L’anecdote spectacle

De petits faits inattendus aux conséquences malheureuses mais sans caractère irréparable

Que ce soit au cinéma, au théâtre, dans une salle de concert,
un music-hall, un cirque ou un autre lieu de divertissement
.
Peut-être vous est-il déjà arrivé quelque-chose d’imprévu,
de surprenant, d’exaltant ou de désagréable.
Je vous invite à nous raconter ce fait anecdotique.

Anecdote

C’est l’été à Annaba. Une jolie ville au bord de la Méditerranée, en Algérie. Il fait chaud, 40° à l’ombre…
Nous décidons d’aller au cinéma en espérant y trouver un peu de fraicheur.
En entrant dans la salle, mon copain me dit :  » Ça sent le renfermé « . Je n’y prête pas attention, le film vient de commencer. Mais, petit à petit, une odeur monte, un fumet de plus en plus gênant, bientôt insupportable. Le film n’en est qu’à sa moitié, mais on ne tient plus, c’est insoutenable. On quitte la salle. Une fois dehors nous sommes pris d’un fou rire. On vient de comprendre pourquoi la salle est empuantie. Simplement parce que tout le monde a pris ses aises, déchaussé tennis et babouches pour s’aérer les pieds.

Je suis dyslexique. De facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau. Mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Peut-être avez-vous remarqué une faute. Merci de me la signaler : blog.entre2lettres(at)gmail.com

16 réponses

  1. Jean Claude Scant dit :

    Nous en sommes presque à la fin du spectacle. Le moment où les personnages que nous jouons dans la pièce apprennent qu’il n’y a plus d’espoir, que leur combat n’a servi à rien… Alors, ils se regroupent autour de Nicole, l’héroïne principale, et ils entonnent le premier couplet de la chanson finale : « quand nous en serons, au temps des cerises, et gai rossignol et merle moqueur seront tous en fête…les belles auront la folie en tête…»
    Moment d’émotion…tous les spectateurs ont retenu leur souffle et tout à coup nous les entendons qui reprennent à voix basse les paroles qui suivent : « et les amoureux du soleil au cœur… »
    Et l’émotion nous gagne nous aussi lorsque nous voyons tous ces gens, qui tout en chantant, commencent à se balancer doucement, de gauche à droite, sur les gradins rudimentaires qui ont été montés dans l’usine occupée.
    Le chœur prend de l’ampleur, le mouvement aussi…
    Quand soudain, un craquement annonciateur, la partie droite des gradins commence à s’affaisser…

    Moment d’effroi, nous arrêtons tout… quelques instants de confusion, mais sans panique… on entend même de petits rires… les organisateurs ont les choses en main…
    Et c’est debout finalement, devant les gradins, que nous reprenons tous, acteurs et spectateurs, à l’unisson, les dernières paroles de la chanson :
    « J’aimerai toujours le temps des cerises Et le souvenir que je garde au cœur ».

  2. jean claude Scant anecdote spectacle 24 Juin

  3. ben non, ça copie-colle toujours pas dans la p’tite case

  4. Jean Claude Scant dit :

    bonjour, anecdote spectacle le temps des cerises… j’ai bien copié collé, espère que ça part

  5. Nouchka dit :

    Pourquoi vouloir se mettre « en danger » à 68 ans ? Vouloir se mettre en scène quand on est de nature réservée ?
    Je ne sais pas exactement.
    J’imagine que c’est un impératif avant qu’il ne soit trop tard ; transmettre à ses descendants une voix, une histoire, des valeurs….
    Et puis, il y a la joie, la nécessité vitale d’exprimer son bien-être.
    Et comment passe-t-on « à l’acte », en oubliant les obstacles ?
    L’envie ne manquait pas et m’avait même amenée à investir dans un peu de matériel de sonorisation.
    Sophie, à qui je raconte mes expériences et ma satisfaction à capter les réactions de ceux qui partagent mon goût pour les textes personnels et les chansons populaires, m’avait proposé de m’accompagner au piano, si j’envisageais, un jour, d’organiser une réunion entre amis.
    Sophie n’a pas eu à me le dire deux fois !
    J’ai commencé à cogiter sur le lieu, le contenu, les invités…
    Début décembre dernier, je me suis lancée et ai envoyé les invitations. La soirée aurait lieu le 11 janvier dans l’oratoire emprunté pour l’occasion. Nous allions partager la lecture de quelques textes relatant des souvenirs ou des situations totalement imaginaires même si elles ont souvent trait à notre actualité.

