449e exercice d’écriture créative imaginé par Pascal Perrat

Inventez la fable :  » Le coach et la mouche  » en pastichant le style et la manière de Monsieur Jean de la Fontaine

Le Coche et la Mouche

Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au Soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un Coche.
Femmes, Moine, vieillards, tout était descendu.
L’attelage suait, soufflait, était rendu.
Une Mouche survient, et des chevaux s’approche ;
Prétend les animer par son bourdonnement ;
Pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment
Qu’elle fait aller la machine,
S’assied sur le timon, sur le nez du Cocher ;
Aussitôt que le char chemine,
Et qu’elle voit les gens marcher,
Elle s’en attribue uniquement la gloire ;
Va, vient, fait l’empressée ; il semble que ce soit
Un Sergent de bataille allant en chaque endroit
Faire avancer ses gens, et hâter la victoire.
La Mouche en ce commun besoin
Se plaint qu’elle agit seule, et qu’elle a tout le soin ;
Qu’aucun n’aide aux chevaux à se tirer d’affaire.
Le Moine disait son Bréviaire ;
Il prenait bien son temps ! une femme chantait ;
C’était bien de chansons qu’alors il s’agissait !
Dame Mouche s’en va chanter à leurs oreilles,
Et fait cent sottises pareilles.
Après bien du travail le Coche arrive au haut.
Respirons maintenant, dit la Mouche aussitôt :
J’ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.
Ca, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine.
Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S’introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.
Jean de la Fontaine

Comment est né cet exercice à parti d’un jeu de mots

Chaque proposition d’écriture créative est une bataille contre la routine et l’endormissement de l’imagination. Une émulation pour tenir en en éveil son pouvoir d’imaginer, d’inventer, de créer. Quand aucun défi n’est à relever, notre créativité somnole.

Abonnez-vous à Entre2lettres
Vous recevrez 1 article et 1 exercice d'écriture créative chaque semaine. Pas plus. Votre nom, prénom et adresse e-mail ne seront jamais communiqués.
Votre nom, prénom, adresse e-mail ne sont jamais communiqués à quiconque. Vos données sont sollicitées lorsque vous vous abonnez et vous les transmettez en parfaite connaissance de cause. Elles sont collectées par le biais du gestionnaire d’adresses de MailChimp, plate-forme de marketing automatique. Vous pouvez les modifier ou les supprimer en vous désabonnant.

22 réponses

  1. françoise dit :

    Un jour, un coach multiprofessionnel
    fut engagé pour entraîner une mouche
    afin qu’elle participe à un concours
    dans le cadre des jeux olympiques
    La malheureuse avait menti sur son âge :
    lors de l’inscription elle avait affirmé être âgée de 10 jours alors qu’elle en avait 15
    et ce qui devait arriver arriva :
    elle rendit l’âme alors qu’elle était sur la ligne de départ
    le règlement stipulant que les participant(e)s
    devaient être âgées de 10 à 15 jours maximum
    il fut reproché au coach de ne pas avoir exigé
    de celle-ci sa carte d’identité nationale
    faisant état de sa date de naissance
    lors de son inscription
    et fut renvoyé sur le champ
    après maintes recherches infructueuses
    il fut engagé pour entraîner des escargots
    pour une course qui devait avoir lieu
    à Longchamp en parallèle
    du Juddmonte grand prix de Paris
    Alors qu’il donnait le départ
    il fut ecrasé par l’escargot parti le premier
    Par quelque malheureux hasard
    il se retrouva au Fouquet’s
    assaisonné au beurre et à l’ail
    avec ledit escargot
    dans une assiette en porcelaine blanche

  2. Pissenlit dit :

    En ces temps avancés où il fallait être coaché
    Pour un oui, pour un non, par un bel apollon
    Pour dire des falbalas avec maitre Perrat
    Vivait une mouche aux abords farouches.

    Notre amie voletait de maison en maison
    à la recherche du coach qui donne toujours raison.
    Ce dernier très prisé, gagnait grassement sa vie
    en prenant soin d’être toujours de votre avis.

