L’anecdote tactile

De petits faits inattendus aux conséquences malheureuses mais sans caractère irréparable

Ce mercredi d’après confinement et sous la pression d’une très sympathique pétition, je vous invite à interroger votre mémoire tactile.
Procédez en 2 étapes :
1 – Repensez aux personnes qui ont croisé votre chemin.
Peut-être avez-vous :
serré la main de,
dansé avec,
donné le bras à,
palpé, tâté, massé, examiné, touché, tapé ?
2 – Racontez ce moment particulier qui a peut-être revêtu une certaine importance à un moment donné. Sans vous interdire de romancer cette anecdote.

Exemple d’anecdote tactile

Pour lui, c'étaient ses cinq minutes de gloire. Il en gardait une grande fierté.

Comme vous le savez, j’emploie parfois l’anecdote pour décontracter des personnes devant s’exprimer en public. Ce jour-là, un groupe d’agriculteurs participait au stage : « Comment l’écrire comme le dire ». Chacun devait trouver et raconter une anecdote marquante.  L’un des participants raconta comment Jacques Chirac lui avait dit quelques mots et serré la main au Salon de l’Agriculture à Paris. Des années plus tard, il en était encore émerveillé et honoré. Pour lui, c’étaient ses cinq minutes de gloire. Il en gardait une grande fierté. Son emballement à raconter cet événement nous enthousiasma.


Mon anecdote tactile rue de Rennes à Paris

Rire malgré tout : Les méfaits du virus sur les voyelles et les consonnes.

Chaque jour, des essaims d’idées bruissent dans votre cerveau. Les exercices de Pascal Perrat vous entraînent à en faire votre miel.

59 réponses

  1. Blanche dit :

    C’était tout au début de l’adolescence
    Les instants bizarres où l’on s’interroge sur la marche du monde, le temps des pourquoi ? des comment ? ; où l’on s’interroge sur les autres et le temps où l’on se sent souvent si seule comme un alien parachuté sur Terre et qui ne comprends pas du tout le système terrien, ni les terriens

    C’était l’été
    Il marchait sur la toute près de moi et nous parlions
    L’herbe poussait sur le côté droit de la route, tendre et verte
    Nous nous sommes arrêtés, nous nous sommes allongés dans l’herbe
    J’ai posé mon oreille droite sur son cœur
    L’émotion est arrivée de suite, très forte, magnifique
    Un cœur qui bat
    La vie, là, sous la peau toute chaude
    Mon oreille sur sa peau douce, vivante
    Toute ma joue sur sa poitrine
    Sa chaleur à lui
    Mon cœur qui accélérait et mon émoi
    Ce rythme si touchant…
    Cette belle constance …
    Tou-tou , Tou-tou, Tou-tou, Tou-tou …
    La vie qui bat ….
    Nous Ne parlions plus depuis que nous étions allongés
    C’était la vie qui parlait pour nous
    Alors pour rendre l’expérience magique aussi pour lui, je lui ai fait entendre mon propre cœur et il m’a embrassé là, juste au dessus de la vie
    Une communion innocente, un partage si naturel

    C’était la première fois que j’écoutais battre le cœur d’un garçon
    Je n’ai jamais jamais oublié …

  2. Nasthasia Guédet dit :

    Danser avec …

    Je me sens au bout du rouleau. J’ai profondément envie de changer de vie. Sauf, que je suis en couple.
    Avec Chris, on passe beaucoup de temps ensemble. On s’aiment mais on ne sait pas se le dire.
    On part souvent à l’aventure et on adore la fête. Parfois trop. Ce sont des moments où on lâche la pression quotidienne. On rigole comme deux gamins. C’est notre bulle de bonheur.
    Dans le fond, on est pas trop heureux à part lorsque l’on se voit.
    Il y a ce quelque chose inconnu et douloureux, en chacun de nous, que l’on souhaite transcender. On est deux personnes cassées.
    A part ma relation avec Chris, tout s’écroule.
    Ma vie se consume à petit feu. Je déteste mon boulot. Mon corps est malade et mon esprit semble tourmenté.
    Qui suis-je ?
    Une interrogation me conduit à une énième dépression.Je me sens perdu. Je cherche un sens à ma vie.
    Face à la mer, je me demande quelle est la raison de mon existence. Chris me rejoint. Il me prend dans ces bras. Il me garantit que tout ira bien.
    Quelques semaines plus tard, je décide de changer de vie.
    Je vends tout se qui m’encombre afin de garder le nécessaire pour mon départ.
    Depuis le début de notre relation, Chris sait que je vais finir par partir.
    Le moment tant redouté est arrivé. Nous sommes devant l’aéroport de Marseille.
    J’ai un aller simple entre les mains pour une île au bout du monde. On se regardent tendrement les yeux remplis de larmes. Nous avons aucune envie que tous ces moments s’arrêtent. Devant notre tristesse, Chris décide d’une dernière danse.
    Il a toujours eu le don pour transformer les moments désagréables en joie.
    Il met une de nos musiques favoris, celle de Shakira « Chantaje », le tube du moment. Les portes de la voiture sont ouvertes et la musique est à fond.
    Je danse avec Chris sur le parking de l’aéroport. Comme-ci, nous étions à une de ces soirées Aixoises que l’on fréquentaient. Les larmes laissent place aux rires.
    Nous approchons plus sereinement de la porte d’embarquement.
    C’est le moment de nous dire au revoir, et non adieu. Il y tient depuis toujours.

