Dyslexie

Je ne suis allé à l’école qu’à 6 ans, du fait de la guerre…
Jusque là, j’étais un enfant heureux. Je ne savais pas que j’allais devenir un cancre…

C’est lorsque j’ai dû apprendre à lire, écrire et compter, que je les choses se sont gâtées.
Impossible d’écrire un mot sans inverser ses syllabes, de rédiger une phrase sans fautes. Impossible de multiplier ou diviser correctement. Quand aux leçons à apprendre « par cœur » c’était l’horreur. Je ne retenais que quelques bribes.

Pourtant, au début, j’ai essayé. J’ai tenté d’apprendre ce que les « maîtres » voulaient « m’enfoncer dans la tête ».

J’aurais tant aimé être parmi « les bons élèves », tant voulu que mes parents soient contents de moi.
Qu’ils cessent de me traiter d’étourdi, de dissipé, de fainéant. Qu’ils soient fiers de signer mon carnet de notes.

Peine perdue, cette pédagogie dont je ne comprenais pas les règles, était hermétique pour moi. Je me suis donc fait à l’idée que j’étais nul, mauvais, distrait. Pas tout à fait crétin, tout de même, car quand il s’agissait de trouver une idée originale, j’étais souvent le meilleur…

À dix ans, vu mon niveau, pas question d’entrer en 6e. Mes parents se résignèrent. Je ne serai jamais ingénieur comme mon père l’espérait, jamais docteur comme ma mère le rêvait.

À cette époque, la dyslexie était encore méconnue. Les enseignants ignoraient qu’un dyslexique permutait, à son insu, les syllabes dans un mot ou les chiffres dans un nombre. Ils n’imaginaient pas une seconde, que les mots tordus que j’employais dans mes phrases étaient cohérents pour moi. Que mes yeux lisaient à l’endroit ce que mon cerveau écrivait à l’envers.

Je connus vexations et brimades, gifles et punitions. Je fus humilié devant mes camarades de classe, mortifié en famille. Ce fut une période de grande souffrance, je me croyais nul.

Une blessure de plus aurait suffi a transformer mon désespoir en pathologie.
Heureusement, j’ai eu comme un sursaut. J’ai décidé de ne plus tenir compte du jugement des autres, de ne plus essayer d’apprendre selon leurs méthodes. J’ai décréter de ne découvrir que ce qui m’intéressait vraiment. Pas plus.

Les mots qui chantaient m’enchantaient. J’ai écris des poèmes phonétiquement libres. Je pouvais jouer avec des mots amis, comme il me plaisait, écrire des histoires que personne ne corrigeait.

C’est dans cet esprit que j’ai traîné mon cartable et mes blouses réglementaires de pensionnats publics en pensionnats privés, censés me « dresser » .

À 15 ans, un « spécialiste » m’a orienté vers un lycée professionnel. On allait faire de moi, un mécanicien agricole…

Là aussi j’ai essayé. J’ai tenté de devenir un « OS » : tourneur-fraiseur-ajusteur… Mais les choses se sont encore gâtées. Impossible d’utiliser adroitement une lime ou une scie à métaux. J’étais incapable de placer mes doigts « là où il faut », d’intégrer le mouvement du bras nécessaire pour « faire comme les autres » de lire une graduation sans inverser les chiffres.

Enfant, je n’avais jamais rien compris aux robinets qui fuient dans les trains qui se croisent. Ado, je ne « savais rien faire de mes dix doigts ». J’étais doublement cancre : intellectuel et manuel !

J’ai vite rejoint mon univers d’idées saugrenues et j’ai continué à écrire des histoires sur mon livre imaginaire. C’est à cette époque que j’ai commencé à les raconter aux copains, le soir au dortoir. Mes inventions leur plaisaient. Ils attendaient une suite, que je m’empressais d’inventer pendant les cours…

Une façon pour moi, d’être reconnu et admis.

Bien sûr, je n’ai pas obtenu le CAP. J’étais trop gauche, trop maladroit, nullement intéressé par le machinisme et le cambouis.

À 18 ans il fallut trouver un travail. Mon père me présenta au garagiste qui entretenait sa voiture, il m’engagea comme aide mécanicien. J’ai tenu une semaine à l’atelier, le temps de bousiller le moteur d’un client…
Le patron avait un fils de mon âge, une flèche dans mon genre… Indulgent, il me donna une seconde chance. Je fus « promu » aide pompiste, chargé de nettoyer les pare-brises.

Aujourd’hui, toujours dyslexique et, malgré tout, primé par l’Académie Française, j’enseigne dans plusieurs écoles supérieures, conseille des magazines grand public, forme des journalistes et des communicants. Je suis même reconnu comme un expert en communication écrite !

Cela dit, je suis toujours fâché avec l’orthographe.
Reprenant un mot de Daniel Pennac, je dirais que je suis « alzheimerien » de naissance.
Je n’ai aucune mémoire fonctionnelle.
Les règles de grammaires et d’orthographe me font toujours défaut.
Je suis une sorte de Django Reinhardt de l’écriture, j’écris à l’oreille, sans respecter les règles. J’entend tout de suite la phrase mal construite, qui manque de tempo ou qui boîte, cela étonne toujours les puristes 

La dyslexie, d’après mon vécu : observations et conseils

NB : je n’ai psa retouhcer le texte qui suit, il est resté tel quel, dsyslexique…

Qu’est-ce qu’un dyslexique ?
C’est quelqu’un qui fonctionne dans une autre logique. Un individu qui n’est pas fait pour la pédagogie dipsensée dans le système scolaire. Il est incapable d’en comprendre les règles communes.

