L’anecdote bêtifiante

De petits faits inattendus aux conséquences malheureuses mais sans caractère irréparable

Qui n’a pas vécu à un moment de son existence quelques mésaventures, où tout à coup on se trouve bête ? De petits faits inattendus aux conséquences malheureuses mais sans caractère irréparable. Nous avons tous ce genre d’anecdotes à raconter. Il suffit de chercher dans notre mémoire pour les faire remonter à la surface.
C’est ce que je vous propose ce mercredi

Aujourd’hui, 32e jour de confinement, je vous invite à passer un bon moment en 2 temps :
1 – Interrogez votre mémoire et trouvez une anecdote bêtifiante.
2 – Racontez-la par écrit en soulignant la maladresse, bévue, impair ou gaffe. Sans s’interdire de l’enjoliver, ni soucis d’exactitude. Comme pour une nouvelle.

Une anecdote parmi d’autres…

Qui n’a pas vécu à un moment de son existence quelques mésaventure, où tout à coup on se trouve bête ?

Nous avons fait gravé une petite médaille pour l’accrocher au collier de Sym’pa, notre chien. Elle était prête.
Arrivé chez le graveur, je patiente un bon moment derrière un papi qui n’en finit pas de raconter sa vie.

C’est enfin mon tour. Je tends mon ticket. Le mec, un peu moqueur, me dit :  » Désolé, mais elle n’est pas en or  »
Je sais très bien que je n’ai pas commandé une médaille en or mais en métal blanc.
Je lui dis, sans masquer mon énervement
Il insiste :  » Mais si, jeune homme ! (j’ai horreur qu’on m’appelle jeune homme depuis que j’ai des cheveux blancs…) Regardez bien votre ticket c’est de l’or que vous me demandez  »
Là, je commence à bouillir, ma parole, il me prend pour un imbécile !

J’ai le ticket sous le nez… Subitement, je prends conscience que je me suis trompé de justificatif. Ce ticket n’est pas le bon, c’est celui du bijoutier chez lequel ma femme a déposé un bijou.
Ce jour-là, je me suis trouvé vraiment bête. Incapable de m’excuser de m’être énervé alors que le graveur plaisantait gentiment.

Médaille d’or

Je suis dyslexique. De facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau. Mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Peut-être avez-vous remarqué une faute. Merci de me la signaler : blog.entre2lettres(at)gmail.com

56 réponses

  1. Mari Lou dit :

    Nous nous engouffrons dans ma petite Clio bleu ciel métallisée sous le ciel flamboyant d’une fin de journée d’été. L’ air est tiède et serein. Cédric, Deyna et leurs amis nous regardent partir de la terrasse-avant de leur grande maison en pierres du pays. Pleine d’appréhension, je vérifie d’un coup d’oeil dans le rétroviseur que les enfants sont bien attachés dans leurs sièges. Je m’efforce non sans peine de dissimuler l’angoisse qui me monte à la gorge. Un dernier salut de la main. Je sais parfaitement ce qu’il va se passer. Mais il est bien sûr trop tard pour qu’il en advienne autrement. La Renault paraît minuscule au milieu des Berlines sombres des autres invités. Comme à chaque barbecue, chacun s’est garé au petit bonheur la chance, ‘plus à la chance qu’au bonheur’, pensé-je amèrement. Dans une grande inspiration, je démarre le moteur, enclenche ma marche arrière, la sueur me coulant déjà dans le dos et dans les yeux. La main gauche sur le volant, l’autre bras posé sur le dossier du siège passager, le regard embué tourné vers le pare-brise arrière pour me diriger. Une première pression sur l’accélérateur, trop douce pour la pente. Une deuxième plus forte, je ne me sens vraiment pas à mon aise. Une dernière trop agressive, et c’est l’embardée ! « Hé! » Cédric court vers moi. Les autres, restés derrière, se sont tous redressés. Paniquée, je redresse la direction de la voiture et manque de quelques millimètres de racler une Audi A7 bleu marine. Je reprends ma respiration, adresse une moue désolée et un signe rassurant de la main à Cédric. « Ça va aller ! Je gère ! Héhé ! ». Laborieusement, j’extirpe ce vieux tas de conserve du parking improvisé dans la cour de la maison. Une fois sur la route, je file sans demander mon reste, les éclats de rire de la bande me poursuivant, moi, le danger public. Cela ne fait alors que quelques mois que j’ai obtenu mon permis.

    Depuis, par revanche, je suis devenue la reine du créneau et de la manœuvre !

    Louviaux Marie

    • Pascal Perrat dit :

      Anecdote bien vivante. On est toujours un peu bête quand on commence à conduire, puis l’assurance vient. OUF !

