L’anecdote téléphonique

De petits faits inattendus aux conséquences malheureuses mais sans caractère irréparable

Qui n’a pas connu une mésaventure, un tracas ou un agacement avec l’usage d’un téléphone mobile ou fixe, d’un répondeur ou d’une boîte vocale ? Une déconvenue, un désagrément ou une heureuse surprise.

En ce mercredi estival, je vous invite à raconter l’un de ces petits événements ou faits imprévus. Vécus ou observés par vous, vos parents ou vos amis. J’imagine qu’ils ne manquent pas…

Deux anecdotes

La big-chef

Cette anecdote se rapporte à l’époque où je débute dans la formation professionnelle en entreprise. Je rêve d’intervenir chez IBM France. Je leur téléphone assidument pour proposer mes services. Mais impossible de franchir le barrage de la secrétaire et joindre la Responsable des ressources humaines. Elle est toujours en réunion, en déplacement, en vacances, pas disponible, etc.
À force d’appeler, j’ai sympathisé avec la secrétaire, on plaisante, je suis presque devenu un familier. Si bien qu’un jour, à peine a-telle décrochée, je m’exclame : « Alors ! où qu’elle est aujourd’hui la big-chef fantôme ? » Et… une voix inconnue me répond : « le fantôme vous répond en personne, que lui voulez-vous ? »
J’étais en direct avec la DRH et je ne crânais plus…

Le premier répondeur téléphonique

J’anime régulièrement des éveils poétiques dans les écoles, en mon absence, l’agence immobilière que j’ai créé en parallèle est fermée. Arrivent sur le marché les premiers répondeurs téléphoniques. Il sont énormes, chers et inconnus du grand public. J’en installe un dans mon bureau sans imaginer que mon « tout ouïe » va en désarçonner plus d’un…


Je suis dyslexique. De facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau. Mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Peut-être avez-vous remarqué une faute. Merci de me la signaler : blog.entre2lettres(at)gmail.com

21 réponses

  1. Anne Lonjaret dit :

    Si je vous dis : entorse du pouce en lien avec téléphone portable ? Que répondez vous ????

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      bonsoir Anne. Je ne sais pas je dirais : tennis-elbow pour les joueurs de tennis, claquage musculaire pour les sportifs de haut niveau, crampe au coude pour les écrivains, spasmes nerveux pour les accrocs aux jeux vidéos.
      J’imagine que ce n’est rien de tout cela, je donne ma langue au chat

  2. Patricia dit :

    Mon téléphone un jour me dit qu’il en avait assez d’être exploité. Pas un jour de repos, pas une heure de repos me dit il et la nuit, tu m’utilises… aussi. Comme réveil, quelquefois tu te réveilles, et tu me réveilles, ensuite tu me recharges, le jour et la nuit.
    Ras le bol , j’en ai marre je voudrais des indemnités.
    des congés et tout le tralala.
    Sinon, je me mets en grève. Je supprime tous tes blablas, et tu verras tu ne les reverras pas.

    Interloquée, je me demandais ce qui pouvait bien lui passer par la tête, si je puis dire. Effectivement je n’avais jamais pensé que mon téléphone pouvait avoir besoin de repos.
    Je l’utilisais je le rechargeais puis le déchargeais.
    Je m’imaginais ce que devait être cette vie et je décidais de lui donner des congés. Et de réduire son temps de travail.

    J’achetais un radio réveil et la journée, je ne l’utilisais plus que deux fois par jour.
    Il en fut ravi, et moi aussi.
    Je pouvais enfin me reposer, en oubliant un peu qu’il existait.
    Je pu enfin de consacrer à nouveau à quelques pages d’écriture qui me firent le plus grand bien.

