332e proposition d’écriture créative imaginée par Pascal Perrat

Dictionnaire Larousse

À la chasse aux mots, 
Momot s’en est allé.
Dans quantité de dicos, il a fureté,
mais aucun terme n’a détalé.
Alors…

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29 réponses

  1. Joe Krapov dit :

    LA CHASSE AUX MOTS

    A la chasse aux mots, Momot s’en est allé. Dans quantité de dicos, même chez Furetière, il a fureté mais aucun terme n’a détalé, pas même « furet » et pourtant il court bien, l’animal ! Alors il a pêché les plus rares, les plus colorés, les plus sonores, les plus drôles. C’est comme ça qu’il enrichit son vovocabulaire, Momot.

    Il a ramené dans ses filets le mot « zambic ». C’est un mot de l’ex-Congo belge, une déformation de « Gueuze Lambic », et cela désigne soit les coureurs de jupons, soit ceux qui aiment la bière mais on peut faire les deux si on veut.

    Il a adoré le mot « Zaïque ». C’est une interjection malgache que l’on lance aux enfants pour leur intimer l’ordre de se tenir à carreaux.

    Il a apprécié le mot américian « less » qui signifie plus ou moins la même chose que le mot «laisse » en français sauf qu’on l’attache uniquement à un teckel, un basset artésien ou à ce genre de chiens lymphatiques comme Droopy ou François Fillon dont on se demande bien pourquoi on les laisse (ou less) proclamer que « Vous savez quoi ? Ils sont le héros. ».

    Momot a moins aimé le mot « losse ». Le mot « losse » s’était perdu dans le dictionnaire allemand entre « berger » et « mirador ». Un losse est un chien qui ne supporte pas la laisse et le manifeste de façon agressive. Ce n’est jamais très agréable de tomber sur un losse.

    Il a bien aimé le mot « fritz » qui signifie « ami » en alsacien.

    Il a flashé sur le mot « Die » qui est le nom d’une ville dans laquelle vivent une jolie fille qui s’appelle Clairette et un cochon qui sent (le fameux cochon qui sent de Die, dont on tirait jadis un parfum très recherché).

    Mais de tomber amoureux de ce dernier vocable, cela a causé sa perte, à Momot. Il n’aurait jamais dû le clamer aussi fort. Quand il a crié : « J’aime le mot « Die » ! », ça n’a pas loupé, tout le monde a crié « Zaïque » s’est emparé de sa less, a lâché son losse et lui est tombé dessus.

    C’est que, voyez-vous, par ici, les gens ont vis-à-vis de la langue et des Fritz une culture assez cynéphilique.

    Alors si vous aussi vous allez à la pêche aux mots, n’en parlez à personne. Rappelez-vous le proverbe touareg made in Breizh :

    « Chameaux tus et babouche cousue
    La Lune d’or lit en silence ».

  2. Michel-Denis ROBERT dit :

    Il est parti tôt ce matin vers la forêt des livres. A la chasse aux mots, Momot s’en est allé. Dans la quantité de dicos, il a fureté, mais aucun terme n’a détalé. Il les avait tous ou presque sous les yeux. Il n’avait qu’à se servir tel un gourmand. L’odeur de cire lui rappelant les jours de rentrée scolaire flattait ses narines. Mais aujourd’hui, il n’avait pas un souffle de génie. Comme à chaque orée d’été, il couvait la fièvre d’un mal bénin. Son manque d’inspiration ne le tracassait pas. Il trouverait vite une idée. Dans la grande salle de la bibliothèque, cinq ou six étudiants se penchaient sur leur ouvrage. Chaque bruissement de feuille précédait une découverte.

    L’idée de rentrer bredouille ne l’effleura pas. Il passa son doigt sur une étagère pour suivre les titres des livres. Il en prit un au hasard qu’il ouvrit :
    « Mot : ton long de la trompe de chasse, pour appeler. »
    – Mo ! T’es où !
    – Je suis de l’autre côté de l’étagère, je viens de tomber sur un mot que je ne connaissais pas, répondit Momot à Mimi, son amie de toujours.
    Mimi regarda la définition et dit :
    – Tiens ! C’est bizarre ! Selon son utilisation, il s’envole ou il reste.
    – De qui parles-tu ? Dit Momot.
    – De toi, mon chéri. Si je t’écris, tu restes, mais si je t’appelle, tu t’envoles. Alors, je ferais en sorte de t’écrire un mot tous les jours.