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Contrairement à ce que dit Pascal, l’assurance ne vient pas toujours malgré l’expérience. Enfin, pour moi ce fut le cas et j’ai toujours ressenti ce que vous décrivez. Heureusement, cela fait 23 ans que je ne conduis plus

  2. pakita POM dit :

    Aujourd’hui, 32e jour de confinement, je vous invite à passer un bon moment en 2 temps :
    « le piment de la vie »
    Dans le soir qui tombait, elle roulait vers son amour piment, son amant.

    Son petit bolide avalait la centaine de kilométres qui les séparait et, joyeuse ,elle chantonnait. Mutine, elle déroulait déjà dans sa tête le scénario un peu chaud qu’elle avait imaginé pour ces retrouvailles tant attendues. Coquine, à la nuit elle souriait, en pensant à la guêpière de dentelle noire, au porte jarretelles de satin et aux bas de soie avec couture, bien sûr, qui caressaient déjà son corp, bien que savament cachés sous une sobre robe de laine à col montant monacalement boutonné et une paire de bottes cavalieres de cuir noir . Elle pensa un instant en riant et enn rougissant qu’elle n’avait pas de fouet, et bien , ils l’imagineraient …Elle était si contente de la surprise qu’elle lui réservait qu’elle en avait oublié la fatigue de toute une semaine accumulée et, les yeux mi clos, elle se voyait déjà lui faire son grand show : un à un les petits boutons de nacre défaire puis, sa robe, sur le sol laisser glisser, d’un geste lent, enlever l’épingle qui retenait son lourd chignon et laisser, presque étonnée ,sa crinière rousse rouler sur ses épaules pâles constellées de taches de douceur, ne pas le quitter des yeux et se réjouir de le voir apprécier ce cadeau inattendu …

    A tant rêver d’amours même épicées, ses paupières lourdes se sont fermées et ,seul le fracas de la tôle quand sa voiture est venue percutée la glissière de sécurité centrale de l’autoroute l’a réveillé. La voiture a traversé la voie d’autoroute pour venir enfoncer l’autre glissière , un instant vers le fossé a tangué puis est repartie au milieu de la chaussée où enfin elle s’immobilisa. Le souffle coupé, coincée par son air bag quid’une mort certaine, projetée contre le par brise, l’avait protégée, elle pensa très vite, dégager , déplacer le véhicule, se garer, mettre les warnings et surtout sortir et aller se réfugier sur le bas côté. Mais le bolide, en un dernier râle, venait hélas de rendre l’âme. Couper le contact . Prendre son sac et sortir , se tirer..Elle s’extirpa comme elle put de la carcasse violemment compressée, César aurait adoré. Puis, les jambes en coton, sans pouvoir maîtriser le tremblement qui toute entierel’agitait, se dirigea vers le talus. Téléphoner, appeler les secours ! Mais ses doigts ne voulaient plus lui obéir, ses joues dégoulinaient de larmes mascara et elle regardait fixement les phares des voitures qui se rapprochaient à vive allure Pourvu qu’ils ne percutent pas son véhicule, qu’ils l’évitent à tout prix. Un semi remorque qui fait une embardée pour vous éviter au milieu de la chaussée, c’est impressionnant, vous savez. Une voiture enfin s’est arrêtée. Le conducteur a tout pris en main et bientôt les secours sont arrivés. La sirène des pompiers, une ambulance. Puis allongée sur un brancard, on lui demanda de ne pas pas bouger, direction les urgences…

    « Mais non non je vous assure ça va aller. »

    Et pourtant dans la salle de radio des urgences, elle s’est retrouvée. Le radiologue lui a proposé d’aller dans la cabine pour se dévetir. Ce fut difficile. Elle avait l’impression qu’on l’avait frappée, le moindre mouvement lui était douloureux. Alors, en serrant les dents, elle a péniblement défait chaque bouton de sa robe, si petits,si dificiles à faire glisser dans les boutonnieres, puis la laisser glisser sur le sinistre linoléum gris . D’un geste las, elle a tenté de rasembler ses mêches folles en un pieux chigon bas sur sa nuque .Pour oter ses bottes, prise de vertige, elle a du s’asseoir . Le moindre étirement lui arrachait un spasme de douleur et pourtant malgré cela, elle savait intimement, à l’intérieur de son corps que les dégâts n’étaient que matériels et qu’elle allait s’en sortir.

    « Vous vous déshabillez entièrement , s’il vous plaît , ne gardez que culotte et soutien gorge … »

    Quand elle a ouvert la porte de la cabine et qu’elle est apparue en guêpière de dentelle noire généreusement échancrée, porte jarretelles de satin et bas de soie , avec coutures bien sûr, dans la lumière crue de la salle de radiologie, un peu incongrue, dans un univers déshumanisée, de nickel et de blancheur aseptisée, un léger frisson courut sur sa peau nue . Elle n’etait pas au bon endroit au bon moment , c’etait flagrant

    Le radiologue resta un instant , un instant seulement, pantois. L’ensemble était pour le moins inattendu . Alors en le regardant, elle eut un petit haussement d’épaules comme pour s’excuser, mi gênée, mi amusée.