Pour écrire, par exemple, un dyslexique se « parle dans sa tête » et sa main traduit phonétiquement ce qu’il est en tarin de vouloir écrire… Vous, quand vous cherchez comment écrire un mot, vous le voyez dans votre esprit. Un dyslexique ne peut pas le voir. C’est un aveugle dans sa tête. Il est obligé d’écrire les mots « à l’oreille ». Il transcrit sur le papier les sons qu’il entend en prononçant chaque lettre des mots qu’il doit écrire. C’est harassant et décourageant et le résultat est catastrphofique.

En général, un dyslexique n’est pas attentif, il a beaucoup de mal à écouter les consignes que vous lui donnez car il est distrait par votre physique, vos vêtements, les objets, les bruits extérieurs, votre façon de parler, etc.

Un dyslexique est incapable de se repérer sur un plan, mais il à une mémoire extraordinaire pour retrouver un chemin déjà emprunté. Il y parvient avec une facilité déconcertante grâce à des repères visuels, sonores ou olafctifs.

Le dyslexique démonte beaucoup, il veut voir ce qui se cahche à l’intérieur des objets, gagets, jouets, machines, etc., mais est incapable de remonter ce qu’il a démonté.

Le dyslexique globalise, le détail ne le retient pas, il s’en moque. Il préfère faire plusieurs choses à la fois que se concentrer sur une seule.

L’esprit d’un dyslexique est occupé par des sons avec lesquels il joue sans cesse. Ses jeux de mots étonnent et désarçonnent souvent les gens « normaux ».

Les dyslexiques deviennet rarement matures. Ils restent toute leur vie des enfants joueurs. C’est la raison pour laquelle ils sont souvent plus imaginatifs que les autres.

Comment apprend un dyslexique ?
Il n’apprend pas, il découvre. Enafnt, il ne s’intéresse qu’à ce qui l’amuse, le reste l’ennui. Plus trad, il découvre ce qui lui est utile. « Il découvre pour »

Un exemple : à un moment, j’ai décidé de devenir agent immobilier. Je ne suis pas allé suivre des cours, je suis entré comme commercial dans une agence et j’ai tout appris sur le ainterr. Un mois plus tard je créais mon agnece. De même pour le journalisme, j’ai suivi 3 stages d’écriture journalistqiue au CPJ à Paris, et dans les mois qui suivirent, j’ai révolutionner la pédagogie de cette prestigieuse école *. Depuis, toutes les écoles de journalisme nous ont copiés. Si quelquye chose intéresse le dyslexique, il peut devenir excellent.

Comment sauver un dyslexique de l’échec scolaire ?
Bien sûr, il y a les ortophonistes qui améliorent grandement les choses. Mais pour la plupart, leurobjectif est que le dyslexique s’intègre dans le système existant. Qu’iul s’y conforme. Or un dyslexique est hors norme de naissance et le reste toute sa vie.

Il est dans une autre logique, dans un autre monde.
En enfant dyslexique écrira, par exemple, la mers, avec un « S » parce qu’il y a des vagues… pas seulement un vague dans la mer.

Regardez cette vidéo : ce que disent les enfants est tout à fait comparable à ce qu’un dyslexique entend lorsqu’il est en présence des mots.

Selon moi, ce qu’il faudrait, en plus de l’orthopohnie et de ces dérivés, c’est permette aux dyslexisques d’exprimer leur créativité pour sortir de l’echec scolaire.
Héals, ce n’est pas possible dans notre système. Car que se passe-til ? Soit l’enfant s’adapte parfaitement, c’est le bon élveve qui suivra le chemin balisé des diplômes. Soit il ne s’adpte pas et sera dirigé vers les lycées professionnels. Ce qui revient à dire que s’il n’est pas « assez intelligent » pour suivre des études secondaires il deviendra bêtement un manuel ! Merci pour celles et ceux qui choisissent vraiment un métier manule !

Ce qu’il manque, c’est une 3e voie, un cursus créatif. Et là, je peux assurer que les dyslexiques seraient parmi les meilleurs.
Nombre d’artistes dyslexiques ont réussi leur intégration sociale grâcr à leur créativité : comédiens, chanteurs, potiers, peintres, scupteurs, etc.
Malheureuesement, l’imagination n’est pas une priorité en France. On voit bien d’ailleurs comment nos élus font preuve d’imagination pour régler nos problèmes de société !

Comment aider un enfant dyslexique ?

Surtout ne le blessez pas avec des remarques négatives.
L’inquiétude par rapport à l’avenir d’un enfant qui ne peut suivre à l’école entraîne les parents à lui dire des méchancetés. Des piques qui blessent son amour-propre pour toujours.
Un enfant qui reçoit une gifle à mal sur l’instant, puis la douleur disparaît, mais l’humiliation par les mots ça fait mal toute la vie…

Accordez-lui votre confiance. Aimez-le tel qu’il est. Aidez-le à libérer ses émotions par le biais de son imagination.