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      C’est une histoire fort et même un peu triste Nasthasia. « Le revoir » a-t-il eu lieu? Ou s’est-t-il transformé en « adieu » ou en « peut-être »?

  3. Scant dit :

    Ilonat : L’anecdote du mercredi 13 mai
    Un souvenir tactile, de contact, de « palpation » peut être, qui vous aurait marqué ?
    Alors là ! Vous nous tentez cher Pascal. Mais après des semaines de confinement à ressasser des passions tristes, il est plaisant de se remémorer quelques marguerites d’un temps sans inquiétude…

    Les seins de Laurie
    Je n’ai pas encore 15 ans et je suis moniteur au Centre aéré de la Daudie, près de Périgueux. Puceau bien entendu, et tourmenté par ces pulsions vitales. A cette époque, vers la fin des années 50, on n’était pas aussi dégourdi que les « djeunes » d’aujourd’hui… (Et vlan ! Une petite remarque acerbe qui pourrait ressembler à quelque pruderie réactionnaire. Rassurez-vous, c’est de la simple jalousie.)
    Cela fait déjà une semaine que nous avons chaque jour la garde des enfants, là haut, dans cette pinède aménagée pour les vacances. Et j’ai bien remarqué que Laurie, l’une des jeunes monitrices cherchait souvent mon regard et que parfois elle frôlait mon épaule en se penchant pour faire le service, au repas de midi. Bref, quelque chose se passait enfin, une promesse, pour l’affamé de ces mystères qu’un jeune adolescent peut entrevoir…
    C’est Dimanche après midi. Le Centre ne fonctionne pas ce jour là. La veille, avec Laurie, nous nous sommes donné rendez vous au bord de cette petite rivière, la Nauze, qui coule en bas de la colline.
    Après avoir jeté quelques cailloux à la surface de l’eau, pour faire des ricochets, nous nous sommes allongés dans l’herbe haute, cachés par des bosquets de saules et de grands peupliers. Il fait très chaud. J’ai bien envie de faire un plongeon mais Laurie ne sait pas nager, peut être a-t-elle peur de se mettre en maillot. Je me moque un peu d’elle pour faire le malin et nous nous enlaçons après avoir, comme par jeu, roulé dans l’herbe. Je ne crois pas que nous ayons beaucoup parlé, nous avons autre chose en tête… un premier petit baiser, furtif, un peu gauche de ma part. Je n’ai pas l’habitude, je ne sais pas comment m’y prendre. Mais ce n’est pas vraiment cela qui m’intéresse.
    J’ai déjà remarqué les formes arrondies qui bombent son corsage… en fait, une simple chemisette de coton, dont trois boutons sont déjà défaits… quelle vertigineuse splendeur et quelque tentation. J’en aperçois du coin de l’œil les courbes voluptueuses. Heureusement, elle ne porte pas de ces choses barbares, barrières infranchissables et ridicules qu’il me faudra apprendre à dégrafer plus tard, en d’autres occasions.
    Et nous en sommes là, serrés l’un contre l’autre, transpirant, le souffle retenu comme en apnée.
    Ma main libre s’approche de ces fruits offerts, si pleins, si laiteux, palpitant sous l’étoffe.
    Nous continuons à nous embrasser, mais cela semble ne plus être qu’un prétexte, en tout cas pour moi, c’est autre chose qui m’attire…ma main a réussi à détacher deux autres des boutons de sa blouse et se glisse maintenant sous l’étoffe.
    Oh splendeur, douceur miraculeuse, palpitante de vie.
    Je happe maintenant de ma paume largement ouverte l’un des mamelons dont la pointe frémit, je le caresse et je le presse comme avec dévotion… il me faudra explorer l’autre pour découvrir qu’il offre encore plus de douceur…
    Nous ne respirons plus…
    (Vous n’en saurez pas davantage. Même si c’est du « soft », il faut payer pour visionner !)
    Je suis un homme maintenant ! J’ai osé caresser les seins d’une fille ! Et comme le chantait si goulûment le Polisson de la Chanson, jusqu’à la fin des temps, jamais, jamais, je n’oublierai les beaux seins de Laurie.