    « C’est la vie aussi ! »

    Un timide sourire glissa sur le visage de l’homme troublé. Mais le professionnel repris vite le dessus et il effectua toutes les radios nécessaires pour s’assurer qu’il pouvait bien la laisser partir en ajoutant toutefois qu’il serait mieux qu’elle soit accompagnée ….on ne sait jamais , le choc avait été brutal !

    Rassurée, elle lui sourit, le remercia et lui murmura que son chevalier servant, son piment, l’attendait dans l’entrée et qu’ il allait bien prendre soin d’elle .

    Quand ils arrivèrent à son appartement , la scénariste improvisée dut une fois encore réecrire son texte. Rompue, moulue, elle n’avait qu’une envie se coucher et essayer de tout oublier . En vrac la robe de laine aux boutons nacrés, et les bottes tout à côté., les bas de soie foutus, filés….
    S’’enfermer dans la salle de bains, sous la douche longtemps laver sa peur et sa douleur , son visage débarbouiller, et vierge de tout maquillage, dans son plus simple appareil, délicatement portée par son tendre amant , au creux des draps se lover, et bientôt, contre lui, dans la chaleur de son corps et en essayant de calquer sa respiration encore un peu rapide sur la sienne, essayer de trouver le sommeil

  3. pakita POM dit :

    Aujourd’hui, 32e jour de confinement, je vous invite à passer un bon moment en 2 temps :
    « le piment de la vie »
    Dans le soir qui tombait, elle roulait vers son amour piment, son amant.

    Son petit bolide avalait la centaine de kilométres qui les séparait et, joyeuse ,elle chantonnait. Mutine, elle déroulait déjà dans sa tête le scénario un peu chaud qu’elle avait imaginé pour ces retrouvailles tant attendues. Coquine, à la nuit elle souriait, en pensant à la guêpière de dentelle noire, au porte jarretelles de satin et aux bas de soie avec couture, bien sûr, qui caressaient déjà son corp, bien que savament cachés sous une sobre robe de laine à col montant monacalement boutonné et une paire de bottes cavalieres de cuir noir . Elle pensa un instant en riant et enn rougissant qu’elle n’avait pas de fouet, et bien , ils l’imagineraient …Elle était si contente de la surprise qu’elle lui réservait qu’elle en avait oublié la fatigue de toute une semaine accumulée et, les yeux mi clos, elle se voyait déjà lui faire son grand show : un à un les petits boutons de nacre défaire puis, sa robe, sur le sol laisser glisser, d’un geste lent, enlever l’épingle qui retenait son lourd chignon et laisser, presque étonnée ,sa crinière rousse rouler sur ses épaules pâles constellées de taches de douceur, ne pas le quitter des yeux et se réjouir de le voir apprécier ce cadeau inattendu …

    A tant rêver d’amours même épicées, ses paupières lourdes se sont fermées et ,seul le fracas de la tôle quand sa voiture est venue percutée la glissière de sécurité centrale de l’autoroute l’a réveillé. La voiture a traversé la voie d’autoroute pour venir enfoncer l’autre glissière , un instant vers le fossé a tangué puis est repartie au milieu de la chaussée où enfin elle s’immobilisa. Le souffle coupé, coincée par son air bag quid’une mort certaine, projetée contre le par brise, l’avait protégée, elle pensa très vite, dégager , déplacer le véhicule, se garer, mettre les warnings et surtout sortir et aller se réfugier sur le bas côté. Mais le bolide, en un dernier râle, venait hélas de rendre l’âme. Couper le contact . Prendre son sac et sortir , se tirer..Elle s’extirpa comme elle put de la carcasse violemment compressée, César aurait adoré. Puis, les jambes en coton, sans pouvoir maîtriser le tremblement qui toute entierel’agitait, se dirigea vers le talus. Téléphoner, appeler les secours ! Mais ses doigts ne voulaient plus lui obéir, ses joues dégoulinaient de larmes mascara et elle regardait fixement les phares des voitures qui se rapprochaient à vive allure Pourvu qu’ils ne percutent pas son véhicule, qu’ils l’évitent à tout prix. Un semi remorque qui fait une embardée pour vous éviter au milieu de la chaussée, c’est impressionnant, vous savez. Une voiture enfin s’est arrêtée. Le conducteur a tout pris en main et bientôt les secours sont arrivés. La sirène des pompiers, une ambulance. Puis allongée sur un brancard, on lui demanda de ne pas pas bouger, direction les urgences…

    « Mais non non je vous assure ça va aller. »

    Et pourtant dans la salle de radio des urgences, elle s’est retrouvée. Le radiologue lui a proposé d’aller dans la cabine pour se dévetir.