    Le diptère poilu voulait son conseil
    à propos d’une querelle avec une de ses sœurs.
    Elle arriva chez le coach, les sens en éveil
    prête à lui confier ses malheurs.

    Las, aussitôt qu’elle le vit
    bien installé dans son superbe logis
    du conseil, elle n’en voulut plus
    tant elle était séduite par cet individu.

    Vêtu de blanc, le regard clair
    le coach écoutait une femme en pleur.
    Son empathie semblait sincère
    avec ses mains posées sur son cœur.

    Aussitôt, l’insecte ailé
    fit de son mieux pour attirer son attention.
    Elle voleta sous son nez
    et se posa sur son menton.

    L’homme garda calme et dignité face à son invitée
    dont la séance était presque terminée.
    Il gardait la bouche fermée
    de peur que la mouche puisse y pénétrer.

    Mais au bout d’un moment, ne pouvant y couper
    de la dame présente, il dut prendre congé.
    Se faisant, il ouvrit sa belle gueule
    pour dire à sa cliente qu’elle n’était plus toute seule.

    La mouche, croyant qu’il parlait d’elle
    remonta le long de son menton
    et, redéployant ses ailes
    fonça tout droit dans la gouffre profond.

    Elle y trouva le parfum agréable
    ainsi que la chaleur et l’humidité très potables.
    Jusqu’à ce qu’une déglutition
    eut raison de toute son émotion.

    Ainsi font les coachs, ils sont serviables et disponibles, ne nous contredisent pas, nous conseillent et nous guident, nous promettent bien-être et sérénité tandis que nous, pauvres mouches, alléchées par ce miel et ces monts et merveilles, nous plongeons tête baissée par pure naïveté.

  3. Daisy dit :

    LE COACH ET LA MOUCHE
    Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
    Et de tous les côtés aux média exposé,
    Un coach guidait son équipe désespérée.
    Supporters, reporters et managers grognaient.
    Les joueurs suaient, soufflaient et perdaient.
    Une Mouche survient, et des joueurs s’approche ;
    Prétend les animer par son bourdonnement ;
    Pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment
    Qu’elle fait aller la machine,
    S’assied sur le banc de touche, à côté du coach ;
    Aussitôt que l’équipe gagne,
    Et qu’elle voit les joueurs avancer,
    Elle s’en attribue uniquement la gloire ;
    Va, vient, fait l’empressée ; il semble que ce soit
    Un sergent de bataille allant en chaque endroit
    Faire avancer ses gens, et hâter la victoire.
    La Mouche en ce commun besoin
    Se plaint qu’elle agit seule, et qu’elle a tout le soin ;
    Qu’aucun n’aide aux joueurs à se tirer d’affaire.
    Le gardien disait son bréviaire ;
    Il prenait bien son temps ! un milieu chantait ;
    C’était bien de chansons qu’alors il s’agissait !
    Dame Mouche s’en va chanter à leurs oreilles,
    Et fait cent sottises pareilles.
    Après bien du travail le coach arrive au haut.
    Respirons maintenant, dit la Mouche aussitôt :
    J’ai tant fait que nos joueurs sont enfin qualifiés.
    Pour cela, Messieurs les Dirigeants, vous me payerez.
    Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
    S’introduisent dans les affaires :
    Ils font partout les nécessaires,
    Et, partout importuns, devraient être chassés.