  4. Anne Lonjaret dit :

    Le tactile en période de Covid ! c’est une gageure ! Pour ma part je ressence en ce moment les anecdotes des uns et des autres du temps qui nous est donné de vivre. Car elles sont les petites histoires de la grande Histoire. Eh oui ! nous ferons partis des futurs programmes ! Alors autant en profiter pour raconter ce qui ne sera pas directement écrit.

    Pour en revenir à notre sujet….
    Je me souviens d’une soignante qui m’accompagnait lorsque j’étais en souffrance. Elle essayait de me faire parler mais la colère m’habitait. Je me tournais sur mon lit d’hôpital face au mur. j’étais comme prostrée. Elle a simplement posé sa main sur mon coup. J’ai eu l’impression qu’elle comprenait et ce rapide contact m’a fait du bien. je m’en souviens encore et un lien a continué à se tisser.

    • Pascal Perrat dit :

      J’ai été hospitalisé plusieurs fois au cours de ma vie. À chaque fois, j’ai gardé un fort souvenir des personnes qui me soignaient avec beaucoup de dévouement et très humainement.

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Comme Pascal je garde un souvenir marquant du personnel soignant et en particulier d’une aide-soignante, une mama antillaise, à l’attitude très maternelle. Quand elle posait ses mains sur moi, je ressentais chaleur et la douleur s’apaisait. Au fil des jours, le simple fait de la voir entrer dans ma chambre m’apportait du réconfort.

      • anne dit :

        Je reconnais aussi que sa simple présence m’apaisait.
        Pdt ce temps de confinement j’ai repensé à elle et lui ai écrit dans son service.
        J’ai pu la revoir et je pense qu’un nouveau lien se tisse. Présentement le Corona aura eu du positif.

  5. Jean Claude Scant dit :

    pardon Pascal et vous d’entre2lettres, mais je dois être encore plus obtus et fracturé du numerique, mais je ne parviens toujours pas à vous adresser mes textes dans cette fichue petite case : « laissez un commentaire. ne peut on envoyer directement sur votre adresse mail ? j’ai aussi essayé, cela ne semble pas fonctionner non plus.
    dommage! cela me plaisait bien ces souvenirs tactiles

    • Pascal Perrat dit :

      Si vous aviez collé ou écrit votre texte là, dans ce cadre, comme lorsque que vous avez laissé ce message de dépit ci-dessus, il serait bien visible. Ici même. Essayez encore vous constaterez que tout fonctionne parfaitement. Si vous n’employez pas le « copié-coller » écrivez, tapez votre texte.

  6. Jean Claude Scant dit :

    j’essaie encore de vous envoyer mon souvenir tactile

  7. Marianne B dit :

    C’était une fin de dîner familial, une de ces longues soirées d’été où les convives, les cheveux poisseux de sel et le corps encore chaud de cette longue journée au grand air, partageaient la saveur du temps arrêté.
    La cuisine était généreuse et les appétits comblés. Le vin avait coulé raisonnablement, juste assez pour délier les langues sans déraper dans la grossièreté, il y avait des enfants.
    Nous échangions maintenant des devinettes. Zoé, douze ans, profita d’une courte pause pour lancer la sienne :
    – Quand on dit ça s’touche, ça s’touche pas et quand on dit ça s’touche pas, ça s’touche. Qu’est-ce que c’est ?
    Les fronts se plissèrent, les yeux se perdirent dans le vague… Un ange passa.
    – Tu peux répéter ?
    – Quand ont dit ça s’touche, ça s’touche pas. Et quand on dit ça s’touche pas, ça s’touche. Qu’est-ce que c’est ?
    Et Zoé, fière de son effet, ajouta :
    – Posez-moi des questions, je ne répondrai que par oui ou par non.
    Les langues se délièrent, chacun s’appuyant sur les réponses entendues pour poser sa question.
    – C’est un jeu de mots ?
    – Non
    – Une histoire de lettres ?
    – Non
    – C’est quelque chose de réaliste, qui peut arriver en vrai ?
    – Oui
    – Ça se mange ?
    – Non
    Au bout d’une vingtaine de minutes, une piste sérieuse commença à se profiler…
    – Ça a rapport au corps humain ?
    – Oui
    – Quand on dit Maman, ça se touche ?
    – Oui
    – Et quand on dit Papa, ça s’touche ?
    – Oui
    – Ça s’touche deux fois, quand on dit Papa ?
    – Oui !!
    – Ce sont les lèvres !

    Et là j’en suis restée baba (dans baba, ça se touche deux fois) : je n’avais jamais réfléchi au fait que pour la prononciation de certains mots les lèvres se touchent et que pour d’autres, au contraire, il n’y a aucun contact entre les lèvres. Et mine de rien, ça a certainement son importance sur le plan relationnel. Il suffit de regarder les expressions « du bout des lèvres », ou « la bouche en cul de poule » : quand on parle de cette manière, les lèvres ne se touchent pas vraiment et le locuteur établit une certaine distance avec son auditoire, ce n’est pas une façon de communiquer très chaleureuse.
    Evidemment quand ça s’touche pas il n’y a pas de postillons et les postillons, en ce moment, c’est particulièrement important ! Mais là, c’est un autre sujet.