Ne l’obligez pas à mentir
Un dyslexique devient menteur dès qu’il entre à l’école.
Pourquoi ? Parce qu’il ne réussit pas à obtenir de bonnes notes, celles que ses parents attendent de lui.
Quand j’ai fait ma première dictée je commettais des fautes comme tous les enfants, ça ne m’a donc pas inquiété. Je faisais de mon mieux. Mais au fil des dictées, je me suis rendu compte que je commettais beaucoup plus de fautes que les autres, là encore, ça ne m’a pas catastrophé.
À la fin du trimestre, vint la dictée qui permettait de nous situer au classement général.
Je me suis retrouvé le dernier, le plus mauvais.
Quand j’ai ramené mon bulletin à mes parents ils m’ont fait beaucoup de reproches. C’étaient la première fois : « Tu n’es pas assez attentif ! », « Tu es trop dissipé ! », « Tu ne penses qu’à t’amuser », « C’est un fainéant ! », « Qu’est-ce qu’on va faire de lui ? », etc.
Alors, pour leur faire plaisir, j’ai commencé à mentir : « Tu as bien fait attention pendant la dictée ? » ,« Oui je n’ai fait que trois fautes, la maîtresse m’a dit que c’était très bien »,. « Tu as fait tes devoirs ? « Oui maman ! », etc.
Et ça va continuer comme ça toute la vie ! Comme nous sommes incapables de suivre l’enseignement traditionnel et qu’en général nous n’obtenons aucun diplôme nous serons sans cesse obligés de mentir quand on nous demandera : « Quel est votre parcours ? »

Valorisez et encouragez sa créativité. Montrez que vous vous intéressez à lui et à son mode de fonctionnement.

Notez avec lui ses mots tordus et riez ensemble. Amusez-vous à en trouver d’autres, collectionnez-les.

Montrez-lui que la connaissance de l’orthographe n’est pas un signe d’intelligence. Que l’une n’entraîne pas l’autre. Qu’il n’y a pas d’équivalence entre ne pas réussir en orthographe et ne pas réussir dans la vie. Qu’aujourd’hui, il y a des correcteurs automatiques qui font très bien le boulot à notre palce (enfin, presque…) Que l’orthographe n’a plus la mêm importance qu’autrefois.

Encouragez votre enfant à écrire avec un ordinateur.
Vous verrez, il hésitera moins à écrire car il permet d’exprimer ce que l’on pense en l’écriavnt comme on veut. Aprsè, le correcteur signale ce qui ne va pas.
Laissez-le jouer sans contrainte avec l’ordinateur et le web. La multiplicité des chemins possibles, les liens, les couleurs, les dessins, les sons, tout ce fouillis informatqiue lui convient très bien.
Vous serez étonné par ses facultés à se frayer un chemin iintuitif dans ce dédale d’informations.

Ne donnez pas à votre enfant un texte à recopier correctement, ça ne sert à rien, asuf à le fatiguer et le décourager. Lire un texte et le retranscrire sans faute est un exercice trsè difficile et fatigant pour un dyslexique.

Un dyslexique a généralement un vison globale des choses, et ça lui suffit. Trouvez des trucs avec votre enfant pour organiser agréablement son travail ça l’aidera à structurer son cerveau. Notamment son hémisphère gauche, acr il se sert principalement de l’hémisphère droit.

N’oubliez jamais qu’un dyslexique n’a pas la même logique que vous, qu’il ne s’intéresse guère au « comment », l’important pour lui, c’est le « porquoi «
Pourquoi il faut écrire un mot comme ça est beaucoup plus intéressant pour lui que comment on doit l’écrire.

Ceci dit, la dyslexie est une épreuve. Soutenez votre enfant et aidez-le à être fort. Si vous lui montrez que vous avez confiance en ses possibilités, ils trouvera les forces nécessaires en lui. Il les a, elles existent, ce n’est pas un faible.

Enfin, vous lui éviterez des problèmes psychologiques en le scolarisant dans un milieu d’enseignement rassurant et ouvert.
Mefiez-vous d’ailleurs des « psy-quelque-chose » qui vous diront que votre enfant est dyslexique parce qu’il est anxieux ou parce qu’il a des troubles affectifs. Rien de tel pour vous culpabiliser et aggraver le problème !

Encore un mot. Observez et écoutez bien la plupart des titulaires d’un diplôme sanctionnant de hautes études. Les détenteurs de ce bout de papier qui leur confère le droit d’accéder aux plus hautes fonctions. Qu’est-ce que leur diplôme prouve ?  Juste la preuve d’un cursus réussi, mais absolument pas un gage de leur créativité. Jamais un diplôme ne mentionne que son possesseur a de l’imagination. Un enfant dyslexique est imaginatif dès sa naissance et pour toujours.  La vie lui a décerné le meilleur diplôme du monde. Il se sortira de toutes les situations.