  4. Nouchka dit :

    Dans l’entreprise, seuls comptent, les hommes de qualité,
    Disait la direction par mail aux salariés.
    Les commerciaux étaient inquiets
    Produits, services, délais, tout était scruté.
    Les équipes testèrent et proposèrent leur obole.
    Pourtant, sur site, un coach externe fut bombardé ;
    Mandaté pour offrir des outils de contrôle ;
    Le contrôle du stress et de l’agressivité,
    De toutes les impulsions en somme.
    Entre dans la salle du séminaire d’un pas lent
    Et d’une voix grave et ferme, l’homme
    Qui hèle l’auditoire présent :
    Comment maintenir en laisse pulsions et émois ?
    Il évoque des anecdotes illustrant le thème
    Ce grand prêtre soliloque satisfait de lui-même
    Expose les méthodes de maîtrise de soi.
    Cherche habilement l’occasion
    De promouvoir d’autres séminaires bidons ;
    Le développement personnel est un bon filon !
    Les stagiaires attendent sagement
    D’évoquer enfin tous leurs problèmes et missions
    Et accomplir des jeux de rôle les impliquant.
    L’un d’entre eux exaspéré s’éclipse aux vécés
    Ce qui ramena au sujet
    L’orateur maître du tempo qui s’égarait.
    Entre aussitôt, par la porte à demi fermée
    Une grosse mouche à viande ici égarée,
    Attirée par les senteurs du coach parfumé,
    Fonce en bourdonnant bruyamment sur ses cheveux
    Rendant ce dernier hystérique
    Et montrant l’absence de sérieux
    De la méthode sans justification technique.

  5. Nadine de Bernardy dit :

    Le coach et la mouche

    Ma commère il faut vous purger
    Dit le coach à la mouche du coche
    De ce lieu ci je sortirai
    Pour l’exhorter à la patience
    Car pour moi j’ai certaine affaire
    A faire avant que ne me purge
    Se dit l’animale en se frottant les pattes
    Mais attendons la fin
    Je ne fais point cérémonie
    Avec quatre grains d’éllébore
    M’en vais céder à ses instances
    Et que par conséquent en aucune façon
    Il s’amuse à toute autre chose
    La mouche à ses mot s’en fut
    Et ne revint jamais.

  6. Ophélie E. dit :

    LE COACH ET LA MOUCHE
    Dans une petite entreprise, mal barrée,
    Sur le point d’être accaparée,
    À la reprise s’évertuait un coach.
    Secrétaire, comptable, tous étaient tendus.
    Ils savaient qu’au tournant ils étaient attendus.
    Une fine Mouche arrive et du bureau s’approche ;
    Prétend rendre à la boîte son flamboiement ;
    Motive l’un, motive l’autre, et rabâche à tout instant
    Qu’ils ne partiront pas en Chine,
    S’assied dans le fauteuil de l’éploré ;
    Aussitôt que l’entreprise reprend bonne mine,
    Et qu’elle voit les employés bien reboostés,
    Elle en fait tout une foire ;
    Brasse du vent ; il semble qu’elle soit
    Wonder Woman n’ayant jamais froid
    Haranguant ses troupes, et précipitant l’espoir.
    La Mouche dans tout son foin
    Palabre sans fin sur son coup-de-poing ;
    Qu’elle seule a donné aux petits Chinois verts.
    Fanny, la secrétaire lisait Closer ;
    En se limant les ongles ! Philippe le comptable picolait ;
    C’était bien du cognac qu’il avalait !
    Dame Mouche se vante de bosser telle une abeille,
    Et leur dit : gare à votre paye.
    Après tout ce labeur le coach peut s’offrir des pruneaux.
    Ouf ! dit la Mouche illico :
    Grâce à moi vous n’êtes plus dans la gêne.
    Dorénavant, je serai votre cheftaine.
    Ainsi certains péquins, jouant les affairés,
    Parlent sans cesse en l’air :
    Croyant être populaires,
    Et à coups de pied au cul, devraient être éjectés.

    Ophélie E./Fanny Dumond

  7. Clémence dit :

    Dans la nuit étoilée, toute de bleu vêtue
    Et d’une fois assombrie par la lune éclipsée,
    Trois forts chevaux tiraient le chariot de l’Ourse Grande.
    Megrez, Dubhe, Mérak , Phecda s’étaient libérés.
    Alkaïd, Mizar et Alioth étaient perdus.
    Une Comète survint et de la Constellation s’approche ;
    Prétend, dans l’obscurité, par sa chevelure dorée, les orienter ;
    Harcèle l’une, bouscule l’autre, et pense à tout moment
    Qu’elle seule éclaire et dirige l’Univers,
    Houspille le Dragon, harangue Orion !