    Marianne B

    • Pascal Perrat dit :

      Belle anecdote. Les enfants ont souvent beaucoup plus d’humour et d’esprit que les adultes. Je viens de tester sur moi, c’est juste. Je suis invité ce midi, je vais poser cette chouette devinette à ma petite famille. Merci Marianne.

  8. Ilonat dit :

    bonjour Pascal. ne sais pas encore si ça vous parviendra. essayé de coller mon texte dans cette case commentaire. inch allah

  9. camomille dit :

    PREMIER ÉMOI :
    J’étais adolescente … et ailleurs !
    L’été, j’allais en vacances à St-Pons les Mûres (tout un programme!).
    J’y retrouvais tous les ans une amie du même âge que moi, mais beaucoup plus délurée, et surtout elle avait un grand frère : VICTOR !
    Ah Victor !
    Mes sens commençaient à être en éveil à cette période.
    Tout me ravissait, m’exaltait : une herbe agitée par le vent, le parfum d’une fleur, les chansons de Françoise Hardy….et VICTOR .
    Victor pour moi c’était un homme. C’est-à-dire qu’il travaillait.
    Il se déplaçait en vélo-moteur et sa sœur m’avait confié à l’oreille qu’il « sortait » avec une femme mariée.
    Là, la légende était à son comble.
    Et puis un jour, un beau jour, le regard de Victor a rencontré le mien et sa main a légèrement…mais très légèrement frôlé la mienne, et probablement par inadvertance.
    Mais ça a suffit pour m’enflammer.
    Ce contact a été pour moi un détonateur.
    J’étais amoureuse de Victor (bien malgré lui sûrement).
    A partir de ce moment là, Victor occupait toutes mes pensées, mes journées, mes rêves.
    Ce qui me fascinait le plus c’était de savoir qu’il « sortait » avec une femme mariée.
    Je trouvais ça tellement romanesque….
    L’été est passé,
    J’ai laissé Victor à St-Pons les mûres avec son travail et avec son histoire avec la femme mariée.
    Il n’aura jamais su combien un simple frôlement de main aura pu perturber une adolescente de l’époque !
    Mais c’est mieux ainsi n’est-ce-pas ?

    • Pascal Perrat dit :

      Comme c’est joliment raconté ! Je pense que personne n’oublie son premier émoi, cette première émotion qui enflamme le corps et l’esprit.

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Oui c’est une histoire très jolie et qui a, je pense, des échos chez de nombreuses abonnées. En tout cas chez moi qui, à 16-17 ans étais troublée par un voisin, un homme, un adulte. C’était l’odeur ou le goût du soufre car cet homme-là était un mari infidèle. Les garçons de mon lycée ne me faisaient pas cet effet. Puis, comme pour vous Camomille, le temps a passé et l’effet qu’il a fait sur moi a disparu. Je l’ai revu, vieux monsieur. Je n’ai absolument rien retrouvé en lui ce qui avait pu me troubler. Et vous Camomille avez-vous revu Victor?

      • camomille dit :

        Effectivement Françoise, nous gardons en mémoire ces premiers frémissements… C’est incroyable!
        Non, je n’ai pas revu Victor et c’est la raison pour laquelle mon fantasme s’est incrusté!
        Cependant, je suis certaine que, tout comme vous, la magie aurait disparue si je l’avais revu!… le pauvre 😉
        Merci à tous pour ces belles et touchantes confidences

    • Laurence Noyer dit :

      Ah ce Victor!
      On sent à travers vos mots combien il a compté et combien cet effleurement a pour longtemps annexé votre mémoire
      Cette mémoire qui vous fait tellement bien dire les choses

  10. Antonio dit :

    Beaucoup d’émotions à vous lire, notamment le récit de Laurence, très émouvant.
    Je risque de casser l’ambiance, je vous invite à en rire, il y a prescription.

    Le coup de poing, l’uppercut, la bonne droite, je n’ai jamais réussi en aligner un correct de ma vie.

    Ce n’est pas ici un regret, c’est un fait… tactile.

    J’ai bien essayé une fois.
    J’étais en colo et frimer c’était un art de vivre ou plutôt d’exister quand on a quinze ans.
    Il est important de préciser que je mesurais anormalement un mètre quarante.
    Si !
    C’est bien simple, au lycée, au saut an hauteur, j’étais toujours le premier éliminé et devais soutenir les piquets (instables) pour voir mes camarades sauter ma hauteur. Une humiliation insoutenable.

    Mais là, j’étais en colo et je pouvais frimer au foot (j’étais bon), ou à sortir des vannes qui faisaient rire les filles à défaut de sortir avec des filles qui me valaient quelques vannes.