* Stages créés par Pascal Perrat pour le CPJ et le CFPJ : Enrichir son style®, Libérer son écriture®, Savoir Titrer, L’art d’écrire un bon papier magazine, Écrire avec humour, Dépoussiérer son style®, Dépoussiérer son site®, Rédiger des accroches percutantes, L’art de la critique, Rédiger des textes vendeurs, etc.

Pour conclure : je vous conseille de lire :

Le don de dyslexie, Ronald Dell Davis

L’auteur ne se livre pas à une démonstration scientifique ou une étude psychologique, il montre simplement ce que seul un cerveau de dyslexique peut comprendre…
Le travail à faire pour vivre heureux dans le monde des gens normaux…

J’aide mon enfant dyslexique, Marie Coulon, Editions Eyrolles
Un petit livre plein de bons conseils et d’exercices pratiques. Très utile pour les parents et les enseignants

Vive la dyslexie ! Béatrice Sauvageot, Jean Métellus

Les auteurs, spécialistes du langage, ont une approche ludique et épanouissante. Ils partent du principe que la créativité des dyslexiques est inépuisableles. Leur méthode aborde l’écrit par des approches artistiques : chants, danses, théâtre, jonglage, etc.

L’alphabet des cinq sens, Dr Régine Zekri-Hurstel

L’auteur, neurologue, a inventé un alphabet pour apprendre à lire et écrire en sollicitant l’odorat, la vue, l’ouïe et même le goût !

Quelques dyslexiques qui n’ont pas trop mal réussi…

Andersen, Agatha Christie, Auguste Rodin, Galilée, Beethoven, Richard Branson, Pasteur, Jules Verne, Wiston Churchill, Mozart, John Irving, Edgar Poe, Mark Twain, Léonard de Vinci, Michel Ange, Edison, Albert Einstein, Gustave Flaubert, Hugues Auffray, John F. Kennedy, Graham Bell, Benjamin Franklin, John Lennon, Steven Spielberg , Richard Strauss, Johny Hallyday, Kenzo Takada, Nelson Rockefeller, Robin Williams, Steve McQueen, Pascal Jardin, Vincent Van Gogh, Pablo Picasso, Bill Gates, Walt Disney…

Etre dyslexique aux USA est UN PLUS. Les grandes universités recherchent les étudiants dyslexiques et versent une bourse spéciale à certains pour leur permettre des études supérieures.

Source : France 2- Envoyé Spécial La fuite des cerveaux 9/2000

Témoignages des dyslexiques

« Je m’appelle Danaé, j’ai 13 ans et je suis dyslexique

dés mes premières années à l’école, on à dit à mes parents que j’avais un problème, alors, depuis que j’ai 4 ans, on m’envoie chez des orthophonistes, des psychomotriciens, un posturologue, un kinésiologue …

Incomprise, tout le monde pensaient que j’étais paresseuse.

Je participais à l’aide au devoirs, au soutien Français et maths, mais touts mes efforts ne semblais faire aucuns effets.

À la maison, c’était la guerre avec ma mère avec ma mère qui pensais elle comme les autres que je faisais exprès .

En 2006, à 7 ans, je suis en CE1.

J’ai du mal à lire, à écrire et à compter, je redouble!

J’ai souvent pensé à baisser les bras,car malgré mes efforts (non reconnus) on me rabâchais que j’étais bête! mais heureusement depuis que j’ai 7 ans, j’ai le soutien de ma mère que je remercie énormément!

2 septembre 2011:

j’ai rendez_vous à l’hôpital d’Ange. Finalement j’ai une légère dyslexique !

Après touts les «spécialistes» que j’ai vus, j’ai enfin une réponse.

Aujourd’hui, je suis en 5emme, je ne sias pas encore se que je veux faire de ma vie mais je sais que je veux faire de belle choses, quois que les autres en penses !

Je m’appelle Danaé, j’ai 13 ans, je suis dyslexique et heureuse !

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Ma scolarité a été très difficile a cause de mon impossibilité d’écrire correctement, au fil des années je me suis inventé des systèmes pour éviter les fautes d’orthographe en utilisant par exemple les quelques mots dont j’étais sur, ce qui appauvrissait mon vocabulaire et renforçait l’idée que j’étais nul en français, J’ai maintenant 61 ans et depuis environ un an j’écris des poèmes et suis membre d’un site de poésies (voici deux poésies qui illustrent mon parcourt très difficile)

La dictée

Pour vous punir je vous invite
Ainsi j’espère vous calmer
A prendre une feuille très vite,
Nous allons faire une dictée

Entendant ces mots fatidiques
Mon pouls aussitôt s’accélère
Gorge serrée pris de panique
J’suis en état d’échec scolaire

Pourtant messieurs les correcteurs
Je rédigeais du mieux possible
En travaillant de tout mon cœur
Mais l’on me traitait d’imbécile

Protéger avant tout nos règles d’écriture
Et traquer les auteurs des écrits anarchiques
Qui devront à tout prix éviter les ratures
Respectant exceptions et lois orthographiques

Donner à un support une telle importance
Condamne, tous ceux qui maîtrisant mal l’écrit
A voir déprécier les matières où malchance
On réprime la forme en oubliant l’esprit

Le hasard mauvais augure
M’a donné insidieusement
La passion pour l’écriture
Avec un outils défaillant

Traitement de texte salvateur
Et correcteur orthographique
Levèrent cet handicap majeur
Qui générait ma peur panique

Tu crois que la rancœur filtre entre ces lignes
Sache que ce ne sont tout au plus que regrets
J’ai écrit ce pamphlet rêvant, honneur insigne
Qu’il sera à son tour sujet d’une dictée.

