Maturation d’un embryon d’idée

Émilie Kah, certifiée Éveilleur d’idées ® détaille dans cet article très intéressant, son cheminement créatif lors d’une recherche d’idée.

 » COMMENT JE FAIS pour trouver le moyen de répondre à une proposition d’exercice aussi loufoque : « Une chaussure prend son pied pour la première fois. » Racontez

D’abord je suis surprise et assez angoissée. « Je n’arriverai jamais à écrire quelque chose là-dessus ».

1 Je m’imprègne du sujet.

2 Je l’apprends par cœur pour pouvoir y penser à n’importe quel moment (en voiture, en faisant ma toilette, en randonnée, etc.

3 Je le recopie en soulignant les mots importants .
Une chaussure prend son pied pour la première fois.
Racontez

Il faut raconter une histoire, donc il faut un début, un déroulement, une fin.

4 Je réfléchis et je fais des listes pour chaque élément de la proposition.
« Pour la première fois ». Soit la chaussure est neuve, soit elle a déjà servi de multiple fois et découvre quelque chose de nouveau.

Prendre son pied. Sens propre : chausser, habiller un pied, envelopper le pied à la perfection ou au contraire ne pas convenir, être trop serré, trop grand, mal ajusté.

Sens figuré : je sais que c’est une façon de dire prendre du plaisir, avoir un orgasme. Mais est-ce que je sais bien tout ? Je tape « prendre son pied sur un moteur de recherche.

Avoir du plaisir ou un orgasme, au cours de l’acte sexuel.

Plus généralement :
Prendre un grand plaisir en pratiquant une activité passion ou en découvrant les joies d’une nouvelle activité.

Origine

Cette expression n’a rien à voir avec l’image du bébé qui s’empare de son pied pour le sucer avec un grand plaisir.

Le pied vient de l’argot du XIXe siècle. Il désignait une part, une ration, un ‘compte’ que les voleurs réservaient sur leur butin pour leurs complices.
En 1878, « j’en ai mon pied » voulait dire « j’en ai mon compte, j’ai ma ration ».
C’est ce sens de ‘ration’, exagéré, qui a permis ensuite de dire d’une femme qui « prend sa ration » qu’elle en a eu pour son compte lorsqu’elle a fait l’amour. Car cette expression a longtemps été réservée à la gent féminine avant, plus récemment, de s’étendre au genre humain tout entier.

Bon, on est de toute façon dans la sensation.

Je cherche les expressions avec « pied ». Je vais sur Internet une nouvelle fois. Elles sont légions. Je fais un tri

  À pied, 

en marchant.

Au petit pied, 

en petit : Un tyran au petit pied.

  Au pied levé, 

sans préparation spéciale et sans s’y attendre.

§  Aux pieds de quelqu’un, 

à genoux ou allongé devant lui.

§  Avoir bon pied bon œil, 

être en excellente santé ; être vigilant.

§  Avoir les (deux) pieds sur terre, 

avoir du bon sens, être réaliste.

§  Avoir pied, 

pouvoir se tenir debout, la tête hors de l’eau, les pieds reposant sur le fond.

§  Avoir un pied dans la tombe, 

être sur le point de mourir, être très vieux.

§  Avoir un pied quelque part ou dans la place, 

avoir réussi à s’introduire dans un milieu fermé, y avoir quelque influence.

Bête comme ses pieds, 

d’une grande stupidité.

Ça te fera les pieds, c’est bien fait pour tes pieds, 

cela t’apprendra à vivre ; c’est bien fait pour toi.

C’est le pied ! quel pied !, 

c’est le sommet du plaisir, c’est extrêmement agréable.

§  Coup de pied, 

coup donné violemment avec le pied.

§  En pied, 

en représentant le corps tout entier du modèle debout.

§  (Être) à pied d’œuvre, 

à proximité immédiate de l’ouvrage en construction ou du travail à faire ; prêt à commencer un travail.

§  Être, se jeter, se traîner aux pieds de quelqu’un, 

implorer son pardon ; lui être totalement soumis.

§  (Être) sur pied, 

debout, réveillé ou guéri.