  3. PEGGY dit :

    322 À la chasse aux mots,
    Momot s’en est allé.
    Dans quantité de dicos, il a fureté,
    mais aucun terme n’a détalé.
    Alors…

    Dépité, désespéré
    Loin il s’en est allé
    Chercher des mots
    Ne pas renoncer dit Momot

    Il voulait les voir courir
    Et la page se noircir
    Il aime les mots
    Le valeureux chasseur Momot

    Au fil des vieilles pages
    De livres sans âge
    Y-a-t-il des mots
    Se laissant piéger par Momot ?

    De guerre lasse, épuisé
    Bredouille s’en est retourné
    À son dico des mots
    Le tout premier de Momot

    Avec soin il a fouiné
    Et vu des termes détaler
    Avec pleins de jolis mots
    Enchantant notre Momot.

  4. Anne-Marie dit :

    A la chasse aux maux
    Maux-maux s’en est allé
    Dans quantité de dicos
    Il a fureté

    Tourné vite les pages
    D’horribles images
    Frissonné de peur
    Devant les tumeurs

    Posé son verre
    A la cirrhose du foie
    Frémi d’effroi
    Face aux ulcères

    Mais jamais, jamais
    Il ne trouvait
    Cette obscure maladie
    Qui le gardait au lit

    Cherche, chercheras
    Disaient ses copains
    C’est vraiment sans fin
    Jamais tu ne trouveras

    Petit mal hein !
    C’est dans ta tête
    Ou… juste l’effet
    D’un poil dans ta main.

    © ammk

  5. Blackrain dit :

    Après être resté un peu trop longtemps à Littré, Momot se lève pour partir à la chasse aux mots. Il quitte sa Grammaire avec des Accents aigus d’émotion dans la voix. Il descend au village et Hachette quelques cartouches DENCRE à Larousse, la femme du Robert, ce grand con de maire. Il quitte ce joli Bled qui corrige ses fautes d’Orthographe avec indulgence ou avec Colette, il quitte le Bled de ses amours qui lui rappelle les Assonances émises lorsque sa maîtresse décolle.

    Armé de son Vocabulaire à double détente et d’un sac ado laissant des traces d’enfance sur ses épaules, il entre dans le Discours, une forêt qui « des chênes » ses charmes sur des écrits vains. Sa tactique est au Point. Plutôt que tourner autour d’une Périphrase, il attendra à l’affût que les mots viennent à lui. Il reste dans Lagarde aire, là où le gibier est le plus riche, le Vocable le plus abondant. Il sait que s’il ne va pas à Lagarde aire c’est Lagarde et Michard qui trouveront les mots les plus beaux.

    Il attend, il attend tout le temps. Si aucun Terme ne détale devant lui, quelques Paroles s’envolent au dessus de sa tête. Tant pis, il lui reste les Écrits. Oubliant les mauvais Termes il attend un bon mot.

    Soudain, surgissant d’une Allée gorie, un Calembour bien gras plaisante avec une Ironie mordante. Momot épaule Dagnot, son Vocabulaire préféré, puis tire un coup rapide mais point trop précoce. Touché par son Anaphore, une munition qui lui vient de Hollande, l’Ironie prend une figure de style blessé grièvement. Le Calembour ne demande pas sont reste et s’enfuit d’un Trait d’esprit.

    Comme l’Ironie a de l’Hyperbole, beaucoup de chance en somme, elle ne souffre que d’une Saillie sans gravité. il va la soigner. Momo est content de sa chasse. Il en a le mot à la bouche. Ce soir sa Grammaire pourra lui cuisiner une bonne Plaisanterie.