    • RENATA dit :

      J’imagine tout à fait la suite car un soir , j’ai eu un accrochage en voiture , alors que j’étais en nuisette pour juste aller poster un courrier pas loin de chez moi ……

  4. RENATA dit :

    J’ai 18 ans et je suis pour la première fois invitée à une soirée dite « habillée » . A l’époque je ne suis bien qu’en pantalon . Je décide d’investi dans une robe pour l’occasion .
    Belle boutique chic , en ville . J’entre , cherche , éloigne la vendeuse qui se présente .
    Je trouve LA robe : rouge avec un superbe laçage . J’entre en cabine , refusant l’aide de la vendeuse . J’enfile ma sublime trouvaille et sort dans la boutique .
    Je vois les yeux écarquillés de la vendeuse qui me dit « désolée mademoiselle , mais la robe est à l’envers , le laçage va derrière! »
    Pus rapide que pour l’écrire , je retourne en cabine et dans mon pantalon et fuit tête baissée vers la sortie .
    Il m’a fallut du temps avant d’oser porter une robe .

    • Pascal Perrat dit :

      Cette anecdote me fait penser qu’un jour, au CFPJ à Paris, je croise dans un couloir une secrétaire que je connais. Elle porte un pull coloré avec des revers de couture apparents sur les côtés. Je l’arrête et lui chuchote à l’oreille, méfiez-vous, vous avez mis votre beau pull à l’envers. En réalité, elle le portait à l’endroit…

    • Françoise -Gare du Nord dit :

      Je me souviens de cette mode où les coutures de pull étaient apparentes et, comme Pascal, je me suis trouvée bête à faire cette même réflexion.
      Rénata, vous auriez pu porter la robe avec le laçage devant, vous auriez fait sensation à la soirée. Regardez toutes ces actrices et animatrices qui ne cachent quasiment plus rien de leur avant-scène

  5. Antonio dit :

    C’était le bon temps de ma jeunesse, les années 90, Paris et ses sorties nocturnes quasi quotidiennes avec les potes.

    On avait un QG. Le Pizza Pie Factory, d’abord rue de Berry, puis celui de Montparnasse, rue Edgar Quinet.
    Spence, l’étudiant grec, au bar, qui s’appliquait à réussir ses Irish Coffee, quitte à s’y reprendre à trois fois, avant qu’un client sans goût artistique ne touille le cocktail pour en faire un café au lait espagnol.
    Et puis il y avait Alicia, justement, la serveuse madrilène, délicieuse avec son accent à la victoria Abril, mais moi j’avais des vues sur Clara… Oh Clara, l’Irlandaise, un peu boulotte, mais tellement sensuelle et craquante.
    Ah! Clara… où est-ce que j’ai merdé ? Ah oui ! … Mais là, je m’égare.

    Parce que mon anecdote nous amène bien plus loin, à Vannes, où avec des potes on avait loué un gîte pour le week-end pascal.
    Et il se trouve qu’Alicia, qui avait flashé sur moi, cela ne faisait aucun doute pour mes potes (ah bon, vous êtes sûr ?)
    « Antonio ! Tou es bô ! » (ah oui, quand même !), nous avait accompagné pour y retrouver sa jeune soeur qui créchait pas loin à Auray.

    Et là, je vous passe les préliminaires, mais ma rencontre avec Marta (je ne suis plus sûr du prénom) a été hou ! … J’étais pas amoureux mais presque !
    Voilà que l’on se retrouve dans un pub vannetais, à faire les intéressants, surtout moi, devant la cadette d’Alicia.
    Je ne sais comment, on s’est retrouvés juste tous les deux, Marta en face de moi, tandis qu’Alicia discutait avec mes potes, juste à côté.
    Alors que je lui racontais des histoires à dormir debout sur l’économie du Portugal (des fois je m’agace tout seul), voilà que je sens qu’elle me fait du pied, je rougis discrètement et poursuis avec une anecdote drôle, même si sa compréhension du français ne lui permet d’en rire pleinement, enthousiaste que j’étais à l’idée que peut-être, plus tard, je pourrais conclure…
    Quand elle s’excuse, dans un français parfait, pour aller aux toilettes. Je lui souris, quand, soudain, je me rends compte que le pied sous la table était resté accroché au mien.

    Là je me tourne vers Alicia, son sourire était aussi grand que ma déception.
    Je me suis senti tout bête, quand j’ai ramassé en arrière mon pied gauche.