    Aussitôt que le Grand Chariot s’ébranle
    Et qu’elle voit les étoiles faiblement briller,
    Elle s’en attribue aussitôt le galactique phénomène
    File, glisse, se faufile ; seule héritière
    Des Cavaliers de l’Apocalypse annonçant
    Sous la voûte céleste, le retour de l’obscure clarté.
    La Comète , en ces stratégiques instants
    Se coache, se mouche et se plaint d’immense solitude
    Qu’aucun des Béliers ne s’agite mais se terre

    La Vierge, langoureusement se balançait ;
    Elle prenait tous ses aises ! Un scorpion rugissait ;
    C’était bien le moment de crier aux caprices !

    Dame Comète s’en va et se targue de sa particule
    Par cent années-lumière dignement respectée
    Après mille escarmouches, l’attelage resplendit.
       
    Comatons dans la zénitude, susurre la Comète aussitôt :        
    J’ai coaché, la Terre s’est décalée, mes gens sont dans la lumière.
    Alkaïd, Mizar et Alioth, louez ma magnificence !

    Ainsi, certains coachs, faisant les mouches zélées,
    S’insinuent dans les âmes :
    Se proclament guérisseurs,
    Et, parfaits manipulateurs, devraient être aux Enfers voués.

    © Clémence

  8. oholibama dit :

    En pastichant le style et la manière de M. Jean de la Fontaine.

    Le Crapaud de l’eau râle, sans travail depuis six jours, sa panse se détend de plus en plus.
    Il lui fallait un job facile à réaliser qui serait , assez faible pour que lui crapaud de l’eau … se remplisse la panse sans trop d’effort?

    Il fanfaronna de jour comme de nuit … ventant sans cesse ses prouesses en tant que Coach de tout et de rien.La chance lui sourit. Une mouche volant de travers l’écouta.
    _Ah je te le dis ami, j’ai grand besoin de ton aide…comme tu le vois, j’ai une aile froissée ce qui, m’empêche de bien volé. Si j’en crois ton boniment… tu te sent capable de me rendre aussi véloce qu’avant!
    _Sûr lui répondit le crapaud.
    _Quel est ton prix?
    _Mnmm amènes-moi tes ami(es) et nous serons quitte.

    Mouche réfléchit puis vibra de l’aile.
    _D’accord sur ce principe dit’elle. Comment je t’appel?
    _Coach c’est mon nom. Il ferma sa bouche baveuse, ce n’est pas encore le moment se dit’il.
    La Mouche le regarda puis lui dit: »Coach, je viendrais demain avec des ami(es). Tu fortifieras mon aile et nous serons quitte, c’est bien ça?
    _Mnmm! Disons que je te dirais combien d’ami(es) seront nécessaire pour que ton aile aille mieux. Reviens demain je te dirais cela.

    Mouche s’éloigna sûre que Coach fera un miracle pour elle. Elle trouva plusieurs ami(es) à l’abri dans le tronc d’un arbre et bavarde relata à celles-ci ce que Coach lui avait promis.
    Curieuses les autres mouches vibrèrent en coeur voulant se rendre compte à leur tour de ce futur miracle.
    Le lendemain matin, faisant mine de rien Mouche s’en alla sans rien dire. Les autres suivirent en voletant de droite et de gauche.

    Voyant Coach de loin Mouche voleta aussi vite que son aile le lui permettait. Crapaud entendit le vrombrissement sa panse cria famine. Il crapota afin de ne pas faire fuir ses proies.
    Mouche volant toujours de travers cria de loin: »Coach, Coach » Mon aile est bien plus forte aujourd’hui et comme promis…j’amène quelques ami(es).
    _Ah tu vois mon enseignement porte ses fruits, dis à tes ami(es) de venir plus près afin que je vois mieux leurs problèmes!