    J’étais pote avec un gars aussi petit que moi (pour son âge) mais qui n’avait que les os sur la peau, alors que moi… Bref, c’était le seul gars sur les quarante de la colo sur qui je pouvais avoir le dessus physiquement.

    Voilà qu’un jour, dans un campement où on dormait dans la même tente, on en vient aux mains pour une histoire de fille, une égarée qui trouvait que tout ce qui était petit était mignon.

    J’avais horreur à l’époque de cette expression, mais bon, venant de sa bouche à elle, j’en faisais volontiers une exception. Je ne sais pas si j’étais amoureux mais pour les autres ça avait l’air clair, sauf pour mon pote qui, forcément, se sentait tout autant visé.

    « Oui, mais tu vois bien qu’elle n’a d’yeux que pour moi, alors pourquoi tu viens marcher sur mes plates-bandes ? »
    « Chacun pour soi, qu’il me répond le bougre, elle n’a pas dit non pour danser avec moi l’autre soir à la boum »

    Le gringalet d’un mètre trente-neuf était en train de me provoquer alors que j’essayais de lui sauver la face qui ne ressemblerait à rien si je lui en collais une.

    Oui, mais voilà, il fallait lui en collait une. Avec une bonne intention et un coup franc, direct, en pleine poire.

    On nous regardait de loin, puis de près. Trop près… il fallait agir, mon honneur était en jeu.
    Et voilà que je lance mon bras dans la direction de sa figure, alors que lui avait raté son coup vif juste avant.
    Au moment où mon poing est arrivé à destination, je ne sais pourquoi, j’ai retenu instinctivement mon élan…
    « de peur de lui faire mal ».

    Exactement comme quand, plus tard, j’a dû me piquer moi-même avec une aiguille (je ne me droguais pas, c’était suite à une entorse !)

    J’étais incapable de planter mon coup sur son visage sans d’abord poser l’embout de mon poing délicatement dessus et d’appuyer ensuite. C’était pitoyable. Un non combat qui s’est fini en mode lutte au sol à immobiliser l’autre. Les spectateurs avaient déserté quand on s’est rendu compte du grotesque de la situation devant la fille qui nous demandait de plutôt nous serrer la main. Ce que nous fîmes.

    Ce souvenir tactile de mon poing sur la gueule de quelqu’un me restera comme une singulière expérience.

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Antonio, c’est une anecdote que je trouve drôle à lire même si elle l’est moins à écrire et encore moins à vivre. J’imagine le comique de votre pugilat. Et je constate que vous qui faisiez rire les filles faites mentir l’adage « Femme qui rit à moitié dans ton lit »

    • Laurence Noyer dit :

      Très drôle ce récit
      On se croirait dans un dessin animé de Tex Avery avec arrêt sur image sur ce poing 🤛 qui se dit «  j’veux pas y’aller! » 🤛👎🤝👍

  11. pakita POM dit :

    bonjour Laurence
    Je voulais juste te dire que c’est une grande chance de pouvoir partager ces moments avec ta maman, même s’ils sont imparfaits, ils existent et Je suis convaincue que ta seule présence est déjà énorme pour elle
    ce lien précieux que vous avez su créer et qui vous unit, elle peut le sentir avec ou sans gants.Tout le monde n’a hélas pas cette opportunité par les temps complexes que nous vivons actuellement. Mes pensées les plus douces t’accompagnent .

  12. pakita POM dit :

    Ce matin, pour la première fois depuis le début du confinement , ma petite mère de 95 ans passés, retourne chez son kiné et, à pied, s’il vous plaît. Coup de chance, il s’est arrêté de flotter et même le soleil tente une furtive percée…

    Le confinement, sans massage, l’ancêtre, elle l’a senti passer, à presque plus pouvoir arquer. Pour tenter de la faire avancer , je devais la menacer de déambulateur ou, châtiment ultime, d’ehpad à l’horizon  et ça, pour elle, pas question !

    « Tu veux quand même pas me mettre chez les vieux ! »

    Au taquet, la mémé, prête à affronter tous les virus de la terre, cachée derrière son masque et sa canne à la main, pour enfin retrouver celui qui, depuis deux mois, l’a lâchement abandonné, suivant en cela l’ordre des kiné. « Son Hervé» qui, chaque semaine, non seulement lui masse le bas du dos mais la fait rire aussi et lui raconte des blagues coquines qu’elle répète ensuite, gourmande, à ses copines .

    Les consignes de déconfinement, elle les a apprises par cœur après avoir signé la pétition contre le maintien du confinement pour les anciens et, pour sa sécurité, elle entend bien les respecter.