Le mal des mots

J’ose enfin écrire sur le bord de la toile
Espérant que les gardes ces cerbères zélés
Garants de la doctrine substantifique moelle
Ne reniflent des mots mal orthographiés

Je fait partie de ceux dont l’expression écrite
Provoquait aussitôt la haine du correcteur
Attribuant zéro c’est tout ce qu’il mérite
Deux heures de retenue, apprend les mots par cœur
Des classes de français j’ai eu tous les trophées
Les titres de fainéant de cancre de cossard
Je reste le vainqueur du zéro en dictée
Et des points défalqués sur les autres devoirs

Les notes désastreuses les lazzis les brimades

Ont finis par briser ma combativité
Et petit a petit blessé la mort dans l’âme
J’ai enfin accepté de porter le bonnet

Je me suis installé dans le rôle du cancre
Persuadé que rien ne pourrait me hisser
Hors de ce trous sans fond emplis de noires encres
Ou l’on relègue ceux qui ont démérité

Par voie de conséquence comme ont ne me lit pas
Ou bien a contre cœur, au bord de la nausée
Les ratures les fautes quel horrible fatras
Qui verra que mes mots expriment des idées

Je suis persuadé n’en déplaise aux puristes

Que l’on peut exprimer joliment ses pensées
Même si affublé d’un esprit fantaisiste
Les règles orthographiques sont parfois bafouées

Les gardiens de la règle durs et sans concession
Se trompent de moulins pendant que Dulcinée
Se gave a satiété de clips anglo-saxons
Help ! c’est la langue U S qui « go-home » le français

Jacques 2007

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Salut

J’ai 25 ans, je suis dyslexique on voulait m’envoyait en CAP après ma troisieme. Personne ne me comprenait et je ne comprenait personne. Je voulais tout savoir mais personne etait capable de repondre a mes questions ou bien meme il ne comprenait pas mes questions. Puis j’ai commence la boxe, je me suis epanoui et j’ai eu confiance en moi. Puis bam, vice champion de France de Boxe a 16 ans, premier de la classe au lycee, mention tres bien au bac, prepa math (major de math et meca quantique), ecole d’ingenieur, permis moto, permis voiture du premier coup (a Paris sans lire un seul bouquin c VRAI), concours de pilote de chasse reussi mais recalè a la visite medicale, roule en porsche a 23ans, appartement a 24 ans et je vais construire ma maison, plus important une femme formidable… Mon vecteur de reussite LA PASSION, le feeling, la creativite, le formalisation originale, en gros sortir des sentiers battue et ma memoire visuelle. Je dis toujours j’ai « reussi » car je ne savais pas que c’etait impossible. Et depuis je réussi tout ce que j’entreprends. »

Walid: Un dys de plus qui c reconnu ds test ecrits, et que tu as emu

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« La dyslexie peut prendre différente forme. Celle dont j’ai souffert s’appelle la dysorthographie – c’est à dire l’incapacité à mémoriser l’orthographe des mots, notamment pour les doublement de consonnes, les terminaisons en « ant  » ou « ent » et autres plaisirs du genre.
J’ai eu la chance d’être rééduquée par une femme extraordinaire qui m’a donné le goût de l’écriture et ouvert la porte de mon imaginaire à base de jeux et d’exercices de créativité. Pourtant, j’ai traîné ce handicap pendant toute ma scolarité avec la hantise des dictées et l’incapacité à faire la différence entre un accent grave ou aigu…
Depuis j’ai développé des stratégies personnelles qui m’ont permis de garder intact le plaisir d’écrire, de rendre mes textes lisibles pour les autres (du moins sur le plan orthographique) et de faire de la communication écrite mon métier et ma passion.
Il m’arrive encore d’avoir des doutes sur l’orthographe d’un mot et de chercher alors un synonyme ou de vérifier dans le dictionnaire. Lors de mes animations de formations, cela ne m’a jamais empêché de noircir un paper-board lors d’un brainstorming ou pour noter un exemple.
La dyslexie et ses multiples formes peut se révéler une grande richesse à terme puisqu’elle oblige à développer des stratégies personnelles qui favorisent l’imagination et la créativité. Par contre, elle semble vouloir se transmettre dans les gènes car ma fille de 7 ans traverse depuis le CP les mêmes difficultés. Mes souvenirs scolaires m’ont heureusement permis de réagir dès le départ et après un an d’orthophonie, elle suit maintenant un
CE1 tout a fait normal. Elle est peut-être plus lente que d’autres enfants, son orthographe est parfois totalement fantaisiste… mais elle lit et écrit aujourd’hui sans difficulté.
Voilà pour ma modeste contribution.

Bien cordialement « 

Françoise

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Bonjour Pascal,

Pas très assidue aux ateliers, mais 100% dyslexique!

