Dyslexie

Je ne suis allé à l’école qu’à 6 ans, du fait de la guerre…
Jusque là, j’étais un enfant heureux. Je ne savais pas que j’allais devenir un cancre…

C’est lorsque j’ai dû apprendre à lire, écrire et compter, que je les choses se sont gâtées.
Impossible d’écrire un mot sans inverser ses syllabes, de rédiger une phrase sans fautes. Impossible de multiplier ou diviser correctement. Quand aux leçons à apprendre « par cœur » c’était l’horreur. Je ne retenais que quelques bribes.

Pourtant, au début, j’ai essayé. J’ai tenté d’apprendre ce que les « maîtres » voulaient « m’enfoncer dans la tête ».

J’aurais tant aimé être parmi « les bons élèves », tant voulu que mes parents soient contents de moi.
Qu’ils cessent de me traiter d’étourdi, de dissipé, de fainéant. Qu’ils soient fiers de signer mon carnet de notes.

Peine perdue, cette pédagogie dont je ne comprenais pas les règles, était hermétique pour moi. Je me suis donc fait à l’idée que j’étais nul, mauvais, distrait. Pas tout à fait crétin, tout de même, car quand il s’agissait de trouver une idée originale, j’étais souvent le meilleur…

À dix ans, vu mon niveau, pas question d’entrer en 6e. Mes parents se résignèrent. Je ne serai jamais ingénieur comme mon père l’espérait, jamais docteur comme ma mère le rêvait.

À cette époque, la dyslexie était encore méconnue. Les enseignants ignoraient qu’un dyslexique permutait, à son insu, les syllabes dans un mot ou les chiffres dans un nombre. Ils n’imaginaient pas une seconde, que les mots tordus que j’employais dans mes phrases étaient cohérents pour moi. Que mes yeux lisaient à l’endroit ce que mon cerveau écrivait à l’envers.

Je connus vexations et brimades, gifles et punitions. Je fus humilié devant mes camarades de classe, mortifié en famille. Ce fut une période de grande souffrance, je me croyais nul.

Une blessure de plus aurait suffi a transformer mon désespoir en pathologie.
Heureusement, j’ai eu comme un sursaut. J’ai décidé de ne plus tenir compte du jugement des autres, de ne plus essayer d’apprendre selon leurs méthodes. J’ai décréter de ne découvrir que ce qui m’intéressait vraiment. Pas plus.

Les mots qui chantaient m’enchantaient. J’ai écris des poèmes phonétiquement libres. Je pouvais jouer avec des mots amis, comme il me plaisait, écrire des histoires que personne ne corrigeait.

C’est dans cet esprit que j’ai traîné mon cartable et mes blouses réglementaires de pensionnats publics en pensionnats privés, censés me « dresser » .

À 15 ans, un « spécialiste » m’a orienté vers un lycée professionnel. On allait faire de moi, un mécanicien agricole…

Là aussi j’ai essayé. J’ai tenté de devenir un « OS » : tourneur-fraiseur-ajusteur… Mais les choses se sont encore gâtées. Impossible d’utiliser adroitement une lime ou une scie à métaux. J’étais incapable de placer mes doigts « là où il faut », d’intégrer le mouvement du bras nécessaire pour « faire comme les autres » de lire une graduation sans inverser les chiffres.

Enfant, je n’avais jamais rien compris aux robinets qui fuient dans les trains qui se croisent. Ado, je ne « savais rien faire de mes dix doigts ». J’étais doublement cancre : intellectuel et manuel !

J’ai vite rejoint mon univers d’idées saugrenues et j’ai continué à écrire des histoires sur mon livre imaginaire. C’est à cette époque que j’ai commencé à les raconter aux copains, le soir au dortoir. Mes inventions leur plaisaient. Ils attendaient une suite, que je m’empressais d’inventer pendant les cours…

Une façon pour moi, d’être reconnu et admis.

Bien sûr, je n’ai pas obtenu le CAP. J’étais trop gauche, trop maladroit, nullement intéressé par le machinisme et le cambouis.

À 18 ans il fallut trouver un travail. Mon père me présenta au garagiste qui entretenait sa voiture, il m’engagea comme aide mécanicien. J’ai tenu une semaine à l’atelier, le temps de bousiller le moteur d’un client…
Le patron avait un fils de mon âge, une flèche dans mon genre… Indulgent, il me donna une seconde chance. Je fus « promu » aide pompiste, chargé de nettoyer les pare-brises.

Aujourd’hui, toujours dyslexique et, malgré tout, primé par l’Académie Française, j’enseigne dans plusieurs écoles supérieures, conseille des magazines grand public, forme des journalistes et des communicants. Je suis même reconnu comme un expert en communication écrite !

Cela dit, je suis toujours fâché avec l’orthographe.
Reprenant un mot de Daniel Pennac, je dirais que je suis « alzheimerien » de naissance.
Je n’ai aucune mémoire fonctionnelle.
Les règles de grammaires et d’orthographe me font toujours défaut.
Je suis une sorte de Django Reinhardt de l’écriture, j’écris à l’oreille, sans respecter les règles. J’entend tout de suite la phrase mal construite, qui manque de tempo ou qui boîte, cela étonne toujours les puristes 

La dyslexie, d’après mon vécu : observations et conseils

NB : je n’ai psa retouhcer le texte qui suit, il est resté tel quel, dsyslexique…

Qu’est-ce qu’un dyslexique ?
C’est quelqu’un qui fonctionne dans une autre logique. Un individu qui n’est pas fait pour la pédagogie dipsensée dans le système scolaire. Il est incapable d’en comprendre les règles communes.

Pour écrire, par exemple, un dyslexique se « parle dans sa tête » et sa main traduit phonétiquement ce qu’il est en tarin de vouloir écrire… Vous, quand vous cherchez comment écrire un mot, vous le voyez dans votre esprit. Un dyslexique ne peut pas le voir. C’est un aveugle dans sa tête. Il est obligé d’écrire les mots « à l’oreille ». Il transcrit sur le papier les sons qu’il entend en prononçant chaque lettre des mots qu’il doit écrire. C’est harassant et décourageant et le résultat est catastrphofique.

En général, un dyslexique n’est pas attentif, il a beaucoup de mal à écouter les consignes que vous lui donnez car il est distrait par votre physique, vos vêtements, les objets, les bruits extérieurs, votre façon de parler, etc.

Un dyslexique est incapable de se repérer sur un plan, mais il à une mémoire extraordinaire pour retrouver un chemin déjà emprunté. Il y parvient avec une facilité déconcertante grâce à des repères visuels, sonores ou olafctifs.

Le dyslexique démonte beaucoup, il veut voir ce qui se cahche à l’intérieur des objets, gagets, jouets, machines, etc., mais est incapable de remonter ce qu’il a démonté.

Le dyslexique globalise, le détail ne le retient pas, il s’en moque. Il préfère faire plusieurs choses à la fois que se concentrer sur une seule.

L’esprit d’un dyslexique est occupé par des sons avec lesquels il joue sans cesse. Ses jeux de mots étonnent et désarçonnent souvent les gens « normaux ».

Les dyslexiques deviennet rarement matures. Ils restent toute leur vie des enfants joueurs. C’est la raison pour laquelle ils sont souvent plus imaginatifs que les autres.

Comment apprend un dyslexique ?
Il n’apprend pas, il découvre. Enafnt, il ne s’intéresse qu’à ce qui l’amuse, le reste l’ennui. Plus trad, il découvre ce qui lui est utile. « Il découvre pour »

Un exemple : à un moment, j’ai décidé de devenir agent immobilier. Je ne suis pas allé suivre des cours, je suis entré comme commercial dans une agence et j’ai tout appris sur le ainterr. Un mois plus tard je créais mon agnece. De même pour le journalisme, j’ai suivi 3 stages d’écriture journalistqiue au CPJ à Paris, et dans les mois qui suivirent, j’ai révolutionner la pédagogie de cette prestigieuse école *. Depuis, toutes les écoles de journalisme nous ont copiés. Si quelquye chose intéresse le dyslexique, il peut devenir excellent.

Comment sauver un dyslexique de l’échec scolaire ?
Bien sûr, il y a les ortophonistes qui améliorent grandement les choses. Mais pour la plupart, leurobjectif est que le dyslexique s’intègre dans le système existant. Qu’iul s’y conforme. Or un dyslexique est hors norme de naissance et le reste toute sa vie.

Il est dans une autre logique, dans un autre monde.
En enfant dyslexique écrira, par exemple, la mers, avec un « S » parce qu’il y a des vagues… pas seulement un vague dans la mer.

Regardez cette vidéo : ce que disent les enfants est tout à fait comparable à ce qu’un dyslexique entend lorsqu’il est en présence des mots.

Selon moi, ce qu’il faudrait, en plus de l’orthopohnie et de ces dérivés, c’est permette aux dyslexisques d’exprimer leur créativité pour sortir de l’echec scolaire.
Héals, ce n’est pas possible dans notre système. Car que se passe-til ? Soit l’enfant s’adapte parfaitement, c’est le bon élveve qui suivra le chemin balisé des diplômes. Soit il ne s’adpte pas et sera dirigé vers les lycées professionnels. Ce qui revient à dire que s’il n’est pas « assez intelligent » pour suivre des études secondaires il deviendra bêtement un manuel ! Merci pour celles et ceux qui choisissent vraiment un métier manule !

Ce qu’il manque, c’est une 3e voie, un cursus créatif. Et là, je peux assurer que les dyslexiques seraient parmi les meilleurs.
Nombre d’artistes dyslexiques ont réussi leur intégration sociale grâcr à leur créativité : comédiens, chanteurs, potiers, peintres, scupteurs, etc.
Malheureuesement, l’imagination n’est pas une priorité en France. On voit bien d’ailleurs comment nos élus font preuve d’imagination pour régler nos problèmes de société !

Comment aider un enfant dyslexique ?

Surtout ne le blessez pas avec des remarques négatives.
L’inquiétude par rapport à l’avenir d’un enfant qui ne peut suivre à l’école entraîne les parents à lui dire des méchancetés. Des piques qui blessent son amour-propre pour toujours.
Un enfant qui reçoit une gifle à mal sur l’instant, puis la douleur disparaît, mais l’humiliation par les mots ça fait mal toute la vie…

Accordez-lui votre confiance. Aimez-le tel qu’il est. Aidez-le à libérer ses émotions par le biais de son imagination.

Ne l’obligez pas à mentir
Un dyslexique devient menteur dès qu’il entre à l’école.
Pourquoi ? Parce qu’il ne réussit pas à obtenir de bonnes notes, celles que ses parents attendent de lui.
Quand j’ai fait ma première dictée je commettais des fautes comme tous les enfants, ça ne m’a donc pas inquiété. Je faisais de mon mieux. Mais au fil des dictées, je me suis rendu compte que je commettais beaucoup plus de fautes que les autres, là encore, ça ne m’a pas catastrophé.
À la fin du trimestre, vint la dictée qui permettait de nous situer au classement général.
Je me suis retrouvé le dernier, le plus mauvais.
Quand j’ai ramené mon bulletin à mes parents ils m’ont fait beaucoup de reproches. C’étaient la première fois : « Tu n’es pas assez attentif ! », « Tu es trop dissipé ! », « Tu ne penses qu’à t’amuser », « C’est un fainéant ! », « Qu’est-ce qu’on va faire de lui ? », etc.
Alors, pour leur faire plaisir, j’ai commencé à mentir : « Tu as bien fait attention pendant la dictée ? » ,« Oui je n’ai fait que trois fautes, la maîtresse m’a dit que c’était très bien »,. « Tu as fait tes devoirs ? « Oui maman ! », etc.
Et ça va continuer comme ça toute la vie ! Comme nous sommes incapables de suivre l’enseignement traditionnel et qu’en général nous n’obtenons aucun diplôme nous serons sans cesse obligés de mentir quand on nous demandera : « Quel est votre parcours ? »

Valorisez et encouragez sa créativité. Montrez que vous vous intéressez à lui et à son mode de fonctionnement.

Notez avec lui ses mots tordus et riez ensemble. Amusez-vous à en trouver d’autres, collectionnez-les.