§  Faire des pieds et des mains, 

employer tous les moyens ; se démener.

§  Faire du pied à quelqu’un, 

frôler son pied pour attirer son attention ou pour lui exprimer un désir amoureux.

§  Jouer avec les pieds de quelqu’un, 

en Belgique, se moquer de lui, l’abuser.

§  Lâcher pied, 

abandonner une position, renoncer à combattre, céder.

Marcher sur les pieds de quelqu’un, 

chercher à l’évincer, à prendre sa place, à empiéter sur son domaine.

Mettre les pieds dans le plat, 

faire une gaffe, parler avec indiscrétion d’une question délicate.

§  Mettre pied à terre, 

descendre de cheval, de voiture ; à bicyclette, à moto, mettre le pied par terre.

§  Mettre sur pied quelque chose, 

le créer, l’organiser, le mettre en état.

§  Partir du bon pied, 

entreprendre quelque chose dans de bonnes conditions.

§  Perdre pied, 

couler ; perdre le contrôle de soi-même ; ne plus savoir que dire, ne plus pouvoir suivre.

§  Pied à pied, 

pas à pas, graduellement.

§  Pied bot, 

malformation congénitale complexe du pied caractérisée par des rétractions tendineuses et musculaires associées à des malformations osseuses, de sorte que l’appui du pied sur le sol n’est plus normalement réparti sur la région plantaire.

§  Pied creux, 

creusement excessif de la voûte plantaire du pied donnant à celui-ci un aspect cambré.

§  Pied d’athlète, 

maladie cutanée localisée entre les orteils et caractérisée par des fissures ou crevasses plus ou moins profondes.

§  Pied équin, 

déformation du pied qui, bloqué en hyperextension, ne peut appuyer que sur la pointe et ne repose jamais sur son talon.

§  Pied plat, 

affaissement de la voûte plantaire responsable d’une augmentation de la surface d’appui plantaire au sol.

§  Prendre pied quelque part, 

arriver, s’établir solidement quelque part.

Prendre son pied, 

éprouver un vif plaisir, en particulier un plaisir sexuel intense.

§  Remettre sur pied, 

rétablir la santé de quelqu’un, une affaire ou une situation compromise.

§  Reprendre pied, 

retrouver le contrôle de soi-même, la suite de ses idées, d’un raisonnement.

§  Retomber sur ses pieds, 

se tirer à son avantage d’une situation fâcheuse ou délicate.

§  Sauter à pieds joints, 

les deux pieds proches l’un de l’autre.

§  Sauter à pieds joints sur, dans quelque chose, 

s’y précipiter.

S’être levé du pied gauche, 

être de mauvaise humeur dès le matin.

§  Souhaiter être à cent pieds sous terre, 

avoir envie de se cacher par confusion.

§  Sur le même pied, sur un pied d’égalité, 

sur le même plan, en accordant la même valeur, la même importance.

§  Sur le pied de guerre, 

prêt à combattre ; prêt à agir, à partir.

§  Sur pied, 

avant que le végétal ne soit fauché, moissonné ou cueilli.

§  Sur un bon pied, 

dans une bonne situation.

§  Vivre sur un grand pied, 

avoir un grand train de vie, dépenser beaucoup.

Botanique

§  Pied mère, 

plante cultivée, après sélection, pour la production de boutures ou de greffons.

Chaussure

§  Pied de fonte, 

petite enclume qui sert pour la réparation des chaussures.

Chorégraphie

§  Pied dans la main, 

synonyme de détiré.

Cuisine

§  Pieds (et) paquets, 

tripes de mouton farcies, ficelées et mijotées dans un bouillon aux légumes et au vin blanc. (Spécialité de Marseille.)

Droit

§  Mise à pied, 

suspension temporaire du contrat de travail à l’initiative de l’employeur, constituant une mesure disciplinaire (faute du salarié) ou économique (entreprise en difficulté ou fermée temporairement) ou précédant une mesure de licenciement pour motifs personnels.

Imprimerie

§  Blanc de pied, 

marge située au bas d’une page imprimée.

Mécanique

§  Pied de bielle, 

extrémité d’une bielle, articulée sur une crosse qui se déplace entre deux glissières ou sur l’axe d’un piston.