J’ai eu la chance d’avoir une maman à la vocation d’instit brimée, et un grand frère nul en orthographe. Bilan : dictées en buffet ouvert (voire gavage) les week-ends et vacances scolaires, ce qui m’a permis d’être bonne en orthographe jusqu’à ce que la vie active et son lot de non-écriture et de fatigue ne révèle la dyslexie.

Pourquoi mon entrainement masqué a marché ?

L’enfant perçoit quand il y a du plaisir à travailler les mots et se
l’approprie. Ma mère et moi en avions créé une véritable connivence.
L’essentiel est que l’enfant sente que ce n’est pas un pensum qu’il doit faire pour éviter de gâcher sa future vie (et qui lui pourrira bien son enfance et le conduira au refus) mais un exercice qu’il pratique avec quelqu’un comme relation privilégiée. Comme faire la gym du matin ensemble.

Attention, il faut varier les exercices. Je crois que mon incapacité à écrire autre chose que des formes courtes vient de là : je me suis aperçue que mon maximum correspondait à la longueur des vieilles dictées.

Je pense qu’il faut mettre à l’ouvrage plusiseurs adultes, y compris ceux de l’entourage de la famille. J’ai toujours été de suivi de devoirs avec les neveux les week-ends où je les voyais : ils apprécient qu’on s’intéresse à leur « vie professionnelle » et multiplient les méthodes. Ils peuvent y rencontrer une approche qui leur convient mieux. C’est aussi l’occasion pour l’adulte « étranger » de détecter ce que les parents ne perçoivent plus àforce de quotidien. J’ai ainsi détecté la dyslexie chez un neveu là où les parents s’acharnaient à « lui faire faire sa lecture ». Et puis, les autres ayant toujours plus raison que les parents, les messages peuvent passer…

C’est devenu une forme de jeu. J’ai expérimenté le jeu avec mes neveux pour les devoirs de vacances : ça marche très bien, ça se fait à n’importe quelle occasion (celle où on les sent le plus disponibles). Nous avons trituré les tables de multiplications en essuyant la vaisselle, à l’endroit, à l’envers, en ligne droite. Ils adorent le défi .

Et puis, dédramatiser. Réussir sa vie n’est pas devenir pdg, mais vivre du mieux que l’on peut avec ses forces et ses faiblesses. Connaître ses faiblesses, c’est déjà avoir une longueur d’avance.

Les astuces actuelles :
les ziguigui rouges sous Word qui révèlent les inversions de lettres, savoir où ça pêche (toujours les mêmes);
un cerveau plein de « balises à retrouver automatiquement les mots critiques » lors d’écriture manuelle.
De toutes façons, relire, accepter qu’on ne saura jaiamis écrire correctement quelques mots bien identifiés.
Avoir un dictionnaire à portée de main, accepter de ne jamais rien comprendre aux contrepétries, sinon ça fout tout en l’air (ah, la vie en société!)
Sommeil dès que les mots se bousculent. Avec l’âge, j’en arrive à bégayer.
Pas bon pour le moral, mais réversible au repos.
Repérer les fautes des autres pour se regonfler…

Au fait, elle fait quoi dans la vie, la dyslexique ? Chargée de
communication. La reine de la coupe et de la relecture. Na ! »

Courage aux heureux parents !

Elisabeth

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« Oui je le suis, un peu vieille car à l’époque on tapait les doigts avec une règle à telle pont qu’en 10 ème
j’ai eu une jaunisse qui a duré…un an

Une des premières orthophonistes m’a récupérée et aujourd’hui avec la fatigue, l’altitude (à partir de 6000 m !) ça me revient
Et gaspard le fils est aussi dylesxique mais a été détecté et suivi dès la maternelle mon père l’était sans doute aussi voilà c’est tout pour ce soir »

Cécile

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« Bonjour,

Je suis dyslexique comme beaucoup d’autre d’ailleur.

Je prépare un « témoignage » sur mon vécu de dyslexique, pour des profs de collège. Je suis naturellement tombée sur votre site et je ressens tellement ce que vous dites dans votre vécu de dyslexique.

A la fin, vous présentez des dyslexiques qui ont bien reussi, ca fait plaisir!! et moi aussi je commence à me dire que je réussis : www.psychoactu.org ( j’en suis le webmaster).

Cordialement »

Céline Chemla

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Bonjour Mr Perrat, je me permet de vous écrire ce petit mail car votre histoire racontersur votre cite internet ma beaucoup toucher.

Je n’ai jamais vraiment su si j’étais dyslexique ou pas, j’en suis de plus en plus convaincue aujourd’hui, peut être tous simplement que je l’espère pour arriver a comprendre

Mon parcourt scolaire fut bien sur très difficile du fait de mes gros problèmes d’orthographe qui aujourd’hui encore m’handicape dans mon travail en m’empêche d’ évoluer.

J’ai comme beaucoup pas si mal réussi, je ne suis pas ingénieur certes mais j’ai fait ce que j’ai put avec le secteur géographique que j’avais, j’ai était propriétaire a 24 ans directeur a 30 ans, bien sur il a fallut que je fasse des concessions du fait de mon niveau scolaire pas forcément extraordinaire du moins en français.