Montrez-lui que la connaissance de l’orthographe n’est pas un signe d’intelligence. Que l’une n’entraîne pas l’autre. Qu’il n’y a pas d’équivalence entre ne pas réussir en orthographe et ne pas réussir dans la vie. Qu’aujourd’hui, il y a des correcteurs automatiques qui font très bien le boulot à notre palce (enfin, presque…) Que l’orthographe n’a plus la mêm importance qu’autrefois.

Encouragez votre enfant à écrire avec un ordinateur.
Vous verrez, il hésitera moins à écrire car il permet d’exprimer ce que l’on pense en l’écriavnt comme on veut. Aprsè, le correcteur signale ce qui ne va pas.
Laissez-le jouer sans contrainte avec l’ordinateur et le web. La multiplicité des chemins possibles, les liens, les couleurs, les dessins, les sons, tout ce fouillis informatqiue lui convient très bien.
Vous serez étonné par ses facultés à se frayer un chemin iintuitif dans ce dédale d’informations.

Ne donnez pas à votre enfant un texte à recopier correctement, ça ne sert à rien, asuf à le fatiguer et le décourager. Lire un texte et le retranscrire sans faute est un exercice trsè difficile et fatigant pour un dyslexique.

Un dyslexique a généralement un vison globale des choses, et ça lui suffit. Trouvez des trucs avec votre enfant pour organiser agréablement son travail ça l’aidera à structurer son cerveau. Notamment son hémisphère gauche, acr il se sert principalement de l’hémisphère droit.

N’oubliez jamais qu’un dyslexique n’a pas la même logique que vous, qu’il ne s’intéresse guère au « comment », l’important pour lui, c’est le « porquoi «
Pourquoi il faut écrire un mot comme ça est beaucoup plus intéressant pour lui que comment on doit l’écrire.

Ceci dit, la dyslexie est une épreuve. Soutenez votre enfant et aidez-le à être fort. Si vous lui montrez que vous avez confiance en ses possibilités, ils trouvera les forces nécessaires en lui. Il les a, elles existent, ce n’est pas un faible.

Enfin, vous lui éviterez des problèmes psychologiques en le scolarisant dans un milieu d’enseignement rassurant et ouvert.
Mefiez-vous d’ailleurs des « psy-quelque-chose » qui vous diront que votre enfant est dyslexique parce qu’il est anxieux ou parce qu’il a des troubles affectifs. Rien de tel pour vous culpabiliser et aggraver le problème !

Encore un mot. Observez et écoutez bien la plupart des titulaires d’un diplôme sanctionnant de hautes études. Les détenteurs de ce bout de papier qui leur confère le droit d’accéder aux plus hautes fonctions. Qu’est-ce que leur diplôme prouve ?  Juste la preuve d’un cursus réussi, mais absolument pas un gage de leur créativité. Jamais un diplôme ne mentionne que son possesseur a de l’imagination. Un enfant dyslexique est imaginatif dès sa naissance et pour toujours.  La vie lui a décerné le meilleur diplôme du monde. Il se sortira de toutes les situations.

* Stages créés par Pascal Perrat pour le CPJ et le CFPJ : Enrichir son style®, Libérer son écriture®, Savoir Titrer, L’art d’écrire un bon papier magazine, Écrire avec humour, Dépoussiérer son style®, Dépoussiérer son site®, Rédiger des accroches percutantes, L’art de la critique, Rédiger des textes vendeurs, etc.

Pour conclure : je vous conseille de lire :

Le don de dyslexie, Ronald Dell Davis

L’auteur ne se livre pas à une démonstration scientifique ou une étude psychologique, il montre simplement ce que seul un cerveau de dyslexique peut comprendre…
Le travail à faire pour vivre heureux dans le monde des gens normaux…

J’aide mon enfant dyslexique, Marie Coulon, Editions Eyrolles
Un petit livre plein de bons conseils et d’exercices pratiques. Très utile pour les parents et les enseignants

Vive la dyslexie ! Béatrice Sauvageot, Jean Métellus

Les auteurs, spécialistes du langage, ont une approche ludique et épanouissante. Ils partent du principe que la créativité des dyslexiques est inépuisableles. Leur méthode aborde l’écrit par des approches artistiques : chants, danses, théâtre, jonglage, etc.

L’alphabet des cinq sens, Dr Régine Zekri-Hurstel

L’auteur, neurologue, a inventé un alphabet pour apprendre à lire et écrire en sollicitant l’odorat, la vue, l’ouïe et même le goût !

Quelques dyslexiques qui n’ont pas trop mal réussi…

Andersen, Agatha Christie, Auguste Rodin, Galilée, Beethoven, Richard Branson, Pasteur, Jules Verne, Wiston Churchill, Mozart, John Irving, Edgar Poe, Mark Twain, Léonard de Vinci, Michel Ange, Edison, Albert Einstein, Gustave Flaubert, Hugues Auffray, John F. Kennedy, Graham Bell, Benjamin Franklin, John Lennon, Steven Spielberg , Richard Strauss, Johny Hallyday, Kenzo Takada, Nelson Rockefeller, Robin Williams, Steve McQueen, Pascal Jardin, Vincent Van Gogh, Pablo Picasso, Bill Gates, Walt Disney…

Etre dyslexique aux USA est UN PLUS. Les grandes universités recherchent les étudiants dyslexiques et versent une bourse spéciale à certains pour leur permettre des études supérieures.

Source : France 2- Envoyé Spécial La fuite des cerveaux 9/2000

Témoignages des dyslexiques

« Je m’appelle Danaé, j’ai 13 ans et je suis dyslexique

dés mes premières années à l’école, on à dit à mes parents que j’avais un problème, alors, depuis que j’ai 4 ans, on m’envoie chez des orthophonistes, des psychomotriciens, un posturologue, un kinésiologue …

Incomprise, tout le monde pensaient que j’étais paresseuse.

Je participais à l’aide au devoirs, au soutien Français et maths, mais touts mes efforts ne semblais faire aucuns effets.

À la maison, c’était la guerre avec ma mère avec ma mère qui pensais elle comme les autres que je faisais exprès .

En 2006, à 7 ans, je suis en CE1.

J’ai du mal à lire, à écrire et à compter, je redouble!

J’ai souvent pensé à baisser les bras,car malgré mes efforts (non reconnus) on me rabâchais que j’étais bête! mais heureusement depuis que j’ai 7 ans, j’ai le soutien de ma mère que je remercie énormément!

2 septembre 2011:

j’ai rendez_vous à l’hôpital d’Ange. Finalement j’ai une légère dyslexique !

Après touts les «spécialistes» que j’ai vus, j’ai enfin une réponse.

Aujourd’hui, je suis en 5emme, je ne sias pas encore se que je veux faire de ma vie mais je sais que je veux faire de belle choses, quois que les autres en penses !

Je m’appelle Danaé, j’ai 13 ans, je suis dyslexique et heureuse !

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Ma scolarité a été très difficile a cause de mon impossibilité d’écrire correctement, au fil des années je me suis inventé des systèmes pour éviter les fautes d’orthographe en utilisant par exemple les quelques mots dont j’étais sur, ce qui appauvrissait mon vocabulaire et renforçait l’idée que j’étais nul en français, J’ai maintenant 61 ans et depuis environ un an j’écris des poèmes et suis membre d’un site de poésies (voici deux poésies qui illustrent mon parcourt très difficile)

La dictée

Pour vous punir je vous invite
Ainsi j’espère vous calmer
A prendre une feuille très vite,
Nous allons faire une dictée

Entendant ces mots fatidiques
Mon pouls aussitôt s’accélère
Gorge serrée pris de panique
J’suis en état d’échec scolaire

Pourtant messieurs les correcteurs
Je rédigeais du mieux possible
En travaillant de tout mon cœur
Mais l’on me traitait d’imbécile

Protéger avant tout nos règles d’écriture
Et traquer les auteurs des écrits anarchiques
Qui devront à tout prix éviter les ratures
Respectant exceptions et lois orthographiques

Donner à un support une telle importance
Condamne, tous ceux qui maîtrisant mal l’écrit
A voir déprécier les matières où malchance
On réprime la forme en oubliant l’esprit

Le hasard mauvais augure
M’a donné insidieusement
La passion pour l’écriture
Avec un outils défaillant

Traitement de texte salvateur
Et correcteur orthographique
Levèrent cet handicap majeur
Qui générait ma peur panique

Tu crois que la rancœur filtre entre ces lignes
Sache que ce ne sont tout au plus que regrets
J’ai écrit ce pamphlet rêvant, honneur insigne
Qu’il sera à son tour sujet d’une dictée.

Le mal des mots

J’ose enfin écrire sur le bord de la toile
Espérant que les gardes ces cerbères zélés
Garants de la doctrine substantifique moelle
Ne reniflent des mots mal orthographiés

Je fait partie de ceux dont l’expression écrite
Provoquait aussitôt la haine du correcteur
Attribuant zéro c’est tout ce qu’il mérite
Deux heures de retenue, apprend les mots par cœur
Des classes de français j’ai eu tous les trophées
Les titres de fainéant de cancre de cossard
Je reste le vainqueur du zéro en dictée
Et des points défalqués sur les autres devoirs

Les notes désastreuses les lazzis les brimades

Ont finis par briser ma combativité
Et petit a petit blessé la mort dans l’âme
J’ai enfin accepté de porter le bonnet

Je me suis installé dans le rôle du cancre
Persuadé que rien ne pourrait me hisser
Hors de ce trous sans fond emplis de noires encres
Ou l’on relègue ceux qui ont démérité

Par voie de conséquence comme ont ne me lit pas
Ou bien a contre cœur, au bord de la nausée
Les ratures les fautes quel horrible fatras
Qui verra que mes mots expriment des idées

Je suis persuadé n’en déplaise aux puristes

Que l’on peut exprimer joliment ses pensées
Même si affublé d’un esprit fantaisiste
Les règles orthographiques sont parfois bafouées

Les gardiens de la règle durs et sans concession
Se trompent de moulins pendant que Dulcinée
Se gave a satiété de clips anglo-saxons
Help ! c’est la langue U S qui « go-home » le français

Jacques 2007

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Salut

J’ai 25 ans, je suis dyslexique on voulait m’envoyait en CAP après ma troisieme. Personne ne me comprenait et je ne comprenait personne. Je voulais tout savoir mais personne etait capable de repondre a mes questions ou bien meme il ne comprenait pas mes questions. Puis j’ai commence la boxe, je me suis epanoui et j’ai eu confiance en moi. Puis bam, vice champion de France de Boxe a 16 ans, premier de la classe au lycee, mention tres bien au bac, prepa math (major de math et meca quantique), ecole d’ingenieur, permis moto, permis voiture du premier coup (a Paris sans lire un seul bouquin c VRAI), concours de pilote de chasse reussi mais recalè a la visite medicale, roule en porsche a 23ans, appartement a 24 ans et je vais construire ma maison, plus important une femme formidable… Mon vecteur de reussite LA PASSION, le feeling, la creativite, le formalisation originale, en gros sortir des sentiers battue et ma memoire visuelle. Je dis toujours j’ai « reussi » car je ne savais pas que c’etait impossible. Et depuis je réussi tout ce que j’entreprends. »

Walid: Un dys de plus qui c reconnu ds test ecrits, et que tu as emu

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« La dyslexie peut prendre différente forme. Celle dont j’ai souffert s’appelle la dysorthographie – c’est à dire l’incapacité à mémoriser l’orthographe des mots, notamment pour les doublement de consonnes, les terminaisons en « ant  » ou « ent » et autres plaisirs du genre.
J’ai eu la chance d’être rééduquée par une femme extraordinaire qui m’a donné le goût de l’écriture et ouvert la porte de mon imaginaire à base de jeux et d’exercices de créativité. Pourtant, j’ai traîné ce handicap pendant toute ma scolarité avec la hantise des dictées et l’incapacité à faire la différence entre un accent grave ou aigu…
Depuis j’ai développé des stratégies personnelles qui m’ont permis de garder intact le plaisir d’écrire, de rendre mes textes lisibles pour les autres (du moins sur le plan orthographique) et de faire de la communication écrite mon métier et ma passion.
Il m’arrive encore d’avoir des doutes sur l’orthographe d’un mot et de chercher alors un synonyme ou de vérifier dans le dictionnaire. Lors de mes animations de formations, cela ne m’a jamais empêché de noircir un paper-board lors d’un brainstorming ou pour noter un exemple.
La dyslexie et ses multiples formes peut se révéler une grande richesse à terme puisqu’elle oblige à développer des stratégies personnelles qui favorisent l’imagination et la créativité. Par contre, elle semble vouloir se transmettre dans les gènes car ma fille de 7 ans traverse depuis le CP les mêmes difficultés. Mes souvenirs scolaires m’ont heureusement permis de réagir dès le départ et après un an d’orthophonie, elle suit maintenant un
CE1 tout a fait normal. Elle est peut-être plus lente que d’autres enfants, son orthographe est parfois totalement fantaisiste… mais elle lit et écrit aujourd’hui sans difficulté.
Voilà pour ma modeste contribution.