    Mouche sans penser à mal appela ses ami(es) qui sans peur s’avancèrent vers Coach. Crapaud vainqueur laissa fusé sa langue. Les mouches furent happées par la langue gluante du crapaud de l’eau qui avec délice, la ramena bien vite dans sa bouche.
    Mnmm savoureuses tes amies dit Coach à Mouche interdite reviens demain et amène moi encore plus de tes ami(es). Tu verras que ton aile, sera bien plus forte. Va vole Mouche moi Coach je t’attends demain à la même heure.

    Inquiète quand même Mouche repartit en marmonnant vers le tronc de l’arbre. La voyant revenir seule, les autres mouches lui demandèrent en coeur : » Ou sont les autres? »
    _Oh Coach leur apprend la chaleur ce qui semble leur plaire. J’y retourne demain, qui veut venir avec moi? Coach aimera vous voir c’est sûr!
    Les mouches se turent, la nuit passa et de nouveau Mouche se rendit à la petite mare ou Coach l’attendait de ventre ferme…la langue prête à jaillir afin de cueillir en plein vol ces mouches grasses à souhait.

    Mouche volant mieux resta en retrait, voyant ses amies s’approchaient un peu trop près de Coach elle frissonna. Elle comprit soudain que ses ami(es) étaient en danger et cela à cause de sa propre bêtise . Bourdonnante de colère, elle cria; » ami(es) sauvez-vous, ce n’est qu’un vulgaire crapaud de l’eau qui va vous englué de sa langue et vous gobera.
    Les mouches s’éparpillèrent furieuses. Crapaud ricana fort content de lui.-

    _Ah mouche dit-il si seulement tu avais attendu encore un peu de temps, ma panse serait pleine.
    _Crapaud de l’eau, tu t’es joué de moi, de mes ami(es), alors nous allons attendre ton trépas . Dans trois jours d’ici, nous les mouches nous ferons bombance sur ta panse, personne ne s’approchera de toi.
    Crapaud cria, s’épuisa tant et si bien qu’à la fin, il mourut.

    Mouche volant un peu moins de travers appela ses ami(es) puis repu leur dit: »Il est bien dommage que nos ami(es) se soient endormies avant lui…elles auraient apprécié son fumé. »
    _quand sais tu? lui répondit l’une des mouches ravie, après tout…elles étaient déjà dans son ventre!
    Tôt ou tard la mort surgit et qui peu dire qui mangera le dernier?
    Mouche bourdonna de nouveau puis pondit ses oeufs dans la bouche de crapaud.
    Nôtre accord se termine ici foi de Mouche mes petits seront forts, tu m’en vois ravi.
    Se croire plus fort que l’autre peut s’avérer payant mais tôt ou tard le larron
    de la foire se rend compte qu’on se gausse de lui et la réplique parfois pique plus que l’on croit!
    y-l.
    Sur une idée de Pascal Perrat.

  9. Camomille dit :

    Le jeudi c’est ainsi, la jeune et belle Adèle à la voix de dentelle, travaille avec son coach pour parfaire l’affaire,
    Cantatrice en herbe, sans cesse elle répète car le coach en est sûr, elle est douée la belle !
    de vocalises en vocalises, de répet’ en répet’, l’opéra n’est pas loin, le coach en est certain,
    mais aujourd’hui par contre, une intruse s’incruste,
    une mouche aux yeux rouges venue on ne sait d’où, énorme et zézétant s’affaire en va et vient,
    le coach n’en fit pas cas, ce qui l’exaspéra
    et c’est pour se venger de cette indifférence
    que sur le nez d’Adèle elle alla se poser définitivement
    Alors, la belle vocalisant à tout va,
    surprise et effrayée poussa un cri aigu, un cri inespéré,
    Alléluia ! Hurla le coach,
    ce « AHHHHH ! » tant attendu qu’il recherchait en vain, cet aigu de soprano, colorature en plus, enfin il était là !
    mais la mouche aux yeux rouges s’appropria l’exploit
    et sur le nez d’Adèle, resta et se figea
    récompense elle attendait, considération elle voulait
    ainsi certains intrus en mal de raison d’être
    s’approprient-t-ils honneurs et légitimité
    sans tambour ni trompette
    mais comment les chasser ?