    – «  Mais qu’est ce c’est que ça ? »
    – Les gens qui font la queue maman
    – Comme pendant la guerre, au temps du rationnement ?
    – Oui sauf que, en plus, on doit respecter les distances, tu sais, alors forcement comme les trottoirs, ici, c’est pas des boulevards, ça bouchonne un peu ! »

    Dans la rue principale, il y avait foule devant chez la boulangère et chez le buraliste aussi comme chaque jour depuis deux mois – panem et tobacco circus –

    -« Comment on fait pour passer ?
    – t’inquiète, maman, on va y arriver !

    Cavaliers chargez : tel un agent de la circulation, j’ouvre donc une brèche dans les indiens en file pour qu’elle s’y faufile . Dociles et disciplinés, ils s’écartent pour éviter d’y laisser des plumes et clopin clopant majestueuse malgré les ans, elle traverse la foule, les yeux malicieux !

    – « Honneur aux vieux ! »

    Plus elle se rapproche du but, plus elle prend de l’assurance et je la vois qui avance , gaillarde . J’imagine son sourire sous le masque . On y est presque, quand, tout à coup, là, devant nous, un groupe de 6 à 7 personnes, en grande discussion, monopolise le trottoir .

    Sans masque, le geste virulent et le verbe postillonneur, ils se plaignent de l’incurie de notre gouvernement , du maire aussi et des agents. Vous les connaissez comme moi, ceux qui ont toujours la gueule ouverte pour râler mais qu’on ne voit jamais rien faire pour aider. Ceux qui ont de grandes idées pour refaire le monde mais à qui surtout il ne faut rien demander. Ceux qui pensent que tout leur est du et qui pètent, comme aurait ma grand mère, plus haut que le trou de leur …( à vous la rime riche!) le genre de personnes que dans ma famille on n’a jamais supporté.

    Arrêt sur image
    ma mère bloquée à une dizaine de mètres du cabinet du kiné.
    Le sourire derriere le masque s’est figé, les yeux sont maintenant couleur acier et je vois sa main se crisper douloureusement sur le pommeau de sa canne
    – « Puis je passer s’il vous plaît »

    Mais personne ne l’entend, sa voix est étouffée par le masque ( deux couches de coton et une de molleton fait maison!) et, devant nous, les paons font la roue pendant que les poules caquettent de plus belle.

    Son visage est fermé maintenant. Dans sa main aux phalanges soudain blanchies, sa canne frémit
    -« Non, maman non ! »

    Trop tard, Kung-fu panda vient de s’inviter au carnaval . A grands coups de canne, elle se fraye un passage . Il ferait beau voir qu’on l’empêche de retrouver son kiné ! Et bon sang ne saurait mentir, à grands coups de savate – on est encore souple dans la famille malgré notre grand age…-, je débroussaille.
    Caresse, je ne suis pas sure, frôlement sûrement, coups, je le regrette mais je l’avoue

    Kung-fu panda, redevenu la vénérable ancêtre à la crinière blanche, époussette furtivement un grain de poussière inopportun sur son blazer , prend une belle inspiration, me regarde en souriant et m’assène :
    « une p’tite séance de kiné, y a rien de tel pour vous redonner la pêche ! ».avant de sonner a la porte du cabinet !

      • pakita POM dit :

        Panda pour le côté câlins et kungfu pour la ténacité, la droiture et la souplesse ( non là c’est fiction)
        j’ai pensé un instant mettre en paragraphes intercalés la réalité et les difficultés que nous avions traversées pendant ces deux derniers mois mais j’étais tellement fière d’elle hier matin que j’ai préféré ne garder que le meilleur de l’aventure et broder un peu autour !

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Histoire drôlement brodée Pakita. Votre mère doit être un sacré personnage qui me fait penser à l’actrice Mary Marquet, la belle-mère châtelaine du film « La vie de château ». Vous pouvez être fière d’elle

    • Laurence Noyer dit :

      La ténacité des seniors, señorita , est extraordinaire. Et moi me fait penser à l’ardeur du flamenco
      Olé pour mémé 👏👏👏👏

      • pakitapom dit :

        merci je transmettrai . elle a déja beaucoup ri quand je lui ai lu le texteet m’en a demandé une copie pour « Son kyné »!

  13. So dit :

    C’était à l’âge de tous les possibles, l’âge où l’amour, le grand amour semble à portée de main.
    16ns… Malgré tout ce que j’avais imaginé sur ce baiser, jamais je n’aurais cru ce moment aussi fort.
    Lorsqu’il a posé ses mains sur mon cou et ma nuque, mon ventre s’est enflammé, une brûlure magnifique que je ne ressentirais plus jamais de cette manière.
    Sa façon de m’enlacer m’a transportée, bien plus que le baiser lui-même.
    Ses mains me disaient que c’était moi et personne d’autre, j’étais tout ce qu’il voulait à cet instant et pour les 3ans à venir.
    C’était merveilleux, au-delà de tous les films que je m’étais racontés durant les longs moments de solitude.
    20ans après, alors que ma vie n’a plus la même romance, c’est pourtant ce moment qui surgit lorsque l’on me parle de mémoire tactile.