Bien cordialement « 

Françoise

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Bonjour Pascal,

Pas très assidue aux ateliers, mais 100% dyslexique!

J’ai eu la chance d’avoir une maman à la vocation d’instit brimée, et un grand frère nul en orthographe. Bilan : dictées en buffet ouvert (voire gavage) les week-ends et vacances scolaires, ce qui m’a permis d’être bonne en orthographe jusqu’à ce que la vie active et son lot de non-écriture et de fatigue ne révèle la dyslexie.

Pourquoi mon entrainement masqué a marché ?

L’enfant perçoit quand il y a du plaisir à travailler les mots et se
l’approprie. Ma mère et moi en avions créé une véritable connivence.
L’essentiel est que l’enfant sente que ce n’est pas un pensum qu’il doit faire pour éviter de gâcher sa future vie (et qui lui pourrira bien son enfance et le conduira au refus) mais un exercice qu’il pratique avec quelqu’un comme relation privilégiée. Comme faire la gym du matin ensemble.

Attention, il faut varier les exercices. Je crois que mon incapacité à écrire autre chose que des formes courtes vient de là : je me suis aperçue que mon maximum correspondait à la longueur des vieilles dictées.

Je pense qu’il faut mettre à l’ouvrage plusiseurs adultes, y compris ceux de l’entourage de la famille. J’ai toujours été de suivi de devoirs avec les neveux les week-ends où je les voyais : ils apprécient qu’on s’intéresse à leur « vie professionnelle » et multiplient les méthodes. Ils peuvent y rencontrer une approche qui leur convient mieux. C’est aussi l’occasion pour l’adulte « étranger » de détecter ce que les parents ne perçoivent plus àforce de quotidien. J’ai ainsi détecté la dyslexie chez un neveu là où les parents s’acharnaient à « lui faire faire sa lecture ». Et puis, les autres ayant toujours plus raison que les parents, les messages peuvent passer…

C’est devenu une forme de jeu. J’ai expérimenté le jeu avec mes neveux pour les devoirs de vacances : ça marche très bien, ça se fait à n’importe quelle occasion (celle où on les sent le plus disponibles). Nous avons trituré les tables de multiplications en essuyant la vaisselle, à l’endroit, à l’envers, en ligne droite. Ils adorent le défi .

Et puis, dédramatiser. Réussir sa vie n’est pas devenir pdg, mais vivre du mieux que l’on peut avec ses forces et ses faiblesses. Connaître ses faiblesses, c’est déjà avoir une longueur d’avance.

Les astuces actuelles :
les ziguigui rouges sous Word qui révèlent les inversions de lettres, savoir où ça pêche (toujours les mêmes);
un cerveau plein de « balises à retrouver automatiquement les mots critiques » lors d’écriture manuelle.
De toutes façons, relire, accepter qu’on ne saura jaiamis écrire correctement quelques mots bien identifiés.
Avoir un dictionnaire à portée de main, accepter de ne jamais rien comprendre aux contrepétries, sinon ça fout tout en l’air (ah, la vie en société!)
Sommeil dès que les mots se bousculent. Avec l’âge, j’en arrive à bégayer.
Pas bon pour le moral, mais réversible au repos.
Repérer les fautes des autres pour se regonfler…

Au fait, elle fait quoi dans la vie, la dyslexique ? Chargée de
communication. La reine de la coupe et de la relecture. Na ! »

Courage aux heureux parents !

Elisabeth

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« Oui je le suis, un peu vieille car à l’époque on tapait les doigts avec une règle à telle pont qu’en 10 ème
j’ai eu une jaunisse qui a duré…un an

Une des premières orthophonistes m’a récupérée et aujourd’hui avec la fatigue, l’altitude (à partir de 6000 m !) ça me revient
Et gaspard le fils est aussi dylesxique mais a été détecté et suivi dès la maternelle mon père l’était sans doute aussi voilà c’est tout pour ce soir »

Cécile

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« Bonjour,

Je suis dyslexique comme beaucoup d’autre d’ailleur.

Je prépare un « témoignage » sur mon vécu de dyslexique, pour des profs de collège. Je suis naturellement tombée sur votre site et je ressens tellement ce que vous dites dans votre vécu de dyslexique.

A la fin, vous présentez des dyslexiques qui ont bien reussi, ca fait plaisir!! et moi aussi je commence à me dire que je réussis : www.psychoactu.org ( j’en suis le webmaster).

Cordialement »

Céline Chemla

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Bonjour Mr Perrat, je me permet de vous écrire ce petit mail car votre histoire racontersur votre cite internet ma beaucoup toucher.

Je n’ai jamais vraiment su si j’étais dyslexique ou pas, j’en suis de plus en plus convaincue aujourd’hui, peut être tous simplement que je l’espère pour arriver a comprendre

Mon parcourt scolaire fut bien sur très difficile du fait de mes gros problèmes d’orthographe qui aujourd’hui encore m’handicape dans mon travail en m’empêche d’ évoluer.

J’ai comme beaucoup pas si mal réussi, je ne suis pas ingénieur certes mais j’ai fait ce que j’ai put avec le secteur géographique que j’avais, j’ai était propriétaire a 24 ans directeur a 30 ans, bien sur il a fallut que je fasse des concessions du fait de mon niveau scolaire pas forcément extraordinaire du moins en français.

Mes diplômes sont  2 cap en mécanique auto et poids lourd je n’ai jamais d’ailleurs ouvert un livre pour passer ces diplômes, j’ai aussi passer le permit voiture, bus, poids lourd, remorque tous eu du premier coup le poids lourd en même pas 20 heure de formation en tous, plateau conduite et code.

J’ai aussi passer l’attestation de capacité voyageur (niveau bac+2) l’année ou je l’ai eu le taux de réussite a était de 8%.
Si je vous raconte tous sa ce n’est pas pour essayer d’en tiré une quelconque gloire au contraire, quand je voie ce que certain on accomplie j’en ai même honte, je m’accorde tous de même le fait que j’ai eu une situation de famille assez difficile, même si ce n’est pas une excuse.

Si je vous écrit aujourd’hui c’est surtout pour vous dire merci de votre témoignage je suis heureux de l’avoir lu, car moi aussi on ma traité de faignant de farfelu, d’idiot et maintenant que j’ai 2 enfant je cherche a comprendre pour ne pas que ce reproduise les erreurs qui on était fait par ma mère mes professeurs mes surveillants et beaucoup d’autres.

Le correcteur d’orthographe m’aide beaucoup comme vous pouvez vous en douté !!!

Julien

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Ce sont mes parents qui ont découvert mon problème alors que j’étais déjà en CE1 et que j’allais passer en CE2 !

Je leur ai envoyé une lettre du style :

Gan la gloje zone je va manjé a la quentine…

En septembre j’étais chez un orthophoniste tous les mercredis…
ça a duré 5 ou 6 ans !

Mais j’ai retrouvé un niveau acceptable.

Puis en 3e, un prof d’anglais m’a conseillé une orthophoniste avec une méthode à elle (je ne sais pas laquelle) alors j’y suis retourné et je lisais, puis j’écrivais ce que j’avais lu en résumant, puis je tentais de continuer l’histoire, etc. Ça m’a donné le goût de l’écriture….Mais pas des études ! J’ai été orienté en compta puis à 18 ans j’ai passé le concours de gardien de la paix.

8 ans plus tard, j’avais repris mes études pour faire un DEUG d’histoire par plaisir et j’ai passé le concours d’officier en interne… que j’ai réussi. Je suis devenu Lieutenant de police en 2000. J’ai gardé le goût de l’écriture, j’ai publié plusieurs livres que vous trouverez sur le site dont j’ai mis le lien dans mon post précédent.

La « dys » n’est pas une fatalité mais il faut travailler, travailler et encore travailler pour se dépasser. On doute toujours de soi, et avoir un avis rassurant (comme le vôtre) sur ses capacités permet d’avancer, d’oser… J’écris un deuxième roman et je viens d’en commencer un troisième ! Je ne sais pas si je rencontrerai le succès mais cela me plaît. C’est un besoin viscéral…

Cette année, j’ai pris un congé parental et je suis des cours de sociologie du travail et des relations professionnelles… pour le plaisir !

Voilà un bout de ma vie, de mon « combat » contre la dys.

Stéphane
(qui a remporté le deuxième prix du concours de nouvelles du Ministère de l’Intérieur en juin 2012)

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Bonjour je  mapelle marie et je suis dyslexique je suis aller voir une ortophoniste en cm1 car javais beaucou de difficulter a lire et ecrire ! malheuresement quand je suis rentrer au college jai commancer a chuter mes note etai pire en pire jetai considerer comme faignante ce qui menerver je couler et mon comportement senpirais en classe de 3eme je me suis fas virer je me suis retrouver sans rien jusqua se que ma mere decide de me metrre en prive je suis en seconde pro je voulais etre pédiatre mais a cause de mes difficulter je ne suis pas capable ...jai 15 et demi et je suis tres decu par les aide  que nous pouvons avoir nous les dys je pence que lon et pas asser pris en charge (desolee pour les faute :/ )

Marie 5.201

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Un travail remarquable réalisé par Béatrice Sauvageot

« Les dyslexiques sont le fruit de la dernière mutation neurologique de l’espèce humaine ». Béatrice Sauvageot, orthophoniste et co-fondatrice de l’association Puissance DYS, en est persuadée, la dyslexie est loin d’être une tare. Bien au contraire. « Ils sont comme les gauchers », explique-t-elle. Un gaucher à qui l’on apprend à écrire de la main droite devient souvent ambidextre. Il en va de même pour les dyslexiques. « Ils utilisent la langue neurologique, mais si on leur enseigne notre lexique, ils sauront utiliser les deux. Ils seront alors bilexiques ». Parce que leur traitement de l’information linguistique fait appel à des régions cérébrales qui ne servent pas forcément au traitement du langage, ils sont doués d’une façon originale d’appréhender la lecture et l’écriture.

Comment reconnaître un enfant dyslexique ? Béatrice Sauvageot dresse un profil très précis de ces enfants, de ces adolescents, si singuliers à ses yeux. « Outre les difficultés à lire, les dyslexiques ont la particularité d’apprendre les règles mais de ne jamais les appliquer. Ce qui exaspère en général les parents et les professeurs, qui ont l’impression que l’enfant est paresseux, qu’il le fait exprès, ou encore qu’il est débile. Ils font des fautes qui ne sont jamais les mêmes. Ils se caractérisent aussi par leur grande lenteur : faire leurs devoirs nécessite 3 à 4 heures par jour à partir du CE1 ! La notion qu’ils ont du temps est dilatée, on dit souvent d’eux qu’il leur faut deux heures pour se préparer le matin avant de partir à l’école. Mais ce sont aussi des enfants dotés d’un sens de l’observation exceptionnel, d’une impressionnante capacité d’analyse des nuances (couleurs, odeurs, textures…), et d’un sens de l’intuition unique. »

37 Signes Révélateurs de La Dyslexie  

La plupart des dyslexiques manifeste une dizaine des signes et des comportements listés ci-dessous. Ces caractéristiques peuvent varier d’un jour à l’autre et même d’une minute à l’autre. Le paradoxe des dyslexiques est la cohérence au seinde leurs incohérences.