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      J’aime beaucoup votre anecdote Patricia. C’est fou tout ce que l’on demande à un téléphone portable. Moi j’ai un téléphone de mamie, un téléphone portable du XXe siècle qui fonctionne très bien et ne menace jamais de faire grève. Ceci dit, j’ai le téléphone fixe, la télévision, la radio, la tablette, l’Officiel des spectacles etc.. etc…

  3. Jean-Christophe K dit :

    J’ai eu un appel téléphonique, manqué, sans message laissé sur répondeur.
    C’était un jour particulier, un jour férié. J’attendais certains appels et les plus espérés ne sont jamais venus, ceux de mes ex-…
    C’était le jour de mon anniversaire, le 21 mai. Alors j’ai rappelé ce numéro non répertorié. A mon tour je suis tombé sur la messagerie du portable.
    Peu de temps après, j’ai reçu message cette fois laissé sur répondeur. Une femme s’excusait de son erreur d’appel. Je l’entendais aussi dire – à son jeune enfant? à son chat? – que ce n’était pas encore l’heure de manger… De mon côté, je n’ai pu m’empêcher de lui envoyer un sms, lui signalant que c’était mon anniversaire.
    Elle m’a répondu amicalement. J’aurais bien aimé poursuivre ce tout début de lien, mais il y avait trop d’inconnus et je ne croyais pas alors suffisamment au hasard de la rencontre.

    Jean-Christophe Knaub

  4. Pompelair dit :

    Le téléphone au village après 1914

    Ma grand-mère avait accepté que la cabine téléphonique (grande nouveauté) soit installée chez elle, dans un coin du corridor. L’appareil était fixé au mur. Près de lui étaient punaisés le numéro de la cabine, le mode d’emploi et les tarifs. Les P.T.T. ne lui versaient aucune rémunération, estimant en effet que l’attribution gracieuse d’une ligne constituait un émolument suffisant.

    Il fallait tourner la manivelle pour entrer en contact avec le central auquel on demandait le numéro désiré. On patientait ensuite de longues minutes dans l’attente de sa communication. Les unités étaient comptées et tarifées selon le barème en vigueur dans les postes par une standardiste qui rappelait à la fin de chaque communication pour en donner le coût. Alors elle inscrivait l’appel sur un registre et rendait la monnaie qu’elle extrayait d’une boîte en fer bourrée de piécettes. Lorsque périodiquement elle devait rendre des comptes aux PTT, c’était amusement et fascination que de trier et compter les pièces de fer blanc ou de cuivre renversées sur la table de la cuisine et de l’aider à en faire des piles bien égales qui devenaient des rouleaux.

    C’était nous, les petits, qui étions chargés de transmettre les « commissions ». Nous nous faisions une joie de courir à travers le village pour aller annoncer à quelqu’un qu’Untel avait appelé et prié qu’on veuille bien aller dire « ceci ou cela », ou encore qu’un autre Untel allait lui téléphoner à telle heure “pile” et qu’il faudrait venir se tenir présent à la cabine.

    Il y eut parfois des quiproquos : Grand-Mère attendait que son gendre lui annonce la nouvelle de la naissance du bébé d’une de ses filles partie accoucher à la ville. L’appel vint en effet d’une voix masculine qui lui dit : “le bébé est né, c’est une fille, nous l’appelons Jacqueline”. Et elle de répondre “Oh, comme c’est pas joli !”. Il s’agissait du bébé d’une autre famille du village né pratiquement en même temps, et qui ma foi, ne lui en voulut pas trop.

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Une jolie anecdote sur les débuts du téléphone. Votre grand-mère devait connaître tout un tas de secrets sur les villageois. De quoi écrire « Mon village à l »heure des débuts du téléphone »

    • Pascal Perrat dit :

      Dans les années 60, dans un village à 40 km de Paris, seuls les plus riches avaient parfois le téléphone chez eux. Les autres se rendaient dans le café du village pour téléphoner, il y avait une cabine non insonorisée près des WC…
      Dans les années 70 depuis Meaux, en Seine et Marne, pour joindre au téléphone quelqu’un à Paris, après avoir composé ton n° tu attendais 2 à 3 h pour avoir le contact. A la même époque, si tu demandais le téléphone chez toi, tu l’obtenais après 2 à 3 ans.

  5. Françoise - Gare du Nord dit :

    Un de mes collègues s’était laissé aller à quelques confidences concernant sa vie amoureuse qui était un peu agitée et peuplée.

