L’écriture médecine et ses bienfaits

Je croise souvent des personnes moroses ou pessimistes, certaines sont même accablées par l’époque.
Des sortes de malades du siècle que nous vivons.
Je tente de les comprendre, j’essaye de les écouter sans les juger. Il est toujours tentant de relativiser par rapport au reste du monde. De démontrer qu’on n’a pas à se plaindre, « qu’on n’est pas si malheureux que ça. » Mais c’est souvent peine perdue.
J’aborde alors l’écriture médecine
Je leur parle des bienfaits de l’écriture médecine. De ce que le miracle d’écrire procure. Des mots que nous écrivons et qui nous soignent en douceur.

L’écriture qui soigne
Si le mal du siècle vous gagne, que des idées noires vous attristent, si un mal de vivre vous déprime, l’écriture peut vous aider à surmonter ces mauvais moments.

L’écriture est miraculeuse, elle soulage rapidement d’un mal-être.
On peut parler de miracle car un phénomène incroyable se produit quand on écrit et réfléchit à ce qu’on tente d’exprimer, d’extérioriser.
Sitôt qu’on se met à écrire, on change de monde, on est plus là, on entre dans une autre dimension : la création.

Pourtant, écrire est si familier qu’on n’imagine pas que cela puisse nous guérir de certains maux et rétablir notre joie de vivre.

Ce « traitement » par l’écriture peut aller très loin, c’est la raison pour laquelle des personnes, ayant vécu des difficiles épreuves, écrivent un livre.
Nous avons tous, à portée de main, un papier et un crayon, c’est un bien inestimable.
Essayez, et vous m’en direz des nouvelles !

Tentez l’expérience, si un spleen survient, lancez-vous dans l’écriture médecine avant qu’il ne vous submerge. Laissez flâner votre esprit et couchez ce qu’il vous chuchote sur une feuille de papier ou un un écran. 
Écrire allume instantanément des zones du cerveau qui changent notre vision du monde et notre santé morale.

Et cela, sans aucun effet secondaire.

Vous qui écrivez peut-être, êtes-vous d’accord avec moi ?

Je suis dyslexique. De facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau. Mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Peut-être avez-vous remarqué une faute. Merci de me la signaler : blog.entre2lettres(at)gmail.com

 

19 réponses

  1. Paul Tarrep dit :

    « Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu. »

    Jules Renard.

  2. Gontier Christine dit :

    Hihi rigolo que je tombe sur cet article aujourd’hui 🙂
    Les grands esprits se rencontrent ^^
    L’Homme a besoin de beauté pour vivre.
    Les arts sont l’expression humaine dans la beauté.
    L’écriture nous exalte !
    L’abstraction du monde pratique….quel bonheur. Moi je n’entends même plus les gens me parler…repos absolu en phase avec moi même.
    On pense/panse les maux par les mots 🙂

  3. Pascal Perrat dit :

    Finir un livre vous déprime ? C’est normal et plutôt bon signe
    Et ça en dit pas mal sur vous-même.

    Un article très intéressant signalé par Janine Gerson-Père, auteure de BELLA

    http://www.huffingtonpost.fr/2018/02/03/finir-un-livre-vous-deprime-cest-normal-et-plutot-bon-signe_a_23293124/

    • Fanny Dumond dit :

      En tant qu’auteur il m’est difficile de mettre un point final à mes créations. J’ai l’impression d’abandonner mes personnages auxquels je me suis attachée. Et certains me poursuivent encore ! Merci Pascal pour le partage de cet article très intéressant.

  4. Fanny Dumond dit :

    Après avoir rédigé mon premier livre pour sortir tout ce que je n’arrivais pas à exprimer verbalement, je viens de terminer mon 6ème « chef-d’œuvre ». Pour moi l’écriture fut dans un premier temps un exutoire, une thérapie et au fur et à mesure, elle est devenue un véritable virus. Je m’adonne à cette si douce maladie tous les jours (quelques nouvelles et autres petites histoires). Merci infiniment Pascal pour vos tribunes que je lis attentivement même si, faute de temps, j’ai abandonné vos propositions d’écriture. Je peaufine celles auxquelles j’ai participé pour en faire un recueil. De temps en temps, sans les envoyer, je m’y attèle pour faire travailler mon imagination et pour sortir du fastidieux travail de corrections. Bon weekend à vous. Avec toute ma sympathie. Fanny

  5. Maryse Durand dit :

    L’écriture est miraculeuse, elle soulage rapidement d’un mal-être. On peut parler de miracle car un phénomène incroyable se produit quand on écrit et réfléchit à ce qu’on tente d’exprimer, d’extérioriser. Sitôt qu’on se met à écrire….l’air devient plus léger, le monde alentour n’existe plus…..
    D’abord, il y a l’angle d’attaque……par où commencer ? Inscrire le premier mot qui vient en tête : ça peut-être « je », ou bien « alors », « en ce temps-là » ou encore « je me souviens….. ».
    Puis, si le miracle opère, la suite s’ébauche, les idées fusent, le stylo vole, le cerveau est survolté. Le stylo glisse et les mots se suivent, se succèdent. Qui est le maître ? Est-ce moi qui formule froidement ce qui apparaît sur la page ou bien est-ce le stylo, doté d’une vie extérieure à moi, qui dicte sa loi ? Les phrases s’enchaînent….la page blanche se noircit peu à peu, il y a quelque chose qui prend vie sous mes yeux, un texte, une suite logique de mots qui s’ajoutent à d’autres mots jusqu’à former des phrases, et l’ensemble va crescendo. Suis-je chef d’orchestre ou simple exécutante ? Mais le récit avance, prend forme, appelle une chute. Je conclus et m’exclame en une suite de points d’exclamation, comme pour marteler mon propos !
    Respire ! La fin est là, le texte est écrit, là, sous mes yeux, noir sur blanc. Il est temps de le relire et de découvrir de quoi j’ai bien pu accoucher là !

