Le petit garçon au sale caractère

Histoire chargée d'enseignement

HISTOIRE CHARGÉE D’ENSEIGNEMENT (11)

Son père lui donna un sachet de clous et lui dit d'en planterun dans la barrière du jardin chaque fois qu'il perdrait patience et se disputerait avec quelqu'un.

Il était une fois un garçon qui avait un sale caractère. 

Son père lui donna un sachet de clous et lui dit d’en planterun dans la barrière du jardin chaque fois qu’il perdrait patience et se disputerait avec quelqu’un.

Le premier jour il en planta 37 dans la barrière. Les semaines suivantes, il apprit à se contrôler, et le nombre de clous plantés dans la barrière diminua jour après jour : il avait découvert que c’était plus facile de se contrôler que de planter des clous.

Finalement arriva un jour où le garçon ne planta aucun clou dans la barrière.

Il alla voir son père et lui dit que pour ce jour il n’avait planté aucun clou. Son père lui dit alors d’enlever un clou de la barrière pour chaque jour où il n’aurait pas perdu patience.

Les jours passèrent et finalement le garçon put dire à son père qu’il avait enlevé tous les clous de la barrière.

Le père conduisit son fils devant la barrière et lui dit :
Mon fils, tu t’es bien comporté mais regarde tous les trous qu’il y a dans la barrière, elle ne sera jamais plus comme avant. Quand tu te disputes avec quelqu’un et que tu lui dis quelque chose de méchant, tu lui laisses une blessure comme celle-là.


Merci à l’abonnée qui m’a offerte cette histoire

Ces petites histoires nécessitent peu d’explication. Elles parlent d’elle-même. S’adressant autant à l’affectif qu’à l’intellect, elles nous éveillent à différents niveaux. Certains disent que ce sont des histoires de la terre racontées avec les mots du ciel. Elles nous entraînent au-delà de nous-même.


Je suis dyslexique. De facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau. Mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Peut-être avez-vous remarqué une faute. Merci de me la signaler : blog.entre2lettres(at)gmail.com

4 réponses

  1. Réagir « à chaud » ne nous permet pas d’avoir le recul nécessaire pour poser sa parole d’une manière juste.

    À l’instar du père de ce petit conte, notre moi supérieur nous invite à éduquer notre enfant intérieur, immature dans a manière d’exprimer ses émotions.

    Car si les blessures peuvent guérir, les cicatrices restent.

  2. Georges Kassabgi dit :

    Sans aucun doute, l’histoire du jour est chargée d’enseignement…. J’aimerai pourtant souligner ici que rien n’est simple quand on traite un problème entre vivants… car trop souvent on ne considère que le présent, le passé récent, les sensations dont on se souvient, tout en considérant que justice doit inclure punition…tout en oubliant que la dite justice (ou protection en fer forgé, comme le suggère Souris bleue ci-dessous) pourra souvent conduire à d’autres problèmes. Optimisme est un ingrédient nécessaire pour s’assurer que la journée sera souriante… Optimisme et réalisme et sagesse et flexibilité (esprit et corps) sont à cultiver si l’on veut justice et paix pour le long terme…..

  3. Corinne JAHIN dit :

    Les blessures, les humiliations sont autant de plaies qui ont du mal à se cicatriser. Ce père a appris à son fils la maîtrise et la grandeur d’âme, une belle leçon de vie. Merci pour ce partage, Pascal.

  4. 🐀 on m’ attribue souvent le rôle de la barrière. Je confirme, ça fait mal dans la palissade et ça dure. J’envisage l’armure en fer forgé. A toute félonie sa ferronnerie !
    Merci Pascal

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