    Il me parlait surtout d’une certaine Nicole (l’officielle) et d’une Martine (la secrète qui appelait régulièrement).
    Un, jour, en son absence , j’intercepte un appel sur son téléphone et l’interpelle « Bonjour Martine ». Évidemment il s’agissait de Nicole. Une belle gaffe que j’ai avouée à mon collègue à son retour. Il s’est montré un peu ennuyé et je pense qu’il a dû sacrément ramer le soir à son retour.

    Une autre anecdote : un jour je reçois un appel téléphonique d’une copine. Et j’entends qu’elle parle de moi. Elle avait dû composer mon numéro involontairement. Ecoeurée, j’ai raccroché. J’ai un peu regretté mon impulsivité, j’aurais certainement appris ce qu’elle pensait de moi

    • Fanny Dumond dit :

      Bonjour Françoise. Vous réveillez un souvenir récent : je discute avec ma belle-soeur au téléphone au sujet d’une affaire familiale un peu compliquée (elle fait l’intermédiaire, donc les infos s’effritent). Nous nous disons au revoir, bisous, bisous et je l’entends dire à mon frère : mais qu’est-ce qu’elle est conne ta sœur, elle n’a rien compris. Il lui répond je ne sais quoi et la conversation se poursuit, mais comme je suis dure de la feuille je n’ai pas saisi. Ni l’une ni l’autre n’avait raccroché !

    • Pascal Perrat dit :

      Incident classique. De nombreuses personnes oublient de « raccrocher » correctement, ce qui génère pas mal de brouilles…
      Autre mésaventure, je jardine souvent avec mon smartphone dans une poche, parfois, par frottement il appel n’importe qui.

  6. RENATA dit :

    Bonjour Pascal
    Votre anecdote me rappelle ce jour il y a 30 ans ou l’on faisait encore les numéros à la main un par un :
    – Bonjour docteur , je voudrais un rendez-vous pour mon fils Florent , il a de la fièvre et il tousse
    – Bonjour madame , vous pensez que c’est la rage car vous êtes chez le vétérinaire !!!
    – !??…..
    Et je raccroche hébétée , c’est ce jour où je me suis aperçu qu’ils avaient quasiment le même numéro .
    Au vrai rendez-vous , le pédiatre a bien rit me demandant si je trouvais qu’il faisait de la médecine vétérinaire avec mon fils !!???

    • Pascal Perrat dit :

      Ici, depuis que nous demeurons dans cette maison, nous recevons au moins 3 appels par mois d’un personne qui demande le docteur Untel. Notre n° de fixe est presque le même que celui de ce docteur, seul le dernier chiffre est différent. Nous nous sommes habitués.

      • Françoise - Gare du Nord dit :

        Trois fois par mois c’est peu comparé à une personne qui avait un numéro très proche de celui du standard de France Inter et qui était dérangé des dizaines de fois par jour

  7. Fanny Dumond dit :

    Et alors, Pascal ? Je fais ma curieuse, vous l’avez eu ce rendez-vous avec la big-chef fantôme ? Vous ne crâniez plus, mais elle avait autant d’humour que vous. Quant aux « tout ouïe » ils en désarçonnent encore plus d’un ! Qu’est-ce que je me sens empruntée de parler à un interlocuteur « fantôme » 😉

  8. Fanny Dumond dit :

    Aux temps anciens du téléphone fixe quand le nom du correspondant ne s’affichait pas. Je décroche et j’entends :

    – C’est moi, tu peux venir me chercher, j’ai glissé sur le verglas et la voiture est dans le fossé.

    Aux quatre-cents coups, je réponds :

    – Tu n’as rien au moins ?

    – Non, ne t’en fais pas.

    – T’es où ? que je demande.

    – Je suis devant la maison forestière.

    – Ah ! que je fais. Mais qu’est-ce que tu faisais là-bas. Ce n’est pas sur ton trajet.

    – Tu sais bien que j’étais allé commander la fenêtre à B***.

    – Ah, c’est toi ! Je t’ai pris pour Titi. C’est fou comme vous avez la même voix.

    (mon fils aîné et mon mari ont la même voix et ils ont cette manie de dire « c’est moi » au téléphone. Merci mon portable ! Dorénavant, je sais qui m’appelle).

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Bonjour fanny. J’aime beaucoup le « C’est moi » sans plus de précisions. Combien d’impairs ont été commis en ce nom

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