  6. Nadine de Berbardy dit :

    Momot de Belleville,marquis de la syntaxe,prince de l’épigramme,fidèle auditeur des Papous dans la tête,gagnant à deux reprises de la dictée de monsieur Pivot,est abasourdi,stupéfait,intrigué,perdu,désorienté.
    Les mots lui manquent,le fuient,se refusent ,le narguent,traversant son esprit sans s’y arrêter.
    Momot se sent trahi,floué abandonné, désemparé.
    Que faire? Vers qui se tourner?
    Il a feuilleté les dicos de toutes les bibliothèques,des plus modestes aux plus prestigieuses,mais aucun terme n’a détalé vers ses pensées, vides comme la sébile d’un mendiant devant Saint Gildas un soir de novembre.
    Alors il a pris une grande décision,de sa chasse aux mots étant revenu bredouille,il allait en inventer, lui, des mots.
    Des complexes,des loufoques, des confus,des rares,des polis ,des malgracieux et avec le temps,il en aurait assez pour rédiger son propre dico:
    – Le dictionnaire amoureux des mots qui n’existent pas encore –
    Il le voyait déjà en vitrine des librairies.Couverture en peau de chagrin bleu nuit,écriture cursive,doré sur tranche.Un objet élégant,raffiné que chacun aurait à coeur de posséder afin d’y fureter à loisir.
    Après le petit Livre Rouge viendrait l’heure de gloire du Dico Bleu de Momot.
    A la tâche il se mit illico.

    ABACATIER:
    -nom masc.
    arbre exotique poussant en Malaisie septentrionale,donnant des fruits juteux avec lesquels les indigènes fabriquent un alcool fort.
     » Hier soir nous avons pris un sacrée muflée à l’alcool d’abacatier. »

    ACRIMICHIALER:
    -verbe du premier groupe
    Se dit quand une personne pleure des après midi entières,sans trop savoir pourquoi,au grand agacement de son entourage
    « Elle acrimichialait depuis bientôt deux heures et ses enfants ne savaient que faire pour stopper ce déluge »

    ADORISATION
    action de redorer un objet afin qu’il retrouve son lustre d’origine
    « Ainsi adorisée,la vieille pendule, auparavant sans noblesse,semblait tout droit sortie de chez un horloger du 18è siècle. »

    ETC ETC….

    ZYNOPHULE
    -nom féminin
    insecte parasite vivant en colonie dans les endroits ensoleillés et secs.Se nourrit essentiellement de sang animal,laissant sa proie exsangue et qui mourrait si on ne lui faisait rapidement une transfusion adéquat
    « La vache, piquée par une zénophule vorace, meuglait lamentablement au fond de la prairie »

    FIN

  7. Clémence dit :

    À la chasse aux mots, Momot s’en est allé.
    Dans quantité de dicos, il a fureté, mais aucun terme n’a détalé.
    Alors…

    Mes mots, ma Muse.

    Il est entré dans la danse, happant les notes et le rythme hypnotique, tordant les corps en ondulations diaboliques.
    Scandale, criaient les Uns
    Prodigieux, s’exclamaient les Autres !
    Ils ont fait fort, les deux Maurice !

    Puis, à son tour, Elle est entrée dans la danse, regard de braise, boléro noir et jupe longue.
    Monet ne l’a pas impressionnée,
    Modigliani ne l’a domptée
    Insaisissable Carmen

    Oiseau rebelle, elle a continué son chemin
    Amante d’un jour
    Cruelle toujours
    Elle aurait pu incendier
    Les Nouvelles de Maupassant
    Alimenter la rumeur,
    Éconduire Hoffmann
    Qui pleurerait ses maux
    Dans les bras de sa Muse…

    Mes mots, ma Muse

    Pas enfermés dans un dico
    Ils sont libres
    Dansant au gré d’une sonate ou d’un concerto
    Déposés sur des fils aériens
    Par dessus, par dessous
    Tour à tour tendres ou rageurs

    Mes mots, ma Muse

    © Clemence

  8. ourcqs dit :

    À la chasse aux mots, Momot s’en est allé. Dans quantité de dicos, il a fureté,mais aucun terme n’a détalé. Alors…
    Il fallait employer de grands moyens.
    IL a établi quelques règles de priorité. Plus de « mots tordus » que les enfants Marie parlottes et petits glaçons adorent, rêvant de salle à danger avec d’énormes tartes aux braises , de leçons de lisses poire de Jules Lézard, oubliant de ranger bulles et josettes.
    Suppression des « pluriels irréguliers », un chauve -des garnis-, une dent des-chaussées-, un banquier-des-pouillés-, un théâtre-des-ertés
    Les mots valises, à surveiller , pouvant receler on ne sait quel double-fond .
    Soyons sérieux, soyons clairs, pas de sous-entendus
    Il prît une mesure radicale, abolition des lettres dépassant la ligne, pas de b,d,f,j,k,l,p… une voix, la voie …
    Sans rire il se déclara contrôleur de mots