Général

• Apparemment brillant, intelligence supérieure à la moyenne, s’exprimant bien à l’oral, mais incapable de lire, d’écrire ou d’orthographier au niveau de sa classe.

• Etiqueté paresseux, sot, peu soigneux, immature, « manque de travail » ou « problème de comportement ».

• N’est pas suffisemment en difficulté pour justifier d’une prise en charge.

• Bon QI mais échoue aux évaluations en classe. Réussit mieux à l’oral qu’à l’écrit.

• Se croit bête. A peu d’estime de soi. Dissimule ses faiblesses grâce à des stratégies de compensation ingénieuses. Niveau de frustration et de stress élevé face à la lecture et aux contrôles.

• Doué pour les arts, le théatre, la musique, les sports, la mécanique, l’art du conte, le business, les affaires, le design, la construction ou les métiers d’ingénieur.

• Se disperse et rêve souvent. Se perd facilement et n’a pas la notion du temps qui passe.

• A du mal à soutenir son attention. Peut paraître hyperactif ou absent.

• Apprend plus facilement à travers la manipulation, les démonstrations, l’expérimentation, l’observation et les supports visuels.

Vision, lecture et orthographe.

• Se plaint de vertige, de mal de tête ou de mal de ventre lorsqu’il lit.

• Désorienté par les lettres, les chiffres, les mots, les séquences ou les explications orales.

• Lorqu’il lit ou écrit, fait des répétitions, des substitutions, des omissions, des additions, des transpositions et des inversions de lettres, de chiffres et/ou de mots.

• Se plaint de ressentir ou de voir des mouvements non existants lorsqu’il lit ou écrit.

• Donne l’impression d’avoir des problèmes de vision non confirmés par un bilan ophtalmologique.

• Excellente vue et très observateur ou alors manque de vision binoculaire et de vision périphérique.

• Lit et relit en ayant du mal à comprendre.

• Orthographe phonétique et incohérente.

Audition et langage.

• Hypersensibilité auditive. Entend des choses qui n’ont pas été dites ou non perçues par les autres. Facilement distrait par les bruits.

• Difficulté à formuler ses pensées. S’exprime avec des phrases télescopiques. Ne termine pas ses phrases. Bégaie lorsqu’il est sous pression. A du mal à prononcer les mots complexes, mélange les phrases, les mots et les syllabes lorsqu’il parle. Graphisme et motricité.

• A du mal à écrire ou à copier. Tenue du crayon inhabituelle. Ecriture irrégulière ou illisible.

• Maladroit, mal coordonné, peu habile aux jeux de ballon ou aux sports d’équipe. Difficultés dans les tâches de motricité fine ou grosse. Sujet au mal des transports.

• Peut être ambidextre et confond souvent la droite et la gauche, au dessus et au dessous.

Maths et gestion du temps.

• A du mal à lire l’heure, à gérer son temps, à intégrer l’information ou les tâches séquentielles, à être à l’heure.

• Pour compter, a encore besoin de ses doigts ou d’autres « accessoires ». Connaît la réponse mais ne sait pas la présenter par écrit.

• Sait compter mais a du mal à compter les objets et à compter l’argent.

• Est bon en arithmétique mais en difficulté avec les problèmes. Bloque au niveau de l’algèbre et des niveaux mathématiques supérieurs.

Mémoire et cognition.

• Excellente mémoire à long terme pour les expériences personnelles, les lieux et les visages.

• Mémoire faible pour les séquences, les faits et les informations qui n’ont pas été expérimentées personnellement.

• Pense essentiellement en images et en ressenti et non en sons et en mots (peu de dialogue interne).

Comportement, santé, développement et personnalité.

• Extrèmement désordonné ou alors maniaque de l’ordre.

• Peut-être le bouffon de la classe, le fauteur de trouble ou alors trop discrêt.

• A été précoce ou, au contraire, en retard dans les étapes de son développement (marcher à quatre pattes, marcher, parler, faire ses lacets…).

• Sujet aux otites, aux allergies.

• Peut être un gros dormeur ou, au contraire, avoir le sommeil léger. Enurésie.

• Seuil de tolérance à la douleur particulièrement élevé ou faible.

• Un sens élevé de la justice. Très sensible. Perfectioniste.

• Les erreurs et les symptomes augmentent de façon significative sous la pression de l’incertitude, du temps,
du stress ou de la fatigue.

 © Ronald D. Davis 1992

109 réponses

  1. Marc dit :

    Quand vous êtes hétérophorique (comme tous les dys) vos yeux ne fonctionnent pas bien ensemble. Pas gênant pour regarder un paysage car cela ne nécessite pas autant de précision que la vision de près. Le cerveau n’a pas trop de difficulté pour faire un tout cohérent des 2 images fournies par les yeux.
    En revanche, pour écrire ou lire un livre cela nécessite plus de précision dans la vision de près.
    Ces données le prouvent :
    La vision monoculaire s’étend jusqu’à 94, voir 110°.
    La vision binoculaire va jusqu’à 62°.
    Par contre la reconnaissance des mots nécessite beaucoup plus de précision puisque l’angle n’est que de 10 à 20°.

  2. Marc dit :

    L’échelle qui mesure l’acuité visuelle de près, c’est-à-dire la CAPACITÉ DE LECTURE, c’est l’échelle Parinaud.
    Elle a été créée par le Dr Henri Parinaud, l’ophtalmologiste, dans les années 1880-1890.
    (l’équivalent aux États-Unis: l’échelle Jaeger).

    Ce n’est pas un hasard si le mot « dyslexia » a été créé durant cette période, en 1887, par le Dr Rudolf Berlin, encore un médecin qui s’intéressait fortement aux troubles de la vision binoculaire.
    Tout cela grâce à la découverte de ce très discret trouble de la vision binoculaire par un médecin militaire, Hermann von Helmholtz au milieu du 19e siècle. Actuellement ce trouble est appelé hétérophorie.
    Inutile de faire une crise de jeunisme en voyant ces dates : il n’y a pas de science ringarde. Ce qui compte en science ce sont les résultats. Il est à parier que vous ne crachez pas sur l’invention de la roue ni même sur l’invention de l’ophtalmoscope, un petit appareil toujours utilisé par les oph de nos jours. L’ophtalmoscope a été inventé en 1885 par HvH…

    La cause des dys n’est pas neurologique et pas psy mais ophtalmologique, c’est bien un problème médical.
    Traiter l’hétérophorie améliore grandement l’état de tous les dys car ce trouble de la vision binoculaire a d’autres conséquences. Nul besoin de séances à répétitions.
    Cela se corrige en une séance par des prismes après une réfraction soigneuse plus des micro-secteurs. Quand un dyslexique essaie cela il éclate de rire et lit tout le n°2 de Parinaud.
    L’avez vous essayé M. Perrat ?

    Ces explications n’ont rien à voir avec l’école de Lisbonne ou Beaune.
    Surtout ne pas tordre les lunettes et les semelles spéciales censées redresser les personnes ne servent que pour la facture (sauf si vous avez une très forte différence de longueurs de jambes, style 8 cm, ce qui est plutôt rare).
    Ne pas opérer l’hétérophorie !!!
    C’est encore peu connu car ce n’est que depuis quelques dizaines d’années que l’on parvient à traiter l’hétérophie. Cela améliore grandement l’état des dys et nombre de leurs autres troubles. Des dys qui cessent d’être dys il y en a. Ce n’est pas une hypothèse: il y a des milliers de cas cliniques.

    Le problème des dys n’est pas neurologique et pas psy, même si il y a quelques dys en souffrance. C’est compréhensible vu les humiliations à répétitions qu’ils subissent.
    Ce serait bien d’arrêter de faire croire que les problèmes des dys viennent de leur cerveau. Certes des images (IRM) montrent, pour les dys, des cerveaux différents mais cela n’a rien de surprenant: le cerveau est un organe très plastique. Comment voulez vous qu’il se développe normalement si ses capteurs (là, les yeux) ne fonctionnent pas bien ensemble? Impossible.

    Dire aux dys que leurs problème viennent de leurs yeux les revalorise.
    La priorité absolue se devrait être de traiter la cause de la dys au lieu de détailler à l’infini les conséquences des différentes types de dys. Cela couterait bien moins cher aux dys (surtout aux parents) et à la société tout en étant beaucoup plus efficace que les tentatives de compensations de handicap à la mode.

    Interpelez VOS ophtalmologues et vos orthoptistes: il doivent s’intéresser davantage à l’hétérophorie et à ses conséquences. Il doivent aussi changer de technique pour arrêter ces séances à répétitions aux résultats peu satisfaisants.
    Les dys doivent pouvoir améliorer leur état près de chez eux.

  3. Marc Assin dit :

    1887 : création du mot « dyslexia » par Rudolf Berlin qui était un médecin ophtalmologue.
    Suite aux travaux de hermann von Helmholtz sur la vision binoculaire…

  4. recoules alexandra dit :

    Bonjour,
    Etudiante en Master Meef je prépare un mémoire sur les troubles dys et leur lien avec un harcèlement scolaire subi de la part des pairs.
    Pourriez vous me donner des références d’articles sur le sujet s’il vous plait?
    L’interet de ce mémoire serait à terme de trouver une solution au niveau des enseignants pour éviter ces incidents. Merci

  5. tadadi.tadada dit :

    Un nouveau petit texte sur les dys, dont les dyslexiques:
    https://www.facebook.com/tadadi.tadada/posts/1534716669927295
    Simple partage, sans pub et sans visée commerciale…

    Il va falloir que j’en fasse un avec des schémas (scientifiques mais pas littéraires)…

  6. Tadadi Tadada dit :

    Je tente de rassembler des arguments accompagnés d’exemples concrets en espérant que cela vous interpèle davantage.
    https://www.facebook.com/tadadi.tadada/posts/1149378935127739

    Bien entendu il existe aussi des arguments scientifiques accompagnés d’une longue bibliographie. Ces travaux ne sortent pas du néant.

  7. M Gauthier dit :

    Je viens de recompiler une partie des arguments donnés précédemment :

    C’est bien de valoriser les dyslexiques et de chercher à compenser leur handicap MAIS ce serait encore mieux de les détecter le plus tôt possible et de les soigner.
    On trouve encore des articles préconisant d’attendre l’âge de 8 ans pour diagnostiquer les dyslexiques. C’est scandaleux.
    Pourquoi attendre que les enfants se soient bien enfoncés dans ce handicap? Pour être sûr qu’ils aient accumulé des années de retard dans leurs apprentissages ?
    Il faudrait, au contraire, les détecter le plus tôt possible et les SOIGNER.
    Ne pas oublier que l’orthophonie ne fais, au mieux, que la compensation de handicap.

    La dyslexie, comme les autres « dys » est causée par un discret trouble de la vision binoculaire appelé hétérophorie.
    On peut très bien être hétérophorique ET myope ou hypermétrope ou avoir 10/10 à chaque œil, etc. L’embêtant c’est les ophtalmo ont été formés pour examiner chaque œil à séparément.
    L’hétérophorie a pour origine la malformation de muscle(s) oculomoteur(s) (6 par œil) et concerne, au moins, 20 % de la population. C’est énorme.
    C’est héréditaire et les conséquences varient selon les muscles concernés et le degré.
    C’est contre-productif de tenter de distinguer différentes dyslexies. Ces diagnostiques alambiqués proviennent de gens focalisés sur le cerveau (orthophonistes, neurologues, psy et neurosciences) dont nombre d’entre eux ne sont même pas médecins.
    Ils sont parti du constat que le cerveau des « dyslexiques » était différent, images à l’appui. Malheureusement ils ont fait l’impasse sur la grande plasticité de cet organe: il ne peut pas se développer normalement si ses capteurs (là, les yeux) ne fonctionnement pas bien ensemble. Le cerveau différent des « dys » est la conséquence, pas la cause.
    On peut détecter l’hétérophorie en quelques secondes avec un doigt et donc diagnostiquer un « dys » en quelques instants. Pas besoin de faire de nombreux bilans…
    Ce trouble de la vison binoculaire génère des saccades oculaires. Cela explique pourquoi certains enfants ont la sensation que les lignes sautent et/ou que les lettres clignotent. Si vous voulez un constat plus scientifique cherchez à « eye tracking »: on montre que les enfants dyslexiques ont un regard saccadé lorsqu’ils lisent, bien plus que les enfants non dyslexiques.
    Ce trouble ne se limite pas à un simple problème de convergence/divergence.
    Si c’était le cas le problème aurait été réglé depuis longtemps…
    Il y a aussi cyclophorie (oeil qui tourne sur lui-même) et hyperphorie (déclage vertical).
    C’est l’hyperphorie qui explique le déplacement de la barre verticale
    près du rond et qui donne l’impression de voir un « d » ou un « b » ou un « q ».