  10. durand dit :

    Non ce n’est pas la page bloche, au contraire, elle est toute grise de poches de mouches. Ca ne décroche pas de la souche. Malgré des taloches sous la douche, c’est la totale flouche. La valoche à mots, elle bouloche sérieux de l’effarouche. Pour cette fois, je vais découcher de l’exercisoche. Il n’y a pas perouche en la demore. Demoche sera un autre jouche. J’enfole mes babouches, j’instolle le minouche sur mes genoches, et je me repouche jusqu’au prochain week-coach! Ca vous en boche un coin les multicouches, pas de reproches s’il vous plaid…j’écosse la laine!

    Mort alité…non ça serait trop moche!

    PS: Et si samedi, je reviendrai dimanche…!

  11. Grumpy dit :

    La Mouche qui ne ratait pas le Coche

    Dans un chemin tout rouge de latérite, six forts chevaux-vapeur tiraient un vieux taxi-brousse. Des giclées de fumée diesel crachaient par à-coups de son échappement.

    6 places assises dans ce tacot qui ici entassait 12 européens palots venus jouer Indiana Jones.

    Le moteur suait, soufflait, toussait mais cheminait quand même, il en avait vu d’autres depuis que la jungle était devenue une curiosité.

    Le chauffeur aussi, blasé, riait de toutes ses dents à secouer tout son monde comme des bananiers en choisissant de son mieux les ornières les plus profondes.

    Les chimpanzés du haut de leur liane en liane s’en payaient eux aussi une tranche, carrément se poilaient. Se moquer des touristes ahuris les ravissait, le chauffeur le savait bien qui faisait son possible pour les encourager et tendait l’oreille pour profiter de leurs réflexions.

    « Ah, ils sont beaux boudinés dans leurs bermudas et leurs chemises à fleurs, le Reflex autour du cou… ça leur apprendra à venir nous voir comme au Zoo … et le vieux sage de la bande, Max, concluait : on est libres, nous ! »

    Puis, le chauffeur vit dans son rétro que dans son taxi plus personne ne mouftait . On aurait entendu une mouche voler si son bruit d’ailes n’avait été couvert par de puissants ronflements.

    Boubakar se mit à rire et grandiloquent cita Jean de la Fontaine dont l’avaient instruit les Pères Blancs :

    « et, partout, importuns, devraient être chassés »

    –  » Merci ma Tsé-Tsé, dis, tu reviendras m’aider au prochain safari, hein ? « 

  12. Camomille dit :

    Blackrain… Quel virtuose!!!!!
    Camomille

  13. iris79 dit :

    Dans une salle de sport à la mode très bien notée
    Et parées de baies vitrées de tout côté
    Six mâles fiers écoutaient leur coach
    Jeunes, moins jeunes, entre deux âges et vieux,
    Suaient comme des bœufs mais tout heureux.
    Une mouche survient et sur les biceps se pose
    virevoltant bruyamment, faisant son show crânement
    Colle l’un, fait loucher l’autre et croit tout simplement
    que c’est elle qui mène l’entraînement
    Elle poursuit ses chorégraphies
    Dès que le coach reprend
    Et qu’elle provoque gestes désordonnés
    Elle s’en attribue uniquement la gloire
    continue de jouer les troubles fêtes.
    le coach commençant à perdre ses moyens
    Essaie de reprendre le contrôle de son court
    La mouche dans un souci d’harmonie
    craint que le coach ne puisse plus rien maîtriser
    Les enchaînements censés être travaillés
    Le jeune était tout essoufflé
    il n’arrivait plus à suivre ! Le vieux s’était arrêté
    Ni plus ni moins, il abandonnait !
    Dame Mouche revint vers eux
    Reprenant son ballet de plus belle
    Après beaucoup d’énergie engagée, le coach finit sa séance
    Ah ! Se rassura la mouche posée sur un torse luisant
    J’ai tant fait que ces gars sont épuisés mais contents
    Quant au coach, il devrait à coup sûr m’engager !
    Ainsi certaines gens faisant les intéressantes
    s’introduisent dans les affaires
    Elles font tout ce qu’elles peuvent
    Et partout malaisantes, devraient être chassées.