  6. Françoise - Gare du Nord dit :

    Comme le dit Pascal, vous n’êtes pas la seule à avoir vécu ce malaise. Et là l’esprit de répartie est cruellement absent et d’ailleurs je ne connais toujours pas la parade pour se sortir avec humour et élégance d’une telle situation

  7. JANINE dit :

    J’étais aux Canaries, pour une semaine, dans un club de vacances. Je sympathise avec un couple d’un certain âge, et de leur adorable Juliette, âgée de 4/5 ans. Je dis  » C’est gentil pour des grands parents d’emmener leur petite fille en vacances ». L’homme me répond, avec un sourire jaune, « Ce n’est pas notre petite fille, c’est notre fille ». Je me suis sentie tellement bête !!!

  8. durand JEAN MARC dit :

    Et pourtant ce matin là, j’étais confiant. Le boulot proposé était dans mes cordes. A priori, rien de sorcier. Il fallait juste me baser sur mon expérience, trouver le bon angle d’attaque. Ce n’était tout de même pas comme devoir abattre un arbre trop grand, le faire basculer du bon côté, grâce à un savant jeu de sangles bien placées pour éviter, qu’en chutant, il n’éborgne ma maison.

    Je m’autorisais une pause caféinée, trop sucrée d’ailleurs, l’énervement sans doute. Je retournais à mon plan de travail. Rien. Bon! Justement, c’était le jour des poubelles grises. Je me concoctais une petite fugue, un air de récupération de chariot à roulettes. J’y abusais d’au moins 10 minutes de pause, avec le temps de me nettoyer les mains au cas où l’abominable virus printanier aurait songé à faire son nid sur la barre de l’invention du seul préfet que tout le monde connait.

    Je retournais bosser, l’index en l’air. Nada, je ne voyais vraiment pas comment j’allais pouvoir fournir à la communauté perratienne l’une de mes vaillantes aventures où face à un dénouement inattendu, bête complète, crétin de toutes les Alpes, des Monts d’Auvergne, de toutes les vallées et des lagunes transparentes, je me retrouvais.

    J’étais vraiment trop con!

    • Pascal Perrat dit :

      Malin comme comme un chtimi ou l’art de botter adroitement en touche quand le sujet tente de te prendre dans ses filets

      • durand JEAN MARC dit :

        Cher Grand Manitou!

        Une fois de plus, je tenais à préciser que, bien que né à Lille dans le même hôpital que le grand Charles, j’ai vécu l’essentiel de ma vie modestement géniale dans le Pas de Calais, très au sud, d’ailleurs, à une encablure de la Somme et à deux du Nord. Je ne suis donc pas un chtimi, terme réducteur à tous les pignoufs censés représenter notre belle région dans une caricature de film d’un enfant du Baby Boon. Je suis un boyau rouge (ou rouche, comme on dit par ici!). Ne me demandez pas une explication claire du terme. Il en existe de multiples et peu d’accords, comme dans beaucoup d’autres domaines. Pour certains un lien est fait avec la mine et la consommation de pinard, pour d’autres c’est plutôt la première guerre et le pinard. Mon inconscient a toujours lié les boyaux rouges au sang laissé par les soldats du coin dans le pays des tranchées, ces fameux fossés en zigag les reliant et les tripes des soldats.

        Donc, cher viticulteur des mots, je vous engage sérieusement à respecter mon identité carté.Sinon, c’est moi qui vais vous botter ce qui vous tient lieu de coussin fessier.

        Sinon, salut à tous, et…

        IN FINE, NE SOYEZ PAS CONS, RESTEZ CONFINES!

  9. camomille dit :

    Je me trouvais dans la région de Moulin et je roulais depuis longtemps.
    Trop longtemps.
    Aïe ! J’ai une envie pressante, mais pas de halte possible sur cette longue route plate, plate, plate, bordée de champs nus à perte de vue.
    Mais quand je dis pressante, c’était vraiment pressante !
    Alors, je me dis : zut, il n’y pas une seule voiture sur ce passage, pourquoi attendre ?

    Je me gare sur le bord de la route et m’engage dans le champ.

    Toujours pas de voiture à l’horizon. Silence absolu. Je me déculotte et commence à me soulager voluptueusement.

    Mais subitement j’entends un bruit de moteur.

    Au bout de la route j’aperçois une pétrolette qui se dirige dans ma direction.
    Trop tard, en plein soulagement je ne peux plus partir.
    Et c’est là que la scène épique restera à jamais gravée dans ma mémoire :
    Un gars bien installé sur son engin pétaradant arrive du bout de la route mais lentement, lentement, il n’en finissait plus d’arriver et moi, dans cette inconfortable position, je n’osais plus bouger.
    Il arrive enfin à ma hauteur, me regarde droit dans les yeux, j’ai dit dans les yeux, je le regarde moi aussi toujours accroupie et il me dépasse enfin.
    Je ne savais pas que les pétrolette roulaient aussi lentement !