    Face aux arguments démontrant l’origine oculomotrice des « dys » les orthophonistes font remarquer qu’ils constatent des troubles de la parole (bégaiement et des confusions phonétiques).
    Le cerveau déteste la confusion, à tel point que quand il ne peut pas assembler les images des 2 yeux il peut en arriver à « déconnecter » un œil. Il suffit de le perturber pour faire bégayer les gens. Si vous en doutez lisez donc « Histoire des gauchers : Des gens à l’envers » de Pierre-Michel Bertrand. Des gauchers se sont mis à bégayer lorsqu’on leur a interdit d’utiliser leur main gauche.
    Or l’hétérophorie est source d’instabilité et les hétérophoriques ont souvent des troubles de la latéralité ((gauchers plus ou moins contrariés, plus ou moins ambidextres. Ils ont souvent du mal à se repérer dans l’espace même avec une carte).
    C’est normal qu’il y ait des troubles de prononciation car très tôt nos connaissances viennent de l’écrit (près de 80%). Un enfant qui hésitera entre différentes lettres choisira une prononciation intermédiaire…

    Parmi les conséquences de l’hétérophorie il y a :

    – Troubles de la posture
    (la majorité des scolioses et des cyphoses),
    Dans les pires cas cela donne des personnes incapables d’utiliser un vélo
    sans les roulettes à l’arrière et des problèmes de gibosité.
    Une posture typique des hétérophorique c’est de s’asseoir avec un pied sous le bassin.

    – La grande majorité des migraines,

    – La fibromyalgie, qui touche essentiellement les femmes.

    – Les troubles vagaux:
    • Hypotension artérielle, syncopes,
    • Nausées, spasmes de l’estomac, de l’intestin,
    • Sueurs profuses, etc.

    Un hétérophorique a souvent plusieurs de ces problèmes.
    Je le répète : TOUT DÉPEND DU DEGRÉ ET DES MUSCLES OCULOMOTEURS CONCERNÉS.

    Comme ces personnes ne peuvent pas faire correctement fonctionner leurs yeux ensemble elles ne supportent pas leurs lunettes et les enlèvent sans arrêt voir les oublient… Par contre elles gardent leurs lunettes sans problème quand leur hétérophorie est soignée.

    Il y a beaucoup de sites où l’on annonce que l’on va parler de la dyslexie mais c’est toujours des sites qui sont à visée commerciale et qui n’ont, au mieux, qu’un fin vernis scientifique. Pire, ces sites ont tendance à censurer les bonnes informations scientifiques et à bannir les internautes tentant d’informer le public. Jamais ils ne demandent la bibliographie scientifique et jamais ils ne posent des questions pour bien comprendre.
    Les principaux conseils que l’on puisse trouver sur ces sites concernent les démarches pour faire classer son enfant comme… handicapé !

    Là où c’est drôle c’est qu’ils rejettent l’hétérophorie (certains [orthophonistes] vont jusqu’à dire que ce n’est pas reconnu par la communauté scientifique !)
    mais trouvent normal de compenser le handicap en agrandissant les lettres et/ou d’utiliser des polices de caractères créés par des graphistes dyslexiques.

    Il serait bon de cesser de culpabiliser les patients et leur famille comme cela se fait encore tous les jours sous prétexte de psychanalyse.
    Ce serait bien d’arrêter d’infliger aux « dys » de longues rééducations aussi coûteuses qu’inefficaces.
    Faites une recherche sur internet, notamment sur Youtube, et vous trouverez vite de nombreux témoignages de rééducations qui ont durées des années.
    Certains tiennent plus d’un an !!!
    Exemple :
    https://www.youtube.com/watch?v=R6xa0THos1A&list=UUbsFkor2F0BtiVlvGkL0fgQ&index=1

    Parents, fuyez les méthode$ Paypal®, les $éance$ de soins avec de nombreux intervenants et les $éance$ à répétition$. Un hétérophorique peut être soigné pour moins de 100 Euros (hors coût des verres).

    Cela va contre la mode des articles « scientifiques » où ne sont évoquées que des hypothèses et des « pistes de recherches prometteuses » qui changent années après année au gré de la mode… Ne jamais oublier ce principe de base : un traitement qui dure c’est un traitement qui a fait la preuve de son inéficacité.

    Il existe un traitement simple et peu onéreux à bas de micro-secteurs accompagnés, si nécessaires, de prismes. Pas besoin de consulter de nombreux intervenants ni de faire de nombreux bilans ni même de nombreuses séances de soins. Bien entendu il donne des résultats rapidement. La posture s’améliore en quelques instants. C’est du concret facilement vérifiable.
    Il faut arrêter avec ces pseudo soins par paquets de 50 séances…

    Je ne vend rien, pas même un livre et je ne fais pas de la pub pour un praticien. Ces affirmations sont le résultat de 40 ans de recherches. Il ne s’agit pas d’hypothèses et il y a des milliers de cas cliniques.
    Si vous doutez de mes propos : vérifiez les ! C’est la base de la démarche scientifique.

    • MG dit :

      Voici quelques extraits pour vous prouver que la cause des « dys » est bien d’un problème médical connu depuis fort longtemps…

      Page 859 :
      « L’apparition dans le champs visuel de deux images semblables constitue pour le sujet un des phénomènes les plus perturbateurs. Toutes les relations de positions antre le sujet et les objets qui l’environnent sont tout d’un coup altérées ou perverties ; et ce trouble est surtout sensible en face du sujet, aux environs du plan vertical médian (sagittal) où les images doubles sont moins écartées, et auquel se rapportent plus particulièrement les données géodésiques ou d’orientation qui permettent à l’individu de se mouvoir dans l’espace.
      La confusion que fait le sujet entre les deux objets semblables qui attirent son attention donne lieu à de continuelles erreurs, rend incertains tous ces mouvements, et jette dans sa vie de relation une indécision qui le trouble jusqu’au vertige.
      Que fait le sujet ? L’instinct lui apprend qu’en tournant la tête et les regards dans un certain sens, les objets situés sur la ligne médiane et ceux qui avoisinent cette ligne, et qui auparavant, lui paraissaient doubles, sont ramenés à l’unité. Il adopte donc cette nouvelle attitude qui, tant qu’elle est maintenue, lui restitue sa faculté d’orientation et le délivre de son vertige. »
      (…)
      « Le sujet a encore à sa disposition un autre moyen de se débarrasser des images doubles, c’est de fermer un œil. »

      Page 896 :
      « 6° Le malade y voit singulièrement : trouble, double; il ne sait l’expliquer ; sa vue tremblote, les mots ou les lettres sautillent ou s’entrecoupent, se superposent ; mais la vision devient relativement nette en fermant un œil.
      On reconnaîtra là un symptôme de trouble dans l’association binoculaire, (…)»

      Source : « La vision et ses anomalies » par Giraud-Teulon,
      membre de l’académie de Médecine, 1881.
      À l’époque, déjà, ils tentaient de soigner les hétérophoriques avec des prismes mais il leur manquait les micro-secteurs.

      Il y a d’autres textes du 19e siècle expliquant clairement le lien entre la dyslexie et les yeux.
      Pour le lien entre les yeux et la posture c’est plutôt au début du 20e siècle.
      Malheureusement ces connaissances semblent avoir été oubliées
      et, plus particulièrement, les travaux de ce génie qu’était Hermann von Helmholtz, il a très bien étudié la vision binoculaire.

      Parents fuyez toutes les méthodes Paypal® et les vendeurs de livres, les séances de soins à répétition et les « soins » faisant appel à de nombreux intervenants.
      De nombreux proches de « dys » ont l’impression de se faire traire. N’ont ils pas raison?

  8. Jasmine dit :

    Bonjour,

    A plus de trente ans je découvre :
    Les gens voient les mots ? Vriament ?
    C’est surprenant.
    Je vois donc physiquement mais pas « mentalement », sauf en rêve et encore parfois je rêve en musique.

    Je ne sais pas si je suis dyslexique, mais pour ma part les mots je les entends et surtout je les aime car on m’a appris à les aimer (merci maman avec tout tes pourquoi et pas les comment).
    Enfin depuis qu’il n’y a plus de dictée et de « -2 » pour l’orthographe je les aime davantage !
    Avoir -2 sur chaque devoir c’est dur quand même.

    Un souvenir de classe :
    au collège écrire « qu’est-ce-que (…) »
    La colle ! Je n’en savais rien du tout.
    Comme j’étais mauvaise en orthographe j’ai eu droit au latin, l’horreur !!!
    Et apprendre à écrire en anglais ou en allemand… n’en parlons même pas surtout les mots à rallonge.

    Adulte me suis beaucoup améliorée mais je continue à remplacer un mot par un autre que sais écrire.

    Si dyslexie il y a, elle est légère sans doute car j’ai beaucoup progressé.
    Soit un plan est illisible pour moi (et vive les GPS !)
    Je surligne beaucoup les tableaux et les textes afin de m’y retrouver( au moins ils sont colorés, et gais).
    Je mélange encore un peu les consonnes mais rien de trop gênant, mon cerveau « pense à l’envers » et j’en souri.
    Le suis-je ou ne le suis-je pas … ?
    Bah peut importe après tout car ce qi est intéressant est la différence. Et nous le sommes tous d’une manière ou d’une autre.

    Votre histoire m’a touchée, et il doit y avoir tant d’enfants, pour ne parler que d’eux, rencontrant les mêmes difficultés que les vôtres passées.

    Cela me rappelle un poème. Celui de Jacques Prévers.
    « Le cancre » bien sûr qui une fois interrogé mélange « les dates et noms, les chiffres et les lettres » puis « dessine sur le tableau noir du malheur le visage du bonheur ». (Si je me souviens bien))

    Cordialement

    • Perrat Pascal dit :

      Bonjour et merci Jasmine pour votre partage. Ce que vous racontez me laisse penser que vous avez une légère dyslexie, de niveau 1 selon les critères Canadiens. (1 légère, 2 moyenne, 3 forte dyslexie) Généralement le niveau 1 est souvent un avantage car on « pense à l’envers » comme vous le dites, cela nous permet de sortir des sentiers battus. D’être plus créatifs que les « pas dys »
      J’aime beaucoup a votre témoignage.
      Bien amicalement. Pascal

      https://www.youtube.com/user/les2eveilleurs

  9. schneider matthieu dit :

    bonjour monsieur Perrat,
    je suis arriver sur votre site, en cherchant des exemples, de signature mail pour personnes dyslexique.
    n’ayant rien trouvé, je me permets de vous demander si vous avez deja vue cela?
    après une scolarité à avoir comme commentaire sur mes copie « moins deux point pour l’orthographe », je rencontre dans ma vie professionnel les même commentaire. c’est vrais que les correcteur en lignes sont de plus en plus compétent mais pas infaillible. je me disait qu’une signature en bas de mail, qui expliquerais rapidement le problème et pourrais servir à tous les dys.
    j’ai pensé a cela : ce mail comporte des faut d’orthographe ou de grammaire, cela n’est pas une négligence, son auteur soufre d’une maladie qui s’appelle la dyslexie. merci de votre comprehension.

    quand penser vous ?

    cordialement

    • Perrat Pascal dit :

      Bonjour Matthieu Schneider
      C’est une très bonne idée, ja vais y penser et proposer bientôt quelques signatures.
      Un point important, la dyslexie n’est pas une maladie mais un handicap plus ou moins important.
      Un « mal voyant » ou « mal entendant » n’est pas un malade, alors nous non plus.
      Très amicalement dys. Pascal

  10. a Adam dit :

    Bonjour,
    Dans votre description, je découvre les mêmes attitudes que mon fils Adam. Votre témoignage, d’une grande fraicheur apporte soulagement et espoir pour nos petits dyslexiques. Je verrai Adam d’un œil nouveau et commencerai à mieux le comprendre. Surtout quand il revient « crevé » du collège, parce qu’il a du se concentrer deux fois plus que ses camarades. A vous lire, je le retrouve. Je comprends sa curiosité sans limites et quand il me dit que les idées lui poussent dans la tête comme des bulles de savon. Il est vrai que très souvent ses professeurs trouvent la réponse exacte à leurs questions chez lui.
    A vous tous.
    Amicalement.