  14. Christine Macé dit :

    Dans son bureau au quarantième étage
    D’une tour d’un quartier d’affaires
    Suait un coach en proie à la galère :
    Un dossier épineux…bref, il y avait blocage

    Pourtant l’homme se piquait d’expérience,
    Qualification, connaissances et habileté
    Enfin, de bien connaître son métier
    Et, contre rémunération s’entend, d’offrir sa science

    Sauf que depuis des heures, il tournait branque
    Désespérant de trouver la bonne idée, l’objectif
    Qui permît à son client, un tantinet dépressif,
    De remonter la pente et de sauver sa banque

    Un soir de désespérance, l’homme avait bien tenté
    De se pendre, priant pour en finir avec sa chienne de vie
    Mais la planche, fort heureusement pourrie
    Avait cédé et vers un coach il s’était finalement tourné

    Sauf que l’affaire inspirait moyennement l’entraîneur
    Forcé de reconnaître qu’il pataugeait pour l’heure
    Peu au fait des affaires de management
    Et encore moins de celles d’argent

    C’est alors qu’il vit sur la vitre une mouche
    Qui lui faisait des signes : il trouva ça louche !
    Il ouvrit pourtant la fenêtre et la fit entrer séant,
    Ce qu’elle fit tout à fait promptement

    Sur le dossier elle atterrit avec arrogance
    C’était là une curieuse engeance
    Que ce diptère volant, habituellement plus prompt
    A tourner bêtement au sommet des plafonds

    Le coach écouta d’abord très poliment
    De l’insecte tous les conseils et savants arguments
    Et pour sa contribution la remercier
    L’écrasa sans ménagement sur le papier

    Ainsi selon la fable, certaines gens, et Dame mouche ne fait pas exception
    Qui font partout les empressés, les nécessaires
    Allant jusqu’à s’introduire dans vos affaires
    Doivent être chassés, voire périr sans la moindre compassion.

    Bon week-end, Christine

  15. Souris verte dit :

    🐜LE CHANT DE LA MOUCHE.
    Un éphèbe s’exhibe au milieu de ces dames
    Dans un short le moulant avantageusement
    Les incite aux mouvements.
    Toutes se dandinent essayant par leurs gestes gracieux
    D’attirer son attention.
    Cela fait longtemps que juchée sur le panier de basket
    Une superbe mouche moirée noire et verte
    De ses yeux rouges à facettes
    De cette scène, n’en perd pas une miette
    Guette l’instant propice
    Pour remplir son office.
    Quand elle les voit tous, jambes fléchies, puis sur un pied
    Les bras levés en équilibre instable.
    Le geste est fatigant.
    Elle sait que c’est le moment !
    Dans un chuintement d’ailes lance son chant de guerre exaspérant ..cée…cée..
    Sur un doigt hardiment s’est posée.
    Déconcertée, la gymnaste a chuté…
    Et d’une !
    La suivante ne va pas tarder.
    Et de deux !
    Cée…cée claironne-t-elle joyeusement d’un doigt à l’autre.
    Au sol une hécatombe.
    Cée…céé… Chante-t-elle victorieusement.
    Les ailes sur les hanches notre mouche goguenarde se prend pour un héros.
    Elle n’entamera pas le refrain.
    Short moulant a sorti son arme redoutable.
    Et d’un geste précis et net,
    D’un coup de tapette
    A eu sa peau.