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Et c’est dans ces circonstances que l’on s’aperçoit que quand le flux s’écoule, il est impossible de le réfréner, d’autant plus que c’est un tel soulagement quand l’envie est si pressante

    • Antonio dit :

      Entre le risque de se pisser dessus et celui de se faire rouler dessus, le choix est vite fait, mais pas la commission 🙂

  10. Alicia Martins dit :

    Ma première année de faculté fut riche en découverte. L’une des premières fut la « promotion », foule impersonnelle. Nous étions près de six cent personnes ce qui offrait autant la possibilité pour se faire des amis que pour rester seule. C’était quitte ou double et j’espérais que ce soit double. Je ne sais plus par quelle chance je réussis à créer un contact avec une fille de mon âge mais ce fut un véritable soulagement de me dire que j’avais une semblable. Sans doute qu’elle aussi se trouvait perdue au milieu de ce monde. Nous avions convenu de nous retrouver avant nos heures de cours. Seulement, à ce moment là, je n’avais pas encore intégré ses traits : alors que toute ma promotion – et moi-même – s’agglutinait aux deux petites portes donnant sur un immense amphithéâtre, je cru reconnaître sa chevelure particulière  : brune, bouclée, coiffée d’un savant mélange de nœuds… Je m’approcha d’elle avec un grand sourire, soulagée de la voir, elle, parmi les cinq cent cinquante huit autres visages. Mais elle ne me le rendit pas et continua d’avancer. Je la suivi un peu déconvenue mais avec l’idée de la forcer à me reconnaître. Sa réaction aurait dû me mettre la puce à l’oreille !
    Forcément, elle m’avait remarqué : une folle qui sourit à pleines dents et colle de près, ça ne laisse pas indifférent ! Au moment de s’asseoir sur un strapontin au milieu d’une rangée étroite d’autres strapontins, elle me demanda poliment si je voulais passer. C’est à ce moment que je compris mon erreur : ce n’était pas elle qui ne m’avait pas reconnu, mais moi qui l’avais confondu avec ma nouvelle amie. Cette révélation me rendit honteuse : honteuse de ne pas être physionomiste, de mettre trompée aussi bêtement et d’avoir mis mal à l’aise une personne que je ne connaissais absolument pas. Mais au lieu d’en rire et de passer à autre chose, je lui répondit sèchement : « je veux juste m’asseoir à une meilleure place ». Elle me laissa donc passer, troublée par ma réaction disproportionnée. Je me demande si aujourd’hui elle pense à moi comme la lunatique de l’amphithéâtre. Le plus ridicule fut qu’en me retournant j’aperçus mon amie, contente de me retrouver comme je l’avais été quelques minutes auparavant. Elle ne ressemblait en rien à celle avec qui je l’avais confondu…

    • Mari Lou dit :

      Hahah! j’adore la mauvaise foi! Je vis souvent ce genre de malaises: myope et n’aimant pas porter en permanence mes lunettes, je pense souvent reconnaître des gens, me dirige alors vers eux ou leur fais signe jusqu’à ce que je sois assez proche pour constater ma méprise.

  11. Maguelonne dit :

    Voici la première anecdote dont je me souvienne. J’avais cinq ans et, pour des raisons d’ordre pratique, la dernière année d’école maternelle fût ma première année à l’école.
    C’était la préparation à l’école primaire, rencontrer d’autres enfants et perdre un peu de ma timidité. L’école était assez loin et nous y allions à pieds qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente.
    C’était un jour gris, régulièrement ponctué d’averses.Donc maman m’avait fait prendre la pèlerine, sorte de grande cape à capuche bleu marine.À l’époque c’était le vêtement de pluie par excellence. D’ailleurs mon papa qui était policier en avait une aussi. Les jours de pluie, lorsqu’il faisait les rondes en vélo, ça lui donnait un air de chauve souris. J’aime bien les chauves souris. Je leur trouve une bonne bouille et le fait de se suspendre par les orteils me fait penser à la chanson de Jacques Dutronc : l’hôtesse de l’air. Ah, ce qu’il était beau ce Jacques Dutronc !!
    Revenons à notre anecdote. Bien enveloppée dans ma pèlerine je me suis rendu compte trop tard que j’avais oublié de mettre ma petite culotte et que j’avais les fesses à l’air libre.J’ai fait le morceau de bois toute la matinée : pas bouger, surtout pas bouger, pas un geste. J’ai refusé de quitter la pèlerine que j’ai gardé même à l’intérieur.
    Dans la cour de récréation il y avait un manège que j’aimais beaucoup. Je l’ai regardé avec envie mais pas touche : trop peur qu’un faux mouvement révèle l’objet de ma honte.
    J’avais cinq ans. Heureusement j’ai pu en rire après, mais cette matinée fût très longue, humiliante, traumatisante. Je pense qu’aucun adulte ne peut imaginer ce que j’ai ressenti ce matin là, pour une histoire aussi bête.
    C’était ma première histoire de petite culotte qui se dérobe.