    • Perrat Pascal dit :

      Bonjour Ali
      Je suis heureux que mon témoignage vous donne de l’espoir et un autre regard sur votre fils.
      Montrez-lui que vous lui faites confiance et que vous l’aimez cela lui donnera des ailes pour la vie.
      Amicalement. Pascal

  11. M Gauthier dit :

    Bonjour,

    Avec vous essayé, de manière empirique, les micro-secteurs ?
    (cf message du déc. 21, 2014)
    Effets constatés ?

    On continue notre combat contre les « dys »
    en expliquant que la cause c’est l’hétérophorie
    et qu’il y a un traitement simple.

    Si cela vous intéresse lire les commentaires
    des internautes au bas de cette page :
    http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-la-dyslexie
    L’émission, elle : bof…
    🙁
    Cordialement,
    🙂

  12. Timoucha dit :

    je vois que je ne suis pas seule à souffrir en silence à cause de la dysgraphie dont souffre mon fils de 10 ans.
    IL m’arrive, malgré moi de taper des crises de nerfs à force de répéter la même chose et d’avoir chaque fois le même mots avec une écriture différente. de devoir corriger la chose une dizaine de fois et d’avoir la même erreur après à peine une minute….
    Je m’inquiète sérieusement en voyant qu’il ya des personnes qui ont vécu toute leur vie avec cet handicap surtout que rares sont les associations et centres d’enseignement qui s’intéressent à ce problème.

  13. HOOGSTOEL Irène dit :

    A plus de 70 ans, je crois avoir découvert que j’ai « vraisemblablement » une forme de dyslexie!
    Certes, le mot n’existait pas à l’époque.
    P/ les problèmes d’Orthographe, les dictionnaires sont bien pratiques, actuellement Internet. Et j’ai fini par mémoriser ce dont j’avais l’utilité.

    Un problème persiste
    je suis désordonnée! Désorganisée!
    Et j’ai du mal à jeter.
    Ce qui m’empoisonne la vie « et celle des autres »
    Enfin à mon domicile!
    Sur un lieu de travail (secrétariat) je n’avais pas de problème.
    Ce qui est curieux ?
    Mais je me trouve très bizarre tout de même, anormale en résumé!
    Je me demande s’il ne serait utile de consulter un psychologue. Irène

    • Perrat Pascal dit :

      Bonjour Irène

      Surtout ne changez rien à votre désorganisation, c’est très courant chez les dyslexiques.
      A moins d’être très mal dans votre peau, ne perdez pas votre temps et votre argent en consultant un psychologue.
      Moi je vis avec ma dyslexie découverte très tardivement. Elle me pose souvent des problèmes dans l’écriture et dans d’autres situations mais elle me permet d’être créatif. Donc je l’accepte.
      Amicalement. Pascal

  14. Sandra dit :

    Bonjour, voilà je voudrais vous poser une question auquel vous avez peut être une réponse . Mon mari est dyslexique et dysorthographique. Il a 28 ans et travaille dans une grande chaîne de magasin . c’est un travailleur et ne rechigne pas à la tâche ! Grâce à ses efforts il a été promus et ce depuis 1 an et est manager ! Ses supérieurs et quelques collègues proche sont au courant de ses problèmes d’orthographe etc … Ils l’aident pour des courriers ou autre car il  » n’est pas guéri » ( mis en guillemets parceque je ne savais pas comment formuler). Bien évidemment on peut pas l’aider constamment et il a envoyer un mail à un client pour une commande avec des fautes ! Le client s’est plaint plus haut que c’était inacceptable de faire des fautes etc … Le client en plus est quelqu’un d’un ministère qui travaille dans notre très cher gouvernement. Ma question est la suivante : peut on le renvoyer pour ses fautes d’orthographes qu’il a fait lors de ce courrier ? Certain de ses supérieurs sont au courant il n’a pas caché son handicap . Si il le renvoyait serait ce légale ?
    En espérant une réponse de votre part .
    Merci d’avance

    • Perrat Pascal dit :

      Renvoyé pour fautes d’orthographe, rassurez-vous ce n’est pas possible, à moins d’être correcteur, et encore…
      Si cela était on pourrait licencier des milliers d’employés et de fonctionnaires.
      Quel est l’employeur qui sera assez c.. pour oser un truc pareil ?
      Si malheureusement votre mari était licencié pour ce motif, tenez-nous au courant, on va swe mobiliser, croyez-moi.
      Solidairement
      Pascal

  15. Sandrine dit :

    Je vous remercie pour votre article qui décrit très bien les choses.

    Il m’a permis de faire une découverte : « des personnes voient les mots dans leur esprit ». ?!?!

    Personnellement, je dis les mots dans ma tête (voir à voix haute) avant de les écrire, mais je ne les ai jamais vus.

    Quand à mon parcourt de dyslexique, il est classique :
    – 7 ans de cours d’orthographe et d’orthophonie après les cours.
    – une accumulation de « -5 pour l’orthographe » (surtout en math, en français, il n’y en avait plus à supprimer)
    – une répétition de « peut mieux faire » sur les butins
    – une très bonne mémoire auditive (Si je n’avais pas compris et retenu un cour en sortant de classe, j’étais incapable de l’apprendre après)
    – une liste de personne à qui je n’écris plus car elles ont eu la bêtise de me reprocher mon orthographe. (Enfant, une personne m’a même retourné ma lettre de vacances avec toutes les fautes soulignées en rouge).

    Je pense que le fait le plus marquant a été une crise de nerfs, en classe de seconde, déclanchée par le mot « dictée ».

    Ce jour là, notre prof de français (par ailleurs une enseignante extraordinaire), désespérée par le niveau d’orthographe de l’ensemble des élèves, avait décidé de remettre cette exercice à l’honneur. Le mot « dictée » m’a provoqué un tel stress que je suis partie dans dans une crise de l’arme. J’ai été obligé de lui expliquer la raison de cette émotion. L’exercice a été annulé. Nous avons fait de l’orthographe mais autrement.

    Je vous parle de cet événement surtout pour vous faire comprendre, le niveau de stress que peut ressentir un dyslexique face à cette sacro-sainte orthographe.

    Mais je ne veux surtout pas critiquer ma prof, qui était tellement passionnée, des livres et du théâtre, qu’elle a su me les faire aimer. Grace à elle, j’ai même eu des points d’avance au bac de français alors que je n’espérais tout au plus ne pas trop en perdre.

    Je terminerais ce petit mot juste en suppliant les personnes munies du sens inné de l’orthographe de bannir de leur vocabulaire la phrase « Comme ça se prononce » qu’elles vous répondent quand vous leur demander comment s’écrit un mot.

    Si le français s’écrivait comme il se prononce, cela se saurait. Et sur les bancs de l’école, on ne passerait pas des heures le nez dans les Bescherelle et autres livres sur le même sujet .

  16. Christelle dit :

    J’ai lu avec intérêt vos écrits. Ma fille est dyslexique, l’apprentissage de la lecture a été difficile (difficile pour moi qui adore la lecture, j’aurai aimé lui transmettre cet amour) mais un jour un déclic….. (elle a une bibliothèque remplie de livres et en achète toujours d’autres)

    Il lui faut un gros effort de concentration pour travailler mais c’est une merveille, elle me bluffe chaque jour :

    Après un bac avec mention Assez bien, elle a intégré la première année de médecine. Malheureusement, il lui manquait douze places pour pouvoir redoubler….;

    Mais c’est une battante et elle ne reste jamais sur un échec.

    Aujourd’hui, elle est en fac de Bio pour pouvoir intégrer une école de sage-femme, sa passion.
    Elle a effectivement bénéficié de tiers temps supplémentaire tout au long de sa scolarité.

    Mais chaque année en milieu scolaire est une bataille, les enseignants n’intégrant pas le fait de sa pathologie, privé ou public, cela ne change rien. Ils sont enfermés dans leur fonctionnement et ne savent pas s’ouvrir, c’est dommageable car ils ne permettent pas aux élèves dyslexiques de savourer le savoir à leur façon avec des méthodes adaptées.

    C’est triste et désolant.

    La chance de ma fille c’est sa force intérieure et son courage. Elle a tellement mis de stratégie en place pour que cela ne se voit pas ou ne se ressente pas, que les profs ne s’y habituent pas eux même.

    Ma fille, dyslexique, MA FIERTE.

    • Perrat Pascal dit :

      Merci Christelle pour ce beau témoignage, il donnera de l’espoir aux parents d’enfants dyslexiques et à leurs enfants aussi, bien sûr.
      Le plus grand diplôme que votre fille possédera dans sa vie, c’est l’amour et la fierté que vous lui portez pendant son enfance.
      Permettez-moi de vous féliciter.

  17. Nakle dit :

    J ai oublier de préciser mon fils a 9 ans a de bon résultat scolaire mais des difficultés avec le lecture

  18. Nakle dit :

    Bonjour voilà je suis dislecsique je sais que la mère peut le transmettre a ses enfants mon fils de 9 ans a des difficulté avec la lecture mais que la lecture il a était vue pas une orthophoniste et a passer un bilan elle mous a dit que la dyslexie était pas probente entre temps nous avons déménagé au Canada dans sa nouvelle école il font suivre un programme a mon fils dernièrement il a était vue par l infirmière scolaire qui lui a fait passer des tests elle me dit qu il entendrait mal car au tests qu il a passer il a prononcé de 6 mots de bon sur 12 et elle nous dit qu il semble affecté par son estime de soi et présente aussi une grande anxiété de performance je suis perdu avez vous une réponse a tout cela merci par avance

  19. Dr Yves Gauthier dit :

    mon frère était dyslexique et moi j’avais -28 en dictée en 5ème. Mon frère n’a pu s’integrer dans la société, il est devenu un aventurier tropical et il est mort. Mon père, migraineux, a signé l’aptitude au vol d’un pilote dys qui était très célèbre et cet homme a disparut quelque jours après et papa s’est senti coupable tout le reste de savie et moi je me sens coupable vis à vis de mon frère.
    Je vous dis: prenez des petits bouts de film collant transparent de un ou deux millimètre de côté et collez les dans l’angle supéro-interne de vos lunettes. Portez les quelque temps et vous constaterez une accalmie des contractures des muscles de la nuque et de toute la colonne vertébrale.

    • Perrat Pascal dit :

      Bonjour et merci Docteur pour ce commentaire.
      Nous allons tenter l’expérience et voir quels sont ses effets.

      • M Gauthier dit :

        Alors ?
        🙂

        • Perrat Pascal dit :

          Rien, à part une petite gêne visuelle lors de l’expérience, évidemment…
          Et toujours aussi dys.
          Permettez-moi, sans aucune intention de vous offusquer, qu’en vous lisant on constate que, comme moi, vous êtes toujours « fautif » en orthographe.
          Amicalement
          Pascal

        • M Gauthier dit :

          Mal placé : il ne doit pas y avoir de gêne visuelle
          car ce doit être dans la vision périphérique.

          Comme je ne surveille pas toujours votre page il vaut mieux voir cela en privé. Il vaut mieux parler de qqc de bien fait…
          😉
          Ce n’est pas une correction visuelle qui va m’apprendre l’orthographe et/ou me transformer en champion du clavier…
          Je me suis tout de même sérieusement amélioré.