  6. Sylianne Perrat dit :

    Ce n’est pas moi qui dirais le contraire. Mon atelier émotif a été créé pour cela, il y a plus de 10 ans.
    Depuis 2 ans, j’anime cet atelier à la Maison rose, espace dédié à ceux qui sont touchés par le cancer.
    Et les Dames roses, c’est comme ça qu’on les nomme, écrivent, écrivent… pleurent sur le papier. Leur douleur, leurs peurs, leur désespoir et aussi leurs espérances. Les mots sont utiles. Elles posent les mots sur le papier et cela les allège.
    Mais cette médecine ne réussit pas à 100 %. A certaines profondeurs de la souffrance, il n’y a plus de mots. Pas de papier, pas de crayon à portée de main dans le tunnel ou les abimes. Plus de force pour les écrire. Parfois, c’est trop !
    Un jour, cela revient ! Une envie de dire, de partager pour oublier.

  7. osebo-moaka dit :

    Hello, Bonjour Pascal.
    L’écrit me libère l’esprit, il m’enlève ce trop plein qui souvent me submerge …alors entièrement d’accord avec votre analyse.
    Cordialement.

  8. Delphine dit :

    Bonsoir Pascal,

    Ecrire m’a apporté la liberté d’être. Et celle de rencontrer les autres. Oui, c’est l’outil des fées !
    Merci de votre blog et de votre façon d égayer l’écriture sans relâche.
    A bientôt et bonne suite.
    Amicalement.

  9. ACHILLE dit :

    Bonsoir Pascal et tous les autres contributeurs,
    Ce n’est sans doute pas aussi automatique et rapide que cela, mais indéniablement l’écriture soulage. De nombreux ouvrages universitaires-sociologiques-psychologiques traitent de la question. Et ce que dit Beryl est vrai : il faut des années, voire des décennies pour mettre en écrit un vécu traumatisant, mais ça fonctionne.

  10. Odile Basler dit :

    Merci Pascal pour ce partage qui me touche.
    Oui l’écriture peut nous sauver et bien plus encore.
    A la fois seul dans cet acte d’écriture, on ne l’est jamais pour longtemps et l’on peut percevoir ou deviner des portes qui s’ouvrent, sentir du lien vers ce qui est beau.

  11. Laurence noyer dit :

    L écriture est le centre

    Dans la lumière de ton cœur

    Qu’as-tu constaté ?

    L’indicible s’est-il révélé ?

    Dans le secret de ton âme

    Sous tes paupières, le sacré

    T’a-t-il rempli ?

    Dans sa mystérieuse majesté

    La joie de l’esprit

    L’as-tu dévisagé ?

    Dans les frissons de ta douleur

    Dans tes incertitudes

    La musique s’est-elle invitée ?

    Dans son majestueux mystère

    L’éclat de l inconnu

    S’est-il incarné ?

    Dans l’Esprit de la Joie

    Ton regard traversant

    Qu’a-il déchiré ?

    Les choses nues

    Se sont-elles tues ?

    Qu’as-tu vu que nous ignorons ?

    Grave et fulgurante perception

    De tes sens acérés

    Qu’as-tu approché ?

    Par ta qualité d écrire

    As-tu visité l’autre versant de ta vie ?

    par ton acuité spirituelle

    visionnaire dans l’obscur

    Le monde a-t-il répondu ?

    T’a-il réenchanté ?

    N’est-il là dans l’Ailleurs ?

    Dans l’étrangeté du banal

    Dans l’église de ton esprit

    Dans le chant de la Terre

    Au centre est l écrit

  12. Beryl Dey Hemm dit :

    D’accord Pascal mais je crois à un décalage entre le temps de la déprime et le temps de la création. Et je dirais volontiers quelques années. Malheureusement le « remède » n’est miracle qu’à la convalescence. Nécessité de dépasser la contingence. A moins de se complaire dans des lamentations à la Kaliméro: « c’est vraiment trop injuste! »
    Une opinion pessimiste?

  13. Sylvie La Fleur dit :

    Bonjour Pascal,

    Vous avez raison, écrire soulage énormément. Pour ma part, écrire me procure de la JOIE pure, c’est incroyable. Mis à part le fait que ça permet d’exprimer tout ce qu’on veut, c’est vraiment la situation où je ressens cette plénitude, cette joie unique. De la joie, c’est juste ça. C’est tout ça :-).

    BOnne journée!

  14. AB dit :

    Bonjour Pascal,

    Comme vous avez raison. Je prends à l’instant votre message. je viens d’écrire une petite nouvelle à l’occasion d’un concours. Je sais bien que je n’aurai jamais le premier prix si tentée que je puisse en avoir un même le dernier. Cependant, je suis bien plus encore récompensée car en écrivant je m’octroie le prix de la LIBERTE et cette sa valeur est si grande qu’elle me donne toutes les audaces.
    Comment ne pas être tentée de devenir le plus grand reporter, la petite sirène ou revêtir les armures d’un sauveur de l’humanité. C’est bien cela, l’écriture nous ouvre les portes de tous les sentiments et de tous les possibles.
    Merci à vous Pascal de nous lire et de nous apprécier. Je vous porte dans mon coeur.

  15. MALLERET dit :

    Je ne peux qu’être d’accord puisque c’est l’écriture qui m’a sauvée pendant toutes les années de maladie de mon mari.

    Avec un sacré coup de chapeau à Pascal!

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