    Textes et chansons furent assez rapidement sélectionnés ; Geneviève me proposa sa participation et le projet s’est structuré.
    Dans la même période, il y avait le rhume hivernal, la voix couverte mais, nous avions du temps pour régler ces menus désagréments.
    Quand le 1er janvier, l’infection s’est aggravée, j’ai fini par me résoudre à consulter le médecin et ai abandonné les tisanes de thym pour des drogues plus fortes. Plus fortes soit ! Mais plus efficaces, pas du tout.
    Du coup, les symptômes se sont encore aggravés et je me suis retrouvée sans voix.
    Ah, mon beau projet, allais-je réussir à le concrétiser correctement ?
    Oui, oui et oui. Les textes, je pourrai toujours les lire si par malheur je ne peux chanter.
    J’ai alors demandé, au moteur de recherche Google, des informations sur l’enrouement. J’ai compris que l’hydratation des cordes vocales était primordiale et que j’avais eu grand tort d’arrêter mes petites tisanes de thym, huit jours plus tôt.
    En conclusion, ayons confiance. Quand on a envie de faire quelque chose qui tient à cœur, il convient de s’en donner les moyens…. Même si l’on se donne aussi, quelque frayeur…
    C’est donc « convalescente » que j’ai offert mes vœux les meilleurs à l’occasion de la nouvelle année et cette prestation lue et chantée. Le public de voisins et d’amis s’est laissé embarquer dans cet univers d’images contées, fredonnant ou reprenant les chants qui l’inspirait. Un grand moment de communion, inspiré des veillées qui, par le passé en Bretagne, égaillaient les longues soirées d’hiver.

  6. 🐀 Souris verte dit :

    Souvenirs musicaux authentiques

    🐀KING KONG
    À Paris un dimanche après-midi….
    Embouteillages, klaxons de joie, d’énervement, tout Paris bouché…
    L’immense singe contemple son œuvre, un beau ‘ mer…er ‘ !
    La société des concerts Pasdeloup a attaqué l’ouverture d’Oberon avec ¾ h de retard les musiciens prenant place sur la scène un par un…
    Puis, à la surprise générale, pendant que les garçons d’orchestre amènent le piano Stanway au milieu de la scène, un jeune violoniste en manches de chemise !-avec encore les pinces à vélo au bas des pantalons- se campe devant la salle et commence
     » chers amis, tout est sans dessus dessous, même Jésus n’a plus sa tétée à la bonne heure… »
    Un silence presque palpable, lourd d’incompréhension, les auditeurs surpris pensent que c’est organisé…
    Nous, les musiciens, nous avons l’impression d’être dans un film…
    Là où ça s’est gâté c’est quand il a dit
     » je connais très bien la Vierge Marie, elle habite l’appartement au dessus de chez moi » 🤣

    Les garçons d’orchestre ont tout de même réagi en arrêtant leur déménagement, puis sorti l’orateur avec ménagement mais sans possibilité de retour !!!

    La dessus le chef d’orchestre remontant sur son estrade a dit à la salle
     » Que voulez-vous, après une journée pareille à cause d’un singe, avec les nerfs, ça fait un tout !  »

    Nous, on n’a pas très bien compris ce qui faisait le tout, de la Vierge, du singe, de nous ou même de Weber ni du Beethoven qui allait suivre !
    C’est ça la vie d’artiste ! Le doute !
    Tout est une question d’ interprétation… 🤗
    🐀
    Le chef étant peu amène je l’avais surnommé ‘ Sourire d’Avril ‘ !

  7. camomille dit :