  14. Avoires dit :

    Maman, tu étais morte depuis quelque temps déjà pourtant un jour tu es venue près de moi et tu m’as caressé la joue. Je me revois, assise sur un muret, par une après-midi d’été, je pensais à toi, peut-être tellement fort que tu t’es manifestée pour me dire que tu étais là. J’ai senti sur ma peau tes doigts fins et légers dont l’empreinte ne s’est pas effacée. Un geste si doux, si tendre, un geste de toi qui revient souvent me hanter, que j’appelle encore à se reproduire.

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Anecdote qui m’émeut Avoires. Peut-être la main de votre maman s’était-elle glissée das la bise légère?

      • Laurence Noyer dit :

        Moi aussi je suis émue.
        Je vis’ comme je l’ai écrit des moments très intenses avec ma mère en ce moment et j’espère qu’elle viendra me « hanter » de cette manière

  15. françoise dit :

    .
    Il y a plusieurs années, Frédéric Mitterand recevait le samedi après-midi, dans un grand café parisien ,des personnalités du monde littéraire, du spectacle et autres. J’y allais à chaque fois que je le pouvais avec une amie. Il y a un samedi en particulier qui je crois restera toujours gravé dans ma mémoire. Ce jour-là le conférencier était Jean-Claude Carrière dont j’ai lu beaucoup de livres (d’après Babelio il en aurait écrit 101) et Google nous dit qu’il est Romancier, scénariste, dramaturge, traducteur, essayiste, acteur, parolier

    Alors qu’après la séance je remontais les escaliers qui m’avaient menée aux toilettes, Jean-Claude Carrière attendait en haut pour les emprunter et quand je fus à sa hauteur il me dit en souriant quelques mots aimables dont hélas je ne me souviens plus,mais je dois dire qu’ils m’émurent beaucoup.

    • Pascal Perrat dit :

      Il me semble que ce café c’était le Tribulum dans les Halles. Si c’est bien ça, j’ai une anecdote moi aussi, elle concerne Léo Ferré le jour de la mort de Aragon, (à vérifier, je ne suis pas sûr)

      • Françoise - Gare du Nord dit :

        Pascal, nous raconteras-tu un jour cette anecdote qui concerne Léo Ferré? Ce pourrait être une idée d’anecdote du mercredi « Le jour où vous avez croisé une célébrité »

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Croiser une célébrité est toujours un moment riche en émotions (multiples et pas toujours positives) surtout lorsq’elle nous adresse la parole

    • Laurence Noyer dit :

      J’ai croisé le regard de l’acteur Jacques Perrin un soir dans une rue de Nantes. Juste un regard sans autre échange…. mais bizarrement j’ai eu l’impression qu’il attendait que je lui dise quelque chose…. Peut-être l’habitude d’être souvent sollicité…
      Et cela m’avait beaucoup troublée aussi

  16. durand JEAN MARC dit :

    Ma mère avait passé le pire, les urgences, les examens, les observations, les traitements, l’attente, l’attente…

    Elle était arrivée aux convalescents. Dans une ville à 50kms , la trouble loi de la sectarisation. Prévenu par téléphone des heures possibles de visites, je pris la route. Pour tourner en rond, là bas dans cette ville méconnue, dans ma tête égarée. Pour monter dans un ascenseur, tracer un couloir, chercher le bon numéro comme une loterie vitale. Pénétrer dans la chambre. Se poser sur une chaise, enlever son pull et lui sourire. C’était presque l’heure du repas. On l’aidait à manger. La petite cuillère en retour de vie. Une, deux, trois bouchées, puis une moue, un rejet. Elle me prit la main, la caressait et articula péniblement: » Main chaude, cœur chaud »….puis se saisit de la main de l’autre personne et dit  » Main froide, cœur fidèle ».

    Et elle me sourit…et me sourit encore, fière d’elle. Pourtant en face, il ne s’agissait pas de mon amie, mais d’une aide soignante. Elle craignait tellement que je finisse seul ma vie qu’elle m’aurait marié avec la première venue.

    Dans ces moments là, le sourire sauve tout, protège de tout, enjolive tout.

    Le lendemain soir, on me prévenait par téléphone qu’elle avait fait un malaise et avait été rapatrié à l’hôpital. Un nouveau tour de piste. Une jonglerie du temps en attendant la sortie de piste.