Mes diplômes sont  2 cap en mécanique auto et poids lourd je n’ai jamais d’ailleurs ouvert un livre pour passer ces diplômes, j’ai aussi passer le permit voiture, bus, poids lourd, remorque tous eu du premier coup le poids lourd en même pas 20 heure de formation en tous, plateau conduite et code.

J’ai aussi passer l’attestation de capacité voyageur (niveau bac+2) l’année ou je l’ai eu le taux de réussite a était de 8%.
Si je vous raconte tous sa ce n’est pas pour essayer d’en tiré une quelconque gloire au contraire, quand je voie ce que certain on accomplie j’en ai même honte, je m’accorde tous de même le fait que j’ai eu une situation de famille assez difficile, même si ce n’est pas une excuse.

Si je vous écrit aujourd’hui c’est surtout pour vous dire merci de votre témoignage je suis heureux de l’avoir lu, car moi aussi on ma traité de faignant de farfelu, d’idiot et maintenant que j’ai 2 enfant je cherche a comprendre pour ne pas que ce reproduise les erreurs qui on était fait par ma mère mes professeurs mes surveillants et beaucoup d’autres.

Le correcteur d’orthographe m’aide beaucoup comme vous pouvez vous en douté !!!

Julien

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Ce sont mes parents qui ont découvert mon problème alors que j’étais déjà en CE1 et que j’allais passer en CE2 !

Je leur ai envoyé une lettre du style :

Gan la gloje zone je va manjé a la quentine…

En septembre j’étais chez un orthophoniste tous les mercredis…
ça a duré 5 ou 6 ans !

Mais j’ai retrouvé un niveau acceptable.

Puis en 3e, un prof d’anglais m’a conseillé une orthophoniste avec une méthode à elle (je ne sais pas laquelle) alors j’y suis retourné et je lisais, puis j’écrivais ce que j’avais lu en résumant, puis je tentais de continuer l’histoire, etc. Ça m’a donné le goût de l’écriture….Mais pas des études ! J’ai été orienté en compta puis à 18 ans j’ai passé le concours de gardien de la paix.

8 ans plus tard, j’avais repris mes études pour faire un DEUG d’histoire par plaisir et j’ai passé le concours d’officier en interne… que j’ai réussi. Je suis devenu Lieutenant de police en 2000. J’ai gardé le goût de l’écriture, j’ai publié plusieurs livres que vous trouverez sur le site dont j’ai mis le lien dans mon post précédent.

La « dys » n’est pas une fatalité mais il faut travailler, travailler et encore travailler pour se dépasser. On doute toujours de soi, et avoir un avis rassurant (comme le vôtre) sur ses capacités permet d’avancer, d’oser… J’écris un deuxième roman et je viens d’en commencer un troisième ! Je ne sais pas si je rencontrerai le succès mais cela me plaît. C’est un besoin viscéral…

Cette année, j’ai pris un congé parental et je suis des cours de sociologie du travail et des relations professionnelles… pour le plaisir !

Voilà un bout de ma vie, de mon « combat » contre la dys.

Stéphane
(qui a remporté le deuxième prix du concours de nouvelles du Ministère de l’Intérieur en juin 2012)

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Bonjour je  mapelle marie et je suis dyslexique je suis aller voir une ortophoniste en cm1 car javais beaucou de difficulter a lire et ecrire ! malheuresement quand je suis rentrer au college jai commancer a chuter mes note etai pire en pire jetai considerer comme faignante ce qui menerver je couler et mon comportement senpirais en classe de 3eme je me suis fas virer je me suis retrouver sans rien jusqua se que ma mere decide de me metrre en prive je suis en seconde pro je voulais etre pédiatre mais a cause de mes difficulter je ne suis pas capable ...jai 15 et demi et je suis tres decu par les aide  que nous pouvons avoir nous les dys je pence que lon et pas asser pris en charge (desolee pour les faute :/ )

Marie 5.201

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Un travail remarquable réalisé par Béatrice Sauvageot

« Les dyslexiques sont le fruit de la dernière mutation neurologique de l’espèce humaine ». Béatrice Sauvageot, orthophoniste et co-fondatrice de l’association Puissance DYS, en est persuadée, la dyslexie est loin d’être une tare. Bien au contraire. « Ils sont comme les gauchers », explique-t-elle. Un gaucher à qui l’on apprend à écrire de la main droite devient souvent ambidextre. Il en va de même pour les dyslexiques. « Ils utilisent la langue neurologique, mais si on leur enseigne notre lexique, ils sauront utiliser les deux. Ils seront alors bilexiques ». Parce que leur traitement de l’information linguistique fait appel à des régions cérébrales qui ne servent pas forcément au traitement du langage, ils sont doués d’une façon originale d’appréhender la lecture et l’écriture.