  9. AB dit :

    Momo était bigleux, quand il quittait ses lunettes qu’il égarait souvent, pas moyen de voir correct. Il pouvait doubler les voyelles comme squatter les consonnes. En fin de compte il n’essayait d’interpréter ses lectures qu’à coup de poker et, au poker il n’en connaissait que le mot. Il n’avait que 10 ans.
    Un jour comme un autre alors que l’ennui l’avait pris, il décida de consulter son dico pour aller à la chasse aux mots. Bien mal lui en pris, n’était-il pas arrivé à la lettre M qu’il se cassa sur le mot mort. Un peu désorienté il en quitta ses lunettes et le doigt sur la page le remontant au lieu de le descendre s’arrêta sur la syllabe MO qui faute de lunettes il doubla en MoMo. Il n’en fallut pas plus pour notre étourdi et imaginatif Momo d’ associer le mot mort et momo et n’en faire qu’un cauchemar dans sa tête. « La mort à Momo »…..
    Il en ferma le dico, ne pouvant plus sortir aucun mot de sa bouche et se trouver tous les maux. Mal au dos, mal au ventre mal aux dents et sans doute mort prochaine, le dico l’avait écrit, il l’avait lu et l’avait cru.
    Il courut chez Milou, son compère de toutes les heures, des bêtises et des farces en tous genres.
    – Milou, je n’en peux plus, je suis foutu, les mots me manquent, mourir si jeune sans avoir presque vécu.
    A moi, Milou, trois mots, apporte-moi mes soldats, mes billes et mon dico, je vais mourir dans de tous mes maux, moi, qui voulais plus tard écrire pour partager des mots avec tous les Momos de la terre.
    Des mots rigolos qui emportent avec eux les sanglots.
    Des mots légers pour envoûter.
    Des mots pleurs qui démontent les cœurs.
    Des mots instables qui chargent les cartables même des mots gors qui font vomir le corps.
    Ahhhhhh, tiens moi la main, je meurs de mes maux avec ces mots.

    Milou, ébahi de tant de culture, lui, que seule la confiture savait émouvoir lui lança avec la candeur que l’enfance permet.
    – J’en suis baba, Momo ! Mais par pitié, n’oublies pas de me léguer ton dico, la semaine prochaine à l’école pour la rédac, je te jure mon Momo, tu seras fier de ton Milou. Grâce à tes maux je vais devenir le roi des mots.

  10. Cétonie dit :

    À la chasse aux mots,
    Momot ’en est allé.
    Dans quantité de dicos,
    il a fureté,
    mais aucun terme n’a détalé.

    Alors, devant ce fiasco
    Momot a bien pleuré
    Puis il a demandé
    « où sont partis les mots ? »

    « dans les dicos »
    Les entend-il assurer
    Mais nous y sommes prisonniers
    Et n’osons nous en échapper

    Nous ne sommes pas du gibier
    Mais tu peux nous apprivoiser
    A défaut de nous chasser
    Il faut nous utiliser

    Et notre ami Momot
    Son sourire a retrouvé
    Son fusil il a lâché
    Et avec les mots
    Il a jonglé

  11. françoise dit :