    « A l’époque » je faisais du théâtre amateur dans une petite troupe qui s’appelait « Trac n’art »  et il nous arrivait de monter des petits spectacles cabaret à l’arrache en deux temps trois mouvements… nous n’avions peur de rien ! Merveilleuse période….
    Je choisissais toujours des sketchs qui me permettaient de voyager en Absurdie comme dirait Stéphane de Groodt.
    Cette fois là, je m’étais entichée de « Monsieur TANGO » de Guy Foissy qui m’allait comme un gant !
    J’avais confectionné pour ce rôle masculin un magnifique costume torero et j’avais sélectionné un tango argentin envoûtant qui vous prenait aux tripes… Ambiance, Ambiance !
    La répétition de la chorégraphie m’avait pris presque autant de temps que celle du texte.
    Et nous voilà à la première représentation.
    Tout était réglé au millimètre près, même le trac !
    La salle était remplie d’amis à qui nous avions promis un méga apéro à la fin du spectacle.
    Nos amis adorent les mégas apéros, ils sont tous venus.
    La musique démarre :
    J’entre en scène, la poursuite s’éclaire sur moi.
    Tel un toréador, buste outrageusement cambré, main droite dans le dos, main gauche relevée gracieusement, je me tiens prête à esquisser les pas de tango comme prévu le long de la scène et avant d’entamer ma tirade.
    Sauf que… sauf que… le technicien avait oublié d’éclairer la rampe de la scène.
    Les spectateurs me voyaient grâce à la poursuite mais moi je me trouvais dans le noir absolu.
    Impossible d’avancer sur le devant de la scène avec assurance et mon tango argentin devenait bien mesquin.
    La musique ayant démarré, je ne pouvais plus reculer mais je n’y voyais rien.
    et c’est en hésitant lamentablement et en ayant peur constamment de tomber dans le vide que Monsieur TANGO a perdu sa superbe avant même de prononcer un mot.
    Je suis allée jusqu’au bout malgré tout.
    Les amis ont applaudi malgré tout.

  8. RENATA dit :

    Je préparais un spectacle sur Victor Hugo avec ma troupe et nous recherchions un Gavroche , je propose mon neveu Quentin 10 ans , déjà passionné de théâtre . Il accepte avec grand plaisir . Il doit chanter la chanson de Gavroche tout en cabriolant sur scène , puis s’effondrer au coup de fusil « le nez dans le ruisseau ….. » les répétitions sont impeccables , il tient son personnage .
    Le soir de la première nous jouons dans un théâtre avec une scène circulaire et les gradins tout autour .
    Evidemment , la famille complète se déplace et s’installe aux premiers rangs pour voir et écouter mon neveu . Tout se passe magnifiquement bien , Quentin entre en scène , entonne le célèbre chant , suivant au cordeau la mise en scène . Coup de fusil , il s’effondre , immobile . Silence de circonstance sur scène et dans la salle , l’émotion est palpable .
    Soudain , je vois arriver , trottinant du haut de ses 3 ans , mon petit fils Kilian très inquiet pour son cousin , il s’écrie « il a bobo Tentin , il a bobo Tentin » et il le secoue pour qu’il se relève .
    En quelques secondes le public et les acteurs éclatent de rire , difficile de se raisonner .
    Je pense que c’est la seule fois où la mort de Gavroche engendra autant de rires .
    Aujourd’hui mon petit fils et mon neveu ont 16 ans de plus et nous adorons revivre ce moment de partage assez incroyable pour nous et malgré tout très drôle .