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      J’ai connu une expérience similaire : ce n’était pas la culotte oubliée mais l’élastique trop lâche et j’ai dû supporter la situation que vous imaginez toute une journée

    • Antonio dit :

      ça me rappelle une histoire de culottes oubliées sur un rebord de fenêtre, je ne sais plus où j’ai lu ça. Ah les histoires de kilotte, parce qu’à cinq ans, vous disiez kilotte, non ? Histoire mignonne qui montre qu’il n’y a pas d’âge pour les drames.

    • Pascal Perrat dit :

      J’aime beaucoup cette image : « Les jours de pluie, lorsqu’il faisait les rondes en vélo, ça lui donnait un air de chauve souris. »
      J’ai également connu les pèlerines, l’époque où les garçons portaient des culottes courtes jusqu’à 15/16 ans, été comme hiver (le jean n’existait pas en France)

  12. Nouchka dit :

    La voix d’enfant

    – L’escalier aurait besoin d’être décapé. Les marches sont ternes et rayées en leur milieu.
    – Oui, je me faisais la même réflexion. A qui pourrait-on s’adresser pour ce genre de tache ?
    – Je demanderai à Ianek, il pourra sans doute nous indiquer quelqu’un.
    Quelques temps plus tard, coordonnées en main, l’artisan fut appelé au téléphone :
    – Bonsoir, ici Mme Laporte,
    – Bonsoir Madame, répond une toute petite voix
    – Pourrais-tu me passer ton papa ?
    – Je suis le papa, répond la voix enfantine, que puis-je pour vous Madame ?
    – Oh, je suis désolée Monsieur, vous avez une voix si… jeune !
    – Vous souhaitez Madame ?
    – Seriez-vous en mesure de restaurer les marches d’un escalier, qui en aurait grand besoin ?
    – A vrai dire, j’ai cessé mon activité, il y a peu.
    – Je ne sais vers qui me tourner. J’avais obtenu des renseignements élogieux vous concernant…
    – Si vous demeurez à proximité, je peux passer voir ce dont il s’agit, proposa la voix fluette
    – Ce serait très aimable de votre part
    Quelques jours plus tard, Mme Laporte attendait impatiemment la visite du professionnel. Autant pour le diagnostic qu’il ferait de l’escalier que pour voir cet homme à la voix d’enfant.
    Un homme menu, de taille moyenne, la tête dégarnie se présenta à Mme Laporte
    – Je vois ce qu’il en est. Je peux me charger de cette restauration si vous voulez
    – Formidable, quand pourriez-vous venir ?
    – Demain, si cela vous convient.
    Notre homme revint en salopette de travail et commença le travail.
    Mme Laporte bloquée sur son impression première et la gaffe faite, observa et écouta l’artisan cherchant à vérifier si « en vrai », la voix de cet homme restait celle d’un enfant.
    Elle conclut que le face à face diminuait l’impression initiale.

    Ah, le téléphone peut jouer des tours. Mieux vaut rester prudent… !

    • nadine de Bernardy dit :

      En effet ma petite dame
      !Pour moi ça serait plutôt le contraire,ayant la voix grave on me dit Monsieur assez souvent au téléphone et quand je rectifie ce sont mes interlocuteurs qui sont confus.
      Puis le plus souvent on en rit ensemble
      Que la journée vous soit bonne !!!!!

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      J’ai connu une collègue qui n’avait pas mué. c’est un accident rare de la puberté. Ses relations téléphoniques étaient très pénibles pour lui tant ils e faisait appeler « Madame ». Je ne sais pas si c’est pur cette raison qu’il avait adopté une moustache impressionnante, comme pour accentuer une masculinité qu’il estimait peut-être pas assez évidente

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Je corrige : il s’agissait bine évidemment d’un collègue

    • Maguelonne dit :

      Il faut toujours être prudent lorsqu’on parle d’âge, conjoint ou enfant,grossesse…

    • Antonio dit :

      Le téléphone nous a tous piégé au moins une fois : « Bonjour Madame. – Non, Monsieur » :/
      Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont plus redoutables encore, avec des adultes malveillants derrière des voix d’enfant.

    • RENATA dit :

      Que de souvenir , merci . Mon nouveau voisin , à ma porte me demande de parler à  » mon papa « , qui est en fait mon mari de 3 ans de plus que moi !!!! je n’étais pas peu fière et l’ai taquiné longtemps ( mon mari et le voisin) qui est toujours notre ami aujourd’hui

    • Pascal Perrat dit :

      Toujours se méfier du téléphone, surtout des portables, on ne pense pas toujours à raccrocher.

  13. Fanny Dumond dit :

    Après avoir attendu un long moment dans la salle d’attente bondée d’un radiologue, c’est enfin mon tour. Je stresse un peu, car je vais subir une mammographie, examen un peu désagréable et plein de doutes dans l’attente du diagnostic. Une radiologue me fait entrer dans une cabine en me demandant de me mettre torse nu et de la rejoindre ensuite. Dans cette cabine, je remarque deux portes. Laquelle ouvrir ? Pleine de doutes, j’en ouvre une et me retrouve… dans la salle d’attente ! Je ne vous dis pas à quelle vitesse je recule et je me demande encore si quelqu’un m’a vue dans cette tenue, quel était l’usage de cette porte et pourquoi n’était-elle pas verrouillée ? Me sentant tellement cruche, je n’ai pas osé évoquer mon aventure à la radiologue.

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Vous avez bien fait, il ne fallait pas ajouter une seconde honte à la première. J’imagine que votre journée a bien dû être gâchée

      • Fanny Dumond dit :

        Ça date, mais ce moment de gêne, de honte, oui, m’est instantanément revenu à l’esprit pour cette proposition d’écriture. Il est donc bien toujours présent dans mes souvenirs.

    • Maguelonne dit :

      peut être qu’en rire avec la radiologue vous aurait détendu. ou peut être trop tôt?

      • Fanny Dumond dit :

        Pour ne pas paraître encore plus nunuche, je n’ai rien dit parce que j’étais persuadée d’avoir mal écouté ses consignes pour venir la rejoindre. Je n’avais qu’une chance sur deux et bien sûr c’est tombé sur moi ! Il n’en reste pas moins que je me pose encore la question de savoir le pourquoi de cette porte. Peut-être ne suis-je pas la seule à avoir connu pareille mésaventure ?

    • Antonio dit :

      Olé !
      C’est mignon, imaginez que vous avez égayé, dans une image subliminale, l’inconscient morne de ces patients aussi stressés que vous.

  14. Nadine de Bernardy dit :

    J’ai fait du bénévolat au sein de l’association Lire et Faire Lire dans une école maternelle.
    Ce sont les enseignants qui choisissent un groupe d’enfants que nous emmenons dans la bibliothèque pour leur faire la lecture pendant 20 minutes, moyenne ou grande section.
    Pour eux c’est comme une récréation,ils sont souvent excités,indisciplinés surtout pendant les premières séances.Ils nous testent,voulant choisir les livres qu’ils connaissent déjà très bien,il est difficile de leur proposer les nouveautés que nous apportons de la médiathèque.
    Ce jour là,c’était particulièrement remuant.
    Un garçon fait n’importe quoi,criant pour gêner tout le monde.
    Je le menace de le renvoyer dans sa classe, lui expliquant que je ne suis pas là pour faire le gendarme .
    il se met à courir dans la pièce , les autres commencent à suivre le mouvement.
    Enfin l’heure de la « délivrance » arrive,je les ramène en classe, explique à l’institutrice ce qui s’est passé.
    Je passe au second groupe,une autre classe . J’en vois sortir mon trublion!
    Ah! non m’écriai-je sans réfléchir que ce gamin ne pouvait pas avoir le don d’ubiquité,pas encore toi!
    Le maître me dit en riant:
    ce n’est pas Rachid c’est son frère jumeau,on les sépare sinon c’est infernal.
    Je confirme ,car même quand ils sont séparés……

    • JANINE PERE dit :

      Je fais partie moi aussi de l’association Lire et Faire Lire. Il m’arrive comme vous d’avoir un enfant perturbateur. Car il suffit d’un enfant qui se lève et commence à courir (je lis à une classe maternelle de moyenne section, âge moyen 4 ans) pour que le groupe n’écoute plus…J’avoue que ça gâche un peu ce plaisir ! De plus, je ne veux pas jouer au gendarme !

    • Françoise - Gare du Nord dit :

      Une anecdote . J’ai connu des jumeaux dont l’un avait le permis et l’autre était en train de le passer. le second utilisait le permis de son frère et le présentait lorsqu’il était contrôlé. Il ne s’est jamais fait pincer

  15. Françoise -Gare du Nord dit :

    J’étais adolescente et travaillais dans un camping. Un jour, j’engage la conversation avec un homme et sa petite fille et à un moment, je dis au papa que sa fille lui ressemble. Elle rétorque du tac-au-tac : « Ce n’est pas mon père »

    Je ressens encore aujourd’hui la brûlure du rouge qui me monta au front.

    Ceci dit, des décennies après, j’ai appris par un psychiatre que l’on avait vu des enfants adoptés se mettre à ressembler à leurs parents adoptifs. Alors, pourquoi pas une belle-fille ne ressemblerait-elle pas à son beau-père ?

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