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Jean-Marc, je croyais que l’on disait « mains froides coeur chaud ; mains chaudes, coeur froid ». J’aime beaucoup votre expression « La petite cuillère en retour de vie ». C’est vrai, on le dit souvent que nos vieux parents finissent par devenir nos enfants. Ce qui peut faire un peu peur parfois

    • Laurence Noyer dit :

      Cet après-midi j’ai essayé de faire dire « ouistiti » à ma mère pour la faire sourire et faire une photo pour mon frère qui ne peut pas venir la voir
      Ce témoignage JeanMarc me rappelle mon histoire
      Et je constate que nous prenons soin de nos parents

  17. Fanny Dumond dit :

    Dans les années 1980, Jean Anglade, le si célèbre écrivain Auvergnat qui a refusé les honneurs, est invité à la médiathèque de ma commune. J’ai lu ses innombrables romans et je trépigne d’impatience de le voir. Lors de sa conférence, je bois ses paroles et je retrouve sa simplicité, son érudition et son humour si subtil qui se cachent dans ses écrits. Puis, tout intimidée, je m’approche de la table où il s’est installé pour dédicacer ses livres. Lorsque vient mon tour, je lui tends « Le voleur de coloquintes » en lui disant, timidement, que parmi tous ses romans, c’est mon préféré tant j’ai ri en le lisant. Il me regarde en souriant et me répond : « ce n’est pas étonnant, car je vous ai observée durant mon exposé. Vous êtes attentive et je vois dans vos yeux que vous êtes une personne joviale ». Quel compliment ! J’en suis toute chavirée et davantage lorsqu’il inscrit sur la page de garde : à… ma fidèle lectrice, avec tout mon humour. Amicalement. Signé : Jean Anglade. Waouh !

    Il écrira son dernier roman à l’âge de 100 ans et s’éteindra doucement deux ans plus tard, en 2017, dans une maison de retraite de Clermont-Ferrand. Dans sa dernière interview, il confie qu’il y est choyé, mais que sa campagne lui manque tant !

    Un grand merci à vous Pascal d’avoir cédé à la pression 😉 Belle après-midi à vous.

  18. 🐀 Souris verte dit :

    🐀 je sortais des studios des Buttes-Chaumont après avoir enregistrer une émission de Jacques Chancel le grand échiquier. C’est alors que je suis devant la station de métro ma marraine qui habite un petit village dans la Sarthe. Il était 11h du soir et je ne comprenais vraiment pas ce qu’elle faisait là. Cette marraine aimait le jaune, et même de dos, assez courte sur pattes, les cheveux frisés ce ne pouvait être qu’elle. Je pose mon instrument et lui plaque les deux mains sur les yeux en criant joyeusement » salut ma petite marraine » elle n’a pas eu besoin de se retourner, un coup de coude dans l’estomac m’a pliée en deux. Pour la sauvegarde de l’espèce, j’ai pris la leçon et plus jamais je ne me suis adressée aussi cavalièrement à une personne si elle n’est pas exactement face à moi.! 🐀

  19. Laurence Noyer dit :

    Ma chère maman est en fin de vie,
    Confinée dans la chambre confinée de son Ehpad, sous morphine, hagarde,
    Il semble que l’établissement lui-même est en phase terminale, en soins palliatifs
    L’infirmière m’a appelé l’autre matin, pour m’annoncer que je pouvais lui rendre visite dans sa chambre chaque jour ; en respectant bien les barrières sanitaires, port du masque, lavage des mains…
    Elle me précise : « Quand vous entrez dans la chambre, vous lui touchez un peu le bras, puis vous vous relavez les mains, et vous restez à 1m50 sans rien toucher, pas même les couvertures »
    C’est entendu, je raccroche.
    Elle me rappelle 5 mn plus tard. « en fait, il est interdit de toucher votre maman, c’est impératif, ordre de la direction »
    Quand dans l’après-midi, je me suis rendue auprès de ma mère, j’ai rencontré une autre infirmière.
    Je lui ai fait part de mon désarroi. Ma maman étant aphasique, je n’ai plus que le toucher pour communiquer avec elle, pour garder un lien.
    Elle est sortie de la chambre et est revenue avec une paire de gants chirurgicaux.
    J’ai pu masser le visage de maman, le caresser, lire son regard, accueillir son sourire, serrer sa main.
    Un des moments les plus intenses de ma vie, où je prenais conscience de ce que j’étais en train de vivre : Je lui disais adieu. Je lui dorlotais adieu. Je lui berçais adieu.
    Et depuis, chaque jour, je vais vivre une dernière fois avec elle.

    • Fanny Dumond dit :

      Bonsoir Laurence. Votre témoignage m’a bouleversée, car c’est un copié/collé de ce que vivent certains de mes proches en ce moment. Ce monstre laissera des cicatrices indélébiles dans les âmes. Avec tout mon soutien moral en cette épreuve tellement inhumaine. Fanny

    • Pascal Perrat dit :

      Bouleversant. Une douleur difficile à traduire avec nos pauvres mots.

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Histoire poignante, il faudrait être sans coeur pour ne pas être ému(e). Comme le dit Fanny « Ce monstre laissera des cicatrices indélébiles dans les âmes. ». Mais j’espère que, de tout ceci, il en sortira du positif et que nous saurons réfléchir, notamment dans nos relations avec nos aînés

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