    À la chasse aux mots, 
    Momot s’en est allé.
    Dans quantité de dicos, il a fureté,
    mais aucun terme n’a détalé.
    Tout çà lui donna des maux de tête violents
    La responsable de la bibliothèque de Meaux
    Appela le Samu qui fut là quelques minutes plus tard
    On l’emmena à l’hôpital
    On lui fit subir un tas d’examens qui ne donnèrent rien
    Ces maux de tête persistèrent.
    Ses parents pour qu’il se repose crurent bon de lui dire que toutes les bibliothèques de Meaux étaient fermées pour travaux pendant quinze jours
    Quoi faire se demanda alors Momot ? Quoi chasser ?
    Les papillons ? Ce n’était pas la saison !
    Les c…s ils étaient trop nombreux et il ne saurait les reconnaître
    Et bien se dit-il je vais aller à la pêche
    Il prit sa canne à pêche au bout de laquelle il accrocha un vers de Prévert qu’il aimait particulièrement :
    Ils ont insulté les vaches
    ils ont insulté les gorilles
    les poulets
    Ils ont insulté les veaux
    Ils ont insulté les oies les serins les cochons les maquereaux les chameaux
    Ils ont insulté les chiens
    Les chats
    Ils n’ont pas osé.
    Tout en marchant le long du cours d’eau, il se demanda pourquoi ils n’avaient pas osé insulter les chats ?
    Arrivé sur place, il lança sa ligne avec son appât. Des poissons il y en avait mais aucun ne mordit à l’hameçon.
    Momot se dit, soit ils n’aiment pas les vers en général ou ceux de Prévert en particulier, soit ils ont des maux de tête.
    Découragé, il repartit ; sur sa route un chat miaula à ses pieds !
    Portant la main à son front, il se demanda s’il allait ou non oser l’insulter pour narguer Prévert ? Pendant qu’il était perdu dans ce dilemme le chat courut attraper une proie. Le voyant agir ainsi Momot se dit que oui il aurait dû l’insulter et même lui mettre un coup de pied aux fesses pour le faire déguerpir…
    Il finit par arriver chez lui. Sa mère lui demanda comment allaient ses maux de tête. Momot réalisa qu’il n’en avait plus.
    Et bien tu vas pouvoir retourner à la bibliothèque chasser les mots car celle-ci est restée ouverte : je t’avais dit çà pour que tu guérisses plus vite de tes maux de tête…

  12. Catherine M.S dit :

    Mauvaise idée

    A la chasse aux mots
    Momot s’en est allé
    Dans quantité de dicos il a fureté
    Mais aucun terme n’a détalé :
    Ils tenaient trop à y rester
    Dans les pages illustrées !

    Entre Pivot qui voulait les kidnapper
    Pour écrire ses tweets quotidiens,
    Les gamins qui n’hésitaient pas à se les accaparer
    Pour se les balancer dans la cour de récré,
    Et ils ne choisissaient pas les plus châtiés
    Espèce de petits vauriens,
    Quant aux académiciens
    Ils passaient leur temps à tergiverser
    Ira, n’ira pas
    Que pensez-vous de celui-là, cher sociétaire ?
    Que nenni, mon ami, il est encore un peu vert
    Laissons le temps le bonifier…

    Alors Momot il peut toujours courir
    On ne va pas se laisser intimider
    Par un petit scribouilleur en galère
    Et d’ailleurs, cette chasse singulière
    C’était pour quoi faire ?
    Participer à un concours de beauté ?
    Allons petit effronté, remisez sur-le-champ votre projet
    Sachez que chaque mot du dictionnaire
    A son utilité, ses qualités, son caractère
    Et qu’il est hors de propos de les départager !!
    Confus, dépité et ne voulant pas déclencher une guerre
    Momot courut illico se planquer dans la corbeille à papier .

  13. Sylvianne dit :

    À la chasse aux mots, Momot s’en est allé.
    Dans quantité de dicos, il a fureté,
    mais aucun terme n’a détalé.
    Alors, il a cogné. Momot c’est un petit gars de banlieue. Personne ne lui résiste. Alors, un dico en papier, faut plus lui en parler. Il l’a brûlé. Depuis toujours, les mots lui ont fait la guerre. Ils fuient dès qu’il essaye de les aborder. Ils se ferment à lui. Parfois, l’alphabet se mélange, exprès. Les yeux de Momot alors, se brouillent. De l’eau tombe sur le plancher. « Merde, merde… » peste-t-il. Il avait chercher le mot « merde » dans le dico. « Excrément ou situation difficile ou encore personne sans valeur » écrit M. Larousse. Je ne comprends rien, dit Momot à Larousse. Un mot, 3 définitions. Comment s’en sortir quand on sait à peine écrire.
    Il eut une idée. Créer un dictionnaire pour les Momots comme lui. Un dictionnaire simple, avec des dessins, des images. Les mots écrits en gros. Avec des définitions simples accessibles à tous. Il l’appellera « Le petit momot ».

  14. Jean-Pierre dit :

    À la chasse aux mots, 
    Momot s’en est allé.
    Dans quantité de dicos, il a fureté,
    mais aucun terme n’a détalé.
    Alors… Momot a passé un moment à chercher le mot « mot » dans le petit Larousse, puis des homophones, comme « maux » (qu’il n’a d’ailleurs pas trouvé directement).