Métrologie

§  Pied à coulisse, 

instrument de mesure constitué d’une règle graduée, de deux becs de serrage et d’un coulisseau muni d’un vernier, permettant de déterminer une épaisseur ou un diamètre avec précision.

Militaire

§  Pied de guerre, pied de paix, 

état d’une armée, d’une formation militaire ou d’un pays, suivant qu’ont été prises ou non les mesures nécessaires à leur intervention dans un conflit.

Navigation intérieure

§  Pied de pilote, 

distance entre la partie inférieure d’un bâtiment et le plafond du chenal.

Pêche

§  Pêche de pied ou pêche à pied, 

genre de pêch

Bon il y en a une flopée… Et on ne me demande pas un exercice sur le mot »pied ». Mais quelque fois cela donne des idées par analogie et mettre quelques expressions avec le mot « poed » dans mon texte pourrait être amusant !

Eh Eh ! Ne pourrais-je pas utiliser sens propre et sens figuré à la fois.

Chaussure ? Quel genre de chaussure ? Un escarpin vertigineux (je suis dans l’érotisme). Un chausson de danse (je suis dans l’art), une chaussure de marche (randonnée), une chaussure faite pour apprendre à marcher (bébé), une chaussure orthopédique, une sandale (été, vacances), une chaussure de créateur (invraisemblable, invendable et pourtant…)

Ensuite je cherche dans mes souvenirs si je n’ai pas eu des histoires de chaussures. J’en ai ! Et se servir de quelque chose qu’on a vécu, en le détournant, en l’arrangeant, en le magnifiant donne toujours un bon résultat, cela sonne vrai !

J’AI PLUS DE MATIERE QU’IL N’EN FAUT. Je fais des choix.

Puis je me demande comment raconter l’histoire (narrateur, point de vue, style, temps, etc.)

Et je commence à écrire…

Et voilà ce que cela donne au final :

Chaussure à son pied
Une chaussure prend son pied pour la première fois.
Racontez

Juillet 2012. Il fait une touffeur dans cette rue d’Agen !

Je suis installée sur une table dans une rue piétonne. Une foule plus dense que d’habitude se presse sur la chaussée. J’ai entendu causer la vendeuse et la patronne ; on célèbre les obsèques d’un personnage important du département : Mr Jean François-Poncet. Il paraît même que tout le monde ne pourra pas entrer dans la cathédrale, que des tentes, des chaises et un écran géant ont été installés sur la place. Les gens passent devant moi, la mine de circonstance, grave, déjà presque recueillie, mais personne ne me regarde. En plus je suis esseulée et en compagnie de ringardes. Ma compagne dort dans le papier de soie de notre boîte au sous-sol du magasin. Il y a toujours un côté positif aux choses : moi, je prend l’air. Le soleil aussi, ce qui n’arrange pas nécessairement ma situation ; si je déclore, plus personne ne voudra de moi ! Déjà que je suis impossible !

Je suis une chaussure de créateurs, une sandale signée Marithé et François Gerbaud. Taille 37. Pas n’importe quoi, je vous le dis. Et je suis un solde ! 50 euros ! Ce n’est rien et personne ne m’achète ! Bon, d’accord je ne peux pas habiller n’importe quel pied, car je me dois de vous signaler que je suis très très particulière. Bleu jean, des lanières compliquées, un talon haut en bois recouvert bizarrement, en partie seulement de cuir, un double système de fermeture avec d’élégants boutons métalliques. Rien que l’idée de me chausser fait peur. Je suis sûre que certaines se demandent s’il faut avoir « fait polytechnique » pour y parvenir.

Bon j’attends, je suis fatiguée et je m’avachis au milieu de mes lanières. Désespérée ; c’est le dernier jour des soldes, ma dernière opportunité de vivre enfin ma vie de chaussure !

