose s’est aggravée pendant ces deux mois d’immobilitė. Il a décidé qu’il était plus urgent de me piquer un antibiotique dans le derrière où il a repéré un furoncle.

    Alors en suivant, je suis allée voir le kiné. Je me méfie, il a une réputation un peu louche, en effet il m’a massé les seins, lui au moins il m’a fait du bien.

    Chez l’allergologue, je ne suis pas restée longtemps : il n’a pas arrêté de m’éternuer dessus, c’est le pollen qu’il disait.

    Je continue sans me presser chez le cardiologue, il ne faut pas que j’y arrive le cœur trop battant, il croirait que c’est pour lui et il est moche. L’ascenseur est en panne, cinq étages avec juste ce qui me reste de souffle pour appuyer sur la sonnette.

    Il ne me reste plus que deux rendez-vous. Heureusement car je commence à fatiguer un peu.

    L’ophtalmo est un peu bizarre et sent le vin. Il s’énerve car je n’arrive pas à reconnaître même les plus grosses lettres de son son tableau lumineux, je lui présente mes excuses : « Je ne sais pas lire l’hébreu. » Il me dit : « Tant pis pour vous. » et programme une opération de la cataracte déjà effectuée l’année dernière.

    Dernier rendez-vous  : le dentiste. Avec tout ce qui vient de m’arriver je m’installe avec méfiance dans le fauteuil. J’avais raison. En lui demandant combien je lui dois, je m’aperçois que je siffle un peu et que je sens comme un vide. Il m’a enlevé les dents du bonheur, paraît-il qu’à mon âge fallait pas rêver et que de toute façon, je n’en aurai plus besoin.

    Je rentre épuisée. Encore heureux, je n’avais pas pris rendez-vous chez le gynéco.

    Mon chéri qui commençait à se faire du souci m’ouvre la porte. Il recule d’un mètre, me regarde et me dit :

    – Toi, il me semble que tu as quelque chose qui cloche ?

    Et là, je lui fais un grand sourire !

    • pakitapom dit :

      j’ai la rate qui s’dilate, l’estomac… excellent! merci

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Un festival de gags. Histoire très drôle Grumpy, imaginée je le suppose quoique la réalité peut parfois s’en approcher

    • RENATA dit :

      Malheureusement quelque fois la réalité dépasse la fiction , j’ai dû accompagner un ami d’urgence en psychiatrie et nous avons été reçus par un médecin de garde qui était ivre !!!! J’ai rapidement mis fin à l’entretien en demandant un médecin compétant .

  11. durand JEAN MARC dit :

    A l’époque, je travaillais de nuit, sur Strasbourg. Mon dentiste était un lève tôt et moi, force des choses, encore debout à 7h du matin. Nous avions pris l’habitude de démarrer sa journée tôt, pour lui et de terminer la mienne un peu plus tard . En sortant du boulot, je faisais à peine le tour du pâté de maisons, je sonnais, une lourde porte métallique s’ouvrait automatiquement, je me traînais les deux étages, à pied, et direct, sans salle d’attente, j’entrai dans son « laboratoire ».

    Son antre médicale ressemblait à une capsule interstellaire, avec un gigantesque fauteuil tournant, des miroirs et des boutons partout. Une douce musique classique y était diffusé en permanence. Je m’installais, je me détendais et le docteur entrait. A sa tenue, on aurait pu croire qu’il prenait toutes les précautions pour désamorcer le noyau atomique palpitant au fond de ma carie. Il entamait les travaux de restaurations et je me laissais bercer par l’ambiance….puis je me réveillais!

    – Ben, c’est déjà fini…??
    – Oui, Monsieur Durand, votre nuit a du être épuisante, car vous avez bien dormi!

    • Antonio dit :

      Une belle histoire à dormir debout, Jean-Marc. S’endormir sur le doux bourdonnement de la roulette, en voilà une idée pour Sylvianne 😉

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Vous avez beaucoup de chance Jean-Marc de pouvoir dormir sur un fauteuil de dentiste. Même la musique lénitive des cabinets dentaires n’a pas ce pouvoir. On pourrait, comme la suggère Antonio, enregistrer le bruit mélodieux de la roulette et la diffuser le soir dans le noir au moment du coucher

  12. sylvianne perrat dit :

    Je suis suivie par un psy qui pratique l’hypnose.
    Un jour, j’arrive en lui disant j’ai deux points à voir avec vous.
    Je dors mal. On en discute…
    Et le 2e point… ? ? ? Zut ! je ne m’en souviens plus.
    Après 2 ou 3 mn : « ah oui, je me souviens, j’ai des pertes de mémoire ! »
    Et là, on s’esclaffe de rire tous les deux, ce qui est plutôt rare…

  13. Antonio dit :

    Enfant, dans les années 70, j’allais à l’hôpital comme on va à la fête foraine.

    Avec mes sœurs, en costume du dimanche, après le repas et la messe, on suivait nos parents qui allaient rendre visite à un membre de la famille ou un ami en convalescence. Tandis que nous, tout excités, on trépignait à l’idée de faire des tours de manège gratuits. Et quels manèges !

    Pas ces chevaux en bois qui tournaient en rond comme des poissons dans un bocal, en nous hissant comme des yoyos pour attraper le pompon. Non ! Mais des ascenseurs de quatre à six étages avec des boutons lumineux comme nos yeux quand les portes tintaient en s’ouvrant à nous… Rien qu’à nous.

    Nous habitions dans des HLM qui n’en disposaient pas, seuls les immeubles huppés de Clermont-Ferrand, chez le dentiste ou dans la résidence de Madame Deux, la dame qui employait maman pour les ménages, avaient ce privilège.

    Bien sûr, il fallait passer d’abord par l’interminable rituel de politesse à rester immobiles et sages devant le malade qui ne tarissait jamais d’éloges à l’égard de la réussite de mes parents avec des enfants aussi bien élevés. Cela pouvait durer le temps d’une messe, comme déjà un peu plus tôt le matin, mais notre patience stratégique finissait toujours par nous récompenser et obtenir le droit d’aller jouer dans les couloirs (souvent avec le soutien du malade) après avoir promis de ne pas jouer avec les ascenseurs comme la dernière fois.

    La première approche était timide, comme devant une tablette de chocolat non entamée (voir anecdote précédente), et puis j’appuyais le premier sur le bouton pour appeler le diable à rompre notre promesse. Mes soeurs attendaient derrière que le mal soit fait.

    « Ding ! » et nous entrions avec une appréhension, vite avalée par la sensation de vertige dans tout le corps en descendant puis en remontant. Une sensation de premières fois exquise que l’on perd plus tard, comme la virginité et l’insouciance, impossible à retrouver, obligeant à chercher plus grisant dans des manèges de plus en plus sophistiqués.

    Non, Space Mountain ne valait pas ces premières fois. Parce qu’à sept ans, je croyais vraiment pouvoir atteindre les étoiles.

  14. Pompelair dit :

    Pascal, le jour où vous manquerez d’idée pour l’anecdote de la semaine, faites comme votre grand-père, buvez quelques bons coups de vin de malade et, garanti, ça va fuser !

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