  20. gjnicgtivgcndfign dit :

    Ne pas confondre strabisme et hétérophorie.
    Ça n’a rien à voir.

    Vous pouvez être hétérophorique sans être « dys ».
    Tout dépend des muscles oculomoteurs concernés et du degré.
    TOUS les « dys » sont hétérophoriques.
    Il n’y a jamais d’exception (re-vérifié sur des milliers de cas cliniques).

  21. PPerrat dit :

    Ma fille a un strabisme, mon épouse aussi, elles ne sont pas dyslexiques

  22. gjnicgtivgcndfign dit :

    Ce qui serait (très) bien ce serait
    que les dys (dont les dyslexiques) fassent constater
    qu’ils ont bien une hétérophorie et qu’ils en parlent.

    Il n’y a jamais d’exception et c’est connu depuis 150 ans
    que ce les yeux sont en cause. L’hétérophorie dont
    je parle sans arrêt.
    Pas besoin de nouvelles machines coûteuses
    pour établir le diagnostique et pas besoin
    de multiplier les bilans et les intervenants…

    Parler de l’hétérophorie permettrait de passer
    au dépistage précoce et au traitement.
    Ça sauverait des vies et économiserait
    des baffes stupides dont les enfants n’ont pas besoin.

  23. Pascal Perrat dit :

    Chatelle. J’hésite à raconter ma vie plus en détail. J’ai peur de donner trop d’importance à ma personne. On me le demande souvent. Je vais peut-être le faire, mais je ne sais pas comment m’y prendre pour ne pas être donneur de leçons, présomptueux et ennuyeux.

  24. Chatelle dit :

    P.S. Pourriez vous, Monsieur Perrat, parler et expliquer plus en détail de votre parcours autodidacte après l’expérience chez le garagiste au début de votre vie professionnelle….car c’est là que cela commence à être incroyable et surtout pour nous les parents d’enfants en devenir d’adultes, très anxiogène et difficile de les aider à trouver leur voie….
    Comment avez vous fait en commençant par un apprentissage dans un garage pour arriver au métier de journaliste et à tout ce que vous faites dans le domaine de l’écrit ???
    Comment…serait ce encore possible à l’heure actuelle de notre société ?

    Je vous remercie si vous trouver le temps pour me répondre… Une maman en souci pour l’avenir de ses ados….

  25. Chatelle dit :

    Merci Monsieur Perrat ! votre témoignage réconforte, vous avez mis les mots justes et ils font du bien à lire pour moi et pour d’autre…
    Je suis maman de 4 enfants qui sont tous touchés par la dyslexie surtout ma fille qui se retrouve en Clis au lieu du Ce2….
    Mon mari est extrêmement dyslexique, c’est une grande blessure pour lui alors je veille à ce que cela ne le soit pas pour mes enfants…..mais quelle bataille !
    Contre soit même déjà (et ses propres préjugés) puis contre le système scolaire qui a fait des progrès…certes par rapport à votre époque….mais qui reste un broyeur pour les personnes dysfférentes….
    Alors oui un grand merci pour votre site…<3

  26. de macedo dit :

    Bonjour

    Je viens de découvrir cet échange de messages et me rend compte que beaucoup de personnes sont dyslexiques, dysorthographiques, …
    J’ai un enfant de 15 ans et demi qui a été diagnostiqué dyslexique et dysorthographique.
    Au début en Cp, j’ai alerté l’institutrice qui n’était pas d’accord, j’avais pourtant remarqué beaucoup de petits soucis à l’apprentissage de la lecture chez mon fils.
    Pendant près d’une année et demi nous avons avec cela. En milieu de CE1, la nouvelle institutrice m’a demandé de le faire voir à un orthophoniste car il lui semblait qu’il avait du mal, elle a carrément sous-entendu que son père et moi n’étions pas très vigilants et que nous aurions du nous en apercevoir. En gros nous étions coupables de ne pas l’avoir vu !
    Depuis 2007 il a été suivi par différents orthophonistes car nous avons du déménager en fonction du travail de mon époux.
    Aujourd’hui il a 15 ans et demi et nous nous y sommes faits. Nous savons et nous voyons tous les jours qu’il est hyper intelligent et nous l’aimons énormément. Mais il se dévalorise et dit être prit pour un con. Ceux sont ses termes. Cette année il est en 3ème et doit faire un choix pour son orientation. Il a plutôt de bonnes idées (mécanique ou carrosserie) mais actuellement nous avons les écoles pas les employeurs malgré bientôt 5 mois de recherches. Il est découragé et nous aussi. Tout ce qui lui est proposé par son collège c’est un bac pro en maintenance auto mais le lycée visité ne lui plait pas du tout et nous ne voulons pas l’obliger à se diriger là où il ne veut pas. Comme vous le dites si bien il est très créatif et je pense qu’il fera de très grandes choses.
    Le plus difficile pour lui et pour nous actuellement c’est son manque de confiance en lui et le fait qu’il se retrouve souvent confronté à des moqueries de ses camarades de classe et qu’il est souvent seul, les autres camarades se servent de sa gentillesse mais n’hésitent pas à le blesser s’ils en ont l’occasion. Le brevet des collèges arrive mais je pense qu’il part vaincu d’avance car il a de très grosses lacunes (maths, SVT, Français,etc…) Seules les matières telles que le sport, la musique ou l’art plastique lui relèvent ses notes. J’ai un peu peur de ses réactions. je ne voudrais pas qu’il sombre dans une espèce de déprime ou pire ! Je ne vois pas trop les possibilités que nous avons.
    Comme je l’ai dit j’adore mon fils mais je ne peux pas non plus tout lui passer et dois l’éduquer comme je l’ai fait avec son frère de 20 ans et ce que je fais encore avec son petit frère de 7 ans. Nous sommes régulièrement en conflit. Je pense que comme il n’a pas possibilité de se faire entendre en classe, il le fait à la maison.
    Les profs ne sont pas non plus d’une grande aide ni l’académie dont il dépend.
    Notre fils a un super comportement en classe avec un 20/20. Il est toujours à l’écoute de tout le monde et prête régulièrement ses affaires à des camarades indifférents.
    Si quelqu’un peut m’apporter un peu d’aide c’est volontiers car je m’inquiète beaucoup pour lui et je pense qu’il ne s’en rend pas compte.

    • Sandrine dit :

      Voici, juste une petite information, je ne sais pas si elle est toujours valable. De mon temps, les dyslexiques, avec l’aide de leur orthophoniste, pouvait demander lors des examens à bénéficier d’un tiers temps.

      Le principe est d’ajouter du temps, au temps normal des épreuves écrites, pour laisser le temps de rédiger. Personnellement, par fierté, je n’ai pas voulu en bénéficier, mais je le regrette un peu pour mon BTS.

      Je crois que maintenant il est aussi possible d’utiliser l’ordinateur (avec un correcteur d’orthographe)

      Dans tous les cas, je souhaite à votre fils, bonne chance pour son avenir. Je lui souhaite de trouver au lycée technique, la matière qui fera que tout devient simple (pour moi ça était la compta et le droit). Il ne faut pas qu’il se décourage.

  27. joelle dit :

    J’ai 15 ans et je suis dyslexique-orthotypographique et dyscalculique aussi ^^. C’est pas toujours facile au collège pour moi , surtout lorsque je traîne avec mes amies , qui pour moi sont ‘des » intellos . Je me sens vraiment incomprise à côté d’eux. J’ai l’impression d’être « la plus bête » ou celle qui ne connait rien . Malgré tout mes efforts j’ai l’impression de ne progresser en aucune matière . Je me sous-estime vraiment beaucoup . Je suis suivit par une orthophoniste , encore heureux! et ça porte ces fruits ! ou pas.. Au début de l’année , ma prof d’Anglais a ‘signalée’ sur l’un de mes tests qu’avec mon niveau « je ne pourrais poursuivre de longues études » franchement ce commentaire m’a énormément bouleversé , durant ces cours , les remarques négatives s’enchaînaient , je ne pouvais absolument rien dire , car je me disais que c’était en partis ma faute et qu’elle avait peut être raison. Mes moyennes générale de puis là 6eme n’a jamais dépassé 12,50 est-ce une coïncidence? lol J’ai encore l’impression que pour les profs , « La dyslexie » c’est JUSTE avoir des »petites » difficultés à lire et à écrire . J’ai l’impression qu’ils ignorent vraiment se que se que c’est . Idem pour les élèves . Très bientôt je passe mon brevet pour aller en seconde générale Santé et Social et franchement je suis déjà fier d’être arrivé jusqu’à là !

    J’aime vraiment mais vraiment beaucoup vos témoignages .
    Ça ma permis de réaliser que je n’étais pas seule , et de prendre un peut plus confiance en moi ! <3

  28. gjnicgtivgcndfign dit :

    @ Soad : traitez d’abord son hétérophorie.

    Pour ceux qui doutent de l’efficacité des micro secteurs :
    cherchez sur internet des articles style
    « Les lunettes Google Glass douloureuses pour les yeux ».
    🙂

  29. soad dit :

    monsieur pascal que dieu vous garde pour le bien que vous faite pour ces gents .mon fils est dyslexique maleureusement il n’accepte son andiccape il a 18ans il est en 2eme année cem il a du mal à lire ,la lecture pour lui c’est la corvée , toute la famille en souffre , il est très nerveux ,je vous demande une méthode pour lire et pour d’autre apprentissages je informe que je suis infirmière merci

  30. gjnicgtivgcndfign dit :

    Un GRAND merci à jean-michel (message du 26 janvier 2014 – 00:43).
    C’est transmis à Lohitzun/Lohizun.
    Essayez les micro-secteurs :
    alors que cela semble ultra-simple c’est épatant d’efficacité.
    Une fois en place sur les lunettes vous faites de l’orthoptie chaque fois que vous mettez vos lunettes. Vous pouvez voir, très rapidement que cela fonctionne bien : les gens se tenant de travers, ex. scoliose, se redressent très rapidement. Ça ne prend que quelques minutes.
    En sciences, dont en médécine, ce qui compte c’est ce qui marche :
    tout le reste n’est que littérature.

    Encore un grand merci à vous.
    🙂

  31. Julien dit :

    bonjour,

    Je m’appelle Julien, j’ai 19 ans. Je suis dyslexie et dysorthographie est du fait n’arrive très légèrement en Français (orthographe, Rédaction); Le(s) Langue(s) son encore plus difficile pour ma pare pour mémoriser et du fait comprendre le vocabulaire!

    Julien – île-de-France.

  32. henri dit :

    Bonjour,ma fille est dysorthographique et dyslexique en math…et pourtant elle a passé l’année dernière un bac S avec mention assez bien.
    A ce jour elle est en première année de prépa HEC à Lyon, elle a été admise sur dossier d’emblée.Elle se bat car le système et notamment les profs de prépa méconnaissent la dyslexie,ils craignent qu’elle ne réussisse pas aux concours d’entrée aux écoles de commerce en raison de l’écrit.Systématiquement il lui retire 4 points à ses écrits et malgré la reconnaissance de son excellent niveau intellectuel et de son oral au classement elle est pour la première fois dernière de la classe.Son combat aujourd’hui pouvoir passer en seconde année et obtenir du tiers temps aux concours.Le corps médical admire sa ténacité mais le système n’est pas juste car elle ne sera pas jugée sur ses capacités mais sur son orthographe et cela la met en colère.On parle de plus en plus des dys mais le système lui ne les reconnait pas encore et ne leur donne pas encore une chance d’égalité.Alors continuez d’en parler pour que cela avance un peu plus chaque jour.Les dys peuvent faire des études et ma fille Kelly veut le leur montrer.