    Finalement, il a pris le train de banlieue à la Gare de l’Est pour aller jusqu’à Meaux. Parmi les voyageurs, une mama, des mômes, et un minet muni d’un mini-transistor qui crachotait des chansons ineptes et des publicités débiles.

    Momot sursauta en entendant chanter : « Momot est là, et la saleté s’en va ».
    « J’en ai marre de ces pubs à la con, pensa-t-il. Heureusement que je descends à la prochaine »

    Arrivé à la bibliothèque, il a expliqué à la fille de l’accueil :
    – je m’appelle Momot, j’ai des ancêtres qui ont habité à Meaux, et qui ont peut-être donné le nom à votre ville, par élision de la seconde syllabe…
    – par apocope, rectifia l’employée. L’élision est l’effacement d’une voyelle, pas de la syllabe entière. De plus, c’est notre ville qui a donné son nom à votre ancêtre qui était bègue. Au revoir Monsieur.

    C’est ainsi qu’elle a mis un terme à la discussion, et Momot n’avait plus qu’à détaler.

  15. Grumpy dit :

    Bonjour, ici Lolotte, vous savez celle de la semaine dernière … C’est pour vous parler de mon Momot (je crois que ça s’écrit comme ça, parce que l’ortograffe et moi, on n’a pas pu devenir copines). Donc un gros mot pour vous dire que mon Momot, eh ben présentement il est en taule. Et si j’ai bien compris, pour tuer le temps il est parti à la chasse aux mots. Les lapins, je savais, mais les mots ? Enfin, s’il le dit …

    Il dit aussi que dans les livres empruntés à la prison, il n’y avait que des polars, des histoires d’évasions et le Code pénal et que c’est Monsieur l’Aumônier de la Santé qui l’a branché sur la langue (pourvu qu’il n’ait pas eu trop mal) en lui conseillant de lire la Bible. Un sacré bouquin, il y en avait des personnages là-dedans, et pas qu’un peu, des très fameux même. Un gros livre qu’il m’a dit, et textuel : « un dessert ce livre, je l’ai dévoré ». Pas étonnée parce que le rata en prison, c’est pas bien ça.

    Maintenant, il est passé aux dictionnaires. Des dicos il y en a plusieurs à la bibliothèque de la prison, je me demande pourquoi parce que les mots c’est des mots et les noms c’est des noms, ils ont dû se copier les uns les autres : la Julie Larousse (je la connais celle-là : une garce), Littré déQuillet, reverso renversé, le petit et le grand Robert (eux, il s’y mettent à deux pour rabâcher la même chose), aussi Kikidada, que celui-là, même moi je pourrais y ajouter.

    Et Momot, dans le dictionnaire, il ne regarde pas n’importe quoi. Les mots, il s’en fout, il dit qu’il a son vocabulaire à lui et que pour ce qu’il fait dans la vie et la société qu’il fréquente au gnouf, c’est bien suffisant, et puis en plus, il faudrait les accorder et les conjuguer, et la grand’maire, lui c’est pas son truc, mais quand même parler comme ça de sa pauvre Mémé.

    Alors il ne regarde que les noms propres des personnalités (enfin propres ça dépend qui), des savants, des grands voyageurs, les noms d’Histoire avec des portraits, de Géographie avec des cartes. Ça lui fait bien passer le temps, il dit qu’il s’instruit sans s’en apercevoir et ça, ça l’épate drôlement. Il serait devenu un rat de bibliothèque, je sais pas bien ce que ça veut dire, mais si c’est vrai un de ces jours il va trouver du Turaid dans sa purée à la cantine.

    Quand je vais le voir au parloir, il ne me parle qu’avec ses nouveaux mots. Et moi, j’en ai marre, je n’y comprends rien et je mélange tout : franchement il me gonfle avec le Groenland qui passe les Dermofils indiens avec des éléphants, Jules César conquérant l’Australie sur le porte-avions Charles de Gaulle à coups de grosse Bertha (je la connais aussi celle-là, un sacré numéro), Napoléon qui envoie sur Mars une fusée remplie de Japonais … Peut-être que c’est vrai tout ce qu’il dit mais pour moi c’est ou du pataquès ou du charabia. C’est que j’en connais moi aussi des mots tordus ! Enfin c’est surtout que ces deux là, on me les sort chaque fois que j’ouvre la bouche.