    Elle a compris trop tard que la vie n’est pas une chanson.🐀

  16. Laurence Noyer dit :

    Moucher le coach
    Quand son chemin de vie, devint sablonneux, malaisé
    Et de tous les côtés aux ténèbres exposé
    Much décida d’appeler un coach
    Femmes, moines, psychiatres, tous étaient bienvenus.
    Son âme, usée, souffrait, était rendue.
    Un coach intervint pour une première approche
    Prétendant animer tous ses bouleversements
    Cibla l’un, visa l’autre pensant à tout moment
    Qu’il ferait partir la déprime
    Enivré de sermons, zélé jusqu’à l’excès
    Bientôt de ses mots, la bassine
    C’est là qu’est son utilité
    Il s’attribue une vaniteuse gloire
    Va, voit, fait l’empressé. Il semble que ce soit
    Grâce à ses trouvailles, que Much retrouve foi.
    Faire pression sur les gens, devenus auditoire
    Voilà ce dont il a besoin
    Il se plaint d’agir seul et qu’il a tout le soin
    Qu’aucun n’aide son prochain à se tirer d’affaire.
    Un moine, ça dit des prières
    Ça prend bien tout son temps ! Une femme ? parfait !
    Sauf si, comme la cigale, elle chante tout l’été .
    Monsieur Coach nous casse les pieds et les oreilles
    A s’prendre pour la dernière merveille
    Après son brassage d’air, il regarde Much de haut
    Respirez maintenant, je suis ce qu’il vous faut
    Je fais tant pour les gens, payez moi de ma peine
    Si je m’active ainsi, c’est pour qu’enfin on m’aime
    Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
    S’introduisent dans nos affaires :
    Ils font partout les nécessaires,
    Et, partout importuns, devraient être mouchés.

  17. Anne Lonjaret dit :

    Une mouche vit un coach for dynamique,
    Elle qui n’était qu’un frêle insecte,
    Envieuse, étend ses ailes,
    Grandit, souhaite s’envoler,
    Pour attirer l’attention de ce mentor.
    Disant : « Regardez bien mon frère,
    Vous donne-t-il envie de me rendre supérieure ?
    Mais peut-être n’est-ce point assez à vos yeux ?  »
    Le coach s’en trouva interloqué.
    Lui qui n’intervient que pour
    Développer le potentiel intrinsèque de l’Etre.
    Mais la mouche se prit les ailes.
    Ces dernières, devenues trop fines, se cassèrent.
    Elle tomba et en creva.

    Le monde est plein d’insectes,
    Qui ne savent apprécier leur place.
    Tout animal veut devenir grand maître
    Tel le loup for sage.
    Toute Akela a des louveteaux.
    Toute Baghera a des Balous.

  18. Blackrain dit :

    Dans une villa écartée, luxueuse, très aisée,
    Et de tous les côtés au soleil exposé
    Six fortes femmes étaient activées par un coach.
    Jeanne, Martine, Sylvie, toutes étaient fourbues.
    Le groupe suait, soufflait, était rendu.
    Une Mouche survient, et des dames s’approche ;
    Prétend les animer par son bourdonnement ;
    Pique l’une, pique l’autre, et pense à tout moment
    Qu’elle accèlère la cadence,
    S’assied sur une tasse, sur un sachet de thé ;
    Aussitôt que reprend la danse
    Et qu’elle voit les sportives s’agiter
    Elle s’en attribue uniquement la gloire ;
    Va, vient, fait l’empressée ; il semble que ce soit
    Un Sergent de bataille allant en chaque endroit
    Faire avancer ses gens, et hâter la victoire.
    La Mouche en ce commun besoin
    Se plaint qu’elle agit seule, et qu’elle a tout le soin ;
    Qu’aucun n’aide ces dames à tenir leurs promesses.
    Jeanne compulsait ses SMS
    Elle prenait bien son temps ! Martine chantait ;
    C’était bien de chansons qu’alors il s’agissait !
    Dame Mouche s’en va chanter à leurs oreilles,
    Et fait cent sottises pareilles.
    Après bien du travail le Coach en arrive à la fin.
    Respirons maintenant, dit la Mouche enfin :
    J’ai tant fait que ces dames de sueur sont pleines.
    Ca, monsieur le coach, payez-moi de ma peine.

    Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
    S’introduisent dans les affaires :
    Ils font partout les nécessaires,
    Et, partout importuns, devraient être chassés.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Répondez à ce calcul pour prouver que vous n'êtes pas un robot * Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

ultricies pulvinar id, vulputate, Donec velit, leo. nunc