Comment reconnaître un enfant dyslexique ? Béatrice Sauvageot dresse un profil très précis de ces enfants, de ces adolescents, si singuliers à ses yeux. « Outre les difficultés à lire, les dyslexiques ont la particularité d’apprendre les règles mais de ne jamais les appliquer. Ce qui exaspère en général les parents et les professeurs, qui ont l’impression que l’enfant est paresseux, qu’il le fait exprès, ou encore qu’il est débile. Ils font des fautes qui ne sont jamais les mêmes. Ils se caractérisent aussi par leur grande lenteur : faire leurs devoirs nécessite 3 à 4 heures par jour à partir du CE1 ! La notion qu’ils ont du temps est dilatée, on dit souvent d’eux qu’il leur faut deux heures pour se préparer le matin avant de partir à l’école. Mais ce sont aussi des enfants dotés d’un sens de l’observation exceptionnel, d’une impressionnante capacité d’analyse des nuances (couleurs, odeurs, textures…), et d’un sens de l’intuition unique. »

37 Signes Révélateurs de La Dyslexie  

La plupart des dyslexiques manifeste une dizaine des signes et des comportements listés ci-dessous. Ces caractéristiques peuvent varier d’un jour à l’autre et même d’une minute à l’autre. Le paradoxe des dyslexiques est la cohérence au seinde leurs incohérences.

Général

• Apparemment brillant, intelligence supérieure à la moyenne, s’exprimant bien à l’oral, mais incapable de lire, d’écrire ou d’orthographier au niveau de sa classe.

• Etiqueté paresseux, sot, peu soigneux, immature, « manque de travail » ou « problème de comportement ».

• N’est pas suffisemment en difficulté pour justifier d’une prise en charge.

• Bon QI mais échoue aux évaluations en classe. Réussit mieux à l’oral qu’à l’écrit.

• Se croit bête. A peu d’estime de soi. Dissimule ses faiblesses grâce à des stratégies de compensation ingénieuses. Niveau de frustration et de stress élevé face à la lecture et aux contrôles.

• Doué pour les arts, le théatre, la musique, les sports, la mécanique, l’art du conte, le business, les affaires, le design, la construction ou les métiers d’ingénieur.

• Se disperse et rêve souvent. Se perd facilement et n’a pas la notion du temps qui passe.

• A du mal à soutenir son attention. Peut paraître hyperactif ou absent.

• Apprend plus facilement à travers la manipulation, les démonstrations, l’expérimentation, l’observation et les supports visuels.

Vision, lecture et orthographe.

• Se plaint de vertige, de mal de tête ou de mal de ventre lorsqu’il lit.

• Désorienté par les lettres, les chiffres, les mots, les séquences ou les explications orales.

• Lorqu’il lit ou écrit, fait des répétitions, des substitutions, des omissions, des additions, des transpositions et des inversions de lettres, de chiffres et/ou de mots.

• Se plaint de ressentir ou de voir des mouvements non existants lorsqu’il lit ou écrit.

• Donne l’impression d’avoir des problèmes de vision non confirmés par un bilan ophtalmologique.

• Excellente vue et très observateur ou alors manque de vision binoculaire et de vision périphérique.

• Lit et relit en ayant du mal à comprendre.

• Orthographe phonétique et incohérente.

Audition et langage.

• Hypersensibilité auditive. Entend des choses qui n’ont pas été dites ou non perçues par les autres. Facilement distrait par les bruits.

• Difficulté à formuler ses pensées. S’exprime avec des phrases télescopiques. Ne termine pas ses phrases. Bégaie lorsqu’il est sous pression. A du mal à prononcer les mots complexes, mélange les phrases, les mots et les syllabes lorsqu’il parle. Graphisme et motricité.

• A du mal à écrire ou à copier. Tenue du crayon inhabituelle. Ecriture irrégulière ou illisible.

• Maladroit, mal coordonné, peu habile aux jeux de ballon ou aux sports d’équipe. Difficultés dans les tâches de motricité fine ou grosse. Sujet au mal des transports.

• Peut être ambidextre et confond souvent la droite et la gauche, au dessus et au dessous.

Maths et gestion du temps.

• A du mal à lire l’heure, à gérer son temps, à intégrer l’information ou les tâches séquentielles, à être à l’heure.

• Pour compter, a encore besoin de ses doigts ou d’autres « accessoires ». Connaît la réponse mais ne sait pas la présenter par écrit.

• Sait compter mais a du mal à compter les objets et à compter l’argent.

• Est bon en arithmétique mais en difficulté avec les problèmes. Bloque au niveau de l’algèbre et des niveaux mathématiques supérieurs.

Mémoire et cognition.

• Excellente mémoire à long terme pour les expériences personnelles, les lieux et les visages.

• Mémoire faible pour les séquences, les faits et les informations qui n’ont pas été expérimentées personnellement.

• Pense essentiellement en images et en ressenti et non en sons et en mots (peu de dialogue interne).

Comportement, santé, développement et personnalité.

• Extrèmement désordonné ou alors maniaque de l’ordre.

• Peut-être le bouffon de la classe, le fauteur de trouble ou alors trop discrêt.

• A été précoce ou, au contraire, en retard dans les étapes de son développement (marcher à quatre pattes, marcher, parler, faire ses lacets…).

• Sujet aux otites, aux allergies.

• Peut être un gros dormeur ou, au contraire, avoir le sommeil léger. Enurésie.

• Seuil de tolérance à la douleur particulièrement élevé ou faible.

• Un sens élevé de la justice. Très sensible. Perfectioniste.

• Les erreurs et les symptomes augmentent de façon significative sous la pression de l’incertitude, du temps,
du stress ou de la fatigue.

 © Ronald D. Davis 1992

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