    L’autre jour, confiante malgré tout, je lui ai suggéré que puisqu’il allait bientôt sortir, on pourrait penser à faire un bébé et quand on a discuté du prénom, alors ça ! Le bouquet ! : il m’a sorti « ce sera un garçon et on l’appellera Épaminondas ». J’ai tourné les talons et sans me retourner je lui ai crié « j’en ai ras le bol, je détale, et pour de bon, regarde un peu dans ton dictionnaire ce que ça veut dire ! »

  16. Antonio dit :

    Alors Momot laissa tomber les dicos qui se foutaient de sa google et se résolut à s’inscrire dans un safari au fin fond de Larousse.
    « C’est payant tu verras, lui avait dit son maitre. Tu ne seras pas déçu. On n’en revient jamais andouille. »
    Et pour cause. Dans ce parc anim’mots-liés, toutes les espèces y étaient illustrées. Du mot rare ou ancien au plus familier, en passant même par les mots vulgaires, les seuls que Momot connaissait.
    « oh la pute, là ! » s’écria Momot dès le premier jour. Il l’avait reconnue du premier coup d’oeil. Elle était planquée derrière le putier qui déployait ses grappes pour mieux la cacher.

    Ce parc était un vrai paradigme sur terre. Les mots se déclinaient à profusion. Les espèces y avaient été soigneusement rangées, comme dans un zoo, pour que tous les chasseurs de mots y trouvent leur compte sans avoir à courir des kilomètres de pages au hasard. Momot en cherchait un en particulier. Un de ceux qu’il allait pouvoir accrocher à son mur et que tous ses amis allaient « liker » à chaque visite. Seulement il était perdu, on lui avait indiqué sa présence dans l’allée des haies, mais il n’y trouvait qu’effervescence et effarouchement. Le mot semblait lui échapper. Il demanda son chemin à un chasseur averti qui en valait deux comme lui, peut-être trois.

    « hep m’cieux ! Je cherche l’allez des éffèmères.
    – Des quoi ?
    – Des effémères ! A tension, m’cieux, c’est pas dans l’allez de la Zed. Cé un mot classe qui é dur à trouvé, parce qui dur pas lontant…
    – Ah, l’éphémère ! En effet, c’est bien dans l’allée des haies, mais bien plus loin. Ici, on le chasse à l’épée, à l’ancienne, si vous voyez ce que je veux dire.
    – À l’épée, comme un bon mousquetaire ?
    – Non, comme la bonne orthographe. »

  17. Laurence Noyer dit :

    À la pêche au mot,
    Momot le mulot
    s’en alla.
    Sa cousine,
    Sury la souris,
    lui laissa
    son port usb.
    Son fil accroché
    il partit fureter
    dans tous les Pc.

    Pour sa pêche au Mot
    Momot le mulot
    Traqua le plus beau :
    Pas du piano, pas du lento
    Mais du fortissimo !
    Pas du macro, pas du mélo
    Du maestro , du perfecto !

    Dans quantité de dicos
    Il chercha l’Esperanto .
    Aucun terme ne détala.
    Alors Momot abdiqua
    Et renonça à chercher
    le Mot qui n’existe pas.

  18. Odile Zeller dit :

    A la chasse aux mots momot s’en est allé
    . Dans quantité de dicos il a fureté mais aucun terme n’a détalé. Alors momot a posé des pièges à mots. Un lacet pour les adjectifs parce que ceux-là s’envolent si vite. Une grande fosse pour les verbes afin qu’ils n’en sortent et deviennent plus faciles à manier. Un piège aux dents acérées pour les adverbes parce que momot ne peut pas les blairer. Et pour les noms un grand filet pour en prendre plein d’un seul coup. A chaque piège momot a mis des grelots pour l’avertir de ses prises. Le premier grelot annoncé un adverbe et momot n’a pas bougé. La seconde sonnerie un verbe facile « marcher « . Ensuite « vert » pour les adjectifs et pour les noms « églantine » et « pompier ». Momot est désespéré, pas moyen de les associer alors il estvr ste près de sa musette remplie des trois mots, a mangé son casse-croûte et si vous passez par la forêt du coin des mots vous trouverez certainement momot au pied de ses arbres à pièges avec tout juste ses trois mots.Il attend que vous lui donniez vos bons mots.