  33. barray dit :

    BONJOUR a tous père d’un enfant dyslexique à haut debit 50pourcent de handicap diagnostiquer par l’hopital de Garches ; je me joint a vos commentaires ,pour le plaisir du verbe.
    Entrée en CP DESSINEZ VOUS houa ou super !
    mon fils fait un dessin ,Directe a la poubelle , heureusement il m’en parle , il avait dessiner une montagne avec un petit point , alors qu’il fallait dessiner une patate avec un gros nez !! quelle idiot !!
    On ne lui avait pas dit de ce dessiner dans la montagne !!
    UN jour il pose une question Anodine a sa mère « rêveur c’est un Métier?  »
    Merci a l’instit qui devait lui dire au moins 3 fois par semaine arrête de rever !!!
    ARRIVER en bac Pro , 1er stage chez un architecte qui s’escrime a vouloire lui faire écrire CARRE avec 2 R alors qu’un CARE n’a que 4 cotés !!
    le jour ou j’ai déménagé j’ai blanchi les vitres avec du Blanc de Meudon et sur sa fenêtre il a Ecrit » NON A RIEN  »
    Auourd’hui il passe son Bac pro assistant d’Architecte et encore et toujours il faut ce battre pour trouver une place en Manaa ou en bTs (reserver aux bon élèves de l’enseignement générale !)
    A plus et merci pour vos témoignages
    Signer  » le papa le plus mule « (petit mot laisser sur la table un jour de colère )

  34. jean-michel dit :

    Bonjour,

    Je laisse mon témoignage sur ce site bien que ce soit le site

    http://blog.legardemots.fr/post/2007/06/21/Dyslexie

    cité par « gjnicgtivgcndfign » et les passages laissés par Lohizun qui ont/vont changé ma vie (et celles de mes fils).

    J’écrit surtout pour leur apporter mon soutien et mes remerciements.

    En faisant court, mon premier fils de 8 ans avait beaucoup de problème à l’école et surtout en orthographe. Lui faire faire ces devoirs était une épreuve, avec des crises de rage extrême de sa part. Fin de CE1, sa maîtresse nous oriente (enfin) vers une orthophoniste et un psychologue. En CE2 (début 2013), sa nouvelle maîtresse (excellente) nous dit que, surtout, mon fils n’a aucune confiance en lui, et que c’est principalement ce problème qui est à résoudre. Note et comportement s’améliore un peu, mais fin décembre 2013, la question d’un éventuel redoublement sera déterminé par les résultats de mars. C’est alors que j’ai fouillé et que j’ai découvert le blog pré-cité et ai couru chez un orthoptiste (discipline qui m’était totalement inconnu auparavant). Je ne pense pas avoir tout compris de ce bilan, hormis que j’avais bien fait de courir. En quelques séances, j’ai déjà l’impression que ces résultats s’améliorent et surtout son comportement vis à vis de l’école. J’écris mon témoignage certainement trop tôt, mais après avoir lu ce blog, je me devais d’apporter mon soutien à « gjnicgtivgcndfign » et à Lohizun.

    Mon autre fils de 4 ans est gaucher/ambidextre et fera également très prochainement son bilan d’orthoptie.

    Depuis, je diffuse ce site à toutes mes connaissances qui ont des enfants dyslexiques.

    Bijection entre hétérophorie et dyslexie ? Personnellement, je ne suis pas compétent pour répondre. Par contre, je sais qu’aucun des intervenants autour de mon fils ne m’a parlé d’orthoptie (c.a.d professeurs, médecin traitant, ophtalmologue, psychologue, orthophoniste, …) et c’est bien dommage…

    Pour ma part, étant enfant, je me souviens avoir eu moins de problème scolaire quand je me suis forcé à regarder les personnes en face de moi dans les yeux et à soutenir leurs regards (mon fils de 8 ans, actuellement, en est encore incapable).

  35. phoenix dit :

    bonjour moi je vient de lire votre texte TRES TRES INTERESSANT de savoire que nous somme pas les seul nous nous 4 enfant et 2 et peut etre que le petit dernier serrai dyslexique aussi et sa nous a motiver pour en savoire un peut plus sur la dyslexie donc on a pris contacte avec une association et sa nous a beaucoup aider surtout de pouvoire en parler avec des personne autre que nous et nos enfants et moi jai eu une mauvaise vison de l ecole je n est pas ete en ecole normale on ma place en IME donc voila notre histoire .

  36. Sabine dit :

    J’ajoute que j’ai littéralement fait du harcèlement auprès des directeurs d’école et collège pour admettre ma fille dans leurs établissements, ou pour ne pas la faire redoubler en primaire et que c’était certes épuisant, mais que je suis toujours arrivée à mes fins et que je ne regrette rien quand je vois le résultat !!

  37. Sabine dit :

    Bonjour, je ne suis pas dyslexique, mais ma fille de 13 ans (aînée de mes 6 enfants) l’est. En réalité elle est également dysorthographique, avec un trouble de déficit de l’attention (TDA). Voici son parcours, qui peut redonner de l’espoir à certains : En fin de CP, malgré des conditions optimales (Classe à très petit effectif et excellente méthode de lecture syllabique) elle ne savait pas lire. Je m’arrachais les cheveux, pensant qu’elle se fichait de moi, et ne voulait pas travailler. Je l’ai même prise à la maison au dernier trimestre pour lui faire l’école moi même.. Rien à faire, on lisait ensemble 10 fois le même mot, et quand elle devait lire seule elle disait n’importe quoi.. C’est une enfant qui a parlé très tôt et très bien, avec une excellente mémoire, je ne comprenais pas ce qui ce se passait. Je me suis dit que ma fille avait un problème psychologique et j’ai contacté une psychologue que l’on m’avait recommandée. Je lui expliqué la situation en pleurant, et elle m’a dit que selon elle ma fille n’avait aucun problème psy, mais était très certainement dyslexique. Après plusieurs tests, le diagnostic est tombé, et je suis moi aussi tombée des nues, car il a fallu que je comprenne que ma fille avait un cerveau radicalement différent du mien – (en sachant que j’ai été toute ma scolarité première en dictée et que je dévorais tous les livres qui me tombaient sous la main…) Heureusement j’ai été extrêmement bien conseillée, et orientée vers une dame fabuleuse qui pratique la méthode Davis. Au bout de trois séances , ma fille lisait !! la bonne méthode de lecture du CP portait ses fruits, et tout se reconnectait dans son cerveau ! Depuis ma fille lit énormément ce qui ne manque pas de stupéfier ses professeurs… Le parcours du combattant ne s’est certes pas arrêté là pour elle. Elle a eu beaucoup de mal dans les classes suivantes, mais je n’ai rien lâché, et je suis allée voir ses institutrices et les directrices d’école, pour qu’elles puissent mettre en place un suivi particulier pour ma fille : pas de notation en orthographe, interrogation à l’oral pour les leçons.. pour les leçons à écrire, elle faisait ce qu’elle pouvait, mais on lui donnait à la fin de la journée les cours écrits par l’institutrice ou une photocopie. En CM2, j’ai eu la chance extraordinaire de rencontrer grâce à une association des personnes qui ont fait en sorte que ma fille puisse bénéficier d’une institutrice pour elle seule en français et mathématiques, (en continuant sa scolarité dans son école pour les autres matières) cette personne l’a aidée avec patience et douceur à contourner ses difficultés. Entre temps on avait découvert le TDA de ma fille, donc il fallait à nouveau tout réadapter, la psychologue de la méthode Davis est revenue dans nos vies, et il a fallu trouver de nouvelles façons de travailler. Pour l’entrée au collège je me suis battue pour la faire admettre dans un collège avec une classe « spéciale dyslexique ». Son parcours très suivi au primaire a fait que cette année de 6ème a été très gratifiante pour elle, car pour la première fois de sa vie elle était en tête de classe !! ET elle a retrouvé confiance en elle, ce qui est à mon sens primordial pour le développement d’un enfant.Pour l’entrée en 5ème, elle a été admise dans un excellent collège, elle suit à présent une scolarité « normale », avec certes des adaptations pour l’orthographe etc.. et bien entendu la Ritaline qui dans son cas l’aide énormément à se concentrer. Les professeurs l’an dernier ont tous salué son application, son sérieux, sa volonté de se battre pour réussir. Elle n’a cessé de progresser et même si elle travaille au moins deux fois plus que les autres élèves, et même si elle ne sera jamais dans les premières de classe, pour nous ses parents c’est tout comme, car nous savons d’où elle est partie…J’ajoute qu’elle a toujours une mémoire excellente, ce qui la « sauve » dans beaucoup de matières, qu’elle est vraiment bonne en mathématiques, et que ses profs de français sont épatés par sa culture générale, car elle continue à lire énormément. C’est une jeune fille de 13 ans gaie, drôle, bien dans sa peau, populaire auprès des autres, pleine de créativité et avec une grande imagination, elle a cette force de ne juger personne et d’être ouverte à tous, tout en restant très intègre et « droite dans ses bottes » quant à ses convictions déjà affirmées !! Voilà, rien n’est gagné bien sûr, mais elle sait que le but est d’aller jusqu’au bac pour ensuite avoir le choix de faire ce qu’elle désire plus tard (institutrice !!!!!!!!!! pour l’instant en tout cas…) Pour finir cela a été sidérant pour moi d’avoir un enfant dyslexique, monde que je ne connaissais pas du tout, mais je sais que ma fille a une force et une volonté hors du commun, et je ne serais pas étonnée que plus tard elle nous épate tous, même si elle nous épate déjà !!!!!!

  38. Claire P dit :

    Je suis designer et je fais un sondage sur la dyslexie pour mon projet de diplôme http://w1p.fr/137893 ! (je suis aussi dyslexique)

  39. anne-marie Popesco dit :

    on peut le faire!!!!

  40. anne-marie Popesco dit :

    Bonjour,
    A mon époque, juste après la guerre, on ne savait pas ce qu’était la dyslexie…
    Et de plus bilingue!
    Renvoyée de l’établissement scolaire car au bout d’un an je ne parvenais pas à lire!
    Déscolarisée pendant 3mois, ma grand’mère m’a appris à lire à sa façon….
    Jusqu’en 7°(CM2) ce fut l’enfer, humiliations de tout genre….
    Toujours 0 en dictée, mes productions écrites n’étant déchiffrables que par moi.
    Impossible d’apprendre un texte par cœur.
    Nulle en calcul mental.
    Comptant sur les doigts.
    Mais super bonne en maths. Avec un raisonnement autre que ce qui était enseigné…donc sanctionnée et humiliée (accusée d’avoir copier le résultat, fessées déculottées …)
    Terreur pour l’examen d’entrée en 6°….reçue!
    Je souhaitais être en »moderne »mais étiquetée comme fumiste, paresseuse et j’en passe…j’ai du faire « classique » jusqu’en 3°
    Toute seule en travaillant plus que les autres et me créant des stratégies palliatives j’ai eu le bac mathélem avec mention…toujours en comptant sur les doigts, incapable de retenir une formule mais sachant rapidement la démontrer…
    Très douée en dessin j’ai fait les beaux arts….puis ….orthophonie!!!!!
    Heureusement, il n’y avait pas d’examen…avec dictée….
    Cela fait 44 ans que je rééduque des « comme moi »

  41. valou dit :

    Bonjour,
    Maman (dyslexique ainsi que le papa aussi) de deux jumeaux dyslexiques qui sont en 3ème cette année et suivi par une hortophoniste depuis le ce1. Ils sont rentrés le 05/09/2013 et d’entrée ils souhaitent changés de classe car ils ne se sentent pas bien parmi des élèves de bon niveau. Ils se sentent à part, je ne sais plus comment faire pour les motivés. C’est la première fois que je l’ai voit comme cela. un de mes fils a demandé à son professeur principal de changé de classe le jour meme, elle lui a répondu que c’était pour leur bien d’etre dans cette classe. que faire ? quel motif pour changer ? Merci de votre aide.

    • Pascal Perrat dit :

      Bonjour Valérie
      Excusez-moi si j’ai tardé à vous répondre.
      Nous étions près de notre fille qui vient de mettre au monde son premier bébé.
      J’aimerai pouvoir parler avec vous du problème scolaire de vos enfants.
      Je ne détiens pas la vérité ni de solutions miracles mais je peux peut-être vous aider
      avec quelques conseils.
      Avez-vous un N° de fixe où vous joindre ?
      Cordialement
      Pascal Perrat

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