  9. Marianne B dit :

    Il y a quelques années de cela, je passais le week-end à Paris avec mon fils Pierre alors âgé de 26 ans. En feuilletant l’Officiel des Spectacles pour choisir une séance de cinéma, je découvrais avec amusement que le Studio Galande, dans la rue du même nom, programmait encore le film mythique « The Rocky Horror Picture Show ».
    Je gardais de ce film le souvenir ému d’une sortie au cinéma lorsque j’avais une vingtaine d’années, au tout début des années 80. Avec mon amoureux d’alors nous avions pris des tickets pour la séance de minuit, c’était l’horaire tout indiqué pour voir un film d’horreur. La salle était pleine et, à notre grande surprise, les spectateurs du premier rang connaissaient le film par chœur et participaient aux répliques, le spectacle était dans la salle !
    Durant cette séance nous avons eu droit à quelques réparties bien à propos du style « attention derrière !!! » à un moment de forte tension psychologique, ce qui nous faisait beaucoup rire, mais surtout nous avons malgré nous participé au film « en vrai » : Lorsque les héros se marièrent à l’écran, il y eut une pluie de riz dans la salle.
    Et quelques temps après lorsqu’un gros orage éclata et que ce pauvre jeune couple du quitter sa voiture en panne, pour marcher sous une pluie torrentielle jusqu’au sinistre château, et bien il se mit à pleuvoir aussi sur nous, les spectateurs, la bande du premier rang agitait joyeusement des bouteilles d’eau dans la salle. C’était tellement festif que j’ai toujours conservé de cette soirée un souvenir impérissable. En revanche, avec les années, le contenu du film s’est estompé, il ne m’en restait que quelques traces : un décor sombre avec un château lugubre et un jeune couple très « américain », le tout sur fond de comédie musicale un peu déjantée.
    Je racontais ce souvenir de jeunesse à Pierre en lui proposant d’aller voir le film, comme une curiosité. Il passait toujours à la séance de minuit.
    En entrant dans la salle nous fûmes surpris de découvrir des bâches imperméables tendues sur la moquette murale. L’explication ne se fit pas attendre : plus de trente ans après, le film était toujours accompagné par une bande de joyeux comédiens dans la salle. Ceux d’aujourd’hui n’étaient évidemment pas les mêmes que ceux des années 80, il y avait aussi un peu plus de mise en scène : les comédiens étaient habillés comme les acteurs du film et montaient sur l’estrade, devant l’écran. Nous avons beaucoup ri des répliques et des mimiques, et avons eu droit à notre pluie de riz et notre pluie tout court, au moment de l’orage.
    Mais le plus drôle dans tout ça, c’est que film à proprement parler a plutôt mal vieilli : les dialogues chantés sont cucul, les décors kitchs et la mise en scène, pas si effrayante que ça, fait plutôt sourire. Ce qui rend ce film culte aujourd’hui, c’est le spectacle vivant qui l’accompagne. L’alchimie fonctionne bien, on passe un moment très savoureux. Et avouez que c’est rare et plutôt étonnant de pouvoir revivre avec son fils adulte une soirée de ses vingt ans presqu’à l’identique et dans le lieu d’origine !
    Aujourd’hui le Studio Galande projette toujours The Rocky Horror Picture Show, aux dernières séances du vendredi soir et du samedi soir. Si vous passez dans le coin, je vous le conseille vivement. Pensez à prendre un imperméable !

  10. Fanny Dumond dit :

    Une fois n’est pas coutume, un humoriste de ma région (certes méconnu du tout Paris) donne un spectacle offert par ma commune à 21 heures. La salle est pleine, mais je constate que bon nombre de gamins sont présents à cette heure indue. Je vous passe les détails des réflexions et interrogations de la femme à principes que je suis. Je ne vous raconte pas, si je vais vous raconter mon agacement et la patience de cet homme de talent, au demeurant (pour le peu que j’ai pu saisir) qui doit sans cesse s’interrompre because que les gamins courent dans tous les sens, crient, montent sur l’estrade, qu’un bébé chouine et que deux femmes à côté de moi papotent. Pour ajouter au tableau, les « chut » qui fusent de toutes parts ont la bonne idée de créer une polémique, car « on ne peut pas tenir les gamins en laisse », s’agace une mère de famille. À la fin du spectacle, dépité l’humoriste qui tire une tête de cent pieds de long, s’éclipse sans saluer. Comme je le comprends ! Je me dis qu’il aurait dû intituler son spectacle ‘cacophonie ».

    • RENATA dit :

      Je comprends tout à fait cela car jouant régulièrement nous spécifions , maintenant , sur nos affiches l’âge minimal pour voir les pièces que nous interprétons et cela marche bien .

      • Fanny Dumond dit :

        J’en conclus que vous avez connu ces mêmes désagréments. C’est une très bonne idée que de spécifier l’âge minimal des spectateurs, car toute représentation mérite un minimum de respect envers les artistes passionnés par leur art.

  11. Anne Lonjaret dit :

    Etant adolescente, j’ai participé à une troupe évangélisation. Nous sinuions les routes de France 15 jours durant et logions chez l’habitant.
    Sur une scène je figurai la statue de la vierge Marie assise, tenant l’enfant Jésus. On m’avait installé pour la mise en place sur une planche à roulettes. Mon « opérateur » me mettait en place chaque soir. Évidemment, lors de cette dernière je ne devais rester immobile. Un soir, ce dernier n’a visiblement pas senti sa force…. Je me suis retrouvée lancée à vive allure sur la scène. Quelle ne fut pas ma frayeur lorsque je vis dangereusement se rapprocher la fin de l’estrade ! Mon socle s’est arrêté à 2 doigts du vide. Stoïque, je n’ai pas bougé, mais j’ai bien senti le regard des spectateurs se demandant si la statue allait d’un coup se mouvoir pour échapper à la chute.

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