  19. Odile Zeller dit :

    A la chasse aux mots momot s’en est allé
    . Dans quantité de dicos il a fureté mais aucun terme n’a détale. Alors momot a posé des pièges à mots. Un lacet pour les adjectifs parce que ceux-là s’envolent si vite. Une grande fosse pour qu’ils n’en sortent et deviennent plus faciles à manier. Un piège aux dents acérées parce que momot ne peut pas les blairer. Et pour les noms un grand filet piur en prendre plein d’un seul coup. A chaque piège momot a mis des grelots piur l’avertir de ses prises. Le premier grelot annoncé un adverbe et momot n’a pas bougé. La seconde sonnerie un verbe facile « marcher « . Ensuite « vert » pour les adjectifs et pour les noms « églantine » et « pompier ». Momot est désespéré, pas moyen de les associer alors il estvr ste près de sa musette remplie des trois mots, a mangé son casse-croûte et si vous passez par la forêt vous trouverez encore momot au pied de ses arbres à pièges avec tout juste ses trois mots.

  20. durand dit :

    A la chasse au mots, Momot s’en est allé. Dans quantités de dicos, il a fureté, mais aucun terme n’a détalé.

    Alors Momot était écœuré des mots planqués dans les buissons des feuilles, tous ces alignés des pages.

    Il a pris son couteau de fer et il s’en ai coupé de belles tranches, du gros bouquin à se taper sur la tête.

    Momot il s’est déchiré des belles bandes de mots en A, en E, en S, hantées des zistoires.

    Le zazart a dessiné de drôles de guirlandes. Ca crissait bizarre, toutes ces déchirures mais ça ne lui faisait pas mal.

    De l’extérieur, ça le faisait même rigoler.

    Momot, il a été cherché la bave en tube que Vieux Pépé il range toujours dans son tiroir à bricolâge.

    Il sait que ça colle puisque Vieux Pépé s’est déjà retapé deux hanches avec.

    Alors, il pose sur le drap gris des bandes de bouts de mots. Il se couche sur le drap pour que la bave sèche plus vite que l’éclair de l’amour tout seul.

    Momot remarque le plafond tout vide. Le vide, ça lui fait du triste, comme la fois où il avait rempli le puits avec les cailloux lourds de la cour.

    Sa tête fléchit à nouveau. Il sort au garage puis entre à nouveau dans la maison des briques. Il a trouvé l’échelle à sa mesure dans le bon garage.

    Momot sourit et le sourire ne se cache pas dans les trous.Il installe l’escapasbeau, puisqu’ils l’ont caché au garage, au milieu de la pièce.

    Il se combine une drôle de gymnastique pour faire monter ses écritures au ciel de sa chambre.

    Mais il va y arriver. Momot est agile comme un gros félin. Il grimpe et ce nouveau boulot, c’est son Anapuma.

    Ca lui prend toute la matinée de sa race coquine mais il y parviendra.

    Quand Momot veut, Momot sait, jamais à demi, Momot.
    Et Momot fait.

    Les zautres, y vont encore gueuler, en rentrant de leur pique-nique avec Dieu.

    Mais Momot, il s’en fout des dictons des zautres. On ne peut pas discuter avec des gens qui du ciel ne voient que les araignées.

    Et puis, pourtant, ils le savent. Faut pas laisser seul un Momot qu’a peur de tomber, que si la ceinture est trop longue et que son pantalon tombe, c’est le monde à Momot qui s’écroule. Et ses croules le jettent vers tout ce qui lui manque.

    Momot est monté sur le toit du grenier. Il a déroulé une autre banderole. Il crie avec les pies, avec les geais. Il veut alerter comme eux le gibier des chasseurs, qu’ils se planquent encore mieux s’ils ne veulent pas finir en civet littéraire.

    Momot a les jambes qui tremblent comme il se doit, en haut d’un toit. Il ne sait rien de sa prochaine tuile.
    Il se laisse entraîner…encore un trou à boucher.

    Comment résister au plaisir d’aller enfin vers n’importe quoi, sans effort, déchu de son propre poids?

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