Ah, voilà une femme à laquelle je pourrais convenir. De l’élégance, bon pied bon œil, du peps. Quelle émotion ! Elle porte des escarpins simples mais originaux et surtout elle chausse du 37. Vous pouvez me croire, j’ai l’œil. Elle me plaît cette fille, j’épouserai bien son pied. Je me redresse autant que possible, mes boutons lui font de l’œil. Elle s’approche ! Elle me prend ! M’examine, dessus, dessous, met son poing dans mon dedans, mes lanières autour de son poignet. J’en suis toute bouleversée. J‘aime sa peau, j’aime sa peau, j’aime sa peau ! Je lui fais de l’œil à défaut de lui faire du pied. Je l’entends penser : « Très jolie cette sandale, pas chère pour ce qu’elle est ! Tout à fait mon genre… Un peu difficile à porter… Mais pour sortir… Et puis j’aime faire des achats au pied levé… Il faut que mes affaires aient des histoires. » Moi, j’ai envie de la supplier, de me jeter à ses pieds : achetez-moi, essayez-moi au moins ! Et zut, elle regarde sa montre, elle me repose un peu brusquement, un peu dépitée – eh, un peu de respect !- et se hâte vers la cathédrale. Elle va aux obsèques, c’est bien ma veine ! Je suis désespérée, je perds pied, je me noie dans mon chagrin.

Et le temps passe, personne ne me voit, je suis sur le point de lâcher pied, quand tout à coup, elle est là, elle, la fille de tout à l’heure, devant la table. Elle ne réfléchit pas, me saisit, – je n’ai jamais été prise si délicieusement- et entre dans le magasin. « Bonjour, puis-je essayer cette petite merveille ? » De savoir qu’à la cathédrale cette personne a pensé à moi, a espéré que je serai toujours sur ma table, l’attendrai, je ne sais pas comment vous dire, ça me procure de l’émotion. La vendeuse est allée chercher ma moitié et des socquettes en nylon. J’ai horreur de ces horreurs, ça glisse, ca pue ; enfin il paraît que c’est pour l’hygiène ! Même si cela passe de pied en pied sans être jamais lavé…

Elle commence par moi, comme c’est gentil ! J’épouse son pied à la perfection, je le prends tout à fait. Je la chausse, je la chausse si bien que je suis au bord de l’évanouissement. Je hume sa peau ; elle a eu chaud, elle sent bon. Elle enfile ma compagne, lutte un peu avec les fermetures. « Ces chaussures sont un peu compliquées à ajuster, mais, vous allez être étonnée, elles sont d’un grand confort. » Elle se lève, chancèle, reprend pied, saute à pieds joints sur la moquette. « Je les prends ! Je vais vous rendre vos socquettes et les garder aux pieds. »

Nous sommes dans la rue. Elle et moi. Je la goûte pour la première fois. Le peau à peau avec elle est un bonheur, une félicité. Je regarde ses chevilles fines, ses mollets que mes talons galbent et plus haut la naissance de ses cuisses et je prends mon pied ! Un pied comme jamais chaussure n’en a connu, c’est très rare de trouver pied à sa chaussure, très très rare !

Et elle ? Elle marche dans les rues d’Agen, légère, heureuse, en songeant à sa chance. Celle qu’elle avait eue hier en rencontrant Jean François-Poncet, et celle d’aujourd’hui. Il suffit parfois d’un petit rien pour vivre sur un grand pied ! Un billet de 50 euros par exemple. »
© Émilie Kah 2018

Académie des Eveilleurs d’idées ® 
3 personnes ont été certifiées Éveilleur d’idées ® cette année
5 personnes sont brevetées Animateur d’atelier d’écriture Éveilleur d’idées ® 

Une nouvelle certification est prévue en 2018

Signature 

Juliette Duquesne signe son 4ème Carnet d’alerte  : « L’eau que nous sommes un élément vital en péril’ Presses du Châtelet, co-signé par Pierre Rabhi
Vendredi 9 novembre à la librairie L’écume des pages
74 bd st germain Paris
De 19 à 21 h

« Vous êtes et nous sommes tous de l’eau », répond souvent Pierre Rabhi aux journalistes qui l’interpellent sur cet élément vital.
L’océan, l’un des poumons de notre planète, est en grand danger. Les humains l’ont trop longtemps considéré comme une poubelle, tout comme les mers et les rivières. L’agriculture intensive, l’utilisation massive d’engrais chimiques sont la principale cause de pollution et de consommation de l’eau douce. En France, les pesticides sont présents dans la quasi-totalité des cours d’eau et des nappes phréatiques.
Les quelque 60 chercheurs, agriculteurs et acteurs de la société civile interrogés pour ce livre le rappellent avec force : l’eau est indispensable a la vie. Chaque jour dans le monde, près de mille enfants de moins de 5 ans meurent d’avoir bu de l’eau insalubre. Objet des convoitises de sociétés multinationales, l’eau est un bien commun qui nécessité une gestion collective. Comment la consommer de façon plus sobre, écologique, équitable et locale ?
Selon Pierre Rabhi, notre rapport a cette précieuse ressource doit changer : il n’est que temps de prendre conscience de son immense valeur.
 
Je suis dyslexique. De facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau. Mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Peut-être avez-vous remarqué une faute. Merci de me la signaler : blog.entre2lettres(at)gmail.com

 

 

 

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12 réponses

  1. Pascal Perrat dit :

    Maturation d’une idée s’agissant de la 419e proposition d’exercice « Un vieux grain de sable se souvient de sa vie d’esclave, quand il était enfermé dans un sablier..
    Merci Claud D, pour son témoignage :

    « Le texte a maturé dans mon esprit pendant un moment : j’ai relu quelques pages du tome 1 (il y en a 3) de la série de Jean-Claude Ameisen (chroniqueur scientifique le samedi à 11 h sur France inter) « Sur les épaules de Darwin. Les battements du temps », et puis je suis allé voir sur Internet ce qu’on disait sur le sablier… Les considérations sur les différents sables viennent de mes lectures (je suis passionné de sciences et abonné à 2 revues, Sciences et Avenir et Science et Vie)…

    Ensuite, un peu d’imagination, et quand ça me parait acceptable je propose mon texte. Plusieurs fois, ces dernières semaines, j’ai commencé un texte, mais si ça ne me plait pas pas, je supprime. Quelquefois, j’écris deux ou trois paragraphes et je suis bloqué tout à coup, alors je laisse de côté en attendant que l’inspiration revienne…et le temps passe, même sans sablier… »

  2. françoise dit :

    je ne saurais mieux dire!

  3. Marbot dit :

    « UN PIED COMME CHAUSSURES N’EN (ONT) CONNU ». Non ?

  4. Michèle B.BEGUIN dit :

    AGEN mais c’est là que je vis.
    Je ne suis pas jalouse car je chausse du 40 😊😅
    Le fil de la construction est très intéressant.. je le comprends très bien. Il parle à ma façon de travailler !

    Merci Pascal, éveilleur d’idées, MERCI pour ce déroulement constructif.

  5. Martine Millet dit :

    Quelle belle démonstration de créativité! D’autant qu’elle est soutenue par une démarche de recherche rigoureuse sur les définitions, les différentes expressions. Pour ma part, j’ai tendance à partir bille en tête et me retrouve vite à court d’idées faute de réflexion sur le choix du point de vue parmi toutes les possibilités. Je comprends mieux pourquoi je n’ai plus de souffle et ne termine jamais une proposition!

  6. RysameVdW dit :

    Ha! j’ai pris mon pied, vraiment!
    Merci Emilie Kah de nous amener petit à petit à prendre notre pied avec votre article.

    J’aime tous ces contrastes dans les mots et ne regrette qu’une chose, c’est d’avoir loupée cette chaussure taille 37 !
    c’était donc vous qui l’aviez achetée!
    je n’aurais pas du hésiter.

    Maryse

  7. Très intéressant de suivre le fil de la création.comme un tapis que le tapissier crée fil après fil sur son métier!
    On noue, dénoue, renoue et à la fin, tous les fils de l’histoire sont assemblés et peuvent être lus!

    LAURENCE SMITS

    • Emilie KAH dit :

      Merci à vous Laurence et merci aussi à RysameVdW, à Martine, à Michèle, à Marbot et à Françoise d’avoir manifesté leur intérêt pour mon travail.
      Et bien sûr